Le fou du Tzar – Jaan Kross

LIRE POUR L’ESTONIE

manoir de Sagadi

Le tzar c’est Alexandre Ier , le fou c’est     Timothée von Bock, baron Germano-Balte, seigneur du manoir de Voisiku, Estonie (autrefois Livonie) . la première folie de Timo c’est d’avoir épousé Eeva paysanne estonienne qu’il a dû racheter en compagnie de son frère – pour le prix de quatre chiens anglais. la deuxième folie a été d’oser envoyer à Alexandre un mémorandum séditieux. Aide de camp de l’Empereur, ami, même, il lui avait promis une franchise entière. Il lui en a coûté sa liberté.

Excellent roman historique que j’ai lu en rentrant de voyage dans les pays baltes j’ai vu s’animer les personnages dans les manoirs que nous avons visités. Mais il n’est pas indispensable d’avoir fait le voyage pour être pris dans l’intrigue où apparaissent aussi bien Goethe, les décembristes, les campagnees napoléoniennes…

la promesse de l’aube – Romain Gary

LIRE POUR VILNIUS

Vilnius s’enorgueillit d’être le lieu de naissance de Romain Gary en 1914. une statue a été érigée et signalée dans les promenades de l’office de tourisme. Le petit garçon de la Promesse de l’Aube regarde la fenêtre de sa Valentine pour qui il a ingéré une chaussure en caoutchouc. J’ai été rendre visite à la statue et me suis promise de lire le livre au retour.

Quelle est cette promesse? Celle de la mère de Romain enfant qui lui promet qu’il deviendra célèbre, violoniste comme Yehudi Menuhin ou Yacha Heifetz? ou écrivain comme Tolstoï ou Gorki au moins Ambassadeur de France.

Ou la promesse de l’enfant à sa mère de rapporter la gloire à cette mère qui lui a tout donné. Au moins le tournoi de Ping pong de Nice de 1932.

Une autre promesse – tenue – m’a émue, celle au gentil voisin qui lui donnait des rahat loukoums et qui lui demanda de dire qu’un juif du nom de Piekielny vivait au 16 de la rue Grande-Pohulanka à Wilno quand il serait diplomate…Sa Majesté la Riene Elizabeth, l’ONU, le monde entier l’a entendu proclamer.

Trois parties dans le roman, la première raconte l’enfance, à Wilno alors polonaise , Varsovie, elle est pleine de verve et d’exotisme, la seconde l’adolescence à Nice, la troisième  se passe pendant la Seconde Guerre mondiale, aviateur, résistant, gaulliste. j’ai moins aimé la troisième où le personnage de la mère n’apparait qu’en filigrane dans l’inconscient du fils. les faits de guerre m’ennuient même si Romain Gary  raconte avec distanciation ses faits de guerre.

Lire pour Vilnius?

Peut être, quoique l’univers de Romain Gary se limitait à sa cour de la rue Grande-Pohulanka… qu’il était instruit par différents professeurs et que sa mère lui racontait plus une France de son invention où Victor Hugo avait été Président de la République…vilnius, alors s’appelait Vilno et semblait bien provinciale…

 

Le coup de Grâce – Marguerite Yourcenar

LIRE POUR LES PAYS BALTES

 

Mes choix de lectures sont géographiques, j’ai eu du mal à trouver le départ d’une bibliographie « pays baltes ». C’est JP Kauffmann dans Courlande qui m’a donné le lien vers Le Coup de Grâce dont l’action se déroule dans un manoir de Courlande – actuellement Lettonie – en 1919 dans les soubresauts de la première Guerre Mondiale entre défaite de l’Allemagne et Révolution russe.

Récit très ambigu, très trouble. L’auteur, dans sa préface, se réfère à Racine et à Corneille, unité de temps, de lieu, unité de danger ajoute l’auteur.

