Arrivée à Cres

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Cres port

Nous quittons Nézérine à 8 heures. Comme le  voyage n’est pas  long, nous faisons  le détour par Ustrine pour photographier les murettes. L’image du soleil brillant dans les interstices nous avait plu malgré nos soucis hier soir. Le matin, l’impression est différente. Le réseau des murettes dans la montagne est étonnant, mais plutôt vu d’avion.

Une route latérale conduit à la mer. On arrive à un village moderne, plutôt un lotissement de villas avec terrasses. La côte est aménagée avec des escaliers et quelques plates-formes en ciment. A 9h, très peu de baigneurs. L’eau est lisse, immobile, limpide. Je nage le long de la côte d’un côté puis de l’autre. Sans aller bien loin.  Cela me paraît être une expédition. Au fond, je regarde les paquets de posidonies, les algues rigides un peu roses qui font penser à des coraux, d’autres brun clair en forme d’oreilles ou de pleurotes translucides. Même sans le masque je devine les poissons vif argent.

Arrivée à Cres, jolie petite ville touristique

Les rues de Cres



A 10 h nous rejoignons Cres (qui se prononce Tsres). La route s’élève dans les collines, il y a encore des murettes partout. Plusieurs centaines de mètres à nos pieds : un lac oblong lisse d’un bleu turquoise pastel épais, inaccessible. En haut d’une côte, nous découvrons Cres au creux d’une rade fermée avec ses toits de tuile, son petit port bordé de maisons hautes et étroites. C’est une toute petite ville, nous trouvons facilement le «Turist Biro». Dans la queue, des français nous précèdent :  ils rendent la clé d’un appartement. Je leur demande s’ils en sont contents. Sur leur recommandation, nous louons le même. Ils nous invitent à l’apéro sur le port…

Notre studio mansardé

Cres : les toits vue de la terrasse

A midi nous sommes installées dans un studio mansardé tout carrelé de neuf et bien équipé. Tout le charme du logement réside dans sa terrasse qui surplombe les toits de tuiles romaines les bâtiments de la vieille cité sont hauts de trois ou. Quatre étages extrêmement étroits. Les petits toits s’enchevêtrent sans aucun alignement de rue. Les ruelles sont tortueuses, avec des impasses et des courettes. Il y a des rajouts de terrasses, d’appentis, des cheminées surmontées de toutes sortes de mitres, des antennes, des cordes à linge. Tout cet aimable désordre me donne envie de dessiner. Au delà des maisons on aperçoit deux clochers et une grosse tour ronde et plus loin encore les collines couvertes de maquis ou de pinède formant un amphithéâtre naturel.

Cres ; arc de triomphe

Notre immeuble est situé sur la seule avenue de la ville encadrée de larges trottoirs sous une double rangée d’arbres sous lesquels on a disposé des bancs. Aux deux extrémités du cours des arcs de triomphe aux colonnes antiques surmontées du lion de Venise. Au milieu du cours, un monument aux morts moderne à la forme bizarre (peut être une lyre). Cette avenue borde la vieille ville, plus loin les maisons modernes sont clairsemées dans leurs jardins.

Nous sommes conquises et décidons que l’étape sera longue ! Puisque nous pouvons cuisiner nous déjeunons de poisson pané et d’épinards surgelés.

la  plage

Cres baignade

Sans se fatiguer, nous allons à la plage la plus proche. Cela ne démarre pas trop mal, nous nous garons près de l’hôtel, une corniche fait promenade, quelques tamaris donnent de l’ombre. Nous suivons le bord de mer jusqu’au camping. Là c’est l’horreur : le soleil cogne dur, les caravanes sont installées au ras de la digue.. La courte baignade a un but pratique : éviter l’insolation. Elle  ne procure aucun plaisir . Pour sortir de ce guêpier, nous traversons le camping surpeuplé, promenade déprimante. Pour finir, une FKK. Il y a peu d’accès à la mer sauf  aux embarcadères des ferries reliant Cres à l’île de Krk ou au continent.
Nous roulons dans une montagne très sauvage . Près de Cres les murettes enclosent des vignes toutes petites et il y a quelques oliviers. Ensuite le maquis tombe en pente escarpée vers la mer. De la route qui surplombe, on découvre une petite anse où mouillent des voiliers – inaccessibles – des îlots rocheux et les côtes des îles voisines. Puis la route s’arrête net sans prévenir au débarcadère les voitures font la queue. Nous voyons une toute petite route menant à un petit village au loin. Bien difficile d’y accéder, les voitures attendant leur bateau ont formé deux files. Heureusement ils reculent pour nous laisser passer.

Nous découvrons le plus petit port qui soit : un quai de ciment forme une rade rectangulaire, sur les bords un petit coin cimenté. Une femme se bronze allongée sur le ponton . Nous sommes seules à l’eau. L’eau est tiède presqu’aussi chaude que dans les piscines thermales. Je vais vers le large pour trouver la fraîcheur habituelle.  J’ai peur de m’éloigner, nous sommes tellement seules que je crains un piège. Plus loin, la montagne descend en formant des falaises, on se dirait à Madère, notre plage est vraiment la seule plage de cette côte ! Dominique nage avec moi jusqu’à une jolie grotte où des papillons volettent tels des chauve souris.

