Première matinée chypriote, Larnaka


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Réveil à Chypre

Une merveilleuse nuit étoilée ne promet pas forcément un lendemain ensoleillé !
Le carillon de Saint Lazare nous réveille à 6h30. Le ciel est voilé d’une fine pellicule grise. Jardins et  courettes sont peuplés de chats, de canaris et de perruches en volières. Un citronnier est couvert de citrons énormes. Comme partout en Grèce, des bidons et des seaux contiennent des plantes diverses, géraniums fleuris, petits palmiers …

Au loin, la mer. Je ne peux pas m’empêcher de penser que Haïfa n’est distante que de 300 km. Un pincement au cœur : « si je t’oublie Jérusalem… « . Même climat, même soleil, mêmes odeurs des orangers en fleurs. Sensation de Terre Promise interdite.

Dimanche à saint Lazare
Le patron de l’hôtel nous indique un petit supermarché,  ouvert le dimanche matin, qui nous dépannera. Il nous conseille d’aller à Saint Lazare avant 10 heures. Nous arrivons au beau milieu de la messe diffusée par haut parleur sur toute la place. Les retardataires convergent vers l’église, certains sont assis sous les arcades et suivent le service de l’extérieur. Je me faufile dans la queue des fidèles qui attendent dehors pour communier. Chacun reçoit un gros morceau de pain et donne l’argent de la quête. Au fond, une autre porte est ouverte. On voit moins bien l’iconostase dorée et les icônes. Trois hommes chantent. La liturgie orthodoxe est vraiment très belle. Le pope en chasuble officie tantôt devant l’iconostase tantôt derrière. Il réapparaît, se prosterne, se relève ….

Promenade des Palmiers
Les rues sont désertes, les magasins fermés. Sur la promenade des Palmiers la saison n’a pas encore commencé. Les plagistes n’ont sorti que quelques lits de plage, les supports des parasols pointent vers le ciel, tubes métalliques donnant un air hostile à la plage. Les hôtels sont modernes, sans grâce. Je ne trouve aucun charme à ce front de mer bétonné. Plus loin, le Fort paraît bien petit à côté des immeubles modernes. De près, il est très harmonieux mais, malheureusement, fermé.

Mosquée

A côté du Castro : la mosquée. Tout autour,  un charmant désordre oriental. Sur la petite place, des voisins ont apporté leurs chaises et de petites tables pour jouer au tric trac. Ils ont oublié leurs tasses à café. Le minaret est en réfection, un échafaudage de planches l’entoure. Dans le jardin, une gallabieh et des calottes en crochet blanc sèchent sur une corde à linge. L’imam, égyptien, nous fait les honneurs de sa mosquée bien modeste. Des décorations à la peinture laquée verte, des tapis, de peu de prix.

Maisons turques

Dans le quartier de l’hôtel, de nombreuses maisons basses sont fermées, abandonnées, certaines en ruines, ce sont les maisons que les Turcs ont dû abandonner. Encore ici, une purification ethnique, comme l’histoire se répète ! de Bosnie à Chypre. Toujours les décombres de l’empire ottoman.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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