la petite Jashaun est merveilleuse, son frère est aussi un acteur dynamique.
Les paysages de Badlands ravinés sont aussi très beaux.
Mais le reste est bien triste.
Sur la réserve indienne peu d’avenir s’ouvre aux adolescents. Le professeur interroge les jeunes sur leurs projets. Curieuse classe, chacun joue avec un animal, serpent, une mygale ou un scolopendre. De quoi rêvent-ils? De faire du rodéo, de la boxe. Seule une fille veut étudier le droit.
Pas d’avenir pour les jeunes; les adultes sont rongés par l’alcoolisme et la pauvreté. Il faut croire que les Américains n’ont rien compris avec la Prohibition. Sur la réserve indienne, l’alcool est interdit. Bootlegger est la seule profession lucrative, engendrant luttes de clans et violence et n’interdisant aucunement les abus. Les enfants qui ne sont pas encore atteints deviennent les seuls responsables. La petite Jashaun traverse le film avec beauté, dignité.
Réveil gris. La température a chuté. Hier accablante, ce matin 19°. Je revêts un sweat pour déjeuner sur la terrasse.
Dernier jour à Povoa, nous allons visiter les curiosités locales. En plus du Castelo et du Castropréhistorique, on peut voir travailler les artisans bijoutiers spécialisés en filigrane, et 16km de voie romaine.
Pour ne pas tourner en rond (décidément le GPS fait défaut !), nous allons à l’Office de Tourisme pour nous faire expliquer le chemin de la Voie Romaine. Le jeune homme parle bien anglais mais c’est surtout un adepte de Google maps. Il me fait passer derrière son comptoir et me montre le trajet sur l’écran de l’ordinateur en street view. C’est très fastidieux et je n’y comprends rien. Plusieurs départs sont envisageables, près du château après le rond point des boules (allusion gigantesque au filigrane) à la sortie du village sur la route 103. Il lui vient une idée :
le chêne de Caves
-« avez-vous vu le chêne ? »
Un centre d’interprétation est à côté à proximité et la via Romaine y passe. En tout cas, c’est un repère fiable, le Centre d’Interprétation est bien fléché. Il faut suivre les indications Carvalho de Cavos , les balises de GR rouge et blanches sont visibles à partir de la petite chapelle Sa. Marta.
Le chêne est vraiment impressionnant. Pas moins de dix poteaux métalliques lui servent d’étais. Ce serait le plus grand chêne de la péninsule ibérique d’après l’animatrice du Centre d’Interprétation (beau bâtiment, exposition de panneaux sur le thème de la forêt et de la biodiversité).
L’animatrice me fait cadeau d’un topoguide cartonné pour le circuit Maria da Fonte qui suit la voie romaine sur un tronçon.
Le GR est bien balisé. Me voilà partie pour une balade non seulement sur les traces des Romains mais aussi sur celles des femmes du Minho qui se révoltèrent en 1846 avec Maria da Fonte pour porte drapeau. Je ne connaissais pas cette héroïne avant d’avoir ouvert Amour de Perdition de Camilo Castelo Branco. Le traducteur y fait clairement allusion dans la préface. Au second rond point, j’avais vu la statue d’une jeune paysanne mais je ne la savais pas si célèbre.
Le GR emprunte une petite route pavée de petits pavés cubiques de granite. Plus portugaise que romaine, cette route ! Elle rejoint un groupe de maisons devient asphaltée. Au virage je la quitte pour une descente sur de très grosses dalles : les dalles romaines.
Via romaine de Braga à Astorga
Granite à gros cristaux de feldspath comme tous les granites ici. Peut être verrai-je une borne miliaire comme sur le document ? Je n’en n’ai pas vu, mais j’ai vu un lavoir qui sert encore, sur le rebord il y a une brosse et du savon. Vu aussi deux vaches à la robe jaune avec des longues cornes recourbées et effilées. Le sentier passe par de nombreux groupes de maisons. C’est fou comme le Minho est construit. On est en campagne mais il y a des maisons partout, des vieilles en granite, des neuves en ciment et même de très belles maisons de vacances. Il y a aussi des chiens. Heureusement ce sont des petits bâtards ressemblant un peu aux Jack Russel, petites pattes courtes, poil ras blanc avec des taches jaunes. Petits mais gueulards. Je ne suis pas très effrayée quand ils tentent de me barrer la route. Une chienne va même chercher ses chiots à la rescousse pour me chasser. Il suffit que je me saisisse d’un bâton ou d’une pierre pour les faire fuir. Les chiens de la campagne craignent les pierres et connaissent ce geste. Même si je suis bien incapable de les lancer.
Le sentier entre en forêt. Il est encadré par deux murettes de granite très moussu. Genêts et ajoncs égaient la promenade de leur floraison jaune. Fougères-aigles vert tendre, bruyère rose. Le parcours est fleuri et coloré. Dans la forêt, les eucalyptus sont plus nombreux que les chênes ou les pins. Cela m’attriste un peu. Ils appauvrissent la forêt. Que fait-on de leur bois ? A leur décharge, ils sentent bon. Le sentier grimpe. Aurai-je une belle vue au sommet de la colline ? Le sentier redescend dans les eucalyptus. Pas de panorama.
