CARNET ÉGYPTIEN 2019

Comment rédiger ce 4ème carnet?
Nous avons retrouvé les sites découverts lors de nos précédents voyages, moins oubliés que je ne l’imaginais. 17 ans se sont écoulés depuis nos visites aux Pyramides, à Saqqarah et Memphis, Assouan… décrits minutieusement. Vais-je retranscrire mon journal de bord comme d’habitude?ou corriger le carnet 2002 qui a perdu ses illustrations lors des migrations du blog de Voix-Nomades, au Monde, puis WordPress, ? Peut être devrais-je rédiger autrement, par thèmes?
9 ans après la Révolution des Printemps arabes, qu’est-ce qui a vraiment changé?

Difficile d’apprécier de ma position de touriste, même touriste attentive, confinée aux zones touristiques, aux sites archéologiques protégés. Seuls contacts avec la population sont les hôteliers, ou les vendeurs de souvenirs. Nous avons côtoyé les égyptiens ordinaires dans les trains et les taxis . La barrière de la langue est une difficulté majeure.
Observations amusantes et faciles : mes collègues touristes. Le changement est flagrant. Très peu d’Occidentaux, Européens, Britanniques ou Américains. L’Asie débarque en force, les Chinois en groupes serrés, Japonais et Coréens peut être plus dispersés. Indonésiens, Pakistanais, Indiens et Bangladais se fondent plus dans le paysage : les femmes sont voilées ; comme les Égyptiens, ils portent parkas et bonnets prévus pour se prémunir de la froidure de décembre. L’Amérique du Sud – Brésil, Chili et Mexique – fournit des contingents non négligeables. Bien sûr, tout ce monde se déplace en groupe!
Précédemment, nous n’avions pas osé construire nous-mêmes le voyage. L’agence locale Sylvia nous avait fourni circuits, hébergements, et le plus souvent, un petit car jaune et marron avec chauffeur et guide. Cette fois-ci, nous nous sommes lancées seules. Réservations d’hébergements avec Booking.com, train-couchettes et train de jour, en 1ère classe, quand même! Sur place, nous avons fait confiance aux hôteliers pour les excursions et j’ai utilisé les bus locaux et ferry baladi (populaire) pour quelques dizaines de livres.

Nous avions snobé les petites croisières sur le Nil, entre Assouan Louxor, qui nous semblaient le comble du tourisme de masse. Nous avions bien tort! Les trois jours de croisière ont été une expérience tout à fait plaisante : luxe de la cabine et des buffets, programme complet de visites guidées. Nous avons apprécié la navigation à petite vitesse, les berges du Nil vus du pont du bateau…Trois jours très complets et luxueux pour une somme dérisoire.
A condition de prendre son temps, on peut tout à fait se débrouiller seules!








Les meilleurs, ceux D’Arnaldur Indridason aussi bien les enquêtes d’Erlendur que celles de Konrad, se lisent d’un trait. non seulement l’intrigue est très bien troussée mais on apprend des tas de choses sur l’Islande contemporaine, mon préféré : La Femme en Vert, les autres sont aussi très bien : L’Homme du Lac est situé pendant la guerre froide, Le Passage des Ombres commence en 1944 quand les troupes alliées étaient basées en Islande, j’ai moins accroché avec Hypothermie. Toutefois, tout Indridason est à lire!
coups de cœur littéraires et poétique : j’ai découvert l’auteur avec Le Cœur de l’Homme qui est le 3ème tome d’une trilogie, j’aurais mieux fait de me renseigner pour lire les deux autres tomes avant! J’ai beaucoup aimé D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds qui se passe beaucoup à Keflavik et aussi Asta, un roman d’amours complexes et multiples…
Mal » où l’évocation des massacres des Juifs en Lituanie voisine avec celle des milices nazie, et des ultra-droites actuelles dans une ambiguïté assez nauséabonde. Cette littérature décomplexée me met mal à l’aise.
déçue par Rosa Candida que j’ai trouvé bien mièvre (et qui ne se déroule pas en Islande). J’ai nettement préféré Miss Islande qui raconte comment dans les années 1950, il était difficile pour une femme de faire une carrière littéraire, et pour un homme gay de vivre ouvertement.

J’ai gardé pour la fin, le plus difficile, le plus célèbre peut être : Snorri Sturluson l’auteur de sagas et de l’Edda au 13ème siècle que les Islandais comparent à Homère et aux plus grands. J’ai cherché une saga , j’ai trouvé la saga de saint Olaf mais j’ai calé après un peu plus de 100 pages. Les vikings batailleurs m’ont un peu lassée.
En revanche j’ai beaucoup aimé les aventures de la Saga d’Eirikr le Rouge qui raconte la colonisation du Groenland et la découverte de l’Amérique, le Vinland.



















