Loin de mon père – Véronique Tadjo

LIRE POUR L’AFRIQUE

Nina rentre à Abidjan pour les funérailles de son père, le Docteur Kouadio Yao, avec le regret de n’avoir pas pu assister à ses derniers instants. Son père ne l’encourageait pas à rentrer en côte d’Ivoire déchirée par la guerre civile.

La famille n’est pas un vain mot en Afrique, proche ou étendue, tous participent aux cérémonies en formant un véritable comité de campagne, accueil, transport, restauration….Nina n’est donc pas isolée dans son deuil. Elle doit toutefois se plier à la coutume, aux exigences des anciens du village qui repoussent la date de l’enterrement. Déchargée des corvées matérielles, son rôle consiste à mettre de l’ordre dans les papiers de son père.

Elle en profite pour retrouver les albums-photos de famille, les carnets intimes du père, d’évoquer sa sœur Gabrielle dont l’absence est pesante. Elle va faire des découvertes déstabilisantes: une femme  prétendra que son fils est le fils du docteur, Nina accueillera volontiers ce demi- frère, mais d’autres se présenteront. Le médecin, étudiant à Paris, époux d’une femme française menait une vie de polygame au su de tous, sauf de sa femme et de ses filles qui ne se doutaient de rien.

Un cousin lui annonce que son père avait contracté des dettes importantes. En fouillant, Nina découvre que le père avait recours aux service de marabouts et de sorciers.

Plus on avance dans la lecture, plus on sent la jeune femme tiraillée entre Afrique et Occident entre son  père, éduqué à Paris mais tellement impliqué dans la tradition africaine,  et sa mère, blanche qui aimait l’Afrique, mais restait enfermée dans sa tour d’ivoire d’artiste. métissage insoupçonné au début du livre. On la sent se rapprocher de sa mère alors qu’elle cherchait le souvenir de son père.

Nina pense un moment rester à Abidjan, prendre soin de la maison, jouer son rôle d’héritière. La fin est ouverte.

J’avais été éblouie par La Reine Pokou, que j’offre à l’occasion quand je veux faire un cadeau, Loin de mon père ne m’a pas déçue.

 

Les Vaches de Staline – Sofi Oksannen

De retour des Pays Baltes, ayant dévoré Purge du même auteur, je me suis précipitée pour emprunter Les Vaches de Staline.

L’ histoire de Katariina, la mère, ingénieure estonienne, en 1971 se marie à un Finlandais, et part en Finlande, alterne avec l’histoire d’Anna sa fille, née en Finlande vingt ans plus tard. Le récit des parents de Katariina, des années des déportations en Sibérie, et des Frères de la Forêt à la fin de la Seconde Guerre Mondiale explique pourquoi Katariina était si désireuse de quitter l’Estonie.

Ce roman raconte la vie en Estonie de 1945 à 1995, les privations, les combines et la corruption, les femmes prêtes à tout pour un collant. Le « monde d’Anna » est celui d’une petite fille partagée entre la Finlande et l’Estonie soviétique, qui ne doit avouer à personne en Finlande que sa mère est Estonienne.

L’obsession d’Anna « son seigneur » c’est la boulimie. Boulimie et anorexie, véritable addiction, de la jeunes fille au corps parfait, étudiante modèle on assiste à une véritable déchéance physique, ostéoporose précoce, renoncements. Autant qu’un récit sur l’Estonie soviétique c’est celui de cette addiction.

j’ai préféré Purge, véritable thriller très bien conduit.

 

the Artist – Michel Hazanavicius

Il paraît que je suis snob au cinéma, sur le nom de Resnais ou d’Almodovar je cours, au risque d’être déçue, je traverse Paris pour voir un film palestinien, ou le film africain dont personne n’a entendu parler, tandis que Brice de Nice, Un Garçon et une fille, ou Eric et Ramzy seraient plutôt un repoussoir. Dujardin n’a jamais fait partie de ma galaxie privée où brillent  acteurs et actrices favoris!

Mais le Noir et Blanc , c’est tout de suite plus chic, et le muet encore plus classe!

J’aurais eu tort de suivre mes préjugés parce The Artist est un très beau moment de cinéma. Ou plutôt une collection de belles images, clins d’œil à un ciné-club, trouvailles.