J’aurais aimé être plus enthousiaste!
Ce livre avait tout pour me plaire.
De l’auteure j’avais lu avec grand plaisir la Senora(2fois) et la Promenade avec les dieux de l’Inde, Martin et Hannah, Sissi….
Un thème intéressant : une traversée de l’Europe, du Maroc en Suède, en passant par le Portugal, l’Espagne, Prague… toute l’histoire des Habsbourg de Philippe II à Rodolphe…Descartes. Un siècle d’histoire de 1577 à la mort de la Reine Christine en 1689.
Un très joli titre que ces Dix Mille guitares.
Et pourtant une certaine déception.
Quelle idée que de choisir comme narrateur un rhinocéros puis sa corne transformée en coupe royale! Déjà l’animal grossier qui chie et pète c’était risqué, mais la corne qui passe de main en main de cour en cour, je n’arrive pas à y croire.
Le mystère de ce Sébastien, roi de Portugal, Désiré puis caché. Quelle formidable histoire! Le dépucelage de la reine Christine par Descartes, encore une autre histoire! Mais j’ai du mal à suivre. Entre temps on croise le Golem à Prague. Too much!
C’est cependant un livre fort instructif. Je n’avais jamais entendu parler de ce Pourim des chrétiens célébré au Maroc, J’ai bien apprécié la révision historique concernant cette Guerre de Trente ans, l’abdication de Christine…
Nous partons de bon matin pour grimper au Bom Jesus de bonne heure dans la fraîcheur. La météo annonce une journée caniculaire. Il est encore dit qu’on tournicotera avant d’arriver. La signalisation routière est vraiment déficiente. On reparle de racheter un GPS à la FNAC de Braga !
Enfin, la route quitte la zone urbanisée et les quartiers modernes de hauts immeubles pour monter à l’assaut d’une colline boisée. Nous nous croyons arrivées ! La montée n’en finit pas.
Sanctuaire du Mont Sameiro
C’est que nous montons le Mont Sameiro qui culmine à plus de 600m au dessus de Braga et qui porte un dôme blanc : la Basilique de Sameiro. Puisqu’on y est, autant visiter ! Le sanctuaire est immense, les pavillons d’accueil, de prière ou les kiosques sont dispersés autour d’une très vaste esplanade pavée garnie de statues géantes. La première « chapelle » fut inaugurée en 1880, puis remplacée par un édifice plus grand dix ans plus tard. La nouvelle église fut consacrée en 1941. Faste et grandiloquence de cette époque ne me disent rien. En revanche le panorama est à couper le souffle. Je reconnais les éoliennes perchées sur les crêtes vues hier.
De Sameiro au Bom Jesus, la route est facile. Mais où laisser la voiture ? Au sommet, les hôtels se réservent les parkings, nous n’avons pas trouvé le parking du funiculaire. On s’arrête le long de la route à mi-pente. Le funiculaire est une antiquité, inauguré en 1882, il utilise un système de ballast hydraulique, rempli au niveau haut, il se vide en descendant, monte à vide etc…
chemin de Croix du Bom Jesus
A mi-pente, nous avons un beau point de vue sur les escaliers des 5 sens et des 3 vertus. Plus bas, les escaliers sont dans l’ombre de très beaux arbres. Le chemin serpente entre les chapelles du Chemin de Croix construit entre 1722 et 1811. L’escalier comporte 570 marches et 116m de dénivelée. Il commence sous un portique(1723). Les stations du chemin de croix sont de petites maisons coiffées d’un toit pointu et moussu parfois fleuri de grosses fleurs violettes. A l’intérieur des statues à taille humaine racontent la Passion. La première reconstitue la Cène, puis la Flagellation, la couronne d’épines…En ce moment, le sanctuaire est en réfection. Des pots de peintures et des matériaux de construction entreposés là masquent les statues. Il ne faut pas oublier de regarder le pavage du chemin à dessin géométrique.
Fontaine des 5 sens
Les deux escaliers monumentaux sont éblouissants de blancheur. Il n’y a plus d’ombre, l’eau des fontaines procurent une certaine fraîcheur. La Fontaine des 5 sens fait allusion aux 5 plaies du christ et aux 5 besants de l’écusson du Portugal. Chaque fontaine figure la vue : l’eau coule par les yeux, le goût, par la bouche, etc… une citation latine et une statue illustrent aussi chaque sens.
la vue
Les degrés supérieurs forment l’Escalier des 3 vertus. A l’intérieur de l’église un calvaire avec trois croix rappellent le chemin de Croix.
Braga : la Arcada
Se rendre au Centre-ville de Braga et se garer a été très facile au parking souterrain sous l’Avenida Central . Une foire aux livres installée dans des sortes de boîtes orange et noires masque la façade de la Arcada.
