Au hasard de mes recherches, je n’ai pas su résister
Pour une fois, les images m’ont bien plu:au village sans prétention…
carnets de voyage et notes de lectures de miriam
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Au hasard de mes recherches, je n’ai pas su résister
Pour une fois, les images m’ont bien plu:au village sans prétention…
longtemps ce film me hantera, je l’ai vu il y a longtemps mais je ne peux me séparer de la musique, puisque j’en suis à Ithaque écoutons le encore
Quelle est la plus belle invitation au voyage que celle de Cavafy?
j’ai cherché longtemps les poèmes de Cavafy
Et voici que j’ai trouvé par miracle Ithaque alors même que nous nous trouvions à Ithaque

Quand tu prendras le chemin vers Ithaque
Souhaite que dure le voyage,
Qu’il soit plein d’aventures et plein d’enseignements.
Les Lestrygons et les Cyclopes,
Les fureurs de Poséidon, ne les redoute pas.
Tu ne les trouveras pas sur ton trajet
Si ta pensée demeure sereine, si seuls de purs
Émois effleurent ton âme et ton corps.
Les Lestrygons et les Cyclopes,
Les violences de Poséidon, tu ne les verras pas
A moins de les receler en toi-même
Ou à moins que ton âme ne les dresse devant toi.
Souhaite que dure le voyage.
Que nombreux soient les matins d’été où
Avec quelle ferveur et quelle délectation
Tu aborderas à des ports inconnus !
Arrête-toi aux comptoirs phéniciens
Acquiers-y de belles marchandises
Nacres, coraux, ambres et ébènes
Et toutes sortes d’entêtants parfums
– Le plus possible d’entêtants parfums,
Visite aussi les nombreuses cités de l’Égypte
Pour t’y instruire, t’y initier auprès des sages.
Et surtout n ‘oublie pas Ithaque.
Y parvenir est ton unique but.
Mais ne presse pas ton voyage
Prolonge-le le plus longtemps possible
Et n’atteint l’île qu’une fois vieux,
Riche de tous les gains de ton voyage
Tu n ’auras plus besoin qu’Ithaque t’enrichisse.
Ithaque t’a accordé le beau voyage,
Sans- elle, tu ne serais jamais parti.
Elle n’a rien d’autre à te donner.
Et si pauvre qu’elle te paraisse
Ithaque ne t’aura pas trompé.
Sage et riche de tant d’acquis
Tu auras compris ce que signifient les Ithaques.
Voyager pour Lire/Lire pour Voyager
quel livre emporter dans les Iles ioniennes?

Quand je (re-)lis l’Odyssée, je retrouve l’âme de l’enfant qui redemande la même histoire le soir avant de se coucher, qui la connaît mais ne s’en lasse pas, qui attend son épisode favori, qui découvre un détail passé inaperçu, qui se réjouit d’une expression favorite comme « les mots ailés« …
Je suis au bord de la magnifique plage de Filiatro, à Ithaque, j’ai nagé dans l’eau claire et paisible du petit fjord, nous avons déjeuné de souvlakis, je sirote mon café frappé sous un olivier. Je sors l’Odyssée et j’oublie la sonorisation de la taverne. je suis Ulysse aux Enfers…
Je lève les yeux et imagine les personnages se mouvoir dans ce décor précis.
Chant XI : Ulysse aux enfers rencontre les héros de la guerre de Troie Agamemnon raconte le meurtre de Clytemnestre, Achille s’enquiert de son fils Néoptolème, Ajax , toujours jaloux à cause des armes d’Achille, fait la gueule …passent en revue Tyrin Antiope, Alcmène, Epicaste, Chloris que je ne connais pas. Découverte de toute une mythologie beaucoup plus riche que je ne le soupçonnais.
Le chant XII raconte les épisodes plus connus des Sirènes, de Charybde et Sylla, des troupeaux du soleil. Ces aventures se déroulent sur l’autre rive du côté de l’actuelle Italie et de la Sicile. Le monde grec était alors plus étendu qu’aujourd’hui mais toujours avec le décor des oliviers de la rocaille…
C’est au chant XIII que les Phéaciens transportent Ulysse endormi au port de Phorkys, la plage Dexia, et les chants suivants nous serviront de guide dans notre visite d’Ithaque
Voyager pour Lire/Lire Pour voyager
Quel livre emporter dans les îles ioniennes?