Le narrateur est un personnage glauque, combattant des guerres inavouables, non pas par conviction mais plutôt par appartenance à une caste de soldats prussiens pour qui l’état militaire était une évidence. Personnage d’une très trouble noblesse, adhérant aux préjugés les plus sordides de son milieu des descendants des Chevaliers Teutoniques ou Porte-Glaives :  antisémitisme, misogynie. Mais l’absence de volonté, d’enthousiasme, de générosité annule la virulence de ces idées .

Période troublée, guerre impitoyable, on ne sait où se situent les combattants capables uniquement de défendre le petit domaine dans une indifférence que n’égale que leur bravoure devant le feu.

C’est d’abord une historie d’amour. Adolescents ou adultes, les protagonistes Eric, Sophie et Conrad, sont incapables d’envisager un amour viable. Si Eric aime Conrad, c’est l’évidence, jamais il n’avouerait autre chose que l’amitié ou la camaraderie virile. Sophie se jette dans le désespoir d’un amour non partagé, elle l’avoue, l’affirme jusqu’à se rendre insupportable pour Eric, l’objet de son amour.

Noblesse ou déchéance? Le narrateur est spectateur passif, incapable de prendre parti. Ce Coup de Grâce est un sommet de l’ambiguïté, ambiguïté des sentiments mais aussi des idées. Le lecteur, malgré ses réticences, est emporté dans la boue, le froid, la tourmente. C’est le grand art de Yourcenar que de mener à bout ce récit à la limite du supportable.

 

 

 


 

 

 

En escarpins dans les neiges de Sibérie – Sandra Kalniete (Lettonie)

LIRE POUR VOYAGER/VOYAGER POUR LIRE

que lire à la veille du départ pour Riga et les Pays Baltes?

Suivant les conseils de Dominique « A sauts et à Gambades », excellent billet contenant des liens passionnants et contradictoires, j’ai donc fait suivre la lecture de Purge de Sofi Oksanen par celle d’En escarpins dans les neiges de Sibérie.

Purge se déroule en Estonie, tandis que Sandra Kalniete est Lettone. L’occupation soviétique, hélas, fut la même. Si les  pays baltes ont des langues totalement différentes et des différences (qu’il faudra que je constate bientôt) l’histoire récente est analogue. Non pas une occupation, mais trois.

En escarpins dans les neiges de Sibérie n’est pas une fiction comme Purge c’est un témoignage. l’auteur raconte les déportations en 1941, 1945 puis 1949 des membres de sa familles. Elle ne se contente pas des témoignages oraux et des souvenirs. Elle exhumé les dossiers des archives, a dépouillé toute la correspondance et même le journal intime de sa mère et a fait œuvre d’historienne corroborant toutes ses affirmations de notes citant ses sources. Elle a également replacé l’histoire familial dans un contexte plus général, letton et même européen . Ces analyses m’ont permis de comprendre ce qui était resté obscur à la lecture de Purge. La déportation de la sœur et de la fille d’Aliide dans le roman m’avait parue bizarre. Je l’avais trop facilement peut être mis sur le compte de la jalousie de l’héroïne  lui faisant endosser une responsabilité très lourde qui n’avait peut être pas lieu d’être. La clandestinité du mari convoité gagne aussi en vraisemblance.

Au lieu de me promener en Lettonie, j’ai erré dans les wagons à bestiaux des déportés et en Sibérie. Si on ne peut vraiment pas parler de promenade, le voyage mérite la lecture. Le livre montre l’incroyable résistance et force d’âme de ces hommes et de ces femmes, résistance physique également dans des conditions extrêmes, imagination de survie : comment se faire des bottes ou des chaussettes avec des chiffons et des herbes, comment lutter contre le scorbut et les carences de vitamines avec les ressources de la forêt…..Leçon de dignité, de l’immense amour maternel et de la solidarité entre déportés mais aussi entre Sibériens.

 

Courlande – J.P.Kauffmann

VOYAGER POUR LIRE/LIRE POUR VOYAGER


que lire avant un voyage dans les Pays Baltes?