Merveilleux jeu avec l’habit de cérémonie dans la vitrine et les manches de cet habit, trouvaille visuelle! Célébration du cinéma muet avec orchestre dans une salle digne d’un opéra. Jeux devant et derrière l’écran blanc, ombres et coulisses.Et pour finir : claquettes. Sans oublier le drôle de petit chien qui a un rôle de premier plan (bravo au dresseur!). Et bien sûr la craquante actrice bien parlante!

Une heure quarante sans une parole, Dujardin cabotin quand il le faut, défait, émouvant, bravo l’Artiste!

 

 

Les Buddenbrooks – Thomas Mann

Lübeck, 1835 – 1875, le déclin d’une famille de négociants. Saga de 630 pages qui se lisent avec  grand plaisir.

Lübeck, ville hanséatique, ville libre dans une Allemagne pas encore unifiée, pas encore industrialisée. Glissement vers un monde moderne déjà prévisible en 1835 quand le souvenir du passage des armées de Napoléon est encore perceptible, vers une Prusse qui va prendre la tête, en attendant l’unité le Zollverein est dans l’air. Johann Buddenbrooks,  négociant en grains fournit les armées. Consul des Pays Bas,  commerçant avec toute la Baltique de Riga au Danemark, et à la Suède, même plus loin vers Amsterdam ou Londres. Lübeck,  ville provinciale, est ouverte sur le monde, Christian est envoyé apprendre le commerce à Londres, il ira même à Valparaiso. 1830-1875, c’est aussi l’essor des chemins de fer.Période bâtisseuse où les notables quittent les maisons à pignons pour  construire des hôtels de prestige, galeries et colonnes…. Période des révolutions de 1848, Lübeck n’est pas épargnée par le bouillonnement révolutionnaire, le livre raconte comment les sénateurs et notables vécurent ces journées.

En dehors du contexte géographique et historique, ce roman est une formidable histoire familiale avec tous les ressorts psychologiques habilement disséqués par l’auteur. Thomas Mann prend son temps pour présenter ses personnages : les  35 premières pages racontent un repas de famille, au cours desquels il  présente les protagonistes et donne un luxe de détails aussi bien sur le décor, la maison des Buddenbrooks,que sur les costumes et les divers travers de tous les membres de la famille et leurs proches.

Une autre fête de famille, un réveillon de Noël marquera la chute de la maison Buddenbrooks. Magnificence de la fête, des cadeaux que l’enfant Hanno recevra : un théâtre miniature et un harmonium, cadeaux de rêve pour celui qui choisira la voie artistique plutôt que celle du négoce pour suivre l’affaire familiale et succéder à son père….Description des décors de Noël, menu de fête, toilettes…..

On peut aussi s’attacher à chacun des personnages dont le destin est raconté en finesse. J’ai suivi avec émotion Tony, la jeune fille heureuse de vivre qui sacrifiera son premier amour par obéissance à son père, en se mariant à un négociant, comme si ce destin était immuable. Tony deux fois mal mariée….

Déchéance de Christian qui n’était pas fait pour être commerçant…Encore un mauvais mariage-de-raison pour Erika, la fille de Tony… Dans les dernières pages on suit Hanno, le musicien de santé débile, impossible successeur de son père Thomas.

Les évènements se succèdent en douceur, logique implacable de ce déclin, sans éclat, l’analyse psychologique est toujours suggérée dans une foule de détails pittoresques, villégiature sur le bord de la Baltique, ou promenade en campagne.

 

un peu d’Allemand….

 

 

Zsolt HARSANYI : la vie de Liszt est un roman – Actes sud

diaporama miscellanea48 : merci pour tous ces portraits!

Complément naturel à notre « promenade Liszt », au concert sur le piano de Liszt, aux »Lisztiades » qui avaient été l’occasion plus d’aller à la messe que d’entendre un concert….que l’auteur de la biographie soit un romancier Hongrois Zsolt Harsanyi  (1889-1940) était un évidence au retour de Budapest.

Liszt, en soutane, sous sa coquille à l’Opéra, Liszt en bronze jouant de ses mains immenses en secouant son abondante chevelure au milieu du square, ou trônant au dessus de la porte de la Zenakadémie, sont les images que nous avons rapportées de notre voyage.

Un des Hongrois les plus fameux ?