Brasileira
Dans la zone piétonnière, le beau café La Brasileira au rez de chaussée d’un immeuble carrelé de blanc et de bleu est un café très chic. Les maisons sont jolies mais les magasins des marques chics et mondialisées gâchent la promenade : le quartier perd son âme. Je trouve des lunettes à 3€ en soldes qui remplaceront celles (fort chères) perdues dans les fourrés hier.
Baroque!!
On arrive à une église. Laquelle ? A Braga il y a partout des églises, des façades baroques. Les colonnes dorées du chœur portent chérubins et grappes de raisin. Cette église-ci n’est pas répertoriée dans les « incontournables » de la ville. Un peu plus loin, une façade est intéressante, percée de plusieurs fenêtres ouvragées, toutes différentes, l’une est bordée de cordes marines, l’autre de petites rosaces, une troisième de petites sculptures. C’est la Casa dos Coimbras , un restaurant.
Façade de la Cathédrale de Braga
Plus loin, une église porte des statues sur le toit. Nous allons de surprise en surprise et arrivons rapidement à l’arrière de la Cathédrale. Deux tours carrées portent chacune une coupole, les arcatures sont évidées. Entrée payante 2€ la cathédrale, 3€ pour les chapelles et le chœur. La visite est guidée mais les guides sont très jeunes et débutantes. Celle qui se présente comme anglophone débite à toute vitesse un texte incompréhensible qui est peut être de l’anglais. Dans le chœur, je suis seule, je prends consciencieusement des photos pour faire plaisir à la guide que j’effacerai plus tard . Dans les chapelles, une famille italienne et une autre dame blonde nous rejoignent. Après 2 ou 3 phrases d’ »anglais accéléré », la dame demande à la jeune fille de recommencer plus doucement. Elle recommence, même débit. De dépit, l’Italienne lit son guide à haute voix. Il en résulte que je comprends qu’une chapelle est dédiée à S. Giraldo et qu’un évêque est momifié dans son cercueil. Rien de bien passionnant. Ce Gérard m’est inconnu et la momie me dégoûte. La Cathédrale est immense plutôt sobre malgré sa rangée de saints ou d’apôtres, son orgue doré à 500 tuyaux et le retable doré. A la sortie de la Cathédrale, il est midi, on se croirait cuire dans un four.
J’aurais aimé, comme à Guimarães, trouver une jolie terrasse à l’ombre y déjeuner et aller me promener dans les rues. Décidemment il fait très chaud !37° annoncés, 32° mesurés dans la voiture. On rentre.
Tandis que je nage mes allers et retours à la piscine, le ciel se charge. Un nuage a une couleur étrange, plus brune que grise. Il traverse le ciel, s’installe, obscurcit tout. Il y a un incendie dans la montagne. De la terrasse de notre chambre, on voit les flammes. Pas d’avion, pas d’hélicoptère. C’est trop loin pour distinguer les pompiers. Le soir à 22h le brasier rougeoie encore. La forêt brûle
J’avais « trop » bien préparé la journée, avec la carte, le téléphone, les documents du propriétaire. J’avais trouvé des randonnées parcourant la voie romaine qui allait de Braga à Astorga en Espagne. Nous devions découvrir des bornes miliaires, des inscriptions. Tout cela était fort excitant.
Googlemaps m’avait donné l’itinéraire : 4.5km après la sortie de Povoa nous devions trouver la route 205 et arriver très vite à Terras de Burro. A la sortie de la ville, le GPS s’emballe, nous le faisons taire et prenons la première route à gauche.
Le mystère est que nous nous retrouvons au sud de la ville croyant être au nord. On arrive à un petit lac, je crois que nous passons le Rio Cavado (c’est le Rio Ave). Comme je me crois au nord, je ne retrouve rien sur la carte (au 1/800 000ème) puisque je ne cherche pas du bon côté.
La campagne est très encaissée, très verte. Il y a de l’eau partout, du vignoble, c’est-à-dire des rangées de vigne entourant des champs de maïs ou de choux.
Nous arrivons enfin quelque part, dans un village très animé – pour cause d’enterrement ! – impossible de demander notre chemin Le père et son fils repeignent une grille. Je leur demande Terras de Burro, le père fait un vague geste, puis soupire « c’est loin ». On poursuit donc dans la direction indiquée. Collines, barrages, plage fluviale, belles forêts. Et toujours aucune indication !
Un homme soude dans son garage. Il nous trace un plan : à8km à la station service, tourner puis 12km prendre Viera do Minho. Enfin une ville figurant sur ma carte !
Viera do Minho malgré son parc floral, sa place monumentale avec sa sculpture de l’Homme dominant la Nature – en l’occurrence une chèvre – malgré sa maison-musée (maison d’un écrivain dont je n’ai jamais entendu parler) malgré tout cela, Viera do Minho est un trou ! La dame de la Maison-musée-université du 3ème âge me renseigne volontiers, elle ne sait que me conseiller : « Allez donc à Gérès ! ».
Caniçada
Au dessus de Caniçada une flèche indique la promenade n°9 vers S. Bento. En face, il y a un ravissant café avec une très belle vue sur le lac de barrage. Dominique peut m’attendre en regardant le lac.
