Le voyage s’est très bien déroulé. Depuis la Pandémie l’aéroport d’Orly est réservé aux voyageurs munis de leur carte d’embarquement. Les formalités d’embarquement sont à peine ralenties par la lecture des documents sanitaires. L’avion est loin d’être plein. Nous sommes deux sur une rangée de trois. Malheureusement, le ciel est nuageux et on ne voit rien jusqu’aux Alpes. L’avion amorce sa descente avant même de survoler la Méditerranée. Les premières images de la Corse seront celle du lac Biguglia voisin de l’aéroport Poretta.
Location de la voiture
Sixt et Hertz ont fermé leurs guichets dans le Hall des arrivées, leurs bureaux sont à l’extérieur. Sixt nous a envoyé un lien vers un appli sur le téléphone KIRRK qui est censée nous indiquer le numéro du parking où notre véhicule nous attend. Pour créer un compte il faut scanner passeport, permis de conduire et carte de Crédit, prendre un selfie. Cela nous a pris presque une matinée ! Avantage : court-circuiter l’impressionnante queue de touristes imprévoyants. Inconvénient : aucun contact humain, aucune réclamation n’est possible, aucun conseil pour la mise en route. « Si le véhicule est défectueux, si la carrosserie est rayée, prendre une photo avec le smartphone ! ». La DS3 qui nous est attribuée ne correspond pas à notre réservation : nous avions demandé une voiture de catégorie A (type 108, C1 ou Smart, la DS3 est catégorie B, nous avions demandé une voiture manuelle. Celle-ci est automatique. Débrouillez-vous ! Une chance qu’elle ne soit pas électrique, la recharge est un cauchemar pour les malchanceux, les bornes tout à fait insuffisantes.
Arrivée au « Magnifique Cottage »
L’application Booking.com a un lien vers le Googlemaps qui nous guide presque jusqu’au portail dont nous avons les codes. Presque ! Je suis forcée d’appeler le propriétaire après avoir tourné trois fois dans le quartier malgré la série de photos qu’il nous a envoyées.
Magnifique cottage
jardin du magnifique cottage
Le « Magnifique Cottage » est un grand studio blotti dans la verdure à mi-pente sur la colline au-dessus de Bastia. On quitte le Chemin de Furcone à une épingle à cheveux pour s’engager dans un sous-bois barré par un portail métallique qui s’ouvre sur une propriété fleurie. Le studio donne sur un péristyle de colonnes de béton carrées avec des massifs de lantanas – buissons à petits pompons rose, oranges et jaunes hauts d’un mètre et très touffus. Un bougainvillée rose s’adosse au coin de la maison. Trois grandes portes-fenêtres en arcades s’ouvrent sur la façade. Sous un oranger, une table ronde turquoise et deux chaises de jardin assorties, à l’arrière un banc de bois patiné.
Plutôt qu’à un « cottage » on penserait à une orangerie (mais en Corse ce n’est pas vraisemblable, les agrumes poussent en pleine terre) ou à un atelier d’artiste, une chambre d’ami, dépendance de la grande maison rose aux fenêtres bleues bâtie au niveau inférieur qui a une merveilleuse piscine avec vue sur la mer, mais en travaux.
lantana
La grande pièce est étrangement agencée, encombrée de grands canapés orange autour d’une table basse en acajou, style bateau. Le lit est très grand à baldaquin, sans les rideaux, les montants en solides rondins. Un meuble un peu étrange porte une très belle lampe à abat-jour original. Décoration de bon goût avec des tableaux modernes intéressants. La cuisine, en revanche st minuscule. Des panneaux coulissants cachent un frigo et un micro-ondes. Les plaques de cuisson à induction sont à côté de l’évier. Un autre panneau cache des placards. Dans un si petit volume, sont agencés tous les ustensiles (cafetière, bouilloire, casseroles, passoires). Il faut être agile pour utiliser la bouilloire cachée derrière la cafetière et se hisser sur la pointe des pieds pour atteindre les casseroles. Etrange quand même : l’absence de table chaises ou tabourets pour prendre les repas ! la seule table est encombrée de bougies énormes, cierges XXL faux, ils sont électriques.
Le studio est beau, luxueux mais pas du tout fonctionnel. On imagine, un week-end en amoureux, une fête entre copains plutôt qu’un séjour d’une semaine que nous projetons. S’il fait beau on vivra dans le jardin.
J’ai oublié de mentionner la salle d’eau, douche vaste luxueuse, originale.
Exposition temporaire prolongée jusqu’au 25 juillet 2021
Nina Villers : Portrait de Madame Soustas laçant son chausson
Si on a oublié certaines d’entre elles, ce ne sont pas des artistes mineures. De leur temps elles étaient célèbres, parfois riches, des peintres reconnues. Elles ont investi les peintures de portrait, de genre, parfois d’histoire, de paysage. L’exposition leur rend honneur dans leur diversité et les fait sortir de l’oubli.