J’ai eu la surprise de constater que Liszt, de langue maternelle allemande n’a jamais pris la peine de parler le Hongrois. Né près de Sopron, fils d’un intendant du Prince Esterhazy dont nous avons visité le château à Fertö il y a quelques années. Il a donné son premier concert – enfant prodige, « petit Mozart » – à Pozsony, l’actuelle Bratislava. A dix ans, il part pour Vienne où il prend des leçons de Czerny et de Salieri. Beethoven complètement sourd lui fait l’honneur d’assister à son premier concert viennois et l’embrasse.

Comme Mozart, sous la conduite de son père, le petit Liszt sillonne l’Europe et joue dans les cours françaises et anglaises. Il s’installe à Paris où il vivra longtemps, parlera français qui deviendra sa langue habituelle. C’est là qu’il fréquentera les Romantiques, se liera d’amitié avec Chopin, George Sand, Musset, Berlioz et rencontrera aussi bien les grands du faubourg Saint Germain que tous les musiciens de l’époque. Ce livre retrace une « histoire de la musique » et des mouvements artistiques au cours du 19ème siècle.

Imaginer Budapest, et se retrouver à Paris ou à Croissy ou à Nohant !

Liszt était plus parisien qu’exotique. Son charme, il le devait à la précocité de son talent, à sa virtuosité et aussi à son physique de dandy avec un « profil de médaille » et à des cheveux de page. Enfant, adolescent puis, jeune homme, le pianiste était la coqueluche des dames du grand monde. Affichant une grande piété, il ne résista jamais à la tentation d’une conquête féminine. Même au sein d’une grande passion interdite, quand sa maîtresse Marie d’Agoult, la mère de ses trois enfants, il n’hésita jamais à tromper celle-ci. Rivalisant de virtuosité avec Paganini, il était adulé et profitait bien de son succès.

C’est en Allemagne qu’il va passer l’essentiel de son âge mûr. Établi à Weimar, il va consacrer son énergie à faire connaître la « nouvelle musique », celle de Berlioz, et surtout celle de Wagner. Représenter les opéras de Wagner va être l’objet de tous ses efforts. Même pendant les jours héroïques de la Révolution de 1848, Liszt, se déclarant patriote hongrois ne prendra pas part aux soulèvements et au contraire intriguera auprès de la cours d’Autriche pour être anobli. Certains Hongrois ne lui pardonneront pas de fréquenter Bach, l’oppresseur autrichien de la Hongrie. Pourtant, il  n‘hésitera pas à défier le tsar en jouant Chopin et en encourageant les Polonais !

« La vie de Liszt est un roman «, roman d’amour, amours consommées mais toujours illégitimes. Entre sa fiancée secrète Caroline, son élève que le père congédie comme un domestique à 18 ans, la fuite en Suisse avec Marie d’Agoult qui abandonne son mari, la longue attente d’une annulation par le Saint Siège du mariage de Carolyne Wittgenstein … les liaisons avec ses jeunes élèves et ses admiratrices…

Dernier épisode : le voyage à Rome  qui se termine par l’entrée en religion. Liszt revêt une soutane de soie, une pose ? Presque ! Il reste clerc et pourrait se marier si Carolyne le souhaite encore et ne peut dire la Messe.  C’est en soutane qu’il va s’installer à Pest où il consacrera ses derniers efforts à installer une Académie de musique de qualité à Pest. Après la Messe d’Esztergom, il écrira la Messe du Couronnement d’ Elisabeth (Sissi) et de François Joseph dans la Cathédrale Mattias de Buda.

Vieillissant, il connaîtra la tristesse des trahisons, le deuil de ses enfants et les difficultés de sa relation avec Wagner et sa fille Cosima.

Je pensais lire une histoire hongroise, c’est une histoire européenne que j’ai trouvée,  partagée entre l’Autriche mais surtout la France et l’Allemagne.  Dans un contexte de réveil des nationalités des révolutions de 1830 et 1848, s’imbrique la vie culturelle entre Londres et Saint Petersbourg. Réseaux d’échange, d’amitié, de tournées de récitals et d’opéras.  Opposer la musique française de Berlioz et l’allemande de Wagner ? Pas si simple ! Liszt fut l’ami des deux compositeurs. Et souvent ce sont les querelles amoureuses qui prirent plus d’importance que des évènements politiques majeurs !

