8. Sur la route RN3 de Phnom Penh à Kep, usines, marchés…

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Confection

A la sortie de Phnom Penh, au petit matin, la route traverse une zone urbanisée : les femmes travaillent dans les usines textiles et de confection. On les voit dans des « taxis » locaux : des plateformes tirées par une moto assises sur des bancs de fortune, des barres métalliques, une douzaine, parfois une vingtaine ou plus s’entassent.

L’essence est vendue dans des bouteilles d’eau ou de whisky – essence illégale – moins chère qu’à la pompe, où elle est vendue 4700 Riels à peu près 1€, moins cher qu’en France, mais hors de prix rapporté aux salaires cambodgiens. Khem se plaint de la cherté de la vie : 4% d’inflation l’an passé.

Les maisons jaunes avec des balcons ont belle allure. Cinq ou six personnes se partagent une pièce louée 50$ par mois. Les gens travaillent dur, économisent pour envoyer l’argent à la campagne à leur famille. On travaille 8h/jour, 6 jours/ 7. Les usines ne s’arrêtent jamais, même pas le dimanche. On peut prendre la journée libre le dimanche ou un autre jour. Les jours fériés sont nombreux au Cambodge. Les gens fractionnent les 31 jours de congé auxquels ils ont droit mais ne partent jamais en vacances.

Marchés en bord de route

Non loin de la ville les pépiniéristes colonisent le bas-côté de la route. Puis on voit des marchés très animés, des pagodes immenses. La campagne est bien sèche. Le riz ne pousse qu’en saison humide. En irriguant on pourrait faire deux récoltes par an. On peut aussi cultiver le manioc qui se contente de la rosée et qui n’est pas gourmand en eau. Il donne de la farine mais on peut aussi le transformer en éthanol. Cette idée de nourrir les voitures avant les gens a quelque chose de révoltant surtout quand les gens sont si pauvres et les vaches bossues à la robe claire, si maigres. La pauvreté des campagnes est une conséquence de la sécheresse mais aussi le résultat des guerres. Les mines anti-personnelles ont empêché de cultiver. A-t-on terminé de déminer ? Khem nous dit qu’on ne met pas d’engrais chimique dans les champs seulement du compost.

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Sur le bord de la route, en plus des marchés qui nous rappellent l’Afrique, on vend des fruits sur de petits étals. On s’arrête pour photographier un énorme jaque coupé en deux. On a aussi disposé en petites pyramides des fruits ronds à la peau luisante violette ou verte, les pommes de lait. Plus loin, ce sont des chapelets de saucisses qu’on peut déguster sur place : des auvents abritent des hamacs et ces sortes de plateforme ou de lits de bois. Dans ls champs desséchés où il ne subsiste plus que la paille de riz, des vaches maigres au pelage blanc et aux longues cornes pointues se promènent. On croise parfois un attelage de plusieurs de ces bovins.

Les palmiers à sucre s’élancent dans le ciel. Ils donnent les fruits qu’on mange, la sève qui fera du sucre ou de l’alcool et même du vinaigre. Leurs troncs servent à la construction de bateaux et de maisons. Les feuilles, enfin, séchées peuvent faire  des toitures ou des cloisons.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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