Le Trelho S. Bento s’avère être une très mauvaise piste sans aucun balisage. C’est un sentier très raide et très glissant. Après la route, il s’enfonce dans les fourrés. Des ronces s’accrochent à mon chapeau. Peu après, le sentier disparaît complètement dans un débarras de tôles et d’orties. Je renonce et grimpe à grand peine. Arrivée sur la route, éblouie par le soleil, je cherche mes lunettes. Sans doute dans les ronces. Je retourne les chercher : introuvables !
Récréation au petit café Taskinha paraky où je dessine le lac et une jolie petite église qui pointe dans la verdure – orangers, oliviers, magnolias en fleur. Plus loin, beaux châtaigniers et coiffant la sierra des forêts de résineux.
Nous reprenons la route, espérant trouver un restaurant au bord de l’eau. Nous poussons jusqu’à Gérès. Des locations, des campings, mais pas de restaurants au bord de l’eau. Au bord de la route, cela ne manque pas, mais nous voulons voir le lac !
Finalement après avoir bien cherché, nous trouvons un restaurant perché, plus classe (donc plus cher). Demi-poulet avec beaucoup de frites. Omelette jambon fromage. Avant on nous a apporté (sans qu’on ait rien demandé) du pain, du beurre, des olives (payants en plus de la carte). Avec une ½ bouteille de vin blanc l’addition monte à 18.4€ (raisonnable pour un restau chic !).
Le retour s’effectue facilement sur les conseils d’une portugo-française qui nous indique la route de Braga . Nous traversons Terras de Burro (que nous avions tant cherché) sans nous y arrêter. Après Amares, Povoa est indiqué. Un beau pont de pierre enjambe le rio Cavado. Nous découvrons le Castelo de Povoa au dernier moment. Je comprends ma méprise. Nous avons confondu entrée et sortie de Povoa, nous étions bien sur la route 205 mais dans l’autre sens! Pas étonnant que tout soit inversé !
Un tour à Cuba en musique cela ne se refuse pas! Le titre annonçait de la poésie. Le résumé du hip hop et du rap. Si j’apprécie le hip hop, le rap me casse souvent les oreilles.
J’ai tenté et bien aimé. Ces musiciens dégagent une énergie et une chaleur incomparable. Parce qu’il en faut de l’énergie à la Havane, pour se produire lorsque leur concerts sont interdits, puis permis? Lorsqu’ils veulent diffuser leur musique sur Internet alors que la connexion se fait à la vitesse de la tortue. Ils se veulent libres, déjouent les pièges qu’on leur tend en cherchant à les récupérer. irrécupérables!
Documentaire? Bien sûr, mais surtout un film avec des personnages sympathiques et de temps en temps une sublime image de la Havane qui m’a fait flasher.
Ma mémoire me joue parfois des tours et me conforte dans l’idée de tenir mes carnets. Nous avions visité Guimarães par une journée pluvieuse. Je n’avais le souvenir que du Palais de Dom Afonso le premier duc de Bragance. Et encore ! Je me souvenais avoir couru sous la pluie entre le palais et le parking. Mémoire infidèle : le parking est situé en haut sous le Castelo (le château fort). Le Palais Ducal est beaucoup plus loin. Il me semblait aussi que Guimarães était une petite cité. Quand nous arrivons c’est toute une histoire de quitter l’autoroute. De hauts immeubles ceinturent l’agglomération bien avant d’arriver à Guimarães proprement dite.
Le château perché se voit de loin mais il semble s’éloigner chaque fois qu’on l’approche. Un donjon carré, des tours, des remparts à créneaux, il ressemble en beaucoup plus grand que le Castelo de Povoa de Lanhoso visité hier. Trop rénové, trop bien conservé. Je passe sans m’arrêter. Je veux avoir tout mon temps pour le Palais ducal. Un petit stop quand même pour une photo de la statue de Dom Afonso à l’entrée du parc.Il fit construire le Palais en 1420-1422. Fils illégitime de roi, il a beaucoup voyagé et l’architecture du Palais a été influencée ée par les châteaux Normands et Bourguignons. Habité jusqu’à la fin du 15ème siècle, le Palais fut abandonné au 16ème siècle. Restauré en 1937, sous Salazar, il devint Résidence Présidentielle. Il est donc très rénové. Hautes cheminées cylindriques de briques, boiseries, toitures, tout paraît neuf.
Palais ducal
La visite n’est pas tant historique à part l’évocation de dom Afonso 1er (Afonso Henriques)1139-1185, puis les conquêtes africaines d’Afonso V (1438-1481). L’aspect historique n’est pas privilégié : le mobilier est 16ème et 17ème époque où le palais était en ruine. C’est plutôt une collection d’œuvres d’art est présentée dans de très belles salles.
palais ducal
Deux immenses tapisseries couvrent le mur du Salon des Pas Perdus- tapisseries de Pastrana réalisées à Tournai en Belgique illustrant les conquêtes d’Asila et de Tanger(1471). La première raconte le débarquement à Asila. On voit un magnifique navire et l’étendard royal avec une roue projetant des gouttes. La seconde décrit le siège de cette ville : à droite Afonso V est à cheval, à gauche le futur roi Jean II. Asila est représentée comme une ville européenne avec des toits de tuiles rouges. En bas on vit le déploiement d’artillerie. En haut les mâts des voiliers dépassent les maisons.
la prise d’Asila
Des porcelaines fines et des tapis persans complètent le décor de la pièce.