Elizabeth Vigée Lebrun : autoportrait 1800
Elizabeth Vigée Lebrunest sûrement la plus connue de nos jours. en 1783 époque elle est admise à l’Académie ainsi que Adélaïde Labille-Guiard.
Pour ma part je me suis surtout intéressée aux autoportraits afin de mieux les connaître. Elles se représentent au travail.
marie-Guillemine Benoist : autoportrait
l’enseignement de la peinture et des Beaux arts se faisait dans des ateliers réputés
l’atelier de Leon Coigniet : Catherine Caroline Cogniet-TheveninAutoportrait : Louise Duvidal
j’ai bien aimé cette petite fille.
L’enfant à la poupée : Anne Geneviève Greuze
je ne livre ici que mes tableaux préférés, il y en a beaucoup d’autres!
Temps magnifique. Avant d’aller à la plage, nous traînons dans les rues commerçantes. Au marché, je trouve les sandales de mes rêves des Méphisto à 50 Euros. J’ai de gros doute sur l’authenticité, elles sont agréables à porter. J’ai surtout envie de trouver un remplaçant à mon maillot de bain « Deauville 1920 » si possible un deux pièces.
Belle journée à la plage sous le parasol.
Les vagues sont très fortes, presque comme au Cap Vert. La plage est surveillée. Au premier essai, les maîtres nageurs rappliquent en voiture pour nous déloger de l’eau, deux gamins et moi. Seuls les surfeurs restent dans la zone non surveillée. Le mazout est très présent. On voit des galettes sur le sable mais aussi dans l’eau. Je ressors toute tachée, cela gâche le plaisir. Le plus agaçant est qu’on a l’impression que rien n’est fait pour avertir les vacanciers, ni pour expliquer comment s’en débarrasser ou nettoyer. Nous avions pris l’habitude en Espagne des grands panneaux citant l’entreprise chargée du nettoyage, des affichettes destinées aux baigneurs et de la présence des escouades blanches. Les plages étaient plus propres qu’ici. Je viens de lire dans le Monde que le Plan Polmar avait été suspendu fin juin de peur d’effrayer les touristes. C’est vraiment prendre les gens pour des imbéciles.
Contrairement au Cap Vert où nous avons été très imprudentes avec le soleil, nous ne nous méfions pas assez et négligeons de nous cantonner à l’ombre du parasol et de nous tartiner. Quand nous levons le camp vers six heures mon dos me chauffe. Ce n’est qu’après une douche laborieuse (aceite y frotar ) , j’ai les seins tout noirs sous le maillot noir, que nous découvrirons les coups de soleil.
Promenade et dîner le long du lac marin.
Dominique a le haut de la cuisse complètement brûlé, c’est l’unique fois qu’elle a enlevé le short des vacances, la peau n’était pas préparée. Impossible d’envisager une nouvelle journée de plage. Nous rentrerons demain matin à Créteil.
Réveil dans le brouillard. Il pleut. Nous nous promenons sur le port et sur la digue de Berméo .Le vieux port est installé dans une jolie rade nichée entre les maisons Les maisons du port sont étroites, hautes et colorées avec toujours ces vitrines. Elles se reflètent dans l’eau. Des bateaux blancs et des barques colorées dansent. Le port plus récent est vaste et contient de plus gros bateaux de pêche. De très gros bateaux sur des cales attendent la réparation. S’il avait fait beau, nous aurions pu faire de nombreuses promenades. Sous cette pluie, nous songeons au retour si bien que nous retournons faire précipitamment les valises avant midi.
Guernica
Terroristes ?
A midi, nous sommes en voiture, direction Guernica. J’avais imaginé cette ville rasée par les allemands, certains beaux bâtiments anciens avec des arcades bordent les rues. A la sortie de Guernica : embouteillage. Nous croyons à un accident, mais la file n’avance pas, les gens sortent des voitures, téléphonent, beaucoup font demi tour. « Que pasa? » « Une bombe dans un restaurant » (on apprendra ensuite que c’est à l’aéroport). La route est bouclée, on nous conseille d’essayer la route côtière.
Nous remontons vers l’océan le long de la Ria, traversons Artéaga puis de belles forêts dans les collines. Jolies vaches grises, beaux jardins. Encore des petits ports entourées de maisons colorées, une plage de sable jaune très profonde. Le village suivant est à 13 km. De nombreux marcheurs suivent la route. La plupart portent un parapluie. La pluie ne semble pas les effrayer. D’ailleurs, elle a cessé. Encore un petit port, c’est la fête locale, les voitures encombrent les bas côtés de la route, impossible de stationner. Pourtant, nous aimerions au moins acheter du pain.
Guernica4
Tapas à Delia
Délia est le dernier village avant l’autoroute, encore un port, des maisons en hauteur, des bateaux de pêche… deux plages de sable. Je ne trouve pas la boulangerie. J’entre dans un bar et achète les plus jolis bocadillos, les plus raffinés : tortilla au lard thon et piment, champignons confits escalope panée au piment. Dans de tout petits pains frais. Ce sont des mini sandwich à consommer en tapas, j’ai du mal à convaincre le barman de les emballer « para llevar ».
