Carnavalet : La Révolution, ses fêtes

TOURISTE DANS MA VILLE

17 Prise de la Bastille

Le Musée Carnavalet, mérite de nombreuses visites. Ses collections sont si riches, les explications si fournies qu’il est inimaginable d’épuiser son intérêt en quelques visites. Après celle du XVIIème et XVIIIème siècle au premier étage nous sommes allées au second pour les souvenirs révolutionnaires. Seul bémol, il faut marcher beaucoup pour atteindre l’escalier qui mène au deuxième étage et traversant des salles magnifiques, je traîne pour découvrir de nouveaux tableaux ou objets que je n’avais pas remarqué précédemment. 

En introduction de la section Révolution, un panneau présente la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen

 

déclaration 1789

 

Les symboles auxquels je n’ai jamais prêté attention sont décryptés comme ce serpent qui mord sa queue, ou ces allégories. De beaux tableaux historiques vont raconter par le détail les différents épisodes de la Révolution.

Serment du jeu de paume 20 juin 1789 – Jacques Louis David (101 cmx66cm)

La liste des députés, répartis selon les Trois états avec leurs profils figure sur un mur. En plus des tableaux racontant un évènement historique, des portraits des divers révolutionnaires les « objets dérivés » sont très variés et amusants, cela va du bouton, de la médaille, à la tabatière ou boîte à bonbons jusqu’au poêle monumental

un poêle en faïence représentant la Bastille

Une salle entière illustre la Fête de la Fédération (14 Juillet 1790) où 50.000 gardes nationaux organisés par La Fayette défilèrent au Champ de Mars . Des  gravures montrent les travaux réalisés avec brouettes, pelles et outils. Un grand tableau est commenté en détail et raconte en détail la cérémonie. 

Charles Thevenin (1764-1838). « La Fête de la Fédération, le 14 juillet 1790, au Champ-de-Mars » (1795). Paris, musée Carnavalet.

On peut reconnaître les participants, les députés sur des gradins à droite, au- dessus dans la loge sous une tente, Marie Antoinette tenant le Dauphin, la Fayette et son cheval blanc puis alignés les troupes qui défilent, les Parisiens… on a vraiment l’impression de participer à l’évènement.

D’autres tableaux et gravures représentent des fêtes données à cette occasion : l’illumination de l’Hôtel de Ville, des joutes sur la Seine, un bal à l’emplacement de la Bastille. Je n’aurais  jamais imaginé des rassemblements d’une telle ampleur.

Objets dérivés

Une pièce entière raconte la fuite à Varennes(1791), l’emprisonnement au Temple (maquette du Temple qui a disparu) mobilier, jeux, vêtements de Louis XVI et de Marie-Antoinette….

Boucles d’oreilles guillotine (19ème siècle)

1793 mort de Marat  occupe tout un mur, tableaux, divers objets on voit les portraits de Danton, Robespierre, Saint Just et des objets leur ayant appartenu (serviette en cuir de Robespierre, cocardes). 

Un tableau montre la panthéonisation de J.J. Rousseau (inhumé à Ermenonville en 1778) dont les restes ont été illuminés au milieu du bassin des Tuileries (10 octobre 1794). on panthéonisait beaucoup et on dépanthéonisait aussi!

Fête de l’Etre Suprême 20 Prairial an II – 8Juin 1794

Sur proposition de Robespierre, le Culte de l’Etre Suprême donna lieu à une fête grandiose au Champ de Mars où l’on éleva une butte portant l’Arbre de la Liberté et la statue d’Hercule tandis que Cèrès était assise au milieu de la foule. Des fumée d’encens sont visibles . Comme aux autres évènements, on assiste à la Fête comme si on y avait participé.

Le Directoire met fin  à la Terreur, de nombreux portrait furent peints par des femmes qu’on a maintenant oubliées : AdélaÏde Binart, Marie Geneviève Boulhard…

Dans des vitrines on voit les pendules à plusieurs cadrans permettant de mesurer le temps avec le calendrier de l’ancien régime et le calendrier révolutionnaire. Les nouveautés sont cataloguées : système métrique, décimal….En face des tableaux figurent des monuments du Patrimoine réunis au Musée des Monuments Français créé en 1795 au couvent des Petits Augustins pour héberger les monuments détruits à la Révolution.

Avec Bonaparte, nous quittons la période révolutionnaire.

Après cette visite qui a mobilisé toute mon attention, je suis moins studieuse. Je range mon carnet de notes et traverse « en touriste » le 19ème siècle. Il faudra que je revienne avec l’esprit frais. Il reste encore la période romantique, le XXème siècle. De quoi occuper une nouvelle journée!