Je pensais trouver un abbé, j’ai plutôt trouvé un don Juan ! Et pourtant sa piété était sincère….

Le cochon de Gaza de Sylvain Estibal

TOILES NOMADES

Contre la guerre : la farce!

Contre l’intolérance, l’humour!

Ces deux recettes font des comédies réjouissantes et efficaces  Et maintenant où on va? et le Cochon de Gaza entre rigolade et tendresse, tentent de jouer leur partition dans le gâchis du Moyen Orient.

Sylvain Estibal, journaliste français établi à Montevideo, écrivain, a tourné à Malte mais en VO, arabe et hébreu.

Jafaar,  pêcheur gazaoui, malchanceux, pour une fois, n’a pas trouvé dans son filet les tongs et les ordures habituelles, mais un beau cochon vietnamien noir, très sympathique. Que faire de cet animal doublement impur? Jafaar est tout d’abord terrifié. Les fonctionnaires internationaux, eux, mangent du porc, mais celui à qui s’adresse Jafaar est au bord de la crise de nerf. Dans la colonie juive, toute proche, on élève des cochons sur des planches pour qu’ils ne souillent pas la Terre Sacrée….peut être pourra-t-il faire du business?

Sasson Gabay, campe un Jafaar formidable. Israélien, d’origine irakienne, il a déjà joué en arabe, dans la Visite de la Fanfare .Le personnage est un homme simple, accablé par le sort.  Israël interdit la pêche au large,  les prises sont rares,  sa maison est occupée par des soldats israéliens qui campent sur son toit, un trou dans le mur est à peine masqué par une commode, l’épicier le poursuit pour dettes…

La farce devient de plus en plus énorme à mesure qu’on avance dans  l’histoire. Intolérance et bêtise sont renvoyées face à face : des islamistes tentent de faire de Jafaar un martyr, une improbable patrouille palestinienne et israélienne chasse l’animal impur…Communion de la femme de Jafaar et du soldat occupant devant une télé-novela brésilienne…

La fin est étrange, mais je ne vais pas la raconter.

Budapest – longeant le Danube côté Buda

CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 2008

le pont des chaînes

Retour à pied le long du Danube sur la rive de Buda.

But de la promenade : la place Batthyány que j’ai négligée hier et qui n’est pas seulement une correspondance entre métro et autobus. Un côté de la place est occupé par l‘hôpital des chevaliers de Malte. Bâtiment rose aux fenêtres blanches baroques. Un autre par des Halles vitrées transformées en supermarché SPAR, le troisième par l’église Sainte Anne, baroque, avec un très bel orgue et un plafond peint.

*église sainte Anne

La promenade sur les quais doit se terminer au Pont des Chaînes : après, le trottoir est occupé par la piste cyclable, ce qui n’est pas agréable pour les piétons. A la hauteur du Pont Erzebet, un échangeur routier complique le passage à pied.

Budapest : grands boulevards, Palais New York

CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 2008

 

Café New York

De la station  Astoria à Blaha Lutza, une seule station de métro : Erzebet Korüt.Le palais New York est  occupé maintenant par un hôtel 5 étoiles. C’est un immeuble surmonté d’une pointe prétentieuse, trop kitsch, vraiment trop. Il paraît que le Café New York est un must touristique.

Les nouveaux propriétaires découragent les touristes impécunieux et intempestifs par un cordon de velours à l’entrée avec  des  écriteaux dissuasifs « Attendre son tour ! » (polyglotte) « Interdit de photographier » (pictogramme).  On ne rentrera pas mais on fera deux photos quand même des dorures et des fresques, des lustres de cristal interdits au commun des mortels. Autant les garçons du Café Callas (au moins aussi chic) avaient été aimables autant ici, l’accueil est détestable.

café New York

Pique-nique en face de l’immeuble prétentieux sur un banc : gyros au poulet et blanc de poulet farci à la chapelure et au chou. Mon intention était d’acheter deux gyros mais la serveuse a pris un air tellement ennuyé que j’ai pris le blanc de poulet pour lui évite le tracas de couper une nouvelle part ! En règle générale, les serveuses et vendeuses sont peu empressées (souvenir du communisme ? ou manque de communication linguistique ?)

Budapest – Musée historique du château de Buda

CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 2008.


