Shakespeare – Antibiographie – Bill Bryson

CHALLENGE SHAKESPEARE

 

 

 

 

Merci à Maggie qui a bien voulu faire voyager ce livre et dont le billet m’a donné envie de le lire! ICI

Difficile d’écrire quelque chose de nouveau après ce dernier article et celui de Claudialucia, très détaillé comme toujours : ICI

J’ai lu avec beaucoup de plaisir cette Antibiographie  réjouissante.

Tout ce qu’on sait vraiment sur Shakespeare!

et tout ce que les distingués savants exégètes du grand Will ont pu inventer!

Les archives, même dépouillées passionnément par un couple d’érudits, compulsées par des générations d’admirateurs, ne livrent que très peu de choses. Avec humour Bryson raconte  les tentatives de faire de Shakespeare un catholique, un plagiaire, un amoureux, ou au contraire un indifférent, mari fidèle, infidèle, amoureux des femmes, des hommes dans ses Sonnets… chacun y va de sa théorie et met en œuvre des méthodes plus ou moins contestables. On compte l’occurrence de certains mots, on note les invraisemblances. On étudie à la loupe des portraits (peints après le décès du Barde) des panoramas en y cherchant les théâtres (après qu’il fussent partis en fumée). On scrute ses signatures (qui sont peut être fausses…..) Le résultat de ces recherches est fumeux mais conté de manière très réjouissante.

Si je n’ai pas appris grand chose sur la personnalité du grand Will, ni sur les circonstances dans lesquelles ses pièces ont été créées. En revanche j’ai beaucoup appris sur la vie en Angleterre  de 1550 à 1623 (date de parution du folio qui réunit ses pièces sous le règne de la grande Elisabeth 1ère et sous Jacques 1er qui lui a succédé. Bryson ne s’attarde pas beaucoup à Stratford-sur-Avon mais donne une foule de détail sur la vie à Londres. Épidémies de peste récurrentes, quartiers de la City, vie quotidienne…Et surtout les théâtres : leur construction, leur administration, le répertoire, prix des places 1penny pour être debout, un supplément pour une chaise, un autre pour un coussin, sans compter l’achat des pommes cuites pour bombarder la scène….Je ne m’étais jamais demandée d’où venait l’expression de Box-office, Bryson dévoile  ce mystère : la caisse des recettes(box) mise à l’abri dans une pièce (office). Marlowe, Ben Johnson, et d’autres dramaturge moins connus sont évoqués. La vie des acteurs aussi! C’est une réjouissante leçon d’histoire anglaise que Bryson nous offre, n’oubliant ni les conflits religieux, ni la Grande Armada ni la Conspiration des Poudres.

J’ai un peu décroché vers la fin dans l’histoire du folio de 1623, trop détaillée à mon goût, Bryson est-il tombé dans les travers qu’il a dénoncés?

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

4 réflexions sur « Shakespeare – Antibiographie – Bill Bryson »

  1. j’ai ouvert les hostilités il y a un an environ on ne peut pas dire Aifelle que vous êtes en retard, c’est un livre réjouissant et intelligent
    mais question retard sur ce que je voudrais lire je suis comme vous ………..

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  2. Oui! un livre réjouissant! Pourquoi dis-tu qu’il tombe dans les travers des autres à propos du folio? Il n’invente pas, l’étude est sérieuse et intéressante.. et nous fait trembler rétrospectivement. Dire que l’on n’aurait pu ne pas connaître toutes ces pièces!

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