Pour ce beau pique-nique, il nous faut un bel endroit ! Justement un mirador est aménagé avec des bancs, une table d’orientation et une lunette. Les falaises de flysch gris se succèdent dans une mer grise sous un ciel gris. Belle vue mais photo tristounette, qu’on ne prend pas.
Irun, la frontière
Autoroute jusqu’à Irun, arrêt courses au poste frontière. Il règne un désordre inhabituel à cette heure de sieste. Les gens remplissent des caddies entiers d’alcool.
Vieux Boucau
Retour en France, les montagnes s’éloignent, les nuages se séparent. Arrivées dans les Landes, il fait très beau.
Nous trouvons un bel hôtel à Vieux Boucau près de Souston: l’Hôtel de la Côte d’Argent ** situé sur une rue piétonnière. Non seulement il reste des chambres, mais le prix est raisonnable 45 euros. Notre chambre n’est pas grande mais elle est claire, vue sur parking (nous sommes mal habituées) papier peint pastel, belle salle de bain et téléphone. La plage est assez loin, il faut traverser le quartier piétonnier, contourner le lac marin puis de grosses résidences (bien fichues, en Espagne la construction était vraiment laide), je trouve une certaine élégance à ces immeubles modernes aux volumes variés, surtout ils paraissent finis et léchés. Je crois que la dimension y est pour beaucoup : ils n’ont que trois ou quatre étages ; beaucoup moins que les immeubles espagnols ?. Au déboucher du lac, nous trouvons la dune, bien haute et bien pénible à gravir. Derrière, l’océan avec de jolies vagues (drapeau jaune). Nous sommes sur une plage déserte – baignade interdite- au retour, nous verrons des écriteaux « plage interdite : pollution». La marée noire est ici, non pas deux ou trois bouettes comme en Espagne mais des galettes de l’ordre du décimètre alignées sur le sable mouillé.
ESPAGNE ATLANTIQUE DU PAYS BASQUE AU PORTUGAL 2003
La côte découpée du Pays Basque
15h40, Bilbao, sans un regard pour le Guggenheim puisque j’ai les yeux fixés sur les panneaux. Nous négligeons les stations balnéaires de Getxoet de Plentziatrop proches de Bilbao . Nous empruntons la route côtière qui domine la mer de très haut. Cette portion de côte est très inhospitalière, pas de plages . En ce samedi ensoleillé et chaud, les gens sont installés dans les prés, parasol et sièges pliants avec la vue sur la mer, comme à la plage. Pas de villages, de belles fermes basques sont dispersées dans les prés bien verts bien pentus abrités par d’épaisses forêts aux alentours.
Je commence à m’inquiéter pour l’hébergement. ce n’est pas ici que nous allons trouver le petit hôtel de nos rêves avec une chambre avec vue sur la mer comme nous en avons pris l’habitude : la dame de l’Office de Tourisme m’a recommandé les fermes de l’agrotourisme.
Complet à Bekio! Bekioet Berméo, stations balnéaires, sont assez décevantes. Dans l’étroit espace coincé par la montagne, les immeubles se tassent le long de la route, très hauts, très laids. Bekio affiche complet.
Dernière chance à Berméo
Berméo
A l’office de tourisme de Berméo, on retient pour nous par téléphone la dernière chambre disponible de l’auberge de Manu à ( km dans la montagne.
la Venta : notre gîte
La Venta est une belle bâtisse en pierre, cubique, dans un petit hameau avec une petite chapelle et un curieux cimetière. La vue est magnifique sur le vallon vert. L’accueil est incroyable : un homme lave un quad, il me demande si c’est l’office de tourisme qui nous envoie et continue tranquillement à laver son engin. Je me dirige vers le bar : personne, à la réception, personne non plus . L’homme arrose tranquillement le quad, prend son temps pour fermer l’eau puis vient au comptoir. Il me demande mon nom et vérifie si c’est bien celui de la réservation. Carte d’identité, il remplit la fiche en silence, me tend une clé « c’est au premier étage», puis il disparaît. J’ai tout juste le temps de lui demander le prix « 37 euros»,. Il ne nous a même pas demandé combien de nuits nous comptions rester ni si nous dînons. Je jette un coup d’œil à la carte : le coup de fusil !
Plage de Mundaka
Plage sur la Ria de Guernica3
Nous descendons rapidement à la mer . Déception, il n’y a pas de plage à Bermeo, il faut aller jusqu’à Mundaka, à l’entrée de la Ria de Guernica. la plage est minuscule et bondée, le pire est le parking.