Je ne savais pas comment amorcer l’écheveau d’une bibliographie, Purge de Sofi Oksanen et En escarpins dans les neiges de Sibérie de Sandra Kalniete m’avaient été suggérés par Dominique . C’est Nadedja de Babelio qui m’a recommandé Courlande. Merci aux blogueuses! Et Courlandecontient une bibliographie détaillée de 5 pages, et des idées de lectures plus littéraires comme Le Coup de grâce de Marguerite Yourcenar qui est arrivé hier dans ma boîte à lettre et les ouvrages de Keyserling que je n’arrive pas à trouver en français, et même Simenon , Pietr le letton, Jules Verne avec Un drame en Livonie et Cendrars. Les lectures s’enchaînent comme on démêle une pelote emmêlée; il suffit de trouver le bon fil et de tirer…

Géographie

Courlande est un nom familier mais sans repère géographique précis : la Péninsule de Courlande inscrite au Patrimoine de l’Humanité(Guide du Routard) est-elle seulement lituanienne ou aussi russe? Le Grand Dûché de Courlande (1561-1795) cartographié dans le livre de JP Kauffmann, au contraire, s’étend  en Lettonie coïncidant à peu près avec la province lettone de Kurzeme.

Histoire

L’histoire de toute l’Europe converge vers cette Courlande que les chevaliers teutoniques puis les barons germano-baltes ont couvert de châteaux et de manoirs où Louis XVIII a établi sa cour en exil, les Russes ont profité des ports libres de glace pour établir des bases militaires, en 1904 ;   c’est de Karosta près de Liepaja que partit l’escadre pour affronter la marine japonaise et après la seconde guerre mondiale les Soviétiques ré-investirent Karosta pour installer leur marine.La Courlande à la consonance douce à nos oreilles francophones fut en fait le théâtre d’atrocités en 1945 et plus tard…La Courlande oubliée, eut même un empire maritime éphémère avec des colonies et des comptoirs.

Parti pour un reportage qui ne fut jamais publié, JP Kauffmann raconte son voyage en Lettonie comme un carnet de voyage, au rythme des visites mais surtout des rencontres, avec une lectrice de l’Académie de Liepaja, un rocker polytonal russe, un Professeur allemand parlant le letton, un peintre…. Ce sera lui, le passeur, que je relirai quand je serai sur place, pensant à ses références à Stendhal, et à ces lettons qu’il a eu la chance de croiser. Nous serons pressées et n’aurons sans doute pas ces contacts!

Coliva : préparation de blé sucré pour les funérailles – Roumanie

PARIS/BUCAREST


 

 

 

 

Cette catégorie de mon blog résulte d’une correspondance avec un fidèle lecteur roumain qui m’envoie souvent des témoignages de la culture roumaine inaccessibles à une touriste. J’ai copié/collé en ajoutant seulement les accents


Ici c’est une courte histoire de la COLIVA et la recette pour le préparer .Coliva est prepare seulement pour faire l’aumone  pour commémorer ceux qui appartiennent à une famille orthodoxe et qui ont quitté ce monde…

. On laisse une partie de coliva et du vin a l’eglise, on donne aussi aux pauvres (la plupart, 99% sont ceux connus en France comme: “réfugies” ou “discriminés” de Roumanie qui connaissent bien ce coutume des Roumains de faire l’aumone et de donner aussi de la nourritue, des vêtements, des souliers, du vin et de l’argent pour commemorer leur morts) qui attend à la sortie de l’église et aux membres de la famille, y compris aux voisins et amis/amies pour manger. Celle/celui qui accepte la coliva ne faut pas dire « Multumes »c(Merci) mais: “Bogdaproste”!, une expression ancienne d’origine slave qui signifie :”Merci , Seigneur!”   Le goût de la coliva est très bon.

Coliva (sl. kolivo, gr. Kollyvon)

C’est une préparation de blé bouilli mélangé avec du sucre (ou miel) avec des noix concassées et décoré avec des bonbons et sucre en poudre fin, qui se donne aux funérailles et les services commémoratifs pour faire l’aumone, la charité, après etre sanctifié par le prêtre a l’église,  pendant le service religieux.
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Signification

Coliva est  fait de blé bouilli, sucré avec du miel ou du sucre, et représente le corps humain de celle/celui qui est mort  car la nourriture principale du corps humain est le  blé  (qui est represente par le pain qu’on mange chaque jour).
C’est aussi une expression materielle de notre foi en l’immortalité et la résurrection, étant preparé à partir de grains de blé, dont le Seigneur lui-même les a presenté comme des symboles de la résurrection  des corps humains: comme le grain de blé , qui doit être enterré dans le sol pour germer et porter du fruit, le corps humain est enterré et pourrit d’abord, pour attendre la résurrection…..

Les sucreries et les ingrédients contenus dans la coliva sont les vertus des saints et de ceux qui sont morts, ou la douceur de la vie éternelle que nous espérons avoir acquis apres la mort.

La balance de coliva (par les successeurs du décédé(e) et par le prêtre – en  effet, c’est un mouvement « up-and-down »)avec les mains pendant le service religieux est, d’une part, l’expression de la connexion spirituelle vive et réelle entre les vivants et les morts, d’autre part, encore un signe de la résurrection, semblable à celui de la Sainte Messe, lorsque les prêtres balancent l’air pendant la lecture du « Credo » quand on  dit les mots «et qu’il est ressuscité le troisième jour selon les Écritures», en imaginant le tremblement de terre qui a eu lieu à la mort et la résurrection de Jésus-Christ (Matthieu 27, 51).

Recette de coliva

Ingrédients:
1 kg de grains de ble (en Roumanie on achete: “ARPACAS”,- un sorte de ble pre-emballe –  au marche), 1-2 kg de noix; 200-250 g de sucre, le zeste obtenu de 1 ou 2 citrons et de  ½ ou 1 orange, (fruits qui n’ont pas été traités), la cannelle, le rhum ou d’autres essences, sucre en poudre et, éventuellement:  cacao,  bonbons, du miel …

 

Préparation:
Coliva est fait en deux temps:

La première fois est le soir avant d’aller à l’église, lorsque le blé est bouilli, et la deuxième fois c’est  le matin le jour d’être amené comme une offrande à l’église , c’est pourquoi cette préparation finale va durer approx. une heure avant de aller a l’eglise (ca depend de combien de temps il faut pour appliquer les ornements).
• La première fois, le soir:
Le blé est selecte, on enleve la paille et les morceaux brisés de blé( si on achete Arpacas, il n’y a pas besoin de selecter les grains). Puis, lavez le ble(Arpacas) 9 fois à l’eau tiède  (9 correspondant aux 9 groups des anges)  et faire bouillir dans 3 litres d’eau, de préférence dans une poêle en téflon. Le feu ne doit etre tres fort, et quand l’eau commence à bouillir  il faut le reduire. Pendant le process “bouillant” il ne faut pas mélanger avec la cuillère, mais il faut prendre le  pot entre le mains et il faut l’agiter, de sorte que le blé ne colle pas. Gardez le pot au feu  jusqu’à ce que le niveau d’eau a baissé presque complètement, et ajouter un peu de sel et de sucre, mélanger délicatement avec une cuillère en bois. Laissez  pour 5-10 minutes plus jusqu’à ce qu’il n’y ait pas d’eau et de grains de blé est «fleuri». Après tout ca, on transfere le blé dans une casserole et on couvre d’une serviette humide pour eviter la formation d’une cruste.Attention : la serviette doit etre nouveau et lave seulement avec de l’eau simple. Si cette serviette a ete lave avec des detergents modernes, toute l’odeur du detergent va s’impregner dans la coliva!  Toute le soir vous pouvez enlever les coquilles des noix, afin d’avoir une assiette creuse pleine des noix. La moitié d’entre eux doit etre pasee par une machine pour obtenir une sorte de poudre des grains de noix. L’autre moitié des noix sera coupe avec un couteau en petits morceaux. Il est envisagé de garder 10 ou 20 morceaux des noix pour former une croix sur la coliva.