Vers 4h30 deux jeunes gens descendent des maisons perchées au dessus de nous, puis une petite fille, puis une femme …A cinq heures toute la famille est en bas. Ces gens ne nous dérangent pas, ils nous rassurent. Ici, pour éviter la foule mieux vaudra se baigner le matin tôt ou à l’heure de la sieste. Jusqu’à 4 h tout le monde ferme volets et persiennes.

En soirée

Comme en Italie : la vitrine du glacier

En revanche, le soir on vit dehors, dans les ruelles on a installé des chaises et des tabourets sur le pas des portes, certains dînent ainsi devant leur maison dans la rue, des femmes tricotent ou font de la broderie ?

Toute la jeunesse et les badauds des campings convergent sur la place de l’horloge devant le port. Un petit orchestre sur un podium fait une animation musicale (la danse des canards en Croate,  Macarena). On fait la queue devant les glaciers, toutes les tables des restaurants sont occupées. La foule est si dense qu’il faut que je m’accroche au sac à dos de Dominique pour ne pas la perdre.

Nous filons vers des rues plus tranquilles. Je constate le même désordre dans les volumes et les formes, que dans les toitures : lacis de ruelles, passages inattendus sous des arches, escaliers dérobés, immeuble surplombant toute une rue. Si on observe bien, on découvre de merveilles sculptées : ici une fine colonne, là un blason, ou un porche, deux lions usés par le temps… Il est temps de rentrer si on veut jouir de la terrasse.

Nézérine Osor Ustrine

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Eglise d’Osor

Nézérine

Le soleil se lève sur la montagne, au même moment la cloche de l’église sonne 6 heures, coïncidence « frappante ». Très vite il fait très chaud sur le balcon. Je me replie à l’intérieur quand les cloches carillonnent l’angélus à 6h30.

A 8heures nous partons faire des photos dans les rues de Nézérine, découvrons de nouvelles ruelles en pente qui nous conduisent chez la « voleuse » je regrette mon mouvement d’humeur, nous aurions été si bien ! En face un bateau tout rouillé remplace une digue, de l’autre côté : la plage, si j’avais été en tenue, je me serais bien baignée.

Osor, ville enclose

Osor

Osor est une ville enclose, comme Nin on y entre par un pont (ici il est en fer). Sur la place une curieuse église à façade festonnée en trèfle porte des statues de pierre très blanche tandis qu’au dessus du porche la madone se détache sur du marbre rose. Le campanile est ici aussi érigé à l’écart.. les voitures ne pénètrent pas dans la ville, il y règne une sérénité appréciable. Nous photographions les maisons fleuries.
Baignade dans le port, cela m’amuse de longer les murailles à la nage. Dominique se baigne aussi ;
Pour déjeuner, nous préférons la place tranquille d’Osor à la recherche d’un emplacement problématique dans la campagne. Après un café en terrasse, nous nous installons sous un tilleul bien fourni sur une sorte d’estrade en pierre. Entourée de bancs de pierre autour du puits, pas de fontaine, elles sont rares en Croatie. Il est midi, chacun est chez soi, le « turist biro » est fermé .Il se dégage une impression de calme, nous mangeons un pique nique simple : œufs durs, dolmas et yaourt.

Ustrine, village perché

Sur la carte, une route va à la mer à Ustrine : village perché sur le rebord de la colline. Nous y sommes déjà passées hier soir à la tombée de la nuit ; des murettes de pierre empilées délimitant des parcelles arrondies, laissaient passer les rayons obliques du soleil couchant. Nous pensons à l’Irlande ; sous le soleil de midi, il est urgent de trouver de l’ombre !

A la recherche d’un coin  pour se baigner

Une route, avec un panneau interdisant la circulation automobile descend la pente raide. C’est impressionnant : pas de lacets, un schuss. On retient son souffle, la 205 a de bons freins. Enfin, il le faut ! En bas d’autre véhicules sont garés faisant foi de la carrossabilité de la route. Un petit escalier, une plate-forme cimentée : un accès facile à l’eau, l’endroit rêvé. Bien sûr déjà occupé Des jeunes ont tendu une bâche sur le ponton et jouent tranquillement aux cartes. Des hollandaises très replètes lisent et plongent. Nous trouvons même un arbre qui nous donne de l’ombre. La baignade est merveilleuse, l’eau bleu profond. J’explore à la nage la rive pour chercher un meilleur emplacement, mais il faudrait escalader les rochers avec le parasol. Cette nage à l’aventure me plaît beaucoup. Dominique m’accompagne de l’autre côté, nous découvrons des maisons cachées sous les chênes verts, aucun accès par la route, elles ne sont accessibles qu’en bateau : une jolie plage avec des barques, des zodiacs et un magnifique voilier aux couleurs italiennes. Je fais des essais avec le masque. C’est une des plus belles baignades depuis la Grèce.
Une barque accoste au ponton,  soleil a tourné nous n’avons presque plus d’ombre sous notre arbre, il est 4h et il est temps de rentrer. La montée est aussi impressionnante que la descente, je retiens mon souffle ;
6h30, les cloches sonnent, nous commençons à sentir la fraîcheur. Une barre de montagnes sur le continent apparaît dans le lointain : les sommets de calcaire nu  semblent couverts de neige. La vue est merveilleuse. Au premier plan : une rangée de cyprès et un prunier couvert de prunes jaunes, plus loin de beaux toits de tuile ;
nous dînons sur la plage, des femmes se baignent nues, si j’avais eu une serviette, je les aurais bien imité.