C’est marée basse, nous laissons les gens entassés sur le sable sec et nous installons près des rochers couverts d’huîtres. L’eau est chaude, sans une ondulation. Je nage comme en piscine le long d’un filin portant des flotteurs jaunes. Un peu plus loin vers le large, des surfeurs, debout, glissent sur les vagues de la mer ouverte. Un curieux bateaux rouge chargé d’estivants, fait des allers et retours . Où vont ils ? Dans quelle plage cachée inaccessible aux voitures ? De l’autre côté de l’estuaire, un plage magnifique, immense de sable clair. Si nous faisons abstraction de tous les gens entassés derrière nous, le site est magnifique dans cette crique enchâssée dans des rochers gris aux formes bizarres, bleu de la mer, vert vif des collines.
Nous faisons halte aux miradores, admirons les falaises et les îles de la côte découpée, le petit port de Bermeo, vu d’en haut puis grimpons au sommet d’une colline pour pique-niquer au coucher du soleil.
De Leon à Burgos
Réveil à l’heure espagnole et encore un petit déjeuner de luxe. Nous passons à Carrefour, tout comme en France, nous y trouvons des salades et des crevettes, du pastis …
La route de Léon à Burgos est une quatre voies gratuite . elle est complètement vide. Nous roulons dans une plaine jaune paille. La moisson est terminée, Bottes et rouleaux traînent dans les chaumes. Pas un arbre, un peu comme en Turquie. Parfois, des tournesols minables, ils ont souffert de la sécheresse. La Cathédrale de Burgosse voit de loin, on pense à Chartres. Ce serait quand même dommage de ne pas nous arrêter.
La Cathédrale de Burgos
cathédrale de Burgos
Burgos paraît plus animée que Léon. Toujours des pèlerins randonneurs, des touristes et beaucoup d’Espagnols endimanchés : les mariages se succèdent. La Cathédrale est toute blanche en pierre à grain très fin. Deux tours pointues, légères, aériennes, comme en dentelle ajourée. Une belle rosace surmonte un porche rectangulaire très simple. Sur la façade les rois de Castilles sont alignés. Sur le parvis, une rangée de pinacles pointus et sculptés et une belle fontaine. On voit un merveilleux plafond peint dans une chapelle, sérénité de la messe garantie par des panneaux de verre. Nous ne pouvons pas en visiter plus. Il faut acheter un ticket d’entrée à l’Office de tourisme : longue queue qui n’avance pas et nous décourage. Je renonce, notre temps est compté il reste encore 200km de route . Nous renonçons donc au tombeau du Cid et à toutes les merveilles, je le regretterai plus tard. mais nous avons déjà visité tant d’églises !
Où est donc le Cid?
La porte de l’Arco de Santa Mariadécorée des statues des grands personnages de la ville, entre autres, le Cidqui tient compagnie à Charles Quint, se visite – exposition d’art contemporain que nous parcourons au pas de charge -.
Nous aurions, sans doute, faire l’inverse, traverser Léon et rester à Burgos. Il est trop tard, Burgos ne m’avait pas attirée, sans doute sa mauvaise réputation de ville franquiste , nous aimerions terminer notre voyage par quelques jours à la mer.
Comme il est l’heure de déjeuner, nous entrons dans un bar particulièrement bien fourni en tapas et raciones : boudin coupé en tranches, calamars, poulpes, croquettes de pommes de terre ou fourrées aux piments doux rouge, un vrai délice ! que nous dégustons, installées sur les marches d’un escalier faisant face à l’entrée de la Cathédrale. Nous guettons la sortie des mariés. Les petites filles d’honneurs ont leur panier tout prêt.
Burgos danses
Un autre spectacle se présente : plus coloré que le mariage : des danses folkloriques au son d’une bombarde (hautbois ?), peu agréable à l’oreille. les filles sont vêtues de jupes vertes ou jaunes avec de larges ceintures rouges, jupons et culottes blanches sur des bas blancs tricotés, les garçons en noir, petit gilet, pantalons courts .danses en couple ; farandoles, tantôt des castagnettes, de foulards et des cerceaux.
Quittant Burgos, le relief s’accentue, toujours des champs de blé, mais aussi des collines ravinées, puis nous nous approchons des montagnes . l’autoroute passe par un défilé impressionnant avant de retrouver les montagnes vertes du Pays Basque.
25 Juillet : (Saint Jacques, fête du patron de l’Espagne) Leon
8h30 petit déjeuner dans une jolie cafétéria juste en face de l’hôtel : café con leche y churros – le cadre est agréable, Ripolin vieilli beige jaunâtre et brun rouge sang, balustres, parquet ciré.
maquette de Leon
500m de marche pour arriver dans les anciens quartiers intra muros. Une maquette géante montre la croissance de la ville. Une enceinte autrefois rectangulaire consolidée par de grosses tours rondes entourait déjà la ville au 1er siècle, au Xème quelques faubourgs. De cette muraille, il reste quelques tronçons, suffisamment pour avoir une bonne impression, bien pratique aussi pour s’orienter Cette ville ancienne est piétonnière, c’est bien agréable. vieux quartiers
Un dédale de petites ruelles ombragées et tranquilles contraste avec les grandes avenues commerçantes toutes proches. Dans la vieille ville, les maisons n’excèdent pas quatre étages. Clochers des églises, pignons de la Casa Bottine de Gaudi, dépassent des toits et nous donnent des repères. Casa de Bottine de Gaudi
La Casa de Bottine ressemble en plus sobre au Palais Episcopal d’Astorga. C’est une banque. Le bâtiment construit par Gaudi est fonctionnel. Le choix du granite gris martelé non poli accentue son aspect austère. Seuls les clochetons élancés recouverts d’ardoise brute, les créneaux d’ardoise, les fenêtres gothiques et une statue confèrent un peu de fantaisie à l’édifice utilitaire. Ne pas confondre l’architecte avec tous ses délires.
