Intermittence : Andrea Camilleri

ROMAN NOIR

Camilleri! J’achète systématiquement, sans 4ème de couverture ni recommandation des blogueuses. Il me transporte en Sicile et le plus souvent me fait rire. Aussi bien les enquêtes de Montalbano que ses romans historiques (avec une préférence pour les romans historiques).

Et pour une fois, pas de Sicile, ni Montalbano, ni de rigolade. Noir c’est noir!

Intermittence se déroule au pays du fric, des magouilles,  des fusions-acquisitions, des arrangements avec les politiques, des licenciements et des pratiques très limites. Au pays du fric, les hommes ont un peu de temps, juste un peu, pour le sexe avec des femmes très sexy, pas forcément intelligentes, parfois si.

Peu de décors, tant pis pour l’exotisme! pas de descriptions! peu de suspense, beaucoup de cul. Je me suis un peu ennuyée.

La vie en spirale – Abasse Ndione

LIRE POUR LE SÉNÉGAL

La vie en spirale est l’histoire d’un dealer – sipikat – chauffeur de taxi clandestin dont la seule préoccupation est de faire la foire avec sa bande de copains, cannabis –yamba – et alcool. A la suite d’une pénurie d’herbe, il se lance dans le trafic. Et cela lui réussit! Les affaires  deviennent de plus en plus prospère, il croise des trafiquants importants, importe des tonnes dans des ravitaillements hasardeux. Protégé par un grigri efficace tout semble lui réussir. Son négoce lui rapporte des coups de canon – des millions de CFA. Villa, voiture luxueuse, femmes séduisantes, le petit trafiquant mène grand train. Jusqu’à l’accident, la prison d’où il sort par miracle.

Ce roman  noir est écrit dans un style alerte et efficace mêlant des expressions exotiques – argot des junkies ou wolof?-.Il entraîne le lecteur dans les bouges, les clubs chics, les mosquées, les villages. Voyage étonnant. Seules les conquêtes féminines et les gueules de bois inévitables m’ont un peu lassée. Il y a assez d’action pour ne pas s’ennuyer.

Analyse pessimiste d’une société corrompue où le trafic de drogue étend ses ramifications aussi bien dans le monde des affaires, la police ou les hauts fonctionnaires et même chez les imams. L’argent y est roi. Même en prison, tout s’achète, y compris sa libération!