La Salle du Passage est meublée dans le style portugais du 17ème siècle, bois de châtaignier sièges de cuir clouté.
la salle des banquets
La Salle des Banquets est apprêtée pour de nombreux convives. Selon le nombre de commensaux on réunissait plusieurs tables – ici, une douzaine accolées – c’est ce qu’on appelait « dresser la table ». la vaisselle est d’étain on voit de beaux pichets et des plats ornés.
Les cabinets à tiroirs ou cabinets à secrets sont remarquables : 4 rangées de 4 petits tiroirs s’empilent. Ils sont faits de bois précieux incrusté de nacre d’ivoire ou de fils de métaux précieux.
Le salon noble est orné de la Prise de Tanger, prise sans bataille. On voit les Maures quitter la ville, les Portugais y entrer, sans bateau, sans roi ni étendard royal.
Dans la salle de Scipion, 4 tapisseries racontent l’histoire de Scipion et d’Hannibal, œuvre d’Andrea Van Dries. François 1er commanda 22 tapisseries sur ce thème. Scipion était considéré comme le guerrier parfait auquel tout monarque voulait s’identifier.
Une autre série de tapisserie sur un thème romain est dispersée dans d’autres salles.
Au sortir du Palais, je fais un détour par la Chapelle saint Michel dallée de pierres tombales.
maure ou matamore? sur la façade de Santa Clara
La vieille ville est au bas du palais. La circulation automobile est restreinte aux résidents. C’est donc une promenade piétonnière très agréable qui nous mène d’abord sur la place bordée par le couvent Santa Clara qui a une grande façade blanche aux parements de pierre très sculptés, style rocaille (1741). Au dessus d’une statue de Santa Clara brandissant une sorte de lampe, deux guerriers manient le sabre, à leurs pieds trios têtes, anges ou victimes (?) et des coquilles Saint Jacques. C’est un peu incongru. Les bureaux de la Mairie sont installés dans le couvent. On peut visiter dans le cloître une exposition de tableaux d’un peintre local contemporain. Des tableaux, rien à dire. Le cloître, en revanche, est charmant avec ses roses et ses buis (en bon état phytosanitaire).
rue médiévale de Guimares
La petite rua Santa Maria passant sous une arche sous une loggia conduit au Largo Oliveira« une des plus jolies place médiévales d’Europe » selon nos guides. Elle est bordée de belles maisons et de l’église Nossa Senhora de Oliveira. L’Hôtel de ville ancien est posé sur des arcades à cheval sur la Place Sao Tiago. Près de l’église se trouve un curieux monument gothique abritant une croix commémorant la bataille de Salado(1349)où les troupes portugaises et castillanes alliées défirent le roi de Grenade. L’église N. SA de Oliveira est fermée, j’en découvrirai l’intérieur de retour au gîte grâce au livre que le propriétaire nous a laissé. Elle fut bâtie par Jao 1er à la suite d’un vœu en 1388 avant la bataille d’Ajubarrota, en empiétant sur le cloître.
largo de oliveira
Nous choisissons une table au « Salad Bar » en face du petit monument gothique. Je pars explorer les rues de la ville médiévale. Les toits sont biscornus avec des mansardes rajoutées ou des pièces ressortant du toit. Linge et pots de fleurs égaient les façades. La ville historique est peu étendue. Je débouche fréquemment sur la grande promenade plantée et les places qui ceinturent la vieille ville. La place Toural a de belles façades, à une extrémité, un immeuble à deux coupoles a une silhouette originale.
autour de la ville médiévale
A la recherche de l’église Sao Francisco, je parcours la promenade plantée. L’église est fermée et rien n’indique quand elle ré ouvrira. Je ne verrai donc pas le décor d’azulejos et d’or du livre.
Pour déjeuner, nous commandons des bolhinos de bacalhau (acras avec du persil) servis dans une grande assiette carrée avec un œuf dur en quartiers, des rondelles de tomate et une salade de petits haricots très fermes assaisonnés d’oignon haché et de persil. (6.5€)
Le Musée Sampaio s’ouvre dans le cloître de N.S. de Oliveira. Sous les arcades, musée lapidaire avec des gisants, des chapiteaux, Jessé sans son arbre. Dans la première salle sont exposée de très belles sculptures de bois peint et doré surtout une émouvante Fuie en Egypte de petit format. La deuxième salle contient de l’argenterie sacerdotale dont je ne suis pas fan. L’étage contient des fresques provenant des églises des environs. Tout le reste de l’étage est organisé autour du Thème de la Bataille d’Ajubarrota. La pièce maîtresse est un triptyque doré, au centre la Nativité sur le côté droit une annonciation et une Adoration des Mages , à gauche Présentation de l’Enfant sous une autre Annonciation. Les personnages sont très soignés, très expressifs et les décors somptueux. Le Roi Jao 1er offrit à la Vierge ce triptyque en remerciement pour la victoire. La tunique que portait Jao et son armure sont aussi exposés avec une série de tableaux sur ce thème qui ne m’ont pas tellement plu.
fuite en Egypte
Il fait chaud. Il reste encore de nombreuses curiosités à voir à Guimarães mais je n’ai qu’une envie : nager dans la belle piscine écolo.
