CHALLENGER LES DEUX GEORGE AVEC CLAUDIALUCIA

Merci à Claudialucia d’avoir fait voyager ce livre pour une lecture commune CLIC
Je viens de terminer Middlemarch après Le Moulin sur la Floss, Adam Bede, Felix Holt le radical et Silas Marner maintenant que je connais un peu l’oeuvre, je suis curieuse de m’intéresser à l’écrivaine, sa vie, ses amours.

Comme la mention « roman » l’indique, ce n’est pas une biographie littéraire ni même une biographie complète que Kathy O’Shaughnessy a écrite. Sans s’intéresser aux années d’enfance, d’études ou au début de sa carrière comme journaliste et critique, le livre s’ouvre en juillet 1854 (elle a 35 ans) quand Marian Evans se met en ménage avec George Lewes lui-même marié et père de famille et qu’elle prétend se faire reconnaître comme Mrs Lewes.
Le couple quitte l’Angleterre pour vivre leur amour loin des conventions sociales londoniennes, des commérages et surtout du rejet de la bonne société qui tolère les liaisons extra-mariages de George Lewes mais pas celle de Marian, véritable paria de la vie sociale. Rejettée par les femmes de la bonne société, sa famille et son frère adoré Isaac comme de ses amies de toujours.
Quand ils quittent l’Angleterre, Marian Evans est connue comme critique mais pas encore célèbre comme écrivain. Elle a écrit La conversion de Jeanne. C’est la sortie de Adam Bede puis de Middlemarch sous le pseudonyme de George Eliot qui va lui apporter le succès (et la richesse). Contrairement à George Sand qui s’affiche avec pantalons et cigares, et dont le pseudonyme est vite éventé, au contraire George Eliot se revendique Mrs Lewes et ne mettra dans le secret de la signature que très peu d’intimes, son éditeur, bien sûr, Spencer (qui sera indiscret) et quelques amies qui aurau ont deviné le genre de l’autrice. Elle pense que de lever le secret nuirait au succès et laisse planer des incertitudes. Un imposteur s’est même déclaré avoir écrit les livres. J’ai bien accroché aux premières parties de Une passion pour George Eliot
Malheureusement une autre histoire s’intercale dans l’histoire de George Eliot : la narratrice est une universitaire spécialiste de George Eliot, organisant des cours et même un congrès à Venise sur l’autrice. Une histoire assez glauque se mêle à celle de la Passion pour George Eliot. je me serais franchement passé des histoires d’amour mettant en scène les professeurs. la balade à Venise n’est pas désagréable. Etait-ce bien nécessaire?
La suite concernant Marian Evans et George Lewes se déroule en Angleterre, George Eliot est maintenant une auteure à succès reconnue. Leur vie se déroule dans de belles maisons, ils reçoivent, leur amour est parfait jusqu’à ce que le fils de Lewes revienne malade d’Afrique, assombrissant leur quotidien, puis que Lewes lui-même meure….
Et! surprise Marian contracte un mariage tout à fait officiel à l’église avec un ami de longue date du couple Lewes, un très jeune homme, très séduisant. Mariage à l’église, voyage de noces….Ce dernier mariage me fait penser à l’épilogue de Middlemarch qui se terminait par des mariages heureux avec des enfants. Pas d’ enfants pour George Eliot qui a 60 ans passés! Mais surtout un échec cuisant.
Bien sûr, je suis curieuse de la vie de mes écrivains préférés, surtout des conditions qui ont présidé à la rédaction de leurs chefs d’oeuvre. Dans le cas du livre de O’Shaughnessy, trop de romance, pas assez de littérature. je reviendrai au livre de Mona Ozouf : L’autre George mais pas à Une passion
Merci quand même à Claudialucia
Je suis très peu intéressée par la vie des écrivains… heureusement car cela fait moins à lire !
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Trop de romance, dis tu! Donc non.
Je viens de commencer une bio de Philip Roth, un pavé vraiment, j’ignore si j’irai au bout;
Retenons le livre de Ozouf.
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Tout à fait d’accord avec toi ! Cette histoire parallèle est tout à fait inintéressante !
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