cathédrale
le porche gothique de la cathédrale de Leon
Une large rue au pavage lisse et moderne orné de coquilles dorées (chemin de Santiago oblige) nous mène à la cathédrale située sur une vaste place. Elle toute blanche, gothique, sans surprise. Enfin une façade que le baroque n’a pas phagocytée !
Jugement dernier : à droite l’Enfer, à gauche le Paradis
On admire d’abord le porcheavec ses trois tympans dans des ogives surmonté d’une très belle rosace ? Dans le tympan central : un Jugement Derniertrès réussi. Evidemment, c’est l’Enfer et ses monstres grotesques qui est plus rigolo !
A l’intérieur, résonne la marche nuptiale, une jeune chanteuse répète l’Ave Maria de Gounod et d’Albinoni. Nous restons longtemps à l’écouter. Un fleuriste apporte gerbes sur gerbes blanches. L’église embaume le lys .Dominique reste à écouter la chanteuse tandis que je parcours le déambulatoire. La nef est très haute, complètement ajourée de vitraux colorés. Certains sont anciens et magnifiques. D’autres modernes. Evidemment, ceux qui sont au soleil sont plus beaux. Pour la rosace il faudra revenir l’après midi. Le chœur et l’autel sont abrités par une vitre. On voit bien mais de loin un retable.
Je suis plutôt saturée de visites de cathédrale, mon regard est distrait. Quant à Dominique, elle en a vraiment assez ! Nous décidons de renoncer à Burgos, encore une cathédrale ! Nous ne faisons pas un pèlerinage ! Ma curiosité est satisfaite, je n’ai plus la capacité » de m’émouvoir. D’ailleurs, le gothique m’émeut peu. musée et cloitre
Leon, cloître gothique tardif arcades
Curieuse quand même, j’achète un billet pour le Musée et le Cloître .Il sera fermé cette après midi « c’est la Saint Jacques, le patron de l’Espagne »explique la guide d’un air indigné quand on lui demande la raison de la fermeture. Une dame de Logrono proteste que chez elle, la Saint Jacques n’est férié que si cela donne un pont !
Le cloître gothique tardif a de belles ogives avec des clefs de voûte très ornées. La frise Renaissanceest assez étrange : des animaux fantastiques font place aux têtes de mort humaines mais aussi animales, têtes de vaches ou de chevaux. La visite soi-disant guidée est un piège : la guide se contente d’ouvrir les portes, les referme, dit quelques mots et nous laisse livrés à nous mêmes. Dans une salle : belles statues de bois polychromes, un Saint Jacques Matamore très réussi. Mais le personnage piétinant les Sarrasins n’est guère sympathique ! la suivante présente des habits sacerdotaux dans des vitrines et la dernière des peintures modernes « Es un horror ! s’exclame la dame de Logrono».
J’ai vraiment l’impression de m’être faite piéger. La guide fait mal son travail, je me sens prisonnière Cette visite n’offre aucun intérêt Après la « salle des pierres » (statues romanes) celle de la peinture hispano-flamande (rien de spécial. par comparaison avec l’exposition de Bilbao. On arrive dans la salle « archéologique » silex et poteries romaines cassées, toujours explications minimales, je demande à sortir.
Leon, fresques de la collegiata
J’avais souhaité visiter Léon à cause d’une photo dans le Guide Vert du Panthéon Réal décoré de fresques. Il se trouve accolé à l’Eglise San Isodoro, bel édifice roman.
Encore une visite guidée, bon guide heureusement. D’après lui, ce bâtiment, accolé à l’église était le palais Royal des rois de Léon, de l’autre côté, il y avait un monastère. Il insiste sur le sens politique du bâtiment : le petit royaume de Léon avait bien besoin de la caution religieuse pour s’affirmer coincé entre le Royaume franc et l’Espagne musulmane. Repeuplé par les Mozarabes, es influences islamiques se font sentir sur le style des construction (arc en fer à cheval) et surtout dans l’artisanat. la salle du Trésor montre la coupe d’Urraca(1063) toute en or sertie de pierres précieuses. Les reliquaires décorés d’ivoire finement ciselés montrent aussi les influences mozarabes ou arabes.