Point de passage – Konstantinos Tzamiotis – Actes Sud

LITTERATURE GRECQUE

« L’eau avait envahi tout l’avant du navire, balayant les ponts latéraux jusqu’au bastingage, les voies d’eau tapissaient d’écume le pont supérieur, atteignant, par moments, jusqu’aux antennes. Un moment couché sous la puissance des vagues, on le voyait se soulever dangereusement, puis s’enfoncer à pic comme s’il glissait au bord d’un gouffre, disparaître à moitié, réapparaître à la surface quasi indemne quand on n’y croyait plus, sembler, contre toute attente, prêt à affronter les courants, le vent et les montagnes d’eau qui le cernaient, jusqu’à la vague suivante, plus forte que les précédentes, »

 

Le récit d’un naufrage : un bateau de migrants sur les rochers d’une petite île de la Mer Egée300 peut être 400 naufragés sur cette petite île de 130 âmes. la tempête est exceptionnelle, les habitants sont venus sur le rivage assister à la catastrophe

« Donc on va rester là, les bras croisés pendant qu’ils se noient ? »

Quand les naufragés seront sur les plages, les secours vont s’organiser. Il faudra ramasser les cadavres, réchauffer les vivants, les abriter, les nourrir. Mais comment? l’île est si petite, elle dispose de peu de réserves et avec cette tempête on ne peut pas compter sur le ravitaillement par mer. Au kafeneion on s’inquiète, le maire, l’ancien maire ont des opinions divergentes, le pope intervient :

« Et ces pauvres gens sont si désespérés que je doute qu’ils soient encore en mesure de respecter les lois humaines et les lois divines. A nous de rester vigilants

Moi, cher pope, je suis marin, se cabra le capitaine. La seule loi que je connaisse est celle de la mer, et la loi de
la mer est claire : un homme qui échappe à la noyade est un homme à qui on doit les mêmes soins et la même
attention qu’à son frère. »

Malgré le réticences, la boulangère cuira des pains, les femmes feront la soupe et distribueront des repas chauds. Chacun videra ses armoires des vêtements superflus. La solidarité s’organise. Affamés, transis, endeuillés parfois, les 300 rescapés parqués dans un gymnase inachevé sans aucune commodité, s’exaspèrent, les distributions de nourriture tournent au pugilat. Une partie de la population prend peur, surtout quand un meurtre est découvert.

Des migrants, nous n’apprendrons que peu de choses. L’auteur s’est intéressé presque exclusivement aux réactions de ses compatriotes. Et elles sont complexes. D’une part, la pitié naturelle éveillée par le naufrage, d’autre part la peur. Les Grecs sont souvent des marins, et comme pour le vieux capitaine, la loi de la mer prime avec le secours aux naufragés. Plus loin, dans la tradition, ils furent aussi des exilés et se souviennent encore

« A bien des égards, le chaos qui prévalait lui rappelait le vieux tableau accroché au-dessus de sa couchette à l’école militaire, représentant une scène de massacre pendant la guerre d’indépendance. Deux cent cinquante à trois cents hommes, femmes et enfants, manifestement en très mauvais état, se serraient les uns contre les autres au pied du rocher, sans protection contre le froid, le vent et la pluie. »

« Et nous, quand on s’est fait chasser d’Anatolie, on avait l’air de quoi en débarquant ici ? J’aurais voulu t’y voir, pour que tu comprennes dans quelle misère on a été jusqu’à ce que ça s’arrange. On était des vrais sauvages. Pour une poignée de câpres, tu te faisais défoncer le crâne. »

Ambivalence aussi, l’île se dépeuple, les jeunes partent chercher une vie meilleure, à Athènes ou en Allemagne. Quand, enfin, le ferry vient de la grande île embarquer les migrants tout le monde paraît soulagé.  Le vieux capitaine, encore lui, fait entendre une autre voix:

 

« — Ça me navre de voir des jeunes mourir, mais ça me navre aussi de voir qu’ils ne veulent pas de nous. Qu’est-
ce qu’on leur a fait, pour qu’ils veuillent partir ? C’est mieux, là où ils vont ? Le maire repartit d’un éclat de rire.

— Tu devrais plutôt te réjouir. On ne pourrait jamais supporter tout ce monde. — Pourquoi ? demanda sérieusement le vieil homme. C’est les maisons vides qui manquent ? Ou les champs de blé en friche qui ne vont pas donner de pain ? Qu’on les confie à des gens qui n’ont pas peur de travailler, et tout ça va revivre. »

Livre touchant alors que le journal télévisé montre le nouveau grillage construit entre la Turquie et la Grèce, qu’on a peur d’un afflux d’Afghans. Ces journalistes-là n’ont pas été marins!

 

Mikis Theodorakis a rejoint les Champs Elysées…..Kalo taxidi!

HOMMAGE EN FORME DE MOSAÏQUE RADIOPHONIQUE

J’ai raté une information?

Un programme à la télévision?

j’ai appris le décès du compositeur par les statistiques de mon propre blog qui ont grimpé en flèche.

En revanche, la télévision a été avare en hommages et en rediffusions.