Lundi, tous les musées sont fermés sauf le Musée Historique situé au château.

Nous parcourons rapidement les salles du 3ème étage consacrées à la Préhistoire. A part quelques récipients originaux, coniques, c’est toujours l’âge du cuivre, l’âge du bronze. Poteries, bijoux…

Romains

Les Romains retiennent notre attention. Les cartes murales montrent bien les provinces romaines et le mur d’Hadrien qui justement fut gouverneur d’Aquincum. La verrerie est très sophistiquée. Un détail amusant : un sceau en forme de bottine ou de sandale. Sur la semelle le nom de la légion Adutrix (presque Astérix).
De belles cartes expliquent les Grandes Invasions : Huns Ostrogoths, Avars. Ces envahisseurs n’étaient peut être pas de bons artisans sauf en ce qui concerne la métallurgie : très fines plaquettes ciselées appliquées sur le cuir des rênes et les ceintures. On imagine les cavaliers richement harnachés.

 

Moyen âge, turcs

 

Curieusement, Moyen Age, Renaissance se télescopent dans les vitrines consacrées aux différents métiers. Illustrées avec des enluminures (fac similés) expliquées en anneaux bilingues hongrois-anglais) Des statistiques ont été établies par les historiens.
L’arrivée des turcs en 1526 apporte une nouvelle civilisation : céramiques de toute beauté, des maquettes montrent la coupe d’une mosquée ou des bains. Les Turcs de Soliman n’étaient nullement des barbares ! Leur mode de vie sophistiqué met un  point final au Moyen Age.

Habsbourg
L’arrivée du règne des Habsbourg à la fin du 17ème est curieusement illustrée par un tableau : le triomphe encastré dans la muraille ?
Les salles 18ème sont illustrées par des tableaux. Une salle baroque montre des anges musiciens comme ceux du buffet d’orgue de sainte Anne.

 

 Château de Buda:18ème, 19ème

maquette du Millenium 1876

 

Le 19ème siècle avec le personnage de Széchenyi  marque un autre tournant. Un mur entier est consacré à des représentations des inondations du Danube. Une des gloires du Comte est d’avoir domestiqué le fleuve.
La vie quotidienne du 19ème siècle est racontée en détail : vitrine d’une boutique de mode, reconstitution d’un café, d’un intérieur bourgeois avec des chaises gothiques, des teintures pourpres, une « soirée chez Liszt »….

La représentation du Millenium 1896 fait penser aux Expositions Universelles de 1900. Tout semble s’articuler : Le Monument du Millenium sur la grande place Hözök Tere, le château kitsch du Bois-de-Ville, les Bains Széchenyi. Tout s’inscrit dans un cercle bouclant la perspective d’Andrassy.

 

 

Expositions temporaires

la restauration de la ville après les destructions de la 2ème guerre mondiale.

Affiche , on aurait aimé une traduction!

L’autre : 100 ans de Propagande par l’Affiche Politique. Le graphisme des affiches communistes est familier, celui du parti chrétien, pétainiste avant l’heure, aussi. Mais il faudrait mieux connaître l’histoire récente de la Hongrie pour apprécier la suite.

 

affiche : couleurs hongroises!

Nous zappons l’exposition consacrée au roi Mattias Korvin et de ses représentations ultérieures. Nous sommes saturées.

 

 

 

 

Szentendre bords du Danube et musée du massepain

CARNET DE BUDAPEST – Toussaint 2008

 

le Danube à Szentendre

Nous descendons ensuite au Danube.

Les touristes sont arrivés. Les broderies sont sorties. La rue Bogdanyi est une véritable foire aux touristes. Certains vêtements proposés sont de belle facture, bonne qualité et coupe originale pour des prix dérisoires. J’achète un châle en cashmere. Hongrois ? Sans doute pas. Mais léger, chaud et joli.

Sur les bords du Danube, les cafés et les restaurants sont pleins. Les promeneurs se pressent sur la digue. Il y a foule sur la plage. Le soleil cogne tellement que je retourne dans les rues à l’ombre.

Kitsch!

Musée du massepain
Un attrape touriste, même pas joli (400ft) . Esthétique Playmobile ou Disney. Que tous les personnages ou accessoires soient en pâte d’amande me touche fort peu. Le Parlement en chocolat ne me fait pas béer d’admiration.