PHOTOVOLTAÏQUE AU PAYS DE GIONO

Sur mon sentier, j’ai écouté le podcast des Midis de Culture du 29/7/26 CLIC
Laurine Roux, l’invitée y présentait deux ouvrages, son roman Trois fois la colère et cet essai Le Test Elézéard
Eléazard, cela ne vous dit rien? c’est le berger de l’Homme qui plantait des arbres de Giono que j’ai adoré, j’aurais tant aimé que ce fut une histoire vraie. Et puis, Laurine Roux nous parle de sa grand-mère, Madeleine Roux, la maire-adjoint de Veynes dans les années 70-80 qui fit de la petite ville de cheminots, en déclin, une capitale solaire. Comme j’ai passé mes vacances, hiver et été pendant 30 ans dans le Devoluy, cela me parle.
Et hop dans la liseuse!
Le Test Eléazard est un essai, une commande,
« Il s’agissait d’écrire un récit documentaire au sujet de la prolifération des centrales photo voltaïques sur la montagne de Lure. »
A Cruis dans la montagne de Lure, le pays de Giono.
Pendant notre été caniculaire, on réalise tous qu’il faut baisser la consommation en combustibles fossiles. Le solaire paraît la solution idéale. Bien sûr, les panneaux ne sont pas jolis, jolis dans le paysage….not in my backyard? l’enquête s’impose.
Pour installer les fameux panneaux, la société Boralex (entreprise canadienne), avec la bénédiction des autorités locales , a choisi de massacrer une forêt où vivent des espèces protégées, reptiles, oiseaux, papillons. Et pourquoi donc détruire la nature? les forêts sont des puits de carbone. Tout simplement parce que le foncier ne coûte rien ; la location de friches industrielles, de parkings ou autres surfaces déjà anthropisées revient bien plus. Et que Boralex qui communique sur le renouvelable, le vert, l’écolo… ne cherche que le profit.
Evidemment, il faut quand même faire des études d’impact, demander des dérogations pour la destruction d’habitat d’espèces protégées, proposer des compensations. Il existe des lois à respecter!
Laurine Roux promène le lecteur sur le terrain, qu’elle connaît fort bien, étant native des Hautes Alpes et qu’elle sait décrire. Elle raconte le contexte, les habitants, les traditions solaires et militantes. Traditions festives aussi. Puis elle se plonge dans les textes, les compte-rendus minicipaux, les plans d’urbanisme PLU.
En 2016, lors des enquêtes d’utilité publique – PLU et permis de construire –, on a compris la bêtise de la
démarche, l’aberration de vouloir sauver la planète en rasant une jeune forêt avec des arbres dont la majorité
avait tout de même atteint six mètres, au moment du défrichement.
Puis elle aborde les textes administratifs dans un chapitre Attention, austère, où l’on constate les failles dans les études préalables et les prises de positions du Prefet « mon rôle c’est de lever les freins pour que les projets se concrétisent » . Bien dans l’air du temps!
« les verrous qui sautent les uns après les autres au profit d’intérêts industriels illustrent le détricotage du droit de l’environnement que les réformes promulguées sous le gouvernement Macron favorisent »
Les habitants de la régions ne se laissent pas imposer ce projet sans réagir : des associations se sont crées, chacune avec ses méthodes.
Plusieurs mouvements se sont coordonnés – Extinction Rebellion, le Groupe national de surveillance des
arbres, Elzéard, Lure en résistance, auxquels se greffent spontanément des membres du Café des libertés de
Forcalquier
Laurine Roux enquête, interroge les acteurs de cette résistance, transcrit dans son ouvrager les interviews, les témoignages. De Claudine septuagénaire et Sylvie qui ont choisi d’empêcher les machines de travailler, et qui se sont retrouvées en garde à vue avec des procès délirants. Ceci est bien aussi dans l’air du temps avec l’invention des « écoterroristes » par Darmanin! Des militants d’Extinction Rebellion qui apparaissent sous pseudonymes et qui se sont fait tabasser par les vigiles de Boralex. Des écureuils progégeant les arbres comme pour l’A69. D’autres, Amilure ont choisi la voie procédurière pour assigner Boralex en justice. On a aussi imaginer de labelliser le paysage de Giono pour le protéger.
Laurine Roux interroge aussi des naturalistes pour les fameuses « compensations » promises par l’industriel. Elle rencontre des bergers et démonte le mythe de l’agrivoltaïsme (greenwashing encore). Ce court essai(286 pages) est d’une grande richesse.
Sur mon étagère virtuelle, j’aimerais ranger Le Test Eléazard tout à côté des romans de Giono, non loin des ouvrage racontant le village de Chaudun , surtout celui de Luc Bronner, à proximité de Anima de Kapka Kassabova pour le pastoralisme. Et puis bien sûr, suivra Trois fois la colère de Laurine Roux que je viens de commencer, la lister n’est pas close.
intéressant , c’est vraiment compliqué d’avoir un comportement qui respecte vraiment l’environnement .
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@luocine : raser des forêts pour installer des panneaux photovoltaïques qui seraient très bien sur des friches industrielles, des parkings, ou des toits ne respecte pas du tout l’environnement
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Je n’avais encore ren entendu de cet « essai » qui semble se rapprocher davantage à une enquête. J’ai déjà lu trois romans d’elle. Elle m’est de plus en plus sympathique cette femme.
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@lorenztradfin: cette enquête est aussi prenante que ses romans
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C’est drôle de voir ton texte peinturluré de rouge, ça me rappelle les correction des profs….
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Je ne comprends pas tu as deux blogs imbriqués
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En rouge des citations du texte de Laurine Roux ou les noms propres
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