J’imaginais qu’on programmerait à la télévision au moins Zorba avec le mémorable sirtaki, ou Z occasion de rappeler que Theodorakis n’était pas qu’un musicien mais aussi un militant, de rappeler l’affaire Lambrakis.

Moins « grand public »  mais toujours accessible, Nous sommes deux, nous sommes trois que Moustaki a chanté en français et qui me fait encore hérisser les poils sur les bras.  Quant à ses magnifiques oratorios, Mauthausen, Le Canto General d’après Neruda, Axion Esti d‘Elytis . Ces productions ont connu un vif succès, pas seulement en Grèce mais dans le monde entier. Il est impossible que les archives de la télévision n’en aient pas gardé de traces!

 

 

 

 

FRANCE MUSIQUE

France-Musique a rendu hommage le jeudi  2 septembre dans Relax , Lionel Esparza  a rappelé que Theodorakis n’est pas uniquement le père du Sirtaki mais que c’est un musicien classique qui a étudié dans la classe de Messiaen, entres autres, et qui a écrit de la musique symphonique. Le Journal de 18h puis le samedi 4, Ciné Tempo a rappelé les musiques de films inoubliables.   

Et puis….plus grand chose!

Depuis que le Covid a réduit les possibilités de voyager, je marche tous les matins sur mes itinéraires familiers en écoutant des podcasts de l’appli Radio France et j’ai trouvé ce que je cherchais : la voix de Mikis Theodorakis se racontant: 

FRANCE CULTURE : 

 A voix nue Mikis TheodorakisEntretiens de 2006

Episode 1 enfance – Episode 2 : La musique en exil – Episode 3 : Musique symphonique – Episode 4 : La chanson Episode 5 : Mythes et utopies

Juke box : 1967 -1974 : La Grèce des colonels (21 février 2021) 59 mn passionnant mais pas seulement Theodorakis.

FRANCE INTER 

Radioscopie: Les Grands artistes du XXème siècle  sur France Inter 

Jacques Chancel (juin 1989)

Mikis Theodorakis se raconte sur France Inter (octobre 2011) Interview de Yorgos Archimandritis

Cliquez sur tous les liens (soulignés) ! Bien sûr cette liste n’est pas exhaustive, chaque fois que je retourne sur l’appli je découvre de nouvelles émissions, et bien sûr il y a Youtube!

Lumière d’été, puis vient la nuit – Jon KalmanStefansson

LIRE POUR L’ISLANDE

 » Les larmes ont la forme d’une barque à rames, la douleur et la peine sont tapies sous le banc de nage.  »

Un village de 350 habitants sans église ni cimetière, une coopérative, un abattoir.  L’atelier de tricotage a fermé depuis que son directeur s’est pris de passion pour l’astronomie. Un village où il ne se passe pas grand chose. Un village où circulent les  commérages. Peu de distractions : une séance de cinéma de temps à autres, quelques bals l’été.

« le moindre coup de fil est un événement, le passage d’une voiture venue d’ailleurs est une telle épopée que nous courons tous à nos fenêtres avec nos jumelles, c’est insupportable. »

L’art de Jon Kalman Stefansson est de nous y faire sentir la vie, avec finesse et poésie. La vie simple. Huit chapitres centrés autour d’un personnage et de son entourage immédiat. L’Astronome  quitte responsabilités familiales et professionnelles,  vend sa maison pour acquérir des grimoires en latin. Agusta, la postière  lit la correspondance et fait circuler des ragots. Jonas et son père Hannes, le policier, ce géant qui lisait des poèmes.  David et Kjartan employés de la Coopérative (j’aurais aimé en savoir plus sur cette coopérative agricole)  sont confrontés à des phénomènes paranormaux dans le hangar : des fantômes?  Sigridur, ancienne Miss Vesturland, forte femme souveraine absolue de l’Entrepôt, Elizabet, autre forte femme, Benedikt, le paysan plus à l’aise avec son chien qu’avec les femmes… Je ne les cite pas tous.

ferme de tourbe

Jon Kalman Stefansson présente cette galerie de personnages, tous différents, avec leur personnalité, leurs travers, leurs amours. On est étonné de voir se rencontrer et s’aimer des personnages à priori si différents. Il nous fait sentir le glissement de ce village rural dans le XXIème siècle et  la société de consommation. La vie devient plus facile, on ne redoute plus le froid ou l’humidité mais des biens superflus deviennent indispensables. Les bergers ont parfois fait des études universitaires, partent voyager à l’étranger. La coopérative va être privatisée. 

« Jónas est calme, comme s’il échappait à tous les fléaux qui nous tracassent, la vitesse, l’agitation, le fait qu’il nous faut une plus grande télé, un nouveau portable, il lui suffit de penser à la courbe de l’aile d’un oiseau pour être apaisé. Que devons-nous faire pour parvenir à une telle sérénité ? »

Jadis, la foi était notre sédatif, elle nous apportait l’espoir et définissait le but de nos vies, plus tard, la science l’a remplacée par le rêve d’un monde meilleur, d’une distance réduite entre les hommes, tout change.