Tour en ville : j’achète une glace et prends en photo les maisons qui se reflètent dans l’eau du port. Au retour, nous nous égarons et découvrons de jolies maisons aux balcons fleuris enfouis sous les lauriers roses et les figuiers.

Zadar et ses environs au sud

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L’embarquement des ferries à Zadar

Aux premières heures de la matinée nous filons aux bureaux de la compagnie de navigation. Le ferry pour Mali Lošinj n’est pas quotidien mais hebdomadaire, seulement le mardi. Justement, nous projetions de partir mardi ! Reste t il de la place ? L’employée téléphone, demande la longueur de la voiture. Evidemment, je ne la connais pas mais je lui assure que la voiture est petite. C’est bon ! je passe à la caisse : 211 Kunas seulement ; je tombe des nues, j’avais calculé 4 fois plus, avec les prix du prospectus .Ce mystère s’éclaire facilement : le montant était indiqué en Lires italiennes, ce qui expliquait le nombre inquiétant de zéros.

La réserve ornithologique

Nous allons ensuite explorer un lac 30 km au sud de Zadar qui est aussi une Réserve ornithologique. La route côtière est toujours aussi fréquentée, ce qui nous confirme que la croisière est une idée de génie !  Elle traverse une zone industrielle très laide puis longe une mince pinède. Les stations balnéaires se succèdent ensuite, les campings, le club Med …

Au feu!

Juste avant d’arriver le trafic se ralentit et s’arrête. Un barrage ? ou le feu ? En effet une épaisse colonne de fumée s’élève de la gauche. Ce ne sont que des travaux. Encore une bonne raison de remonter la côte en ferry !

Le lac

Le lac a une belle couleur vert pastel un  peu laiteux, il se trouve dans un écrin (un écran !) de roseaux qui interdisent l’approche. la Réserve Ornithologique a prévu quelques sentiers d’accès pour l’observation, mais la promenade tourne court après quelques dizaines de mètres. Il n’est pas encore midi, trop tôt pour le pique-nique.

La plage du club Med

A  sortie d’une pinède nous trouvons une jolie anse rocheuse enfermant une minuscule plage de sable avec l’eau la plus transparente qui soit . Bien sûr, on n’est pas seules ! Sur le sable et dans l’eau peu profonde jouent des enfants. Dominique se pose sur un rocher tandis que je pars à la nage vers le large pour explorer les environs. Des gens arrivent par le haut de la pinède sur des rochers abordables. Il faut convaincre Dominique !
Je n’ose pas insister trop. L’expérience de la plage nudiste me fait adopter un profil bas, je ne veux pas deux jours de suite prendre des initiatives qui ne conviennent qu’à moi. C’est vraiment dommage, l’endroit est magnifique, le plus beau depuis notre arrivée en Croatie.
Nous retournons à l’étroite pinède coincée entre la mer et la route. Il y a du monde, mais pas trop. Nous y passons un bon moment à nager, nous sécher au soleil puis à lire à l’ombre. Nous observons aussi les évolutions d’un petit hydravion qui vient pomper l’eau pour éteindre un incendie de forêt.
Dernière soirée à Rovinjska : bon dîner avec de la viande et des épinards, dernière lessive. Puis encore une fois, la digue illuminée. Le vent s’est levé, de gros nuages menaçants viennent de la montagne.

Pag

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lapiez

Pag est une très longue île parallèle au continent. On y accède par un pont bombé en ciment.
Les vieilles, habillées en noir en jupe froncée et en grand fichu noir qui leur cache le visage à la mode turque, vont à pied à la messe. Nous avons déjà vu les mêmes vieilles à Harkany aux bains, peut être étaient elles Croates ?

Lapiez
L’île est désertique : le calcaire est nu ; de loin les falaises sont blanches, de près la patine est grise comme à Superdévoluy .Des figures d’érosion en lapiez font des arêtes pointues.