La bibliothèque contient des incunables (on ne voit que des fac-similés des parchemins).
pantheon Real : fresque de l’Annonciation
Enfin nous descendons au Panthéon Réal où sont enterrés les rois de Léon. Les dalles sont près de l’entrée. les murs et les plafonds sont couverts de fresques très fraîches « préromanes » qui ont encore beaucoup en commun avec les fresques byzantines : le Pantocrator domine le centre de la nef, entouré des quatre évangélistes. Ces derniers sont très drôles : au lieu de représenter leur animal symbolique (lion, taureau, aigle, homme) à côté du saint, ils ont dessiné la tête de l’animal sur la silhouette humaine. Un autre plafond représente la Cène, un autre les anges et les bergers.
Calendrier des travaux des champs
Les animaux adoptent des poses pittoresques : combats de chèvres aux cornes torses emmêlées… sur un arc, on a représenté un calendrier des travaux des champs : en juillet on moissonne le blé à la faucille, en août, on le bat, vendanges en septembre, Octobre : récolte des châtaignes pour le cochon qu’on tue en Novembre. En Décembre, on reste chez soi. Le zodiaque montre aussi la course du temps, malheureusement, il est effacé. Trous ces travaux des champs évoquent les tombes égyptiennes en moins élaboré, toutefois. Les chapiteaux montrent les prémisses de l’art roman, on passe de la décoration végétale « asturienne » ou wisigothique d’acanthes et de pommes de pin aux chapiteaux historiés romans. Le Cloître roman, puis Renaissance est moins original. Vraiment, je n’ai pas été déçue de mon attente. Dernière surprise : une girouette, un coq d’or.
Dominique m’a donné rendez vous sur la place de la Casa Bottine près de la maquette. C’est aussi les rendez vous de tous les vieux messieurs. Elle a couru les magasins de la ville moderne et a rapporté un repas délicieux : anchois, artichauts, et aubergine confits à l’huile. Nous nous installons dans le parc aménagé le long de la rivière. Il fait bon, presque frais quand les nuages cachent le soleil. J’ai trouvé le Monde que j’aime toujours lire à l’étranger.
Après la sieste, nous retournons à la Cathédrale et à San Isodoro. Puis nous flânons dans les petites rues tortueuses aux maisons ocre, jaunes orange. Certaines ont de jolis balcons ouvragés, d’autre des loggias. Le re de chaussée est occupé par des boutiques. Les plus jolies sont celles des fromagers (une effluve de fromage les précède), celles des charcutiers disposant les conserves artistement, piments rouges, asperges en bocaux, olives, bouteilles d’huile. Plaza Mayor
L’immense plaza mayor30
Nous découvrons l’immense Plaza Mayor avec l’Hôtel de Ville, blanc ouvragé à pignon d’ardoises. Une grande esplanade carrée est bordée d’arcades, maisons jaunes aux balcons de fer. Impression de vide, cependant. On rénove, on restaure, mais je me demande si les maisons sont bien habitées. Il faut cependant tenir compte de l’heure espagnole, à cinq heures, les boutiques commencent seulement à remonter les volets de fer et les cafetiers à disposer les chaises sur les terrasses. A la terrasse d’un glacier sur la Place de la Cathédrale, je commande l’ Horchataque j’attendais depuis le début des vacances (comme le café con churros de ce matin).
Belle promenade jusqu’à San Marcos situé à l’écart de la ville historique près du fleuve. Une esplanade immense très moderne la précède : fontaines basses dans des carrés ras du sol, calvaire simple, sur des marches, une statue moderne d’un pèlerin assis qui a enlevé ses sandales pour soulager ses pieds.
La façade très ornée de San Marcos (occupé par un parador) ne retient pas longuement notre attention. L’église avec ses coquilles en relief nous plaît plus. Nous avons un spectacle vivant : une sortie de mariage avec limousines, les badauds tournent autour et se font photographier. Scène vivante après toutes ces pierres !