Mon téléphone se prend pour un GPS même sans Wifi, sauf qu’il refuse de s’adapter. Quand nous lui désobéissons à Braga refusant de prendre l’autoroute, il devient muet. La petite ville de Villa Verde est dans une campagne assez peuplée. Puis la route continue vers le nord, franchit un petit col. Dans les hauteurs, elle passe par des forêts d’arbres magnifiques : très hauts eucalyptus, chênes énormes, pins châtaigniers. Ici, les arbres se développent bien. Dommage que le feu ravage de nombreux sommets. Ensuite, la campagne est très verte avec des vues très plaisantes sur les sommets déchiquetés. A Ponte da Barca on remonte le cours de la rivière Lima qui forme de véritables lacs de barrages dans la vallée resserrée.
Nous franchissons la rivière Lima au barrage de Lindoso où il y a une vieille centrale électrique pour arriver à Soajo.
Ermelo
Juste avant le village, un écriteau nous détourne vers le Monastère de S. Bento à Ermelo. La route en corniche passe nettement au dessus du village et du monastère que nous ne découvrons qu’en rebroussant chemin. C’est un beau monastère cistercien en pierre claire – il vient d’être restauré – dans un village de très vieilles maisons accessible uniquement par une rampe « interdite aux tracteurs » équipée d’un escalier en son milieu et de deux rampes pour aider à la remontée. Récemment s’est tenu une fête, des arches en contreplaqué peint portant de petites ampoules électriques enjambent la rampe. En bas, on s’affaire pour ranger les décorations et les supports des cierges. Dans l’église, le Saint se tient sur son brancard avec un bouquet d’œillets rouges.
La date de fondation du monastère est inconnue. La première référence est 1220. On sait qu’au 14ème siècle il fut en crise à cause de la Guerre de Cent ans et de la Peste Noire et qu’il fut concédé à l’église de Britelo. Dès 1441, il fut reconstruit et plus tard il fut décoré par des peintures 17ème siècle et le chœur lambrissé avec des colonnes dorées. Sur un écran informatif, on voit une très belle fresque que j’ai cherchée mais pas trouvée. Les moines cisterciens introduisirent dans la vallée d’Ermelo la culture de l’orange qui a prospéré grâce à un microclimat très doux. Le village est niché dans les orangeraies.
vignoble
Soajo
Soajo est un village niché dans la montagne qui culmine à 1400m. L’habitat est aussi dispersé avec de nombreux hameaux. Soajo est recommandé par l’appli VisitPortugal mais ce n’est pas du tout un village touristique. C’est un village tout simple avec de vieilles maisons de pierre et de grandes maisons neuves, des routes goudronnées, des ruelles dallées proprement. C’est un village tout simple ; pas riche mais pas miséreux. Deux curiosités : un pilori sur la place de l’église, gros poteau de granite brut portant un visage grossièrement taillé, sculpture minimaliste fort ancienne. L’autre curiosité est une concentration d’espigueiros(greniers à maïs ). Nous en avons vus en Galice. En forme de petites maisons longues perchées sur des pilotis, ils sont en granite avec des fentes verticales pour le séchage ; longs de 3 ou 4m, ils sont juchés sur des poteaux et reposent sur des disques. Ils sont regroupés sur un rocher granitique. En regardant par les portes de bois, on voit les restes du mais de l’an dernier entassé au fond.
Espigueiros
Je vais me promener dans les petites rues à la recherche d’un restaurant ou d’un bar. Dans un bar, des ouvriers déjeunent au fond de la salle. La boulangerie fait aussi épicerie de dépannage avec du jambon blanc et du chorizo.
Nous trouvons notre déjeuner sous un saule tortueux, sur une terrasse ne payant pas de mine en contrebas de la route à l’écart du village. Sur une ardoise le menu est annoncé : 5.5€ plat du jour, soupe boissons. Le plat du jour est du lapin avec des pommes de terre. Je commande une demie -dose (comme l’a recommandé la dame de l’avion) trois gros morceaux.