• La deuxième fois, le matin:

Si la croûte de blé a été formé a la surface il doit etre enlevé. On ajoute les morceaux de noix écrasé, et environ un quart de la quantite qui a ete pasee par une machine pour obtenire une sorte de poudre des grains de noix. On ajoute le zeste de citron. (Vous pouvez également ajouter un zeste cree d’une moitie d’orange). On ajoute aussi le contenu d’une petite bouteille de rhum( qui a seulement quelques mililitres de liquide) (ou une autre saveur/essence) et la poudre de cannelle. Maintenant il faut gouter le contenu et, si pas assez sucré, ajoutez une cuillère à soupe ou deux de miel. La composition entière est pétrie à la main et place sur les assiettes, en on l’arrange /on fait la surface plate. Ajouter le reste du poudre du  noix pour obtanir une couche assez épaisse pour que eviter de mouiller le couche suivant de sucre en poudre fine qui doit etre applique. Le sucre en poudre est applique par une tamis jusqu’à ce qu’il couvre completement la couche des noix . Il faut niveler la surface avec une feuille de papier blanc qui se met dessus et appuyez doucement avec la main. Après obtenir une surface homogene, il faut creer une croix avec des morceaux  de noix ou avec des bonbons ou morceaux de chocolat ou de poudre de de cacao, à l’aide d’un modèle en papier. Si vous préférez, vous pouvez utiliser des bonbons de toute sorte pour décorer .

 


 

Purge de Sofi Oksanen(Estonie)

VOYAGER POUR LIRE/LIRE POUR VOYAGER -LIRE POUR L’ESTONIE


que lire à la veille du départ pour Riga puis Tallinn et Vilnius?

Sur le conseil de Dominique ivredelivres j’ai commencé mon voyage en chambre par Purge de Sofi Oksanen.

Avec un titre pareil on ne s’attend pas à un roman à l’eau de rose! Mais la claque est violente: je n’ai jamais lu un livre qui exhale à ce point la terreur. Dès les premières pages on sent Alliid s’attendre à des catastrophes, exactions, voleurs, volées de pierres. Qu’a-t-elle fait pour mériter cette menace?

L’arrivée de la jeune fille contribue à tendre les menaces. Qui est-elle? qui fuit-elle? (je ne veux pas raconter l’histoire, pas spoiler comme on dirait pour un film).

Retour en arrière dans l’Estonie de 1936 – 1939, dans la jeunesse d’Alliide. C’est l’histoire de l’Estonie qui est racontée avec celle de l’héroïne. Estonie libre de l’entre-deux guerres puis des occupations qui se succèdent à la suite du Pacte germano-soviétique. Enfin de l’installation du stalinisme et de ses déportations /purges, des compromis nécessaires pour ceux qui veulent survivre. Enfin, la nouvelle indépendance de l’Estonie. Nouvelle chasse aux sorcières?

Flash- back en Sibérie, à Vladivostok d’où vient Zara..

Même dans cette histoire de terreur, l’auteur raconte la vie quotidienne, les confitures, les conserves, les champignons ramassés dans la forêt qu’on sent toute proche.

Il n’est nullement obligatoire de se rendre en Estonie pour apprécier ce roman qui est un thriller très bien conduit.





http://www.dailymotion.com/swf/video/xjghqu
Sofi Oksanen – Purge par Librairie_Mollat

« Mr Fermor à rejoint les Champs Elysées »

Fermor entre fleuve et forêt

« Mr Fermor à rejoint les Champs Elysées. kalo taxidi! »

L’information m’est parvenue par un post sur le le Forum des Voyageurs de Lonely Planet, merci à Magne que je cite ici, et qui a  aussi donné le lien vers le journal Grec Ekathimerini.

