le Mont Canisy Blonville – Bénerville – déjeuner à Villerville

BALLADE NORMANDE

Blonville sous le soleil ; tentes et parasol

Enfin une belle journée de Juillet! Suivant encore les conseils avisés de François je reprends le Chemin du Chanteur ravie de cette répétition. La D20 est toujours aussi passante, je l’emprunte dans la direction de l’Est, traverse une autre voie, contourne un lotissement en périphérie de Blonville sur un chemin interdit aux automobiles. Après avoir passé la voie ferrée la montée commence sur une petite route bordée de haras aux pelouses vertes et bien tondues. Plus haut, à la base du Mont Canisy boisé se trouve le Parc Gulbenkian ; malheureusement, il n’ouvrira qu’à 11 h, m’informe au téléphone l’employée de la Mairie de Deauville qui gère le site. Après l’entrée du Haras des Enclos il faut prendre un petit escalier qui coupe l’épingle à cheveux et conduit à l’entrée du site historique.

Le Mont Canisy 

Butte de 110 m d’altitude surplombant le littoral et gardant l’estuaire de la Seine. Le Mont Canisy occupait une position stratégique. Fortifié depuis les années 1930, il fait partie du Mur de l’Atlantique. Sans être fan d’histoire militaire, il faut reconnaître que les souvenirs de la Seconde Guerre Mondiale sont encore bien présents, sans parler des plages du Débarquement. Le Mont Canisy est aménagé en batteries, truffé de béton et de blockhaus. Je passe vite les installations militaires cherchant plutôt à profiter de la vue exceptionnelle sur Le Havre et ses docks d’une part et de l’autre côté jusqu’à Ouistreham.

le site, comme le Marais, est une Znieff (zone naturelle d’intérêt faunistique et floristique. On pourrait herboriser sur la pelouse calcaire.

Bénerville : villa cossue

je descends par Bénerville dont certaines maisons ne manquent pas de charme. L’église (11ème siècle) est entouré du cimetière du village. Sur une tombe proche de l’église on a planté deux pommiers. Sur la route qui déscend à la place, certaines villas sont cossues.

Je retrouve Dominique sur les planches de Blonville. On a monté les tentes bleues, certains parasols sont  déployés. Le Key West  – un snack avec une belle terrasse sur la plage – vient d’ouvrir aujourd’hui. Comme ils refusent de prendre la réservation d’une table sur la plage nous remontons en voiture et allons voir ailleurs : à Villerville dont j’ai acheté l’itinéraire de promenade dans le Parc des Graves  (6km). Google nous indique un restaurant Les Pieds dans l’eau qui nous tente.

Eugène Boudin : la plage de Villerville

Villerville était un village de pêcheurs au bord de l’estuaire de la Seine; accroché à la Falaise des Vaches noires. Il est devenu dès le 19ème siècle une station balnéaire où l’on construisit des maisons un peu extravagantes avec tourelles et toits pointus, manoirs de brique avec vue sur le Havre. Une baleine vint s’échouer, on utilisa l’huile et on construisit un théâtre dans son squelette….En 1962, nouvelle célébrité quand Henri  Verneuil vint  tourner avec Gabin et Belmondo Un Singe en hiver, des panneaux rappellent le tournage du film et une grande fresque montre Gabin et Belmondo.

Le village est très en pente, les rues étroites, le GPS ne parvient pas à nous conduire à la Terrasse des Pieds dans l’eau (les voitures n’y arrivent pas, il faut se garer en haut du Parc des Graves et descendre à pieds. Nous trouvons un parking sur la digue en face de la fresque et à côté la terrasse d’un hôtel très chic Le Paquebot, construit en style Paquebot- Art déco.

Restaurant style snack, chic&cher. Au diable l’avarice et la gastronomie! Je commande une assiette de fromages normands (camembert, Livarot, Pont Lévêque) pain beurre  et Dominique des toasts avec des rillettes de poisson. Pour terminer une coupe de glace du paquebot avec du caramel fondu et de la crème chantilly.  Le soleil tape, on déploie pour nous un parasol. Excellente étape!

Villerville : épave dans la tangue

je pars pieds nus sur le sable mouillé. La mer s’est retirée si loin que je ne tente même pas d’y arriver. Un petit tour vers Deauville, sur une plage sauvage. J’arrive Aux Pieds dans le sable. Pas de regrets, Dominique n’aurait pas pu descendre! Un autre tour, côté Honfleur, le désert, il n’y a personne vraiment personne, seule des carcasses de bois (la baleine à l’envers) d’anciens bateaux de pêche dont il ne reste que les côtes. Des piquets sont fichés dans la tangue formant comme une allée. Je commence à paniquer. S’il n’y a personne, c’est peut être dangereux. Je gamberge : une marée qui monterait comme au Mont Saint Michel à la vitesse d’un cheval au galop? Des sables mouvants? Je fais demi-tour.

Promenade dans le Parc des Graves en haut de la falaise. Je n’ai plus le temps de faire les 6.8 km de l’itinéraire. Et nous voulons rentrer tôt pour profiter de notre dernier soir au Lieu Bill.

Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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