CARNET MALTAIS

Je n’ai pas terminé la visite de la Citadelle;

Le Multipass Heritage n’est pas valable pour la Cathédrale. Une duègne revêche contrôle billets et habillement, distribue foulards pour les épaules découvertes et grands linges pour les jambes. Elle est tellement désagréable qu’elle me dissuade d’aller acheter un billet. Les groupes se pressent sur le parvis près de la statue de Jean Paul II.
La Prison

A partir de 1548, cette prison était destinée aux chevaliers emprisonnés pour duel ou meurtre. Les conditions sanitaires étaient bonnes. Les nouveaux arrivants étaient examinés par un médecin, on leur changeait savon et serviette deux fois par semaine, et ils avaient droit à un bain chaque matin. La nourriture était celle autorisée par la règle catholique : deux onces de fromage ou de poisson salé, des olives les lundi, mercredi , vendredi et samedi tandis que jeudi et dimanche 4 onces de bœuf ou de porc., en plus du pain, du café de la soupe du thé et du lait.
Les prisonniers travaillaient ils étaient employés au balayage des rues et diverses corvée. En 1820 ce sont les prisonniers qui déblayèrent Ggantija.
Ils étaient peu nombreux en 1854 , 13 tandis qu’il n’y avait plus personne en 1856.
Les cellules étaient petites, environ 2m x2m avec un banc seerant aussi de lit.
J’ai surtout aimé les graffitis : ceux représentant des bateaux sont magnifiques.
Gran Castello

Le Gran Castello est un Musée Ethnographique installé dans une très belle demeure seigneuriale. Outils, poids et mesures, charrettes, tamis et batteuses occupent le niveau le plus bas (rez de chaussée un peu enfoncé). Dans l’entrée, près de l’escalier, il y a un très joli petit puits dont la margelle est soigneusement polie. A l’étage, les pièces sont vastes et claires. Elles étaient occupées par les maîtres de maison< ; une collection de petits personnages en céramique de la taille de santons illustrent la vie populaire : musiciens avec accordéon, fileuse et sa quenouille, procession religieuse…c’est charmant.

La salle suivante est consacrée à la musique : tambourins, pipeau de roseau, flûtes et cornemuse maltaise en peau de chèvre avec une corne de taureau. La zafzafa est un instrument à percussion avec la peau tendue sur une jarre de terre cuite présentant un morceau de bois fiché au centre de la peau.

Dans les encoignures des portes, des lampes à huiles sont placée pour montrer l’éclairage d’autrefois. La maison est très vaste. Différentes pièces communiquent entre elles et avec les terrasses si bien que je me suis égarée. Un tout petit garçon âgé tout au plus de 4 ans m’a dirigée dans le labyrinthe des pièces. Son anglais est tout à fait british mais il parle maltais avec sa mère.






Sous notre belvédère, on a signé les terrasses très verdoyants, remonté les murettes, consolidé le toit de la chapelle avec des cailloux, installé des tables de pique-nique et remonté l’abri de jardin rond Girna en pierre sèche qui fait un peu penser aux trulli des Pouilles. Il y a même une pelouse verte incongrue. En descendant la route vers Wied-il-Ghasri, e me retourne. Insoupçonnée au dessus des jardins une barre d’immeuble contemporain avec balcons métalliques et grandes baies vitrées coiffe le rebord de la colline. Les architectes se sont bien débrouillés. Nous ne l’avions même pas remarquée.
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Deux têtes de pierre très réalistes précèdent la collection de petites femmes aux hanches fécondes et aux cuisses dodues, déesses-mères, nanas minuscules…un escargot, seul animal présent dans la vitrine. A côté des femmes de terre cuite, des épiphyses d’os de bovins sont ciselées en têtes minuscules. Dans une autre vitrine on a réuni des personnages masculins aplatis, casquées au corps en forme de trapèze ou de hache, des guerriers peut être ?


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La plus grande est un lavoir avec une série de bacs profonds en pierre . Une femme en tablier bleu y fait sa lessive. Sur un cartel, est expliqué que jusqu’au 19ème siècle, il y avait cinq sources : Ghajn-tal-Logog était surmontée de trois arcades pour protéger les hommes et bêtes. La plus importante Ghajn-il-Kaira, le lavoir, 1373, porte les armoiries de la famille Azopordi qui a fait construire le lavoir.
En face Ghajn-tal-Beigh était l’abreuvoir du bétail, subsistent encore deux auges de pierre. Ghajn-tal-wied était la source de la vallée. La présence des sources sur cette île aride était primordiale. De nombreux musées insistent sur le problème de l’eau. Sur Gozo, seules les vallées (wied) sont vertes irriguées avec des arbres fruitiers, des légumes ou du maïs. Le blé pousse sur des terrasses soigneusement entretenues.




Les petits minibus blancs des plongeurs et des touristes sont garés à proximité. La promenade à pied me tente. Je me voile dans mon paréo jaune sénégalais. S’il avait été plus grand j’aurais volontiers imité les femmes Maures des environs de Saint Louis du Sénégal. Dommage que les islamistes aient confisqué à leur profit les voiles ! Un paréo comme voile sur le tankini c’est peut être une tenue ridicule mais bien confortable. La falaise de sable est creusée en courbes souples coiffée d’Upper Coralline comme à Xlendi. Deux portes s’ouvrent sur une caverne troglodyte où selon Evasion sont entreposées les pompes permettant d’élever l’eau de mer dans les bassins situés nettement au dessus du niveau de la mer. Comment faisaient les Romains qui ont exploité les premières salines ?


De sa période de Saint Tropez j’ai aussi aimé les paysages colorés, toujours la couleur! Le titre de l’exposition.