Albert Cohen est né à Corfou.
Ses Valeureux, Mangeclous, Saltiel, Salomon, Michaël et Mattathias sont céphaloniens.
Séisme ou Shoah? Il ne reste plus rien du ghetto de Céphalonie où évoluaient les Valeureux. D’ailleurs dans quelle localité se trouvaient-ils? A Argostoli ou à Lixouri? Jamais Cohen ne le précise.
C’est un plaisir de relire les aventures des Valeureux dans leur décor. Nostalgie d’un monde disparu, d’une innocence dont la roublardise n’est pas antinomique. Truculence des caractères, pittoresque et de leur langage. La farce est énorme et je ne peux me reternir de rire à haute voix. J’ai adoré l’évasion de la petite lionne et les transports des Juifs en cage que Mangeclous a inventé. les menus aussi, pantagrueliques et orientaux.
Scipion le Marseillais m’a moins accrochée, personnage un peu convenu, peut être.
quand les Valeureux arrivent à Genève à la SDN, la farce prend un tour plus tourmenté. On sent la menace qui pèse sur les Juifs personnifiée par Jérémie, le juif polonais réfugié(le livre a été publié en 1938). Mais aussi l’attitude ambiguë de Solal tiraillée entre sa fonction diplomatique et son attachement aux Valeureux.
que vient faire cette histoire de fonctionnaire belge à l’esprit étriqué , à la SDN? Est-ce le contrepoint à la rudesse mais à la chaleur des Céphaloniens?
J’avais déjà lu Mangeclous autrefois, mais j’avais confondu Céphalonie et Salonique. Je n’avais pas relevé les allégences à l’empire Britannique, ni comment ces juifs étaient français. Après avoir lu l’histoire des îles ioniennes, françaises quelques années au début du 19ème siècle puis sous Protectorat britannique cinquante ans, je comprends mieux les allusions.
Voyager pour lire/Lire pour voyager

J’ai acheté ce livre avant notre départ pour les îles Ioniennes, j’aurais dû le lire avant de partir à Tinos en avril dernier.
Un étudiant en histoire est chargé par sa logeuse, une très vieille dame, d’une enquête concernant Le Mont Athos.
Ce roman, très bien conduit est passionnant, le narrateur est partagé entre un cours de philosophie pré-socratique, la rédaction de son mémoir et l’enquête sur la « Sainte Montagne » qu’il conduit le plus objectivement possible, interrogeant aussi bien son professeur à l’université, une archéologue, un journaliste, des moines et des hommes ayant approché le Mont Athos. Toutes les informations sont bonnes à prendre: un poème, des données financières (on apprend que les monastères immensément riches ne paient pas d’impôts), une photo des femmes communiste, pendant la guerre, une gravure antique dans une muraille. Et le lecteur, en profite pour nous instruire dans tous ces domaines.
On croise un grand nombre dee personnages très attachants : Nausicaa, la vieille dame très distinguée, mais aussi le père du narrateur, plombier de Tinos qui demande systématiquement à ses clients s’ils croient en Dieu, la mère très croyante…
L’auteur nous convie à des situations étranges comme cette cérémonie où l’on marche sur des braises, ou une conférence burlesque à Thessalonique dans l’Université occupée par des grévistes. Comme, dans un roman policier, le suspens est assuré, et on ne lâche pas le roman.
Ce livre passionnant est arrivé, pour moi à la croisée de mes voyages. Nous revenons de Tinos et voilà une évocation de l’île qui tombe juste, le vent de Tinos souffle dans le roman comme il a soufflé pour nous,au hasard des pages, je retrouve Hypatie découverte dans le film Agora, visionné avant notre départ pour Alexandrie. L’étudiant lit à Nausicaa Le Livre de l’Impératrice Elisabeth, nous venons de visiter l’Achilleon à Corfou….Toutes ces coïncidences m’enchantent.
Et riche de nouveaux personnages qui se croisent, dont les histoires s’entremêlent, je voyage au Mont Athos, alors que l’interdit des femmes, l’abaton, me retire tout espoir de jamais y poser les pieds. Lire pour voyager…
Train Paris-Venise