La saline

pag : marais salants

Une petite dépression occupe le centre de l’île, remplie de roseaux géants. Sur la carte un lac est indiqué : c’est une saline en activité avec des bacs rectangulaires. Une usine immense l’exploite, mais curieusement, en cette saison tous les rectangles sont remplis d’eau et on ne voit pas de tas de sel ni même ne croûte de sel à la surface.

la petite ville de Pag

Au milieu de l’île, la petite ville de Pag est ancienne. Comme Zadar ou Nin, elle est enclose dans ses murs de pierre et gardés par de jolies portes. A l’intérieur, les ruelles sont si étroites que le soleil ne pénètre pas. Certaines maisons portent de jolies sculptures, des balcons de pierre. Les dalles sont glissantes comme
à Zadar.

Dimanche : la messe

Sur la place de l’église nous prenons un pot. C’est l’heure de la messe, il y a affluence, l’église est peine, le portail ouvert, certains assistent debout .Impossible de visiter l’intérieur. pas de photos de l’extérieur de l’église romane : des échafaudages cachent la façade. De jolis anges se détachent sur le ciel bleu. Nous achetons Le Monde –encore un luxe appréciable- et des beureks comme en Turquie -et un feuilleté à la cerise.

Trouver une plage!

Il est temps de trouver une plage. Ce n’est pas facile sur cette île rocheuse. La route domine la mer à 100 m d’altitude, nous roulons dans une colline pierreuse où seuls dépassent des murets de pierres sèches délimitant d’improbables parcelles désertes. Nous descendons dans un village. Surprise ! Les chênes verts bordent la côte. Miracle ! L’eau est accessible. Une famille vient tout juste de libérer un emplacement bien plat à l’ombre d’un magnifique chêne vert. Je suis enchantée ! Des naturistes se baladent à poil, bon augure ! Les plages naturistes sont toujours moins fréquentées que les autres !
Dominique voit tout cela d’un autre œil : les naturistes lui gâchent la baignade. Elle se retranche sous notre chêne et y restera toute l’après midi sans bouger en observant les aller et venues des hommes et des femmes à poil.
Pourtant on aurait pu passer une très belle journée : l’eau est délicieuse. Je passe des heures avec mon masque à observer dans les rochers une faune très intéressante .Dominique a une idée géniale : elle découvre dans nos prospectus une liaison maritime entre Zadar et une île près de Rijeka qui shunterait toute la route à camions en corniche. Au lieu de s’énerver en conduisant nous allons faire une croisière!

Barrage de police

Le retour est retardé par une péripétie : au pont, les policiers ont monté un barrage et vérifient les identités et ouvrent les coffres des voitures. Nous n’avons pas nos papiers. Que va-t-il arriver ? Rien, quand vient notre tour, on dit au policier « Papir, Zimmer,Rovanijska » de l’air le plus bête possible et il nous laisse passer.
Le soir sur la digue, nous envisageons avec enthousiasme notre nouveau projet. Dominique souhaite tellement  le réaliser qu’elle est prête à allumer un cierge à notre petite chapelle de la plage. Malheureusement, il y a du monde

Nin et Vir

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Eglise de Nin

Presqu’île de Zadar vers le nord. Des troupeaux traversent la route. Les villages ne sont pas plus pittoresques que ceux de la côte ; les maisons de pierre sont écroulées, les maisons de brique et de ciment quelconques dominent. Il y a deux modèles : un premier à toit de tuiles en pente, généralement un étage, raffinement : des arcades en ciment, pas de crépi. L’autre modèle à terrasse qu’on rehausse pour construire un deuxième étage avec un escalier extérieur sans rampe débouchant parfois sur rien du tout. Pas de crépi mais des tonnelles de vigne.

Nin

Nin marais salants et graminées

A l’entrée de Nin, des marais salants. Un vieux pont de pierre relie l’îlot à la terre. La ville est entourée de ses murailles. La porte qui fait face au pont est élégante. Il est neuf heures et il fait déjà chaud. La petite basilique blanche toute ramassée en croix autour de sa coupole chaulée est isolée par un champ de fouilles. Les objets provenant  des tombes sont visibles dans un petit musée archéologique qui abrite aussi deux barques trouvées dans la mer dans un état de conservation extraordinaire.
Nin est assez fréquentée par les touristes, j’achète l’unique Monde sur le présentoir. Nous faisons le tour de la ville, découvrons de plages de sable formant une langue émergeant de la lagune. Des baigneurs y accèdent en traversant à pied la lagune.

Au café
C’est un plaisir méditerranéen que de boire un expresso bien tassé en regardant l’animation de la rue. En Grèce et en Turquie, ce plaisir est presque défendu aux femmes seules, pas ici, des familles entières consomment. Certains boivent des cafés surmontés de crème fouettée bien appétissante.

Musée archéologique

Je regrette que nous soyons parties sans guide. J’aime bien connaître l’histoire et ne pas passer étourdiment à côté d’une merveille trop discrète . Le musée archéologique  présente des panneaux bien documentés. J’y découvre que les Croates étaient allié aux Francs contre Byzance. Cette toute petite ville était alliée à Charlemagne par la paix d’Aix la Chapelle en 812 tandis que Zadar toute proche était byzantine.