La vie, tout simplement! Amour et sexe (parfois dissociés) et alcool. On boit beaucoup au village. Il fut un temps ou l’alcool était difficile à obtenir, il coule à flot. Sans jugement de valeur. L’alcool va dissoudre les timidités, permettre des relations sexuelles refoulées. Comme on est en Islande, ce sont souvent les femmes qui prennent des initiatives, personnalités fortes.

Et la poésie!

Stora- Ageira

Jon Kalman Stefansson est un auteur que je suis, j’ai adoré Le Coeur de l’Homme  le premier que j’ai lu, Asta également un peu moins D’ailleurs les poissons n’ont pas de pieds et ce dernier et il me reste d’autres titres à découvrir, d’ailleurs Entre ciel et terre attend dans ma liseuse pour un prochain voyage livresque en Islande. 

 

 

Giorgia O’Keeffe à Pompidou

Exposition temporaire 8 septembre 2021 – 6 décembre 2021

Inside the  Red Canna

Merveilleuse exposition O’Keeffe à Beaubourg, à ne pas rater!

Giorgia O’Keeffe (1887 – 1986) est une figure de l’art moderne américain. 

Elle a commencé sa carrière en 1916 en exposant à New York au 291, la galerie de Stieglitz, où l’on pouvait voir les dessins de Rodin, de Picasso et la peinture de Cézanne, des aquarelles de Demuth et bien sûr les sublimes photographies de Stieglitz.

Serie I White and blue flower (1918)

Elle peint une « série synesthésiste » suivant l’idée de Picabia selon des abstractions organiques correspondant à des ondes sonores jouant des mélodies. Elle s’inspire également du livre de Kandinsky . J’ai moins aimé les tableaux abstraits Black abstraction et Abstraction white que les œuvres d’inspiration végétales comme ce maïs

Corn dark 1

Pour se forger un style bien à elle, elle peint des fleurs en les zoomant, fleurs géantes, sensuelles, colorées que certains jugent érotiques (dans une vidéo Giorgia O’Keeffe s’en défend arguant que chacun peut y voir ce qu’il veut.)

White iris

« O’Keeffe, c’est l’Américaine qui peint de grosses fleurs?  » me demande une de mes copines. Oui, certes , mais pas que!

« Il est rare que l’on prenne le temps de regarder une fleur. j’ai peint ce que chaque fleur représente pour moi et je l’ai peinte suffisamment grande pour que les autres la voient telle que je la vois »

Jimson Weed/white flower (1932) – datura

Elle a aussi peint la campagne, les maisons et les granges des environs de Lake George où Stieglitz,  devenu son mari, avait une résidence, la Gaspésie..

Elle a aussi peint des paysages industriels rappelant les photographies de Stieglitz

New York East End

ou les gratte-ciels newyorkais spectaculaires mais toujours avec sa fascination pour le cosmos et le ciel.

New York with moon

mais c’est le Nouveau Mexique qui deviendra le sujet de paysages de prédilection.

Montagnes rouges du Nouveau Mexique

montagnes rouges et parfois montagnes noires

new mexico dark

Dans les déserts arides, elle ramasse des ossements blanchis de bovins ou de chevaux et s’en sert comme de motifs

Ram’s head & white Hollyhock – New Mexico

Spectaculaire encore ce ciel avec la lune  qui apparait dans la cavité du bassin, ou les montagnes au lointain….

Pelvis with distance
Black hills with cedar

Et il en reste d’autres à découvrir!

Notre agent à La Havane – Graham Greene

LITTERATURE ET ESPIONNAGE

Dans le bleu, France culture dans les écouteurs….

La série des podcasts de France Culture commencée avec Le Carré, se poursuit logiquement avec Graham Greene qui servit également dans les Renseignements de Sa Majesté et qui se servit de son expérience d’espionnage pour écrire des romans d’espionnage. 

Plutôt que du côté des thrillers, l’auteur lorgne vers la comédie. Humour réjouissant, très british, comme il se doit. Dérision totale des services secrets qui recrutent un marchand d’aspirateurs bien tranquille pour bâtir un réseau dans le Cuba troublé de 1958, juste avant la Révolution Castriste. Le héros se laisse enrôler non pas par patriotisme, ni par goût de l’aventure (il est très plan-plan) mais parce que sa fille adorée a engagé des dépenses inconsidérées et que cela lui semble un bon moyen de renflouer ses caisses. 

Et cet homme bien tranquille, boutiquier sans histoire, plutôt routinier développe une créativité et une imagination incroyable! Ses supérieurs de Londres lui envoient des aides : une secrétaire et un opérateur radio. Comment va-t-il  s’en sortir? De façon très réjouissante, ma foi. Le rythme de l’action s’accélère, fusillades, attentats, accidents se succèdent….

