l’arrivée au Lac Myvatn

CARNET ISLANDAIS

au col Namaskard : panaches, la montagne fume

 Col Námaskarð

Des panaches de vapeur blanche montent de la montagne orange.  Un solfatare très impressionnant bouillonne. Au milieu d’un cercle coloré en blanc, orange, jaune un petit volcan de boue gris exhale ses gaz avec râles et gémissements. D’autres phénomènes géothermiques se manifestent : bulles de boue qui crèvent, panache puissant sortant d’un tas de pierres qu’on a disposé autour de l’évent. Des cristallisations de soufre au jaune caractéristique sont accompagnées de couleurs inattendues : taches rouge ou violettes affleurant dès qu’on gratte la pellicule blanche.

solfatare

Dès qu’on passe le col, le lac Myvatn scintille avec le soleil qui passe sous les nuages gris : éclairage  théâtral. Des panaches blancs s’échappent d’installations industrielles géothermiques. Un bassin est rempli d’une eau turquoise très claire fumante. Ce n’est pas une piscine mais plutôt un bassin de retenue des eaux d’une usine mystérieuse.

le lac Myvatn

Le Lac Myvatn est maintenant doré au soleil couchant avec les îles en contre-jour. Il est mis en valeur par les couleurs de tweed d’un camaïeu, rose, orangé, doré des saules nains, des bruyères et des petits bouleaux en livrée automnale qui contrastent avec la lave noire. Au bout du lac s’échappe une rivière charmante aux eaux limpides et tumultueuses.

le feuillage automnal des bouleaux evant les cônes noirs

La Ferme Stöng est une grosse ferme avec une auberge composée d’un bâtiment à étage, deux jacuzzi extérieurs et de cottages à l’écart. En plus de l’activité hôtelière, on élève également des vaches, des moutons et des chevaux. La grange est remplie de ballots sous plastique. Notre chambre est très vaste, presque un dortoir avec 4 lits. Belle literie (c’est toujours le cas en Islande) aucun souci de décoration. C’est propre, fonctionnel, sans prétention.

Nous dînons dans la grande salle à manger qui occupe le rez de chaussée du bâtiment principal. Je commande de la soupe et Dominique, une truite. On apporte deux assiettes à soupe et une grande soupière. On n’avait pas compris que la soupe était aussi prévue en accompagnement de la truite. Il en résulte un quiproquo qui ralentit le service. La truite arrive longtemps après sur un petit plateau en filets sans arêtes avec des pommes de terre. Au dessert : un pie à la rhubarbe à la croûte meringuée.

 

 

 

 

 

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

4 réflexions sur « l’arrivée au Lac Myvatn »

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