Ile de Vir

Pont deVir

Nous quittons Nin pour aborder l’île de Vir reliée au continent par un pont moderne bombé.
Près du pont l’île est très construite, et se construit présentement, chantier de grandes maisons destinées aux touristes. A mesure que nous nous enfonçons dans l’intérieur, les constructions se raréfient .Il y a un bois de pin et de chênes, des vignes. Des panneaux proposent du vin et de la rakija à la ferme. Nous poursuivons la route pour trouver une plage. Quelques voitures stationnent sur un parking. La côte est rocheuse/ Le calcaire raviné est fendillé et coupant. Difficile d’atteindre l’eau transparente sans risquer de se blesser. Il n’y a pas d’ombre non plus et se promener avec le parasol est hasardeux. Nous quittons à regret cet endroit magnifique, sauvage et désert où pousse seulement un maquis ras. Le sentier côtier est tracé mais impraticable en sandales.

Calcaire blanc

Nous retournons vers les dernières habitations (encore en construction mais déjà habitées). Tandis que je vais dans un petit supermarché acheter de l’eau fraîche, Dominique repère une « plage » ; des petites terrasses cimentées en escalier avec un accès facile à l’eau et un trou pour piquer le parasol que nous adossons à un muret. Comble de luxe, le rocher lisse est incliné pour faire un dossier.


Nous resterons toute l’après midi sur notre terrasse. Le supermarché vend des masques de plongée. J’en achète  un bon marché (pas très étanche) et j’ai le plaisir d’observer des tas de poissons. Certains sont minuscules, transparents et nagent en groupe en surface. D’autres plus gros broutent les algues. Je crois même reconnaître des rascasses. Heureusement que nous nous baignons chaussées. Notre parasol fournit une belle ombre, le vent souffle de la mer, il fait une température délicieuse. Dominique surveille les évolutions d’un groupe de jeunes : 3 jeunes filles jolies et agréables, 3 petites filles adorables en deux pièces. Puis arrive une allumeuse qui attire tous les garçons. Avec mon masque je ne me lasse pas de retourner à l’eau. Nous levons le camp à 17h30. Nous faisons un crochet par Zadar pour nous approvisionner à Billa.
Après le dîner promenade rituelle. La digue est vide, tous les jeunes doivent être à Zadar .Nous regardons les lueurs du village qui se reflètent en guirlandes roses, vertes rouges.

Plaklenica

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12 km plus loin vers le nord, à Starigrad, se trouve l’entrée du Parc National de Paklenica.
Entrée payante, 30 Kunas, parking 2 km plus loin dans une vallée très profonde entaillant la montagne.

un canyon entre de hautes falaises

Nous marchons ensuite dans un canyon entre de très hautes falaises. Des voies d’escalades sont aménagées et les grimpeurs sont nombreux.
A 8h il fait encore frais, le sentier est bien aménagé mais il commence très raide par des marches glissantes (Il faudra marcher avec précaution au retour). Cette rampe s’élève dans une vallée sèche. Bientôt la végétation devient dense d’Elat mastic(pistachiers lentisque), de charmes, noisetiers, hêtres et figuiers. Cette forêt est inattendue. Quand on regarde de la mer, les montagnes sont pelées couvertes d’un maquis ras. Les crêtes déchiquetées en calcaire nu.
Le sentier devient plus large, bien entretenu en petits cailloux avec des fontaines. Nous suivons un petit torrent.

La grotte

Un écriteau indique la grotte à 40 minutes.
Dominique reste. Je grimpe le sentier en lacets large d’une soixantaines de cm, en pente pas trop raide, dans une forêt clairsemée,  ombragée à cette heure matinale. Je fonce pour respecter le minutage. La grotte est aménagée pour la visite. Nous descendons l’équivalent de cinq étages dans une salle immense avec de très belles draperies.
Dominique qui a attendu 1h45 et vu passer des dizaines de randonneurs commence à s’impatienter.

Le ruisseau
La promenade continue le loin du ruisseau à l’ombre. Nous déjeunons les pieds dans l’eau près d’une maison forestière puis rentrons dans la chaleur de l’après midi.
Après-midi à la plage de Rovaniska
Plage  chez nous, très calme nous sommes seules. Des vieilles arrivent vers 17h30.

courses à Starigrad

Nous retournons à Starigrad changer de l’argent à la banque et visitons les supermarchés. Il y a pourtant plusieurs campings, mais nous ne trouvons rien à notre goût. Il faut croire que les campeurs ne mangent que des saucisses et du saucisson. Rien de bien appétissant ! On se contentera de spaghettis.
Nous terminons la soirée par la traditionnelle passeggiatta sur le remblais. Comme c’est le week end, c’est très animé et le vendeur de glaces ne chôme pas.

