10. sur la route vers Kep, villages sur la route, grenouilles, déesse noire….

Villages sur la route

dscn0309-copie.1299779580.JPG

Les maisons traditionnelles de bois sur pilotis sont souvent peintes en bleu et couvertes de toits de tuile à 2 pans parfois enjolivés de sculptures de bois. Dans cette région on redoute assez peu l’inondation. La raison d’être des pilotis est plutôt l’aération. Au rez de chaussée, sous la maison, on dispose d’un espace bien ventilé pour passer la journée à travailler, dormir dans des hamacs, mette à l’ombre le bétail… De grosses citernes en poteries rebondies destinées à recueillir l’eau de pluie, sont alignées le long des toits. Malheureusement ciment et voiture font irruption dans cette harmonie rurale. On construit une pièce en ciment au rez de chaussée, on gare la voiture sous la maison.

Grenouilles

dscn0226-copie.1299779492.JPG

Des vendeuses de grenouilles ont installée de petites cantines Des grenouilles minuscules sont enfilées par douzaines sur les fines brochettes. Les plus dodues sont rôties sur des charbons de bois. La vendeuse est encapuchonnée dans une casquette à longue visière et à écharpe au même tissu à carreaux rouge et blancs cousue à la casquette. Elle porte des mitaines rose fluo.

Temple de la Déesse Noire

Temple hindouiste. La déesse Noire vit en enfer, lieu du Jugement qui décide de la réincarnation (ou pas) . Du  temple du 8ème siècle, autrefois recouvert de stuc, il ne reste plus que la base en briques et un linteau bien conservé où une tête de lion crache des rubans. Les déesses de l’enfer sont alignées.

La dernière excursion est l’ascension d’une colline. Nous avons traversé une plaine extrêmement plate la présence d’une butte paraît incongrue. Un cheminement cimenté avec des marches conduit à une pagode. Au sommet un  escalier raide de latérite mène au temple ancien beaucoup ruiné. Y accéder c’est déjà de l’escalade tant les marches sont hautes et étroites. Khem nous avait expliqué :

          « une pagode c’est comme le Paradis. Il faut le mériter ! »

La voie sacrée avec ses deux portes monumentales dans la plaine coupe droit par la plus grande pente. L’érosion et la végétation ont effacé l’escalier direct qui devait être très abrupt. Se hissant sur les blocs de latérite jusqu’à une petite chambre on arrive à une petite niche. Un vieil homme très maigre distribue une pochette de papiers rouges –formules de prières – et des bâtonnets d’encens. Je prends l’encens et dédaigne les prières tandis que Khem prend les deux et se recueille et laisse une offrande. Je me sens un peu gourde avec mon bâtonnet. Dès que nous sommes sortis, le vieux rallume sa radio qui diffuse de la pop cambodgienne.

Le trajet dans la campagne est interminable. Jai demandé qu’on coupe la clim glaciale. Il est près de midi, la canicule m’ensuque. Quelle bêtise de venir de si loin pour somnoler ! Les rizières desséchées ont laissé la place à une campagne plus verte parsemée de vergers d’anacardiers et de manguiers. De temps en temps des étendues d’eau, lacs pas encore évaporés ; rizières vertes d’une seconde récolte. Des collines se profilent à l’horizon. On se rapproche de la Chaîne de l’Eléphant. Nous pique-niquons au pied des collines sous un manguier : riz et porc grillé dans une barquette de polystyrène achetés dans un restaurant à la sortie de Phnom Penh et pour finir le Jaque que nous avons photographié.  On n’entre pas dans Kâmpôt.

Avatar de Inconnu

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

Laisser un commentaire