La gare de Bercy ne ressemble pas aux autres gares parisiennes. Seulement 4 trains sont programmés ce soir, le premier pour Rome, 2 TER pour Nevers et Avallon, et le Stendhal pour Venise 20h33. Inutile d’arriver des heures à l’avance comme pour l’avion. On s’installe comme dans n’importe quel train. C’est un train italien. 6 Bouteilles d’eau frizzante attendent dans chaque compartiment, délicate attention.
Stendhal est un traînard qui s’arrête avant même d’avoir atteint le Carrefour Pompadour.
Je suis très joyeuse de prendre le train. C’est un acte militant mais pas seulement. Partir et arriver en centre ville est un avantage. Le prix est comparable à celui des avion Low cost (35€ pour le Prems, 51€ pour notre billet). Le train de nuit économise une nuit d’hôtel, les taxis des transferts, et surtout, est très reposant.
Le monde entier se retrouve à bord : beaucoup d’Asiatiques des étudiants japonais, coréens ou chinois qui ont sans doute un pass inter-rail pour toute l’Europe, des familles indiennes, des Italiens, des Africains….Dans l’avion, tout le monde se bat pour avoir un hublot, poser ses bagages à main dans les casiers. Dans notre compartiment s’établit une certaine intimité, on s’aide pour hisser les sacs, installer les couchettes. On échange la couchette du bas d’une étudiante coréenne pour celle du milieu. J’offre des cerises. Un monsieur alpiniste ou randonneur (sac d’alpiniste, bâtons) qui descendra à Brescia tente de lier connaissance.
Coucher de soleil sur Montereau et la Roche Migennes.
Vu du train
6h30, Milano Centrale, jour blafard, l’arrêt se prolonge. J’ai dormi 8h30, mieux qu’à la maison bercée par le mouvement du train. Je recommande les couchettes aux insomniaques (se munir de bouchons d’oreilles et d’un masque en tissu). Milan : tissu urbain très serré. Seuls éléments pittoresques : de grandes bâches vertes pendant devant fenêtres et balcons. Campagne plate et verte, les maïs sont très hauts.
Brescia, sous la pluie battante. Les crêtes des Alpes ont disparu dans les nuages.la campagne est inondée. Verrons-nous Venise sous l’orage ? Le temps s’améliore juste avant les lacs : paysages somptueux. Des crêtes très déchiquetées se détachent sur un ciel rose, clochers pointus et cyprès se reflètent dans un miroir argenté. Vision fugace. Entre Peschiara del Garda et Vérone, les cimes nous accompagnent. Brusquement nous entrons dans la lagune. Sans prévenir, à Maghera toute une flottille de barques à moteur accompagne le train chargée de ciment ou d’autres marchandises. Les cheminées des usines de Mestre puis les gros ferries apparaissent. Le train court sur une digue.
Cinq jours à Venise (1er jour)

A la sortie de la Gare : la surprise, le Grand Canal, ses ponts aux nombreuses marches, le soleil, l’éblouissement !
Nous traînons les valises à l’Hôtel Airone(un héron pour enseigne) – fermé – c’est l’hôtel Canal, voisin. Il est trop tôt : il faudra revenir, nos chambres ne sont pas prêtes (check in à 13 heures).
Vaporetto
Munies de la Carte Venice (72€ pour 3 jours : gratuité des transports et de certains musées, des réductions dans les autres, Carte Chorus gratuité dans une quinzaine d’églises) nous prenons les Vaporetto ligne2. Une foule attend le vaporetto devant la Ferrovia. Ce qui devait être une croisière est pire que le métro à l’heure de pointe. On se pousse, on se presse, debout on ne voit rien. Au pont du Rialto le vaporetto se vide. Chacune trouve une place assise à l’extérieur, et regarde, un peu éberluée, les palais défiler. Ce n’est pas notre première visite à Venise, pourtant nous sommes surprises. Tant de palais ! Tant de splendeur ! On en oublie de suivre le plan sur le livre et d’identifier les édifices.
San Marco, tout le monde descend ! Sauf nous. À la proue, nous nous installons aux meilleures places. Les mêmes palais défilent, leur aspect devient plus familier. Dépassons la Ferrovia, le parcours devient moins touristique vers la Piazza Roma, Tronchetto, le port où attendent les grand bateaux blancs. Le ferry de la compagnie Anek pour Corfou ou Patras ? Le vaporetto hésite entre lagune et Venise, choisit le canal de la Giudecca. Les arrêts ont des noms d’église Redentore, San Basilo ou San Giorgio pour enfin arriver à San Marco.
Le Pont des Soupirs est occulté par une bâche bleue, publicité pour une marque de montres, peu romantique. Néanmoins, les gondoles s’y pressent.
Cinq jours à Venise (1er jour)