fagot de ma mémoire est un court récit autobiographique rédigé à New York pendant le Confinement. Souleymane Bachir Diagne, est professeur à l’Université Columbia, philosophe, mathématicien (il a consacré sa thèse à George Boole), élève de Althusser et Derrida, il se qualifie dans le livre de « althusserien et soufi » . Chacun des neufs chapitres du livre porte le nom d’une étape dans la vie de Diagne, Saint Louis, Ziguinchor, Dakar Sicap, Paris, Cambridge Massachusetts, Dakar les Mamelles, Chicago Illinois, New York. Trois villes sénégalaises de son enfance, trois continents. A Paris, comme Senghor avant lui, il intègre la Rue d’Ulm , prépare l’agrégation de philo, mais va aussi danser au Palace (avec Schopenhauer en poche), Jeune agrégé, il passe par Harvard en 1979 et découvre la ségrégation raciale. Après avoir soutenu sa thèse, il rentre au Sénégal pour une brillante carrière universitaire enseignant la « philosophie africaine ». Il est vivement question de décoloniser les esprits. Les années 1980, marquées par la révolution iranienne voient aussi surgir une réislamisation des sociétés musulmanes.L’islam devient une question géopolitique et le département de philosophie ne peut faire l’économie d’une réflexion sur la philosophie islamique ni de la décolonisation de l’histoire de la philosophie. Il étudie un philosophe indien Iqbal appelant à reconstruire la pensée religieuse de l’Islam. Là, je décroche un peu, n’étant pas du tout au fait des différents courants religieux. Toutes ses explications sur le soufisme m’intéressent bien sûr, mais je n’ai pas tout saisi.A Chicago, il rejoint un programme pluridisciplinaire sur les études africaines. Entre temps la tragédie du 11 septembre donne un autre sens à l’enseignment de la philosophie islamiste. Le soufisme, mouvement tolérant est discuté. A Columbia, on lui offre un poste sous le signe du postcolonial ou du décolonial.« Si le postcolonial était une religion, Columbia serait son premier temple »C’est là qu’Edward Said a enseigné. La querelle entre postcoloniaux et pourfendeurs de ces postcoloniaux au nom de l’universalisme, principalement européens et français est une question passionnante et d’actualité. Le mot de la fin est bantou : Ubuntu : « faire humanité ensemble, S’opposer aux inégalités entre les nations afin que chacun puisse se réconcilier avec elle-même et se sentir une parcelle d’une humanité solidaire….c’est la définition que Jaurès a donné du socialisme »
la muraille romaine d’Astorga
50 km plus loin : Astorga .Nous venons de quitter les mines d’or des Romains et voilà que nous les retrouvons ! Premier contact avec Astorga : une imposante muraille romaine protège la cité. Des archéologues ont dégagé la porte romaine encadrée par deux tours rondes . Une série de panneaux narre l’assaut de la muraille par les Wisigoths à la fin du Vème siècle (480) . L’office du Tourisme propose une visite guidée des ruines romaines . Nous n’avons pas de temps malheureusement. Pour nous Astorga n’est qu’une étape sur la route de Léon.
La cathédrale d’Astorga
Cathédrale d’Astorga : façade gothique
Nous abordons la cathédrale par l’arrière : un chevet gothique flamboyant s’élance hérissé de pinacles crantés. Saint Jacques (ou un pèlerin) domine de la hauteur de la flèche les toits et les pignons .L’enclos dallé autour de la cathédrale est grillagé d’un mur. Sur le côté, deux églises s’emboîtent, les toits rouges couverts de tuiles des constructions romanes contrastent avec les tours de pierre élancées. Ma première réaction devant l’imposante façade baroque est la stupeur : Dépassé Mondonedo ! (Saint Jacques de Compostelle est hors concours !) Le baroque masque le gothique . Nous sommes étourdies par le foisonnement des éléments décoratifs . je laisse échapper une exclamation « quelle salade !« que Dominique interprète comme « quelle horreur : » . Non, elle n’est pas horrible, elle est même très belle.
Cathédrale d’Astorga : façade baroque
Il faut prendre du recul pour apprécier l’ensemble. Elle n’est pas mise en valeur par une vaste place comme celle de l’Obradorio. A l’arrière du parvis, les étroites rues ne permettent pas de la voir en entier. J’emprunte la rue qui me paraît être en face pour prendre une photo de loin, mais je ne peux cadrer qu’une partie de la façade, une seule tour à la fois. Pour la contempler le mieux, il convient de s’adosser sur la banquette qui entoure le parvis et de regarder vers le haut ; mais on est alors étourdi !
Cathédrale de’Astorga : pinacles
Je prends photo sur photo des colonnes torses sculptées comme celles des retables dorés, des arcs jetés au dessus du vide vers les tours. Tant de colonnes, d’angelots, de balustrades, de frises…m’étourdissent Une ribambelle d’angelots remplace les balustres d’une galerie, entre les putti, un mouton grimaçant surgit, tout à fait étrange. Des femmes allongées représentent la Piété et l’Innocence, elles sont bien alanguies Le porche est encadré par des bas reliefs figuratifs très originaux . toute cette exubérance est permise par la finesse de la pierre de grès rose. Nous l’examinons à loisir .
Mais qui est donc cet animal dans le coin en haut à gauche?
Nous devons attendre une bonne demie heure l’ouverture du portail
Puisqu’il faut se contenter des extérieurs, nous contemplons
le Palais Episcopal, œuvre de Gaudi.
Palais épiscopal d’Astorga par Gaudi
Je me réjouissais beaucoup à l’avance de le voir. Nous sommes déçues au premier regard. C’est un édifice gris en granite taillé de petits moellons non jointifs ? Là où j’attendais délire et exubérance, je trouve une parodie moyenâgeuse avec tourelles rondes et créneaux, ogives et hautes cheminées. Seule l’entrée est bizarre avec des ogives à la Gaudi. Il me paraît trop sage, trop gris, j’imaginais de la couleur.