 

Zadar

MITTELEUROPA – un mois à travers l’Autriche, la Hongrie et la Croatie

Zadar est  la ville la plus proche  à une vingtaine de km de l’autre côté d’une péninsule plate et assez sèche.

La ville moderne est assez étendue, mais la ville ancienne enclose dans ses remparts est petite. Rues étroites pavées de calcaire gris clair poli très glissant, occupées par de nombreuses terrasses de cafés. Les commerces sont luxueux, surtout des boutiques de fringues de marques. Il y a beaucoup de monde. Nous cherchons comme à l’accoutumée, l’Office de Tourisme, qu’on  finit par trouver après de grands efforts, caché à l’étage dans un bâtiment à l’écart. De toute façon il ne nous est pas d’un grand secours.
Forum
Un forum romain avec une unique colonne corinthienne fait une jolie place.
Eglise Saint Donat

Zadar : Saint Donat

Juste derrière, l’église Saint Donat a une curieuse forme cylindrique très haute avec son campanile un peu plus loin. L’intérieur est très sobre : un plafond de bois une galerie d’arcades romanes, en dessous une belle colonnade entoure la nef – sans doute des colonnes antiques réutilisées –l’autel est abrité par une sorte de baldaquin très simple Renaissance. Les stalles du chœur sont en beau bois sculpté.


Eglise baroque
De l’autre côté du forum nous visitons également une église baroque toute peinte de blanc et relativement sobre pour du baroque, ce qui est très curieux, ce sont les grillages ondulants en ferronneries, formant une sorte de galerie fermée.
Musée archéologique
Je visite à la hâte le musée archéologique, regrettant de ne pas pouvoir y consacrer plus de temps, parcmètre oblige.
Courses au supermarché
A l’entrée de la ville, au grand supermarché Billa, on achète de la viande. Depuis  un mois, on n’a pas mangé de steak avec des pâtes. Nous remontons vers le nord pour découvrir les plages des environs, nous avons l’embarras du choix. La côte est rocheuse mais les plages accessibles. Très peu de monde. Nous trouvons un coin délicieux derrière un camping. Nous sommes seules sur le cailloutis, des pins nous donnent de l’ombre.
Nous regardons la nuit tomber en nous promenant comme tout le monde ici sur la digue. Puis on se pose pour voir les étoiles et les lumières se refléter dans la mer.

Du Rififi à Bucarest – Sylvain Audet-Gainar – Coll. Rouge

19POLAR

Un polar réussi pour nous dépayser et nous faire voyager. Citybreak impossible? Partons pour Bucarest!

Tous les ingrédients pour le genre : de la baston, une enquête bien compliquée, des jeunes femmes sexy, du sexe, un chauffeur de taxi bien graveleux, un maître-chanteur….Pour la couleur locale : au centre-ville, un immeuble logeant des privilégiés de l’ancien régime (toujours en place 40 ans plus tard), des rues grises et défoncées dans des quartiers moins huppés.

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Arthur, gallo-dace,  est venu de France liquider la succession de son oncle qu’il n’a jamais rencontré . A peine installé dans l’appartement dont il a hérité, il est défiguré à coup de poêle à frire par un agresseur invisible.  Après une seconde effraction, Arthur décide d’enquêter sur la vie de son oncle. Une archiviste, un historien l’aideront à dépouiller les Archives de la Securitate : son oncle était un médecin proche des Ceausescu, gynécologue.

Ce joyeux mélange entre Retour vers le futur, Good Bye, Lenin ! et le Petit Nicolas m’a aussitôt fait regretter qu’un appareil aussi fantastique n’existe pas dans la réalité.

Il obtient le concours d’alliés un peu baroques : un grand-père amateur de Frédéric Dard et son petit-fils de 5 ou 6 ans aux déguisements fantaisistes particulièrement mal embouché mais très sagace, un Don Juan chargé de nombreuse et encombrante famille, une vieille voisine fouineuse et tenace et même une étoile du cinéma roumain.

Mais suis-je tant à plaindre ? Après tout, je profite de l’aide précieuse d’une sacrée escouade ! Un pote aux petits
oignons, une urgentiste aussi compétente qu’affriolante, son fripon de fils champion du monde du déguisement
et toujours flanqué de son sémillant grand-père philosophe, deux historiens caractériels aux connaissances titanesques, un commissaire mordu d’espionnage, un homo expert en confession sur l’oreiller et maintenant, l’une des actrices les plus renommées de Roumanie !

 

Je ne vous dévoilerai pas l’intrigue ni les épisodes qu’on pourrait qualifier de baroques, de surréalistes et même parfois de grotesques. Je vous laisse découvrir et profiter de cette lecture distrayante.

Vous n’avez pas connu ces temps-là, jeune homme. Quand on recevait un ordre émanant de si haut, on s’y
soumettait sans rechigner. Aussi absurde qu’il fût ! Ne faites pas cette tête-là, mon garçon ! J’ai travaillé toute ma vie comme journaliste pour le journal Scânteia.

Par delà la rigolade, l’intérêt historique :  la période Ceausescu et ses suites.