Graham Greene a situé l’action dans le contexte particulier de la corruption du régime et des violences castriste dans les provinces. Contrairement à Le Carré, il ne propose pas de vision géopolitique mondiale ni régionale et ne contextualise pas l’action dans la Guerre Froide. Il tourne en dérision des services secrets bureaucratiques où l’efficacité est le cadet des soucis des grands pontes.

« Il me semblait que les Affaires étrangères autant que les services de renseignements avaient amplement mérité
d’être un peu ridiculisés. »

Chacun place ses pions comme à ce jeu de dames où le héros joue avec le capitaine Segura, policier cubain : 

 » Il y a dans tous les jeux des pions sans importance, dit le capitaine Segura. Comme celui-ci. Je le prends, et il vous
est indifférent de le perdre. Et n’oubliez pas que le docteur Hasselbacher réussit admirablement les mots croisés. »

Obispo

Loin de l’analyse politique, dans cette période troublée l’auteur utilise Cuba comme décor exotique avec ses boites de nuit, ses rues pittoresques d’Obispo ou les villas luxueuses du Vedado ainsi que ses coutumes amusantes comme la numérologie appliquée au loto:

« -j’ai besoin de votre aide. j’ai été piqué par une guêpe, ce matin.

-C’est vous qui êtes médecin, pas moi.

-Aucun rapport Une heure après, en allant voir un malade, de l’autre côté de l’aéroport, j’ai écrasé un poulet.
— Je ne comprends toujours pas. — Mr Wormold, Mr Wormold, vos pensées sont loin d’ici. Redescendez sur terre. Il faut que nous trouvions, immédiatement, un billet de loterie, avant le tirage. Vingt-sept, c’est une guêpe, trente-sept un poulet.

[…] Comme Milly, le docteur Hasselbacher avait la foi. Il vivait sous la loi des nombres, comme Milly obéissait aux
saints.

[…] la loterie est un commerce sérieux que n’ont pas corrompu les touristes. Une fois par semaine, les numéros sont
distribués par un service du gouvernement, et chaque homme politique reçoit un nombre de billets correspondant
à l’importance de son appui. »

Je me suis bien amusée avec ce livre distrayant!

 

Mr Ashenden agent secret – Somerset Maugham

LITTERATURE ET ESPIONNAGE

Dans le bleu, France culture dans les écouteurs

Toujours les podcasts de France Culture, « Grande Traversée : John Le Carré affinités » ; dans la série d’émissions, sont évoqués d’autres écrivains britanniques : Graham Greene et  Somerset Maugham  et particulièrement Mr Ashenden agent secret.

« Espion du gouvernement de Sa Majesté, Ashenden n’en restait pas moins un humoriste et soupira de voir qu’il
manquait son effet.« 

Recueil de nouvelles (8) ayant pour personnage principal Ashenden, écrivain jouissant d’une certaine notoriété et agent secret au service des Renseignements britanniques. 7 de ces nouvelles se déroulent pendant la Première Guerre Mondiale, le plus souvent Ashenden est basé à Genève qui se déplace entre la France en guerre et la Suisse neutre. La septième se déroule en Novembre 1917 dans le Transsibérien et à Petrograd. La dernière, dans un Sanatorium après la Guerre, est différente des premières qui pourraient former un roman cohérent. 

« Ashenden se dit que c’était l’erreur commise très souvent par l’humoriste amateur, par opposition au professionnel. Lorsqu’il fait une plaisanterie, il insiste lourdement. Les relations du plaisantin avec sa plaisanterie devraient être aussi rapides et fantaisistes que celles de l’abeille avec sa fleur. Il devrait faire sa plaisanterie et passer à autre chose. Il n’y a bien sûr aucun mal si, comme l’abeille qui approche de la fleur, il
bourdonne un peu. »

J’ai lu avec beaucoup de plaisir, le sourire aux lèvres, ce livre à l’humour très british. Ashenden,  comme Somerset Maugham régale le lecteur de finesse, d’ironie et d’observations très précises sur ce monde désuet, quelque peu snob, où le savoir-vivre est cultivé comme un art. A côté des diplomates, des militaires un peu attendus, une galerie de personnages plus flous gravitent.

« Comme la vie serait plus simple si les gens étaient tout blancs ou tout noirs et comme notre conduite à leur égard
en serait facilitée ! Caypor était-il un bon attiré par le mal ou un méchant attiré par le bien ? »

Ashenden, espion ou romancier, analyse ces caractères  sans jugement à l’emporte-pièce. Sociable, il est plutôt bien disposé vis-à-vis de son prochain. Il sait voir le bon côté des humains et même si ses supérieurs des Services Secrets ont décidé d’éliminer un traître ou un agent double, il suit sa mission avec le plus possible de bienveillance.

« Harrington était un raseur. Il exaspérait Ashenden et le faisait sortir de ses gonds. Il lui tapait sur les nerfs et le
mettait dans des rages folles. Mais Ashenden ne le détestait pas. »

 

 

Le tunnel aux pigeons – John Le Carré

ESPIONNAGE ET LITTERATURE, SOUVENIRS D’UN ECRIVAIN

Dans le bleu, France culture dans les écouteurs….

« Le présent ouvrage rassemble des anecdotes vraies racontées de mémoire. Mais que sont donc la vérité et la mémoire pour un romancier qui atteint ce que nous appellerons pudiquement le soir de sa vie ? me demanderez-vous à juste titre. Pour l’avocat, la vérité, ce sont les faits bruts – quant à savoir si les faits peuvent jamais se trouver à l’état brut, c’est une autre histoire. pour le romancier, les fait sont une matière première, un instrument plutôt qu’une contrainte, et son métier est de faire chanter cet instrument. La vérité vraie, pour autant qu’elle existe, se situe non pas dans les faits mais dans la nuance. « 

A défaut de voyages lointains, je parcours mes itinéraires de proximité en m’évadant par les podcasts de France Culture. Philippe Sands parle de John Le Carré qui fut son voisin . Le Carré est une vieille connaissance.  

Je lis régulièrement les romans de Le Carré depuis L’Homme qui venait du Froid  lu chez des amis à Glyfada à 17 ans jusqu’au Retour de Service (2019). J’ai dévoré ces thrillers et j’ai commencé à en apprécier le style quand je suis passée à la Version Originale. Pensant qu’un roman d’espionnage serait facile à lire, je me suis retrouvée avec le lourd Harraps sur les genoux presque en permanence en raison de la richesse du vocabulaire technique et de la variété des styles selon le sujet abordé. Sa traductrice interviewée lors de l’émission suivante de la série consacrée à Le Carré, explique aussi que la fascination que la langue allemande exerce sur lui,  explique peut-être la complexité des phrases de l’auteur, alors que l’Anglais privilégie plutôt des phrases courtes. 

L’écoute de ces podcasts m’a incitée à acheter le Tunnel aux Pigeons qui rassemble une collection de souvenirs. Ces mémoires d’un écrivain racontent  par courts chapitres comment  il a écrit ses livres (et les films tirés de ses œuvres) . Il livre assez peu d’anecdotes concernant sa vie familiale (sauf ce qui concerne son père, un vrai personnage de roman) rien de son passé d’espion (cela se comprend). Il construit ses romans en se documentant précisément et raconte tous ses voyages préparatoires  : lieux mais surtout rencontre de personnalités qui l’inspirent. Comme ses intrigues s’articulent  dans la géopolitique et que sa notoriété lui ouvre de nombreuses portes, il a l’occasion de danser avec Arafat, de dîner avec Margaret Thatcher, Alec Guinness ou Robert Burton, et même le président Italien Cossiga. 

Chaque rencontre est mise en scène de manière spirituelle.  On découvre une galerie de portraits  pittoresques. L’histoire de la seconde partie du XXème siècle se déroule , de la construction du Mur de Berlin à l’exil d’Arafat à Tunis, Glastnost et  Tchetchénie, Le Carré égrène ses souvenirs pour le grand plaisir du lecteur. Je me régale de cette évocation historique. Il y a juste quelques longueurs pour qui n’est pas britannique quand il s’attarde sur ses anciens collègues du MI5 ou MI6 ou sur des personnalités anglaises, mais cela ne concerne que quelques pages, le reste est vraiment très amusant.

« Mais ce qui m’importait encore plus, je le soupçonne même si je ne me l’avouais pas alors, était mon amour-propre* d’écrivain. Je voulais que mes romans soient lus non pas comme les révélations camouflées d’un transfuge littéraire, mais comme des œuvres d’imagination qui devaient très peu à la réalité dont elles s’inspiraient. »

Un autre aspect du Tunnel des pigeons est la construction d’un roman, la réflexion sur l’écriture. Un personnage de roman s’impose à l’auteur, il veut le voir s’incarner, rencontre dans monde réel son équivalent, Le Carré étudie sa manière de s’habiller, de parler, ses expressions. Le Carré peut parcourir le monde entier pour le voir évoluer, saisir sa psychologie. C’est fascinant. Comme l’espionnage est un monde de manipulation, l’écriture est aussi une manipulation de la vérité. 

L’écrivain rend compte de la complexité du monde sans manichéisme ni jugement de valeur. Il démonte les rouages des acteurs du pouvoir, politiques, militaires, grands firmes pharmaceutiques ou magnats de Presse comme Murdoch ou Maxwell…

Manoirs en Perche : La Fresnaye, la Pellonière – jolies cités : Bellême et Mortagne-au-Perche

BALADES PERCHERONNES

LA FRESNAYE

La Fresnaye

Par une belle journée d’Août,  Maman a organisé un circuit pour montrer le Perche à des amis. Après avoir fait les honneurs du Vaurayet nous avons pris la route de Marcilly, minuscule bourg fleuri  avec une petite église  au joli porche roman et au clocher pointu.

La Fresnaye : loggia Renaissance

La Fresnaye est caché au bout d’une longue allée dans les arbres. La lumière du matin est parfaite pour les photos de loin mais le jardin et le château ne sont ouverts à la visite qu’après 13 heures (en semaine, comme le manoir est habité il ne se visite pas le week-end). Nous sommes revenus l’après-midi et avons suivi la visite guidée. 

La Fresnaye tour et cour fleurie

Ce manoir serait un des plus anciens du Perche, remontant au XIVème siècle. Vers 1310, les seigneurs de Blandé édifient le logis, quadrilatère muni de créneaux et mâchicoulis. Au début de la Guerre de Cent Ans on la flanqua d’un donjon. Il fut épargné par les Anglais qui s’y installèrent en 1427. En 1501 le donjon fut coiffé d’un toit pyramidal. De riches transformations : Galerie Renaissance, deux tours d’angle, cheminées d’apparat en font un vrai château. Sympathisants protestants, ses maîtres furent bientôt ruinés et le château se dégrade. En 1750 les propriétaires nobles le quittent et des fermiers s’installent. Des travaux de restauration de 1977 à 2008 en font des ruines fleuries très plaisantes.

BELLEME 

Bellême : ce qui reste du château porte Saint sauveur

Traversant Igé nous arrivons à Bellême. La ville close se trouve en haut d’une rampe. Au parking, une superbe vue sur les toits et l’église. Ce qui reste du château médiéval, une grosse tour et une arche est bien aménagé par des artisans et galériste. Les rues de la ville close sont bien restaurées. Nous n’avons pas le temps de nous y attarder. Maman a réservé au Restaurant à Mortagne et il est temps de reprendre la route. 

Nous traversons la Forêt de Bellême . Attention au radar au Pin-la-Garenne ! Pour découvrir le Manoir de La Pellonière il faut faire un petit détour. Il ne se visite pas mais vaut le coup d’oeil. 

Le Pin la Garenne : Manoir de La Pellonière

MORTAGNE AU PERCHE

Mortagne

Le restaurant de L’Hôtel du Tribunal mérite le déplacement. CLIC ici pour le site et les menus. C’est un restaurant gastronomique qui a une salle élégante et qui sert également dans un jardin fleuri. La carte propose des plats variés mais les menus font un clin d’œil au Tribunal, on peut choisir le gastronomique « Grande Instance » 56€  « Verdict » 39€ « Premier Jugement » 34€ et, en semaine, le midi la formule « le Référé » 17.5€ . Je choisis toujours le Référé qui propose sur une ardoise un assortiment varié surprenant d’entrées et viande chaude puis un café gourmand toujours . Comme Mortagne  a pour spécialité le boudin, deux d’entre nous ont aussi pris un boudin maison avec un crumble de noix, jus de cassis décoré par des petites boules de pomme fraîche. 

café gourmand

On pourrait consacrer une bonne demi-journée à la visite de Mortagne, le Musée Alain, le Musée du Perche, la belle église Notre-Dame, et nombreuses maisons historiques…

maison des comtes du perche 12ème siècle

Nous nous sommes contenté d’une promenade par cette belle journée dans les rues pittoresques : sommes entrés dans la cour de la Maison des comtes du Perche où nous avons la surprise de trouver un cheval de terre monté par des enfants. C’est un des sujets de l’exposition de la Sculptrice Fanny Ferré. 

Mortagne : maison Henri IV

derrière des murs dépasse la Maison Henri IV .

Dans la Crypte Saint André nous retrouvons les personnages nomades de Fanny Ferré

Les nomades de Fanny Ferré

Ces sculptures sont installées dans toute la ville.

Carnavalet : collections permanentes Paris du 16ème au 18ème siècle

HISTOIRE DE PARIS

Le Pont Neuf et la Pompe de la Samaritaine sous Louis XVI

J’ai attendu avec impatience la réouverture du Musée Carnavalet. Et il semble que je n’étais pas toute seule : comme dans tous les musées, il faut réserver un créneau sur Internet, télécharger et imprimer le billet gratuit et se munir du Pass Sanitaire. L’entrée est gratuite (pas libre).  Pour l’Exposition Cartier Bresson, c’est un billet séparé. Sauf à y consacrer la journée entière et à faire preuve d’endurance, l’après-midi ne suffit pas pour épuiser les collections permanentes et voir une exposition dans la foulée. Avec l’impression de survoler le tout, et de me perdre dans l’ordre des salles je n’ai vu que celles du premier étage. Il me faudra revenir pour la Révolution et le Moyen Age.

Carnavalet occupe tout un bloc entre la Rue Sévigné, la Rue des Francs-Bourgeois, la rue Payenne. On entre par la Cour d’Honneur ou Cours Louis XIV mais je découvrirai qu’il y a 4 cours, une petite Cour Henri IV (avec un jardin des simples), la Cour des Drapiers. Madame de Sévigné a occupé un des hôtels particuliers mais peu de souvenirs ont été conservés. C’est un des plus anciens musées de Paris : il a ouvert en 1880. 

les enseignes

Une belle collection d’enseignes nous fait imaginer les rues de Paris avec les plaques de rues en calcaire gravé. L’étoile de David capte tout de suite mon attention : rien de juif, c’est le symbole des brasseurs, les deux triangles figurant les éléments composant la bière et les transformations. L’orme de Saint Gervais  est le souvenir d’un arbre de justice.

la devanture de l’apothicaire contient flacon et pots à onguents en porcelaine.

Au plafond sont pendus des lorgnons, des fourchettes, au mur un homard.

Plusieurs tableaux et réclames utilisent des stéréotypes racistes :  « A la Tête noire » pour un marchand de vin ou « au Nègre joyeux » dans un magasins de produits alimentaires venant des colonies.

Je monte au 1er étage en empruntant le monumental escalier de l’Hôtel de Luynes surmonté d’une galerie décorée en trompe-l’oeil.

Escalier de l’Hôtel de Luynes

Non seulement on a remonté des escaliers provenant d’hôtels qui ont été démolis mais on a reconstitué des appartements entiers avec boiseries, plafonds, tentures et mobilier.

Une série de salles fait revivre le Paris de l’Encyclopédie (1751 – 1788) d’Alembert nous accueille, et nous passons par les appartements de l‘Hôtel de Breteuil, entrée, salon et boudoir ovale. Le salon est meublé de tables à jeu (échiquier cachant un trictrac) table carrée pour jouer au pharaon, fauteuils divers, une harpe et même une niche capitonnée de bleu pour un chien minuscule. Un accompagnement sonore reconstitue l’ambiance du salon.

Différents tableaux, aquarelles et gravures, restituent les Jardins de Paris, le Jardin des Plantes avec la figure de Buffon, Parc Monceau créé par Carmontelle, Jardin de Bagatelle, mais aussi des jardins oubliés comme ce Jardin des Marchands.

On célèbre le Spectacle des sciences avec le spectaculaire envol (et crash) des Montgolfières qui ont suscité des « objets dérivés » boutons, tabatières et éventails

J’ai découvert un peu plus loin (je me suis un peu perdue dans le dédale des salles) le fauteuil de Voltaire avec sa silhouette caractéristique équipé d’un écritoire et d’un pupitre. Nombreuses têtes, buste de Voltaire autour. Jean Jacques Rousseau en costume arménien fait le pendant au buste de Voltaire). un joli groupe en porcelaine blanche fait figurer Franklin. je suis contente de voir le palais que Beaumarchais s’était fait construire à proximité de la Bastille que décrit Orsenna dans sa biographie Beaumarchais : un aventurier de la liberté. 

maquette de la Madeleine (à l’arrière Saint Sulpice)

Louis XIV, Louis XV et Louis XVI ont embelli Paris de nombreux monuments et places comme la Place Louis XV (place de la Concorde) dessinée par Gabriel. On démolit les maisons construites sur les ponts au XVIIIème siècle. De nombreux tableau témoignent des transformations. Des maquettes des projets de l’église de la Madeleine, et de l’Eglise Sainte Geneviève ou de Saint Sulpice montrent les projets. L’église Sainte Geneviève est devenue plus tard le Panthéon et la Madeleine ne fut terminée qu’après la Révolution.

Une salle entière est consacrée à l’architecte Ledoux  qui dessina 47 barrières dans le mur des fermiers généraux (1762 -1795)

Les reconstitutions des appartements venus d’Hôtels particuliers sont spectaculaires mais mon parcours n’est pas toujours logique ou chronologique, c’est le seul défaut du musée.

je suis éblouie par le salon peint de fresques à grotesques de l‘Hôtel Colbert de Villacerf

Cabinet Colbert de Villacerf, grotesques et portrait de Mazarin

Impressionnants, solennels, ceux de l’Hôtel La Rivière (Place Royale) avec les décors de Charles Lebrun (too much!)

Décors Le Brun très chargés
Boiseries de l’Hôtel d’Uzès

Toujours dans mes errances chronologiques j’ai découvert le 16ème siècle, Catherine de Médicis, Henri III, Charles IX Le Duc de Guise. Impressionnante procession de la Ligue

Procession de la Ligue

Et pour contraster avec cette peinture belliqueuse une fête populaire

Fête populaire

 

et ces petits métiers

petits métiers 18ème siècle

je me rends compte que ce billet est bien désordonné, surtout du point de vue de la chronologie. Telle fut ma visite. Ce musée est si riche qu’on s’y perd et je me promets d’y retourner d’abord pour voir les souvenirs de la Révolution, les témoignages du Moyen Age puis ultérieurement me limiter à une courte période et lire avec soin les cartels.