Simone Fattal – Des Villes au fond d’un lac – MAM

Exposition temporaire jusqu’au 24 janvier 2027

Guerriers en grès (céramique)

Simone Fattal est née en 1942 à Damas, a étudié la philosophie à Beyrouth puis à Paris, archéologie à l’école du Louvre. Après la Guerre des Six jours, elle retourne à Beyrouth et commence à peindre des paysages et les cèdres du Liban. Elle rencontre Etel Adnan, poétesse et plasticienne avec qui elle vit à Beyrouth et Paris. En 1980, les deux artistes s’installent en Californie. Simone Fattal fonde une maison d’édition The Post-Apollo Press qui publie les oeuvres d’Etel Adnan mais aussi de femmes de lettres comme Marguerite Duras et Elfriede Jelinek, entre autres. 

En 1988,à San Francisco, elle étudie la céramique et réalise des sculptures qui m’ont vraiment impressionnée. Ses guerriers parlent de la guerre au Liban. Ils ne sont pas des héros mais des résistants : des hommes debout.

Humbaba le gardien de la forêt

Elle sculpte les mythes du Proche-Orient : Gilgamesh , Humbaba le gardien de la forêt de cèdres. Les cèdres du Liban ont été la première source d’inspiration pour la peinture. Dans l’installation avec Humbaba, les grands panneaux de papier suspendus figurent la forêt.

ishtar en bleu-vert et centaure

Ishtar est la déesse mésopotamienne mais Simone Fattal représente aussi Hathor, égyptienne ou Dionysos. Elle évoque aussi l’Iliade et l’Odyssée. Le Liban et la Syrie sont au carrefour de toutes ces civilisations méditerranéennes. 

Hathor et Pazouzou, le démon du vent qui a le pouvoir de diriger ls vents mauvais, la tempête ou les épidémies.

Simone Fattal a aussi réalisé des collages à partir de magazines divers ou de cartes. Elle représente le Liban et la Syrie et les accompagne de divinités de sources jaillissantes

collages et divinités des sources jaillissantes

 

Des constructions représentent des stèles, des temples, une ziggurat

ziggurat

Elle a aussi sculpté des maisons simples, maisons arabes avec leurs cours intérieures comme celles de Damas autrefois dont elle garde la nostalgie.

calligraphie suite en jaune

Les calligraphies l’inspirent, calligraphies abstraites comme la jaune ci-dessus ou calligraphie ancienne sur la grande stèle : une pensée soufie d’Ibn Arabi (1165-11240)

Stèle avec calligraphie

J’ai eu envie de lire Etel Adnan, je viens de trouver Sitt Marie Rose

Des arbres, cyprès méditerranéens et fleurs

P.S. je n’ai pas trouvé le lac, ni la ville au fond du lac. Qui éclaircira ce mystère?

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Auteur : Miriam Panigel

professeur, voyageuse, blogueuse, et bien sûr grande lectrice

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