Il est midi, le soleil est de plomb. Seule ombre, celle des arcades du Palais des Doges. Difficile d’écrire à propos du Palais Ducal sans recopier bêtement le guide touristique qui, lui-même, renonce à guider pas à pas le visiteur. La façade rose et ses motifs géométriques, pierre d’Istrie et pierre de Vérone, sont archi-connus. La cour est éblouissante de blancheur. Comme tous les touristes, nous suivons les flèches. La visite ressemble à un marathon.
Trois points de vue sont envisageables :
La visite politique, compréhension des institutions de la République de Venise. Rien n’est laissé au hasard dans ce Palais, ni les appartements ducaux, ni les salles d’apparat immenses, Grand conseil ou Scrutin, ni les bouches de lion : boîtes aux lettres de dénonciations, ni les prisons. La démocratie patricienne de Venise se révèle ici dans ses fastes, dans les limitations des pouvoirs, savant dosage pour que le Doge ne prenne pas complètement l’avantage. Il faudrait prendre son temps pour regarder mieux les portraits des doges, des dignitaires, des avocats, des juges sur les tableaux qui ornent chacune des salles, ainsi que la série des doges avec le drapeau noir occultant le portrait de celui qui a cherché à prendre le pouvoir.
On pourrait aussi s’attacher à l’histoire de Venise racontée sur les tableaux immenses. Les cartes énormes de la Salle du bouclier montrent l’expansion vénitienne dans toute la Méditerranée. L’orientation habituelle avec le nord en haut ne semblait pas encore la norme. Les côtes palestiniennes et syriennes en haut m’ont désarçonnée. La Victoire de Lépante de Véronèse est connue. Dans la Salle du Grand Conseil, la 4ème Croisade est peinte, du Serment de Venise du Doge Dandolo aux Croisés, à la Prise de Constantinople, en passant par le Siège de Zara. Le roman « Les chevaux de Saint Marc », que j’avais moyennement aimé m’a bien servi ! Il me faudrait réviser le les luttes entre Frédéric Barberousse et le pape Alexandre III, illustrées ici. Je passe l’apothéose de Venise de Véronèse où la ville est représentée par une femme triomphante. Comme partout, les scènes mythologiques ont une signification historique à déchiffrer, j’en suis incapable.
Une troisième visite s’attacherait à la peinture. L’exposition du Louvre Titien, Tintoret et Véronèse a mis l’accent sur les rivalités entre ces maîtres. Au Louvre, Titien l’emportait haut la main. Au Palais Ducal, Tintoret et Véronèse dominent. Le jeu consiste à repérer un tableau sur les murs ou les plafonds. Aller voir les explications et revenir ensuite à la peinture. ». Le Louvre avait aussi consacré une exposition au Paradis de Tintoret, « la plus grande toile du monde », il y a quelques temps. Il en faudrait du temps et des connaissances pour profiter du Palais des Doges ! Ma préparation accélérée n’y a pas suffi !
Après avoir traversé les appartements des doges, les salles officielles, anti-collège (antichambre) collège, Salle des Dix, du Sénat, du Grand Conseil, du Scrutin, nous arrivons dans celles des Inquisiteurs, du tambour (tribunal) et passons par le Pont des Soupirs pour visiter interminablement les prisons. Le bâtiment de la prison est en belle pierre blanche brute, dans sa cour il y a un puits. Une dame raconte Montecristo. Je pense à la lecture très récente de l’évasion de Casanova.
Dans la cour, nous admirons le magnifique escalier des Géants
Nous sortons abruties du palais..
Cinq jours à Venise (1er jour)
Place Saint Marc à l’heure du déjeuner
14h, nous avons faim.
Sous les arcades de la Place Saint Marc on vend des sandwiches à un prix raisonnable (4€). Un roulé aux aubergines et à la roquette, une escalope de poulet pané.
Mais où manger ? Il est interdit de manger ou de boire assis. Toutes les poubelles portent ces interdits. Nombreux sont les touristes, affalés, bravant cet édit ! Nous choisissons mal notre endroit : le garçon de café nous chasse. Nous étions sur la terrasse du Florian où une pianiste, une violoniste et un flûtiste jouent des standards internationaux.
La Place Saint Marc est encombrée en ce moment d’un chantier disgracieux. Une énorme bâche nous en cache tout un côté. Soleil de plomb, foule, chantier la Place saint Marc est inhospitalière cette année.

Plus sympathique, le désordre de la Piazzetta, ses colonnes monumentales sont surmontées l’une du Lion l’autre de Saint Théodose. Qu’est-ce donc que ce crocodile ? (à Rhodes il y avait aussi un crocodile)
3heures, je pique du nez dans le vaporetto. Quelle honte de dormir devant un pareil spectacle !
Une surprise nous attend à l’hôtel Canal : l’hôtel Airone est indisponible, on nous a réservé des chambres à l’hôtel Falier. Nous trainons les valises le long d’un petit canal courbe. L’hôtel Falier est beaucoup plus joli qu’Airone. La chambre est exigüe mais elle a une belle salle de bain et de l’autre côté du couloir un » jardin », terrasse couverte d’une tonnelle. Le quartier est calme et agréable.
Après un petit somme, nous explorons le quartier : le ciel est gris, il pleut. Je m’installe dessiner un petit pont non loin d’un palazzo à la décoration délicate, aux fenêtres en arc romans, et aux cheminées typiques. Pour moi qui ignore la perspective, ce n’est pas facile. Cette terrasse est celle d’une bruschetteria ; des jeunes s’installent pour manger. La serveuse très gentille m’apporte sans rechigner mon eau minérale (au prix de la bouteille) dans un verre avec des glaçons et une rondelle de citron.
Tout ferme tôt à Venise ! A 20h30, les magasins que nous avions repérés ont baissé leur rideau. Je poursuis ma recherche du dîner et découvre l’immense Santa Maria Gloriosa dei Frari au très haut campanile carré en brique relevé par des pierres blanches.