Patrick Leigh Fermor est l’auteur de deux récits magnifiques Le Temps des Offrandes et Entre fleuve et forêt parus dans la Petite Bibliothèque Payot/Voyageurs où il raconte son voyage à pied jusqu’à Constantinople entrepris en 1934 à 18 ans. A pied, à cheval, en péniche ou en charrette…

Ces récits peuvent être lus comme un livre d’aventures, mais aussi comme livre d’histoire, ils fourmillent de renseignements historiques comme de références littéraires. des rencontres, aussi bien avec des clochards que des châtelains. A lire et à relire. Cela me gêne un peu de qualifier un écrivain d' »écrivain-voyageur » comme si le placer dans une case le retranchait de la Littérature, comme Chatwin ou Lacarrière.

Autre parenté littéraire, avec L. Durrell. : tous deux se sont distingués pendant la Seconde Guerre Mondiale. les Services Secrets britanniques recrutaient chez les écrivains et P L Fermor fut un véritable héros en Crète. Comme Durell, Fermor s’installa en Grèce. C’est là qu’il termina sa vie.

C’est encore sur un forum de voyageurs, du Routard cette fois-ci que j’ai trouvé d’autres renseignements sur P L Fermor, Kardamyli, le village grec où il vivait près duquel se trouve la chapelle où reposent les cendres de Chatwin.

Poursuivant un écrivain, j’en trouve trois, et des meilleurs! Et des idées de lecture!


MIHAI EMINESCU – A l’ETOILE – ET SI…

PARIS/BUCAREST

cette rubrique est un échange de correspondance avec George, internaute roumain qui envoie ces coups de cœur, aujourd’hui poésie

étoiles de Van Gogh

 

 

 

 

 

 

MIHAI EMINESCU – Le Grand Poète National des Roumains

:

A l’étoile qu’on aperçoit
Il y a un si long chemin
Que la lumière traversa
Par les millénaires sans fin.

Peut-être est-elle éteinte dans
L’immensité des lointains bleus
Mais c’est à peine maintenant
Qu’elle reluit dans nos yeux

Les traits de 1’astre mort là-bas
Montent au ciel lentement;
Elle était sans qu’elle fût Ià,
Quand on la voit elle est néant.

Ainsi quand notre amour divin
Périt dans la profonde nuit,
L’éclat de notre feu étaint
Persiste encore, nous poursuit.

Une autre:

Si…

Si les branches  frappent les vitres
Et tremblent encor les peupliers,
C’est pour t’avoir dans mon esprit
Et doucement te rapprocher.

Si les étoiles aux profondeurs
Du lac miroitent dans la  nuit,
C’est pour apaiser ma douleur,
Pour rasséréner mon esprit.

Si les nues s’en vont a leur tour
Et la lune vibre d’éclat,
C’est pour que je puisse toujours
Me souvenir ainsi de toi.

(10th class C, Eforie- Sud High School, Romania Teachers: Ghita Marcela & Postelnicu Mihaela)

Une autre: ET SI,

Et si les branches frappent aux fenêtres,
Et tremblent les peupliers,
C’est que toi en puisses paraître,
Que tu me viennes plus prés.

Et si les étoiles sont claires,
Au lac, en profondeur,
C’est la pensée qui s’en éclaire,
S’apaise la douleur.

Et s’ils s’en vont, les gros nuages,
La lune s’éclaircissant,
C’est que, de même, ton image
Soit vive, le long du temps.

( Traduction par Elisabeta Isanos )

Une recette roumaine : sirop de bourgeons de sapin

PARIS/BUCAREST

cette rubrique résulte d’une correspondance avec George, internaute roumain qui intervient parfois sur mon blog et qui m’envoie des contributions variées, aujourd’hui, gastronomie rurale

 

 


RECETTE DU SIROP DE BOURGEONS DE SAPIN

Laver bien tous les petits bourgeons. Faire bouillir avec 2l d’eau pendant 15-20 minutes. Puis passer par une passoire. La solution résultante est mis de nouveau à bouillir   à un taux de 1 litre de solution = 1 kg de sucre. Pour obtenir  le sirop, faire bouillir à feu doux pendant 1 heure (jusqu’à 1 1/2h), pour « lier » le sirop. Retirez/enlevez la mousse qui s’élève au-dessus.