POLAR POLONAIS

Avec la Pologne, j’ai toujours quelques réticences, peur de rencontrer un antisémitisme virulent. Et avec ce livre, je tombe pile dessus!
Connaissez-vous la ville de Sandomierz? Très ancienne ville médiévale, située sur la Vistule, ville pittoresque et touristique, où une importante communauté juive vivait avant la Shoah. Dans une de ses églises se trouve encore un tableau du peintre du XVIIIe siècle, Charles de Prévôt, ayant pour thème le meurtre rituel d’enfants chrétiens perpétré par des juifs. Ce tableau est à peine caché par un rideau. Le meurtre des enfants et la mise en scène du peintre joue un rôle central dans le thriller de Zygmunt Miloszewski.
Thriller addictif où le procureur Teodore Szacki mène une enquête bien retorse.
Ela Budnik, notable de la ville, femme irréprochable est retrouvée morte, saignée à blanc sur l’emplacement de l’ancien cimetière juif. L’arme du crime trop facilement retrouvée est le couteau d’abattage rituel des bouchers juifs. Coïncidence, nous sommes justement pendant la semaine pascale!
Le procureur qui ne croit pas aux meurtres rituels, redoute l’exploitation médiatique, et antisémite que la presse peut faire dans cette petite ville. Étrangement, le cadavre du mari d’Ela est retrouvé au dessus d’un tonneau destiné à recevoir le sang…..Szacki se documente sur les rites de la Communauté, sa culture auprès d’un rabbin assez improbable. Il demande à un archiviste spécialisé dans la généalogie de faire des recherches….
Je me laisse emporter dans le thriller, avec mauvaise conscience. Les polars décrivent une société actuelle (ou passée), de mettent à jour les travers les plus noirs mais j’ai toujours peur de la complaisance et du voyeurisme. Le procureur, un divorcé morose au début du livre, fait des conquêtes inespérées chez ses collègues femmes, était-ce bien nécessaire à l’intrigue? Ces digressions m’ont passablement agacée.
En revanche le refrain « tout le monde ment« , mais il y a parfois un fond de vérité (pas toujours) laisse ouvertes toutes les hypothèses même les plus invraisemblables et permet tous les rebondissements jusqu’à la dernière page.


MASSE CRITIQUE DE BABELIO

Un glissement de terrain sur ses terres ancestrales portugaises provoque le voyage dans la montagne. Le voyage en train est une aventure savoureuse.
Merci aux éditions Chandeigne qui ‘ont envoyé ce livre!


Réservez donc du temps et de la disponibilité si vous souhaitez la voir en entier. Elle s’étale sur 3 étages et les organisateurs ont choisi de légender très peu les objets mais de mettre à disposition des cartons mobiles, il faut un certain temps de repérage pour chaque oeuvre.


















ou mode qui est très représentée par des vêtements traditionnels ou par des créations de stylistes
japonisant, cet éventail origami de Sylvain Le Guen









Rassemblant 36 tableaux divers du peintre de son arrivée à Paris en 1913 à son dernier retour à Paris (1950-196) sa conversion au catholicisme en 1959.





Ce roman épistolaire réunit des échanges de lettres et de télégrammes datés de février à octobre 1976. Ilana, après 7 ans de silence, initie la correspondance avec son ex-mari Alec, professeur aux Etats Unis, à propos de leur fils Boaz


