Les sculptures de la Défense

TOURISTE DANS MA VILLE

la grande arche

pratique

Le  parcours artistique est  présenté par Defacto qui a édité un plan « L’ESSENTIEL DE LA COLLECTION en 60 minutes chrono! ».

Je l’ai téléchargé,  imprimé, chargé l’application La Défense City Map, pris mon Pass Navigo, direction La Défense!

Si la promenade vous tente, deux écueils à éviter : le plan imprimé sur A4 est illisible, l’Office de Tourisme de la Défense en propose un beaucoup plus grand, plus confortable. De même, l’appli City Map peut être intéressante pour celui qui aurait un rendez vous dans une des tours, n’a aucun intérêt pour les sculptures qui n’y figurent pas.

Les Hommes de la Cité « alors pense à un oiseau » de France et Hugues Siptrott

Il m’avait semblé plus logique de descendre à la Station  de la Ligne 1  Esplanade de la Défense et de parcourir l’axe de la Défense en regardant l’Arche. Erreur! l’Office du Tourisme est plus proche du terminus Arche de la Défense. Sans le grand plan j’ai perdu beaucoup de temps sans voir les sculptures. Il aurait été plus judicieux d’emprunter le RER A .

Depuis que j’ai lu La Grande Arche de Laurence Cossé, j’avais le projet de parcourir l’axe de la Défense, de l’Arc de Triomphe à la Grande Arche. J’attendais le moment favorable.

 

Vive les Groues : camper à l’arrière de la Défense!

J’ai découvert aussi avec le Voyage Métropolitain à Nanterre une perspective originale de la Grande Arche, vue de la friche alternative Vive Les Groues juste derrière la Défense, où nous avions fait escale. Dans cette friche, les voyageurs métropolitains ont bivouaqué (pas moi) profité de la Banya mobile (bain russe sur roulette, et fait toutes sortes de rencontres. J’aime beaucoup ce genre d’endroits alternatifs et créatifs qui s’apparentent aux Grands Voisins. 

La Défense vue de Vive les Groues

J’ai travaillé dans les années 1970 dans les tours de la Défense, chez IBM, Framatome, Technip….mais je n’ai rien reconnu. Ma première impression a été celle d’un immense chantier. Certains bâtiments vieux de plus de 40 ans sont accompagnés de grues immenses. Partout on construit, rénove, rehausse….La seconde d’un labyrinthe, sur plusieurs niveaux. A la sortie du métro je me suis engagée dans des placettes, damiers ou dominos sans savoir où cela allait me mener, au dessus de la circulation automobile au niveau de Courbevoie.

Place des reflets : oeuvre d’art ou bouche d’aération et ascenseurs?

Il faut emprunter des passerelles (souvent en chantier elles-mêmes) sans bien savoir où elles conduisent. Je suis arrivée sur la place bien nommée des Reflets où j’ai découvert la première « oeuvre » : un ensemble de 7 très gros cylindres en mosaïque blanche verte et bleue (pas de cartel comme promis, pas d’auteurs) j’ai fini par comprendