Parme : chateau des marionnettes

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Une allée de hauts frênes avec une haie d’hortensias et des bordures de fougères entre des bâtiments  jaunes conduit au Chateau des marionnettes -Musée Giodano Ferrari -.

dans trois salles plongées dans la pénombre les marionnettes sont présentées dans des vitrines bien éclairées.

Chronologiquement : les personnages de la Commedia dell Arte. L’arrivée de Napoléon a chassé les personnages de l’Ancien Régime et remplacés par une foule d’autres inconnus (pour moi): Giandudja a remplacé Arlequin, Principe, Nobile, les carabinieri et même le roi Umberto…

 

L’Emilie se trouve à la confluence des traditions d’Italie du sud et du nord.Chaque ville a sa tradition et ses marionnettistes : Bologne, Modène ou Parme. Seules trois marionettes Siciliennes représentent le Sud (j’avais adoré la représentation du théâtre des Puppi à Palerme avec Orlando et la Chevalerie)

jardin San Paolo

A l’arrière du musée, un très beau jardin public avec de grands arbres, des bancs de pierre, des rochers et des grottes romantiques, est entouré de grand murs. Des étudiants viennent s’aérer (et fumer) sortant de ce qui semble être une bibliothèque.

Parme : la camera di san Paolo – Corrège

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Une très belle allée plantée de grands arbres conduit  à la Camera di san Paolo au rez de chaussée de l’énorme couvent des bénédictines, les appartements privés de Gioanna de Piacenza, l’abbesse, ont été décorés par le Corrège et Araldi.

la Stanza del Araldi (1514) : je découvre avec étonnement les mêmes grotesques qu’à Ferrare détonnant chez une abbesse. Au centre, dans un médaillon, des anges. Neuf llunettes sont peintes avec des scènes colorées. Des figures antiques  inspirées par une monnaie romaine représentent la Charité et unTriomphe se détachent un peu bizarrement.

Sur un grand panneau vertical en terracotta émaillée et colorée à dominante brune, une Nativité est entourée de douze saynettes  très mignones pleines d’animaux. On reconnait une Annonciation avec un petit chien. il y a aussi des scènes de la vie quotidienne.

La pièce la plus célèbre est celle que le Corrège a décorée Il a peint au plafond une pergola très verte dont les arcs jaunes se rejoignent en uns rosace entourée par une ronde de paniers de fruits contenant des grenades, des pommes. A travers les feuillages des bruns d’oseirs tressé apparaissent. Dans seize médaillons, des putti potelés jouent, chevauchent un chien, partent à la chasse avec des arcs et même un lance-pierres, deux d’entre eux brandissent leur trophée : la tête d’un cerf.

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La cheminée est peinte d’une Diane Chasseresse de taille humaine.

16 lunettes en grisaille sont dans le style antique. sur le haut des murs court une bordure. Des chapiteaux en têtes de béliers on a suspendu une draperie contenant brocs et assiettes.

Des explications très détaillées (en Italien) rappellent que le Corrège était un élève de Mantegna et font l’analogie avec la Camera degli Sposi de Mantoue. On cite aussi un voyage à Rome où le Corrège aurait pu voir la Chapelle Sixtine terminée en 1512.

Parme – Marie Louise (et Napoléon) au Musée Glauco Lombardi

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1815, le congrès de Vienne installa Marie-Louise d’Autriche, duchesse de Parme – sous contrôle des Habsbourg – où elle règna de 1816 à 1847. Ce joli musée est  consacré à la mémoire de cette figure de la ville.

On peut y voir aussi bien sa robe de mariée, sa corbeille de noce, son portrait, alors Impératrice et celui de Napoléon et du petit roi de Rome.  De nombreuses lettres  de sa main ou qui lui ont été adressées sont exposées dans les vitrines. C’est amusant de les lire parce qu’elles sont rédigées en Français et calligraphiées. Le style, l’écriture sont plaisants.

Les salles suivantes présentent de nombreuses gravures et aquarelles de l’époque. Parme sur certaines, mais aussi des paysages de montagne, Autriche ou Suisse. On découvre aussi sa pharmacie portative, son nécessaire à couture, ses fils de broderies, sa boîted’aquarelles et même ses hameçons pour la pêche.

Visite agréable, légère même si on n’apprend pas grand chose sur le rôle  de ce règne dans l’histoire de Parme.

Catherine Brice dans l‘Histoire d’Italie  écrit:

« Le système de Metternich mis en place à Vienne n’avait pas tenu compte des aspirations des peuples…comme on l’a vu, l’Italie était désormais sous le contrôle des Habsbourg… Mais si les occupants ne réussirent pas à gagner l’appui populaire en Lombardie-Venetie, il en fut différemment dans le Duché de Parme et dans le grand-duché de Toscane.

Dans le duché de Parme, Marie-Louise assistée du Général Neipperg maintint la législation napoléonienne, à l’exception d’un nouveau code civil qui fit l’admiration de tous. Elle ne fit aucune concession au clergé et à l’Eglise, s’en tenant aux termes du Concordat. L’attention portée à l’instruction et à l’économie participait d’une vision illuministe prérévolutionnaires « 

Busseto – Journée Verdi

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Parme, une visite à Busseto s’impose! surtout cette année de commémoration des  150 ans de l’Unité Italienne.

 

 

Via Emilia en direction de Fidenza puis une route dans une campagne plate entre des prairies. des panneaux indiquent les fromageries. Nous sommes au pays du parmesan. Les troupeaux sont invisibles. Où sont-ils?sans doute à l’étable. La petite route tortille. les fermes sont cossues avec leurs arcades et leurs granges ouvertes sous des piliers carrés de briques.

A l’entrée du bourg, via Schubert, via Brahms, Gerswin, Sibelius …. nul doute possible, nous voici arrivées à Busseto.

5 sites se visitent, avec deux billets cumulatifs. Le Musée installé dans la Villa Pallavicino a groupé son ticket avec La villa Verdi de Sant’ Agatha tandis que le Théâtre Verdi de Busseto, la Casa Barezzi, la Maison natale de Roncole font partie d’un autre ensemble qui s’achète à l’Office de Tourisme de Busseto. La logique voudrait qu’on procède chronologiquement, Roncole puis Casa Barezzi, Théâtre Verdi et sant’Agatha, enfin La villa Pallavicino. Malheureusement les horaires de fermeture imposent un autre parcours. Seule la Villa Pallavicino reste ouverte de 13h à 15h30 et les visites de Sant’Agatha se terminant à midi, nous ne respecterons pas l’ordre logique.

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 maison natale de Verdi à Roncole

Verdi naquit à Roncole en 1813, alors française. Il fut baptisé à l’église qui fait face à l’auberge. Le certificat de baptème fut donc d’abord rédigé en français. Les parents de Verdi étaient aubergistes et ajoutèrent à cette activité un relais de poste. On pénètre d’abord dans la cuisine familiale, la table est mise puis dans la salle du restaurant à peine plus grande que la pièce familiale. On visite encore la réserve, l’écurie puis à l’étage la chambre d’enfant où Verdi jouait sur sa première épinette. Sur le lit matrimonial où Verdi eest né : deux bouquets de roses rouges qu’ont déposé les « 27 », cercle de mélomanes en référence aux 27 opéras de Verdi, tous des hommes, redoutés des directeurs d’opéras, des metteurs en scènes et des artistes. Du jugement des 27 dépend le succès ou l’échec d’un opéra à Parme et dans la région. Visite commentée par un guide très gentil et attentionné.

La Casa Barezzi est la maison du premier mécène, un commerçant mélomane de Busseto qui avait  remarqué l’enfant, l’avait accueilli et financé ses études  musicales. Barezzi devint bientôt son beau-père. Située dans la rue principale juste en face du théâtre Verdi elle renferme toute une collection d’autographes, de gravures, photographies, exemplaires de journaux caricatures. Une mine pour les passionnés du compositeur.

Ici aussi, la visite est guidée. Le conservateur est prolixe en anecdotes. Il raconte le second mariage de Verdi avec la Strepponi dicté par les commérages du village, en Savoie en présence de deux témoins, habitants du cru, réunis au hasard pour la cérémonie. S’appuyant sur la une des journaux d’époque il commente également l’enterrement de Verdi. Tout le monde sait que les rues de Milan furent couvertes de paille pour assourdir les pas des sabots des chevaux à la mort du grand homme. j’ignorais en revanche qu’il eut deux cérémonies d’enterrement, l’une modeste avec un corbgillard de 2ème classe pour respecter ses voeux, une autre de funérailles nationales avec une foule masséeet des centaines de chanteurs qui ont entonné Va Pensiero au passage de son cercueil.

Deux certificats de baptêmes (un français, un en italien) deux mariages,deux enterrements, ai-je compté per devers moi!

En face de la Casa Barezzi, au bout de la place se trouve le château de Busseto, la Roca avec sa tour, remaniée au 19ème siècle où se trouve le théâtre Verdi.

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Du temps où Verdi habitait chez son beau-père, il y avait déjà un théâtre où Verdi exerça très jeune ses talents de musicien en dirigeant un opéra. Le théâtre actuel est beaucoup plus récent.il fut aménagé du vivant de Verdi malgré son opposition. Le Maestro jugeait que cet opéra était une dépense inutile et somptuaire pour un si petite ville de 2000 habitants et il refusa obstinément d’y mettre les pieds (bien qu’il ait contribué financièrement et à l’achat d’une loge). Lors de l’inauguration et pour toute la saison où on représenta ses opéras, Verdi prétexta une cure thermale pour s’éloigner de Busseto et fuir les cérémonies inaugurales. Le petit théâtre à l’italienne, tout de velours rouge capitonné est très joli, il ne lui manque rien, même pas sa loge royale. Nous visitons la salle, les loges et le foyer.

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Verdi avait acheté la ferme de Sant’Agatha en 1848. Il l’a agrandie, aménagée planté le parc et acheté les terrres environnantes. Verdi était avant tout musicien mais c’était aussi un paysan  occupé de l’exploitation agricole. A la fin de sa vieil avit acquis 1200ha fournissant ainsi du travail à des centaines de villageois. De son vivant, les paysans lui trouvaient mauvais caractère et le pensaient avare parce qu’il ne donnait pas d’étrennes comme les propriétaires voisins. La conférencière justifie cette attitude : donner la charité humilie tandis qu’acheter des terres pour fournir du travail leur rend leur dignité!

La Villa Verdi est encore habitée par les héritiers du compositeur. La visite est donc guidée dans trois pièces du rez de chaussée et dans le parc. Si Verdi revenait, dit la guide, il retrouverait le salon de jardin en fer laqué de blanc ainsi que tous ses meubles à l’identique. Nous entrons  la chambre de Giuseppa Strepponi, la chanteuse qui fut sa seconde femme, puis dans sa garde-robe où des costumes sont encore exposés ainsi que son forte-piano à 6 pédales. La chambre de Verdi est organisée en fonction de la composition, l’écritoire et le vaste bureau se trouve en face du lit pour que le compositeur puisse consigner immédiatement son inspiration si elle lui venait la nuit. De l’autre côté du bureau, son piano-forte. Da ns la dernière pièce a été reconstituée sa chambre du Grand Hôtel de Milan où il est décédé. Avec les autres visiteurs, nous faisons silence. Cette visite est un pélerinage.

Nous nous promenons ensuite dans le parc que Verdi a dessiné lui-même, où il a planté des essences exotiques comme les cyprès américains aux racines aériennes et le gingko biloba? un petit lac en forme de clé de fa reflète les grands arbres.

Le Musée de la Villa Pallavicino est installé dans un cadre somptueux, lieu de delizia entouré d’eau. on entre par un petit arc de triomphe surmonté d’un rideau d’orchestre. C’est le musée dees 27 opéras de Verdi plutôt qu’un musée dédié au compositeur lui même. rien n’est vrai dans ce que n ous visitons. tout est reproduction des décors, costumes, affiches, tableaux ayant inspiré les opéras. Nous passons de salle tapissée d’or à une salle tapissée de rouge ou de vert dans la musique de Verdi. Un audio-guide est fourni avec le billet d’entrée et raconte les circonstances dans lesquelles chaque oeuvre a été composée ou jouée. Mise en scène d’une époque, celle de l’unité italienne, ou des modes artistiques, ruses avec la censure et transposition dans des contrées lointaines de drames contemporains…les spécialistes apprécient peut-être toutes les nuances. Je suis ravie d’aborder ainsi les 27 opéras! Enfin, dans une petite salle audiovisuelle on peut s’asseoir au spectacle d’opéras filmés dans les arènes de Vérone. pas seulement du Verdi! quand nous arrivons c’est Carmen et nous découvrons un Zorba de Théodorakis surprenant, pas du tout musique de film!

De Busseto à Parme: Fontanellato et Don Camillo

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Un coup d’oeil au superbe chateau de Fontanellato   Il vaut le détour!

De l’inattendu : Don Camillo s’invite dans le circuit!  Le village de Guareschi , l’inventeur de son personnage, Brescello et Roccabianca, le village d Don Camillo ne sont pas loin, Fernandel est à l’honneur.

fernandel.1303803013.jpg Déjà à Bologne il était  tête d’affiche d’une superbe exposition-photo sur les Prêtres au cinéma organisée dans le cadre des fêtes des 150 ans de l’Unité Italienne. Un détour sur Internet m’apprend qu’une polémique avait opposé Pasolini à Guareschi quand on avait voulu adjoindre à un de ses films un autre de Guaraschi, pour contrebalancer le point de vue de gauche de Pasolini par un film de droite

Aller à Canossa?

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L’expression aller à Canossa est connue:

« Aller à Canossa, c’est aller demander pardon à son ennemi, s’humilier, admettre la supériorité de son adversaire. »

Henri IV, Empereur du Saint Empire Romain-Germanique, au cours de la querelle des Investitures , le 28 janvier 1077, alla à la  rencontre du Pape Grégoire VII au château de Mathilde de Canossa. après trois jours de pénitence pendant lesquels le pape le fit attendre, l’empereur obtint la levée de l’excommunication.Mais les hostilités reprirent quelques temps plus tard.

Uri Avnery avait repris cette expression  à propos de la viste de Bibi Netanyahou à Obama.

Le château de Canossa est signalé sur la Via Emilia que nous avions empruntée de Parme à Bologne. Cette visite valait le détour!

Suivant le panneau, arrivées à Montechio Emilia, plus d’indication. Le pompiste interrogé nous dit:

-« C’est à Ciano d’Enza, en haut! »

Etonnement de notre part. L’Emilie est toute plate, pas la moindre colline autour de la via Emilia!

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Remontant la vallée d’Enza nous découvrons des collines pointues et ravinées comme dans les tableaux de la Renaissance. Le chateau de Canossa se trouve perché sur un éperon rocheux à 578m dans les contreforts des Appennins. A Ciano d’Enza un chemin des chateaux monte dans un paysage magnifique. Une colline est coiffée d’un château fort que nous coyons être Canossa, c’est celui de Rossena, sur la colline d’en face, une tour carrée…Orchidées, cytises et arbres de Judée éclairent une matinée bien brumeuse.

Du château de  Canossa, il ne reste qu’un pan de mur. on peut gravir les marches en imaginant au paysage en janvier, gel ou neige?

Le moine chroniqueur Lambert d’Hersfeld, adversaire convaincu d’Henri IV, écrit ceci dans ses Annales :

« Les montagnes élevées dont les cimes touchaient les nuages, et par lesquelles passaient le chemin, étaient couvertes de masses de neige et de glace tellement monstrueuses qu’aucun cavalier, aucun homme à pied ne pouvait faire un pas sans danger sur les pentes raides et glissantes… Le roi loua donc quelques personnes qui connaissaient le terrain, des gens du cru, familiers des sommets abrupts, pour marcher devant sa suite sur les rochers escarpés et les immenses névés, et faire tout ce qui était possible pour rendre cet horrible chemin plus facile à parcourir pour ceux qui les suivaient. Ceux-ci avançaient tantôt à quatre pattes, tantôt en s’agrippant aux épaules de leurs guides, parfois le pied de l’un deux dérapait sur le sol verglacé, il tombait en glissant sur une bonne partie de la pente. Cependant, la reine et sa cour furent assises sur des peaux de bœuf et traînées par les guides de montagne. Les chevaux ont pu être, pour une partie d’entre eux, descendus à l’aide de dispositifs spéciaux, tandis que d’autres étaient tirés par les pattes qu’on leur avait attachées. Mais parmi ceux-ci beaucoup succombèrent, beaucoup furent gravement blessés, quelques-uns seulement sortirent indemnes de ce péril »

d’après Wikipédia

Dans les veines ce fleuve d’argent – Dario Franceschini

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A la veille d’un voyage qui doit me conduire de Bologne au Delta du Pô

merci à Dominique qui m’a recommandé ce roman!

 » … Je dois le retrouver. Un matin, à l’école, avant de partir, il m’a posé une question à laquelle  je n’ai jamais répondu… »

se souvient Bottardi quarante-deux ans plus tard, qui commence le voyage à la recherche de son camarade perdu de vue.

Voyage en charrette le long du fleuve, omniprésent. Voyage dans les souvenirs, à travers les villages d’une contrée toute habitée par le fleuve. Peuple du Fleuve, pêcheurs, lavandières  sont les figurants des épisodes qui se succèdent, mais aussi aubergistes et forains ainsi que le charretier Artoli qui emmènera Bottardi le long du chemin de halage au pas tranquille de son cheval.

Baignades et amours sur les plages du fleuves, noyades aussi

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Le fleuve, jamais nommé, mystérieux, puissant est-il réel ou mythique? j’ai dû me faire confirmer par Internet la présence de l’esturgeon dans le Pô. Page 125, j’en ai la confirmation, c’est d’ailleurs la seule occasion de lire ces deux lettres : Pô.

« Tu vois, Primo, tous les jours depuis toujours, je ne fais que ça : aller et venir jusque-là. Pourtant je viens seulement de comprendre que le fleuve est comme la vie. C’est pourquoi – dit-il en le montrant d’un signe de tête – lorsque je vais vers l’amont je regarde l’eau qui coule vers moi et , comme maintenant, je me sens bien. il me semble être plus fort, pouvoir regardeer le fleuve dans les yeux comme si je lui disais « Tu peux bien aller où bon te semble, tu ne m’entraîneras pas avec toivers la fin. Moi, je vais vers le haut, lmà où la vie commence »…. »mais lorsque je vais vers l’aval, je suis envahi par la mélancolie, c’est comme si le fleuve m’aspirait et m’emportait avec luui sans même s’apercevoir de moi et de ma charrette….. »

Musée Guimet : adieu au Cambodge!

 

En rentrant d’un voyage il m’est toujours difficile de tourner la page.Tant reste à découvrir! à lire et même encore à voir. La visite au Musée Guimet est la meilleure conclusion à ce carnet si je me décide de le clore.

L’art khmer occupe la salle centrale du rez de chaussée, les sculptures sont à l’honneur.

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J’avais surtout rendez-vous  avec cette divinité à tête de cheval de Sambor Preikuk ôtée de son pavillon dont l’image m’avais frappé. je m’étais promis d’aller lui rendre visite.

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L’état de conservation des sculptures est admirable, les a-ton restaurées admirablement ou simplement les a-t-on soustraites à l’érosion de la pluie? Je n’avais pas remarqué une telle finesse de décor sur les grès des grands statues. je reconnais un fronton de Banteay Srei. so  histoire m’est inconnue. Prun n’a pas pu nous raconter tout le Ramayana en 3 jours!

En revanche je retrouve avec plaisir Valin et Sugriva. la mort de Valin est  très émouvante?.

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Traces : installation d’Amos Gitaï au Palais de Tokyo

Je ne suis pas fan d’installations. Cinéma, je connais, sculpture et peinture aussi, happening, je fuis… Le plus souvent les installations me déçoivent par leur vacuité.

En revanche, je ne loupe pas un film d’Amos Gitai.

L’affiche dans le métro a accroché mon regard.

 

Le Palais de Tokyo, en ce moment, est un vaste chantier – une friche – dit Gitai dans un interview. On vend les tickets dans une sorte de caravane de chantier.

 

Amos Gitai

Lullaby to My Father

Munio Weinraub Gitai (1909-1970)


Munio mon père
Comme ceux de sa génération
Appliquait à son architecture
La notion de modestie, de retenue
D’obéissance au projet collectif
C’est aussi cela, la tradition Bauhaus
Et pas seulement les bâtiments orthogonaux
Imaginons que je développe un projet de film
Qui s’appuie sur sa biographie
Et sur la géographie
Et sur la géométrie architecturale

Le visiteur s’arrête sur un pallier où sont punaisées des feuilles blanches, que j’ai lues avec attention. Ces Traces  et une vidéo Lullaby pour mon père est un hommage à Munio Weinraub, son père, architecte du Bauhaus, ayant fui les persécutions nazies en

1933 et s’étant établi en Palestine. On voit aussi détaillé un projet de Salle à manger commune pour le Kibboutz Kfar Mazaryk, architecture au projet collectif. Quoi de plus collectif que cet espace où l’on dine, mais aussi où se tiennent les assemblées etla vie sociale?

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Passé ce sas, je me sens agressée par le bruit provenant de diverses projections. Dans la pénombre,  l’installation est logée dans un sous-sol aux piliers de béton brut aux murs, mal équarris, dans des périmètres délimités par des grillages. sur des surfaces brutes sont projetées des vidéos : la silhouette d’une violoniste de profil se détache sur des briques mais j’entends mal le violon parce que juste en face Chava Alberstein chante Chad Gadya tandis qu’une femme pleure, ce chant de Pessah, enfantin est ici d’une infinie tristesse, à côté la greffière dactylographie sur une antique machine l’acte d’accusationtandis qu’un peu plus loin le procès intenté à Munio Weinraub, par les nazis qui l’accusent d’avoir détenu des tracts subversifs. Dans un recoin une bande d’actualité montre la campagne électorale de la fille de Mussolini.

J’aimerais me souvenir de toutes ces images qui se sur-impriment, cette histoire me touche. pour une fois l’installation fait sens. quand l’art contemporain a quelque chose à dire, l’installation se justifie.

 

 

 

touriste dans ma ville? visite à la mosquée de Créteil

Garder les yeux ouverts même dans la banalité de la vie quotidienne!

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Nous l’avons vue construire sur les bords du Lac de Créteil. Plusieurs fois je me suis introduite, furtivement, ne sachant pas trop comment me tenir…Cette journée Portes Ouvertes avec  visite guidée est une aubaine pour faire du tourisme.

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Deux esplanades ouvertes sur la base de loisir : l’esplanade de la fontaine et l’esplanade des oliviers, prétexte pour notre conférencier pour souligner deux aspects  de ce lieu de prière : l’ouverture sur l’extérieur et la convivialité. La fontaine est simle, gaie, charmante; J’ai plus de réserve pour les oliviers:  vieux arbres déracinés de Provence, ils ont bien résisté aux froidure de cet hiver, mais cette mode des oliviers en région parisienne m’agace.

Comme pour s’excuser du minaret (25m), moderne, épuré, le guide explique qu’il est construit symboliquement et qu’aucun appel à la prière n’en retentit. Logique puisque le monument est en dehors de la ville, le long de la RN 186 dont le vacarme assourdirait le malheureux muezzin qui essaierait de faire entendre sa voix.

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On entre dans la grande salle blanche très claire dominée par une coupole décorée de stuc, travail des artisans de Fès  et meublée par un lustre moderne en fer forgé original et de très belle facture,   des zelliges colorées entourent la base des murs, le minbar est très simple. C’est la sobriété de ce lieu de prière qui m’impressionne le plus.

Nous visitons les salles d’étude destinées à l’enseignement du Coran et de l’Arabe mais pas seulement, également au soutien scolaire. Une exposition sur les Sciences Arabes semble d’une bonne tenue.

Nous nous renseignons des heures d’ouverture et des prix  du Hamam où je n’irai sûrement pas (j’ai trop peur de me trouver en tenue légère devant les mères d’élèves ou pire devant mes élèves, c’est pareil à la piscine) et du restaurant dont la carte éclectique ne se contente pas d’exotiques couscous et tagines à un prix raisonnable.

Chaque fois que je découvre un aspect de ma ville, je suis heureuse d’avoir gardé  des vacances un oeil touriste! Et comme il fait un temps merveilleux, j’ai pris mon temps pour faire des photos d’oiseaux et de fleurs pendant mon tour de lac, sur l’allure du flaneur plutôt qu’en foulée de jogging!

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