L’épilogue en 2017 et le mouvement #REZIST :

« Assisterait-on enfin au réveil d’une conscience civique en Roumanie bientôt trente ans après la chute de la dictature?

Rien n’est moins certain

Cet espoir me procure cependant une ivresse incroyable »

Arrivée en Croatie : la mer à Rovanjska

MITTELEUROPA : UN MOIS A TRAVERS L’AUTRICHE, LA HONGRIE ET LA CROATIE2j’espère la mer, invisible.

Enfin la mer!

Rovanjska : église

Enfin, nous la découvrons insérée entre les côtes d’une presqu’île formant un étroit canal, il faudra encore aller loin pour découvrir la mer ouverte, après cette presqu’île il y en a  une autre puis des îles…
Dominique est fatiguée de conduire, depuis 9 h ce matin seulement avec des pauses très courtes. Il reste encore 40 km pour Zadar.

Chez l’habitant à Rovanjska

Au premier village venu au bord de mer nous cherchons une chambre. Premier essai : 40DM pour une chambre toute simple mais avec douche et balcon, frigo, cuisine à partager avec les voisins, à moins de 20m de la plage. La maison fleurie avec une balustrade ornée de géraniums d’un bougainvillier mauve, a belle allure.
Le propriétaire, jeans, torse nu, cheveux grisonnants, ressemble un peu à un grec. Il parle très mal Allemand, mais on se débrouille avec l’aide des autres locataires, Polonais ou Tchèques, qui semblent parler le Croate ou tout au moins se faire comprendre dans une langue slave.

Baignade

A cinq heures, nous sommes dans l’eau. Quel bonheur ! Après ces journées pluvieuses, nous retrouvons l’été ; il fait 30°. Même si je n’ai pas été privée de baignades en Hongrie, retrouver la mer est incomparable ! Notre plage est une bande étroite de cailloutis.  Heureusement, il y a peu de monde, les enfants se baignent plus loin et plongent d’un ponton cimenté. Deux bateaux sont amarrés.

Nous partons explorer le village, quelques maisons de vacances entourées de jardins sur des rues poussiéreuses, sur la grande route deux restaurants et une boutique, des étals de légumes aussi et un kiosque. Au bout de la digue une très jolie église minuscule.

la panne
Après le dîner, curieuse panne d’électricité, nous n’avons plus de lumière dans la chambre, mais le frigo fonctionne, je descends pour demander qu’on change l’ampoule, on me montre la moitié du village plongé dans le noir. L’électricité n’est pas suffisante, les gens ont l’air habitués, la fille du propriétaire est un peu inquiète, allons nous quand même rester ?
Nous descendons donc sur la digue et passons une soirée très agréable sous les étoiles. L’électricité revient, nous remontons.

 

 

Pecs (2)

MITTELEUROPA : UN MOIS A TRAVERS L’AUTRICHE, LA HONGRIE ET LA CROATIE

. Pecs, château de Siklos, Mosquée, thermes(2)

mosquée de Siklos

On nous avait dit « vous aurez chaud à Pecs !». Ce n’est vraiment pas le cas. Il fait gris.

en excursion dans les environs: Siklos

Le château  de Siklos est perché sur une colline entouré d’un double rang de remparts. Sous la pluie, c’est un bon abri. La chapelle Renaissance est toute blanche, claire, vide, cela repose du Baroque et des restaurations du XIXème siècle. Les cachots et les oubliettes sont bien conservés.
Dans la partie plus « neuve » du château, deux expositions présentent des gants, ombrelles et bas du début du siècle, c’est désuet suranné et joli à regarder.
A l’étage, de l’art contemporain : des artistes locaux exposent des gravures, peintures, et sculptures en terre, rien d’extraordinaire, quelques trouvailles sympathiques.
Entre temps la pluie a cessé.

Mosquée

La Mosquée renferme des objets turcs et possède une curieuse charpente en bois visible.

Parc de sculptures

Nous cherchons ensuite un « parc de statues », une carrière de « marbre » a offert la pierre et le site à de nombreux sculpteurs. Les « sculptures », souvent brutes, ont un air inachevé et peu d’entre elles représentent quelque chose d’identifiable. On a vaguement l’impression qu’on se moque de nous, d’autant plus que l’entrée est payante. La plus jolie trouvaille de cette visite : une grenouille ou peut être un crapaud (la peau est verruqueuse) tachetée de vert et blanc avec de jolies taches arrondies avec la forme de camouflage.

Harkany

La station thermale d’Harkany est très vantée par la documentation. .A la caisse, des petites vieilles en jupe froncée noire ou marron, au gilet serré et en fichu noir, font la queue avec leurs affaires dans leurs cabas. On dirait qu’elles sont en costume folklorique. D’où viennent-elles ? En Hongrie nous avons vu des vieilles en tablier mais jamais avec cette allure. D’ailleurs elles ne parlent pas Hongrois. .Après avoir payé 500forints, nous pénétrons du coté « plage ». Pour atteindre les bains thermaux, il faut prendre un autre billet, refaire une autre queue qui donne l’entrée à une piscine couverte pleine de monde ouverte sur une jolie « plage » avec des palmiers et des bâtiments 1900.