Les Pèlerins de Saint Jacques
Astorga pélerin
Sur la place, touristes et pèlerins affluent. Plutôt pèlerins d’ailleurs. Astorga doit être ville d’étape pour marcheurs et cyclistes. L’ambiguïté demeure entre sport et religion. Un couple d’Américains, Lonely Planet à la main, longue queue de cheval pour le garçon comme pour la fille. Deux italiennes, cuissardes de cyclistes, look sportif mais carnet de pèlerinage sur le sac du guidon, elles veulent aller voir je ne sais quelle croix : pèlerinage, donc. Deux japonais, le père et la fille, casqués de plastique, discutent avec les italiennes, tourisme ou religion pour les Japonais ? Une famille de Hollandais blonds dégingandés et braillards, sans équivoque des néerlandais en goguette, mais dans la chapelle de Gaudi, ils déchiffreront le latin, Etonnants ces Hollandais !
Palais Episcopal
Quatre heures sonnent : sur un vélo, un guitariste débarque . le Musée ouvre. Nous pouvons découvrir l’intérieur du Palais Episcopal (un musée religieux, encore un !). Les arcades, les pilastres, les ogives démultipliées sont soulignés de céramique orangée . Les ogives démultipliées, les alignements de colonnes donnent une impression d’espaces infinis dans un volume assez petits. Les vitraux colorés ont de l’allure. Sur quatre niveaux (avec une cage d’ascenseur), nous nous promenons dans des salles fonctionnelles :une salle à manger, un bureau, on imagine la vie dans cette sorte de villa-château moderne: ici le bureau, ici les salles de bain … Les objets exposés ne retiennent que peu notre intérêt. Pourtant, de belles peintures flamandes sont exposées, un retable intéressant et surtout des sculptures peintes certaines naïves sont attachantes.
Puis visite de la cathédrale.. La hauteur de la nef est impressionnante : les piliers nervurés sont énormes. Mais la nef est bloquée par une sorte de mur . autant la hauteur donne du volume, autant cette nef tronquée choque. Un organiste joue. C’est toujours bien, la musique vivante. Nous contournons cette sorte de boîte géante contenant les stalles de bois, fermée par une grille de bois (clôture ?) Ce qui reste à l’avant de la nef est occupé par des bancs. Nous sommes déçues. La façade grandiose laissait présager autre chose. Arrivée à Leon
Nous arrivons en fin d’après midi à Léon, sans aucune adresse d’hôtel. Il faut trouver comme à Bilbao une solution pour la voiture. A la troisième tentative, je découvre une pension au troisième étage d’un immeuble sans charme mais bien situé . C’est moderne propre mais après notre auberge de Medulas, décevant. La voiture couchera dans le parking souterrain
ESPAGNE ATLANTIQUE ET RETOUR PAR LEON &CASTILLE 2003
Le château de Ponferrada
Notre aubergiste est astucieuse : elle propose aux promeneurs matinaux le petit déjeuner sur un plateau avec des madeleines, du lait chaud et de l’eau bouillante dans des thermos qu’elle remplit le soir. Nous pouvons donc profiter des heures fraîches de la matinée. Si les hôteliers espagnols pouvaient tous en faire autant !
Le merveilleux jardin est plein d’oiseaux le matin. Nous avons le site pour nous toutes seule. C’est toujours plaisant de réviser, d’imaginer les 60 000 esclaves romains au travail dans le chantier monstrueux.
Les châtaigniers aux troncs noueux, souvent creux retiennent mon attention. Et toujours des oiseaux !
A midi, nous partons visiter Ponferrada distante de 20 km. Ponferradavient de son pont ferré sur le sil. Nous voyons trois ponts récents trop modernes pour être le fameux pont ferré. Le château est tout à fait spectaculaire et immense. Une grande campagne de rénovation est en cours. Il y a des grues et des ouvriers casqués de plastique bleu qui s’affairent à remonter les murs .Quel est le maître d’œuvre de ce chantier ? La ville, elle même est toute en chantier. On construit des barres d’immeubles en plein centre . Je ne sais qui est le Viollet le Duc du XXIème siècle ? La reconstitution est menée scientifiquement, des panneaux très détaillés expliquent toutes les défenses, la balistique. Des jeunes filles se promènent et guident les visiteurs.
Nous entrons par une tour carrée couronné par plusieurs tourelles. On dirait un château fantaisiste . Nous suivons les chemin de ronde, celui du bas est du XVème siècle, celui du vieux château des templiers du XIIIème. Un autre est du XVème . Nous passons devant des tours carrées, des rondes, des restes de palais. C’est vraiment une grande forteresse ! Il faudrait être plus au fait des guerres Irmandines (révoltes galiciennes) ou de la noblesse espagnole pour reconnaître les blasons et écussons. Pour nous, c’est simplement une belle promenade avec de beaux points de vue sur la rivière, les montagnes environnantes, la ville et l’enclos fortifié.
Ponferrada Tour de l’Horloge
tour de l’Horloge, Plaza Mayor
Passant sous le porche de la Tour de l’Horloge, nous jetons un œil à la cathédrale (fermée), traversons une succession de places pour atteindre la Plaza Mayor avec l’Hôtel de ville.. mais il est 14 heures, c’est l’heure de la sieste où tout ferme. Jusqu’à 16 heures rien à faire . Pas un chat dehors.