Lindoso
les rues pentues sous les tonnelles de Lindoso
Lindoso, à la frontière espagnole, est un village très pentu construit à flanc de montagne, caché derrière ses tonnelles de vigne. Les Portugais conduisent leurs vignes en hauteur à parfois 3 même 4m sur des piquets de granite ou de ciment ou sur des tiges métalliques, parfois de grands arbres. Les tonnelles vont d’un champ à l’autre, d’une maison à l’autre formant un tunnel au dessus de l’étroite route pavée. Monter à Lindoso en voiture est une hérésie pourtant plusieurs voitures sont garées sur des parkings improbables. Comment font-ils ? Contrairement à Soajo qui s’est adapté à la modernité Lindoso au flanc de la montagne reste plus traditionnel. Les pavés cachent les canalisations d’eau. Quand nous étions venues il y a 16 ans j’avais gardé dans mon souvenir les grosses dalles inégales et le ruisseau qui coulait au milieu de la rue qui ressemblait à celle de Citânia de Briteiros. Peut être ma mémoire avait exagéré ? Le GR rouge et jaune traverse le village. Je me promène tranquillement, dérange deux ou trois chats qui faisaient la sieste au milieu du chemin puis je descends sous les tonnelles ;
Dominique est installée au café sous la vigne et sous les kiwis. Dans la salle, des vieux jouent aux cartes. Le long du mur, une famille est installée. Le gamin a l’air terrible. Trois chiots se roulent par terre.
Povoa de Lanhoso possède un château (Castelo) et un village de l’âge du fer (Castro) sur la colline qui domine la ville. Cette colline de 385m d’altitude est une extrusion granitique très étonnante. A la sortie de la ville la route s’élève dans un bois bien sombre, puis une chaussée pavée grimpe au sommet. A une épingle à cheveu on découvre les fondations circulaires des huttes du Castro similaires à celles de Citânia (mais au bord de la route). Je suis blasée et passe sans m’arrêter.
En haut, il y a foule. Impossible de garer la voiture. Dominique me débarque et je monte sur la roche à nu jusqu’à un sanctuaire (1640) en granite gris décoré d’azulejos. Le chœur est gardé par deux grandes statues de bois, la Vierge est dans une niche blanche et dorée. Un peu plus haut, au sommet, le château fort a été très restauré : son donjon carré, son chemin de ronde sont en parfait état. Dans le donjon, une exposition de panneaux illustrés retrace l’histoire de ce lieu habité depuis la Préhistoire et du château élevé en 1121. Au 17ème siècle, il servit de carrière pour l’édification du sanctuaire. Il fut remonté en 1940 sous Salazar.
Belle promenade à pied à la descente sous de grands arbres.
les boules rappellent le filigrane spécialité des bijoutiers de la ville
La campagne bruit des cloches et des chants de la Messe quand nous prenons le petit déjeuner sur la terrasse.
Mon smartphone prend des initiatives : non seulement il me géolocalise et m’envoie la météo du point où je me trouve mais encore il m’envoie des suggestions de visites : Citânia de Briteiros est à 11km , il me sert même de GPS alors que ne lui ai rien demandé. Dans la voiture une voix féminine continue à nous guider même loin de la wifi qui ne traverse pas les murs. Nous avons déjà visité Citânia il y a 16 ans, en avril, sous la pluie. J’en avais gardé un excellent souvenir.
Une haie d’agapanthes
Dès que nous quittons la route 310, la route est bordée d’une rangée d’agapanthes bleues parfois blanches qui se mêlent aux hortensias, faisant une jolie haie d’honneur conduisant au petit village de S.Sebastiao de Briteiros, interrompue par un très beau portail aux portes de bois vert encadrées par des montants jaunes munis de pointes. L’église et son clocher banc aux parements de pierre portent des plaques gravées. Au sommet du clocher une sphère armillaire rappelle, même dans les montagnes la vocation maritime du Portugal, patrie des grands navigateurs. Au pied de l’église le cimetière est fleuri de frais. Sur chaque tombe se trouve un très bouquet d’immortelles bleues et blanches ou de glaïeuls oranges ou rouges disposés à la manière des fleuristes. Un curieux monument en forme de hutte ronde est érigé en souvenir de 70 passagers victimes d’un naufrage : la porte incisée d’une svastika attire mon attention. La place de l’église est pavée et très en pente ; Les maisons autour en granite sont charmantes derrière leurs roses. De là part un GR.
maisons de granite à Sao Sebastiao de Briteiros
Citânia de Briteiros
Le site de Citânia de Briteiros est perché sr une colline boisée (337m). Citânia est une cité de l’âge de Fer étudiée dès la fin du 19ème siècle par l’archéologue Martins Sarmento. Elle compte plus de 150 maisons. Depuis notre premier passage, un Centre de visiteurs a été construit. On nous donne un plan détaillé pour une visite libre. La rue principale monte à l’oppidum puis le circuit gagne les bains tout en bas.