Le complexe aquatique comprend aussi un toboggan et une piscine à vagues. Aujourd’hui, mardi, après la pluie, c’est désert. Comme à Hajduszoboslo des boutiques proposent des maillots de bain, des ballons.

Je fais des traversées dans l’immense bassin (eau entre 28 et 32°), je n’ai jamais vu de piscine aussi vaste! Déjeuner: une demi-pizza  et un chausson aux prunes achetés dans une petite guinguette.

Pecs en couleurs!

Mosquée de Pecs transformée en église

A deux heures le ciel s’éclaircit. Finalement cette matinée pluvieuse a été bien remplie. Nous allons enfin voir Pecs en couleurs ! Nous recommençons la visite d’hier en quêtes de photos et remontons dans la petite rue où se tiennent tous les musées de la ville.

Musée Zsolnay

Fontaine de Zsolnay

Le musée Zsolnay rassemble des céramiques provenant de la fabrique Zsolnay. Certaines pièces extrêmement fines datent de la fin du XIX et du début du XXème siècle. Les objets les plus anciens évoquent les céramiques turques utilisant les mêmes motifs floraux avec des couleurs un peu moins vertes peut être, mais avec un même usage des rouges et des fleurs. D’autres influences sont visibles : porcelaine de Delft, chinoise ou rococo.
Sécession
Les plus beaux objets sont d’inspiration Sécession. Décidément, depuis quelques temps cette école nous poursuit ! A Vienne c’est Klimt qui m’a le plus impressionnée, le Pavillon Sécession et le Métro. Par hasard, nous y avons découvert Tiffany et ses abats jours. Et voilà qu’on retrouve à Eger des céramiques Art Nouveau, pour terminer par Zsolnay. Sans parler des façades de Budapest de Kecskemét et de Pecs. Aimable réaction aux exagérations et aux lourdeurs des architectes historicistes avec le Néoclassique, le néo renaissance et le néogothique terriblement pompeux et ennuyeux.

Mes souvenirs d’Histoire du XIXème datent du lycée, ils ont été un peu dépoussiérés mais il faudrait y revenir. Envie de relier l’Histoire de l’art à l’Histoire politique et industrielle. de comparer la stabilité du règne de François-Joseph et le règne de Victoria et celui de Napoléon III. Aussi de penser à la réaction d’un pouvoir qui se souvient des révolutions à barricades de 1848 et comment cela se traduit en architecture et en urbanisme. Peut être que j’ai tout faux, je ne mesure que trop mes lacunes.

Art moderne? De qui se moque t on?

Verdammte Sammlung von Scheisse ou von Kacke!

En voilà une exposition ! Dominique a encore l’impression très prononcée qu’ »on se moque de nous ». Dans le cas de Dieter Roth, le provocateur, c’est sûrement le cas. Haute élaboration du graphisme pour un résultat totalement illisible et gratuit. Je peux admirer la dextérité du tracé, la démarche intellectuelle de translations, répétitions, superpositions, mais l’émotion est totalement absente, le but décoratif n’est pas atteint, aucune envie d’accrocher cela sur un mur !

Autre musée : peinture hongroise fin XIX début XXème,

peu intéressant et souvent très sombre.

Vers 17 h on se retrouve place Széchenyi pour prendre les dernières photos, malheureusement le soleil est du mauvais côté pour prendre la Poste et l’immeuble Sécession.

Tour de la télévision

Après une visite au supermarché, nous profitons de la jolie lumière pour monter à la Tour de la Télévision située sur une colline culminant à 537m, la tour elle même en béton fait 150m. Une rotonde à 75m contient un restaurant .Nous traversons des quartiers perchés avec des bâtiments modernes bien intégrés à la topographie, terrasses fleuries en escalier adossées à la colline, puis des villas avec des jardins pour arriver enfin à la forêt de pins et chênes Cela nous rappelle notre tour sur la Hohenstrasse dans les collines de Vienne avant de quitter la ville.
Je dépense les dernières pièces de monnaie hongroises pour payer l’ascenseur. De la terrasse panoramique on voit très loin. Je découvre à l’arrière de la colline de Pecs un véritable paysage de montagne couvert d’une épaisse forêt éventrée par une mine à ciel ouvert. Du côté sud, la ville s’étend loin, le centre est petit mais les quartiers neufs poussent partout. Puis on voit la plaine noyée dans la brume vers l’Est.

Nous quittons la Hongrie demain sans regrets. Nous avons exploré, sondé, examiné tout ce que nos guides nous proposaient, nous avons passé 18 jours bien remplis. Nous aurions, peut être, pu rester un peu plus à Budapest, profiter mieux de la montagne à Eger, mais la météo a dicté sa loi.