Citânia de Briteiros : maison circulaire
Un empilement d’artefacts ronds rappelle l’importance de la culture des céréales (blé, millet, avoine) : ce sont des moulins manuels de pierre facilement reconnaissables. La rue pavée est bordée d’un petit canal, parfois couvert, qui conduit l’eau d’une source à travers tout le village jusqu’aux bains. A un angle de la rue, on reconnait un abreuvoir rectangulaire. Les murettes le long des rues sont moussues et portent des plantes grasses à fleurettes roses très gaies. De chaque côté on reconnait les bases des maisons circulaires et un peu plus loin, les structures orthogonales de villas rappelant les villas romaines. Les ruines se trouvent dans un bois de chênes verts et de chêne-liège. On a tondu ras la bruyère et les fougères – le site est bien entretenu. Ce site me rappelle le site de Romancesu en Sardaigne à cause des grandes cases rondes, des chênes liège e du granite. IL est pourtant différent, on n’a pas mis en évidence de bassin rituel ni de temples. A Citânia ce sont plutôt les 4 lignes de remparts protégeant la ville qui sont remarquables. Une grande case communautaire de plus large diamètre permettait aux assemblées de se tenir. Elle n’a pas été construite n’importe où . De là, on avait une vue dégagée sur le cours des rivières Ave et Cavado, routes fluviales important des marchandises de la Méditerranée. On pouvait aussi surveiller les pâturages sur les sommets. L’acropole était habitée La notice indique que les habitations familiales avec des structures destinées au rangement des outils ou au stockage de la nourriture ainsi que des citernes. Le mur d’enceinte large d’un mètre en appareil cyclopéen est d’une solidité étonnante.
Dans la montagne, résonnent des carillons et les chants de la Messe. Deux huttes circulaires ont été remontées sous les directives de Francisco Martins Sarmento. Il y a aussi une chapelle et un cimetière chrétien démontrant une occupation autour du 10-11ème siècle.
Citânia de Briteiros : bains
Je ne regrette pas d’avoir poussé la promenade jusqu’aux bains en bas de la colline. Ils n’ont rien à voir avec des thermes romains. De petite taille, l’établissement était compartimenté entre vestiaire, bain froid et sauna. On jetait de l’eau sur les pierres brulantes. Une « belle pierre » (pedraformosa) sculptée en fermait l’entrée ; elle était percée d’une ouverture très petite à la base pour garder la vapeur. En automne et en hiver, on recouvrait le hall d’un « matériau périssable » (?)pour l’isoler. Rien à voir donc avec les grands établissements avec piscines, galeries et gymnase des Romains. La position éloignée du village exclue aussi l’hygiène quotidienne ?
Le billet d’entrée au site est combiné avec celui du Musée de Briteiros, 2 km plus bas, installé dans la maison-même de l’archéologue Francisco Martins Sarmento : le Solar da Ponte. L’étage supérieur est consacré à l’archéologue lui-même. On voit son bureau, sa bibliothèque, le piano sur lequel sa femme jouait. Des vitrines contiennent son matériel photographique (grandes chambres à soufflet) ses photographies et ses carnets de terrain.
Des ouvrages d’archéologie font un panorama des recherches à son époque : Schliemann sur Troie et Mycènes, Boucher de Perthes, études sur l’Egypte, la Mésopotamie. Ouvrages de Sarmento sur les Argonautes.
Dans cette maison, se réfugia aussi l’écrivain – ami de l’archéologue – Camilo Castelo Branco. J’ai son roman Amour de Perdition sur ma table de nuit au gîte !
Au niveau inférieur sont présentées les trouvailles intéressantes du site, en particulier les éléments de décoration : des linteaux découverts par Samento (1874-1883). La plupart sont interprétés comme des symboles procurant une protection spirituelle : doubles cordes, volutes…Datés de 2ème siècle av JC jusqu’à 1er siècle AD . On voit aussi une tête humaine (bien usée-) une tête de sanglier et un groin de pierre ainsi que divers éléments de céramique décorée, des outils métalliques et des ornements. Un pressoir à vin en granite a été remonté.
Pedra formosa
Au fond de la pièce une magnifique Pedra Formosa servant d’entrée aux bains de vapeur est beaucoup plus ornée que celle visible sur le site. La dame de l’accueil recommande de faire une visite virtuelle du site sur www.msarmento.org et pedraformosa.blogspot.com.
Bel endroit pour un pique-nique?
Comme il est midi, nous songeons au déjeuner. A l’entrée de Briteiros, au bord de la rivière (bien à l’étiage) court une promenade plantée d’agapanthes, ombragée, équipée de bancs de pierre et de tables à pique-nique. L’endroit est idéal face à un petit pont. Mais nous n’avons pas de provisions. J’avise une pâtisserie qui vend aussi des pizzas.
Un monsieur, son pain sous le bras, nous interpelle :
« vous êtes perdou ?»
« non, on cherche à déjeuner ! »
« cela se mange mieux à Povoa, dans la vieille ville, pas dans la nouvelle, il y a plein de restaurants pas chers et très bons. Vous n’allez pas acheter leurs pizzas ! »
Nous renonçons donc au pique-nique au bord de la rivière.
L’église de Sao Sebastiao est ouverte et chantante. Les bouquets blancs à l’entrée signalent un mariage. L’église est pleine, on a même installé dans la chapelle latérale un écran plat où l’assistance peut voir le curé. Des azulejos blancs et bleus décorent les murs. En l’honneur des mariés on a fait un chemin avec des marguerites blanches. Cette église a une chorale, à l’étage, avec des vrais musiciens. Plaisir de rencontrer des villageois.
La route de Povoa passe devant un grand supermarché ouvert 7/7 , de 9h à 21h. On achète donc de quoi manger sur la belle table de pierre à l’ombre d’un velum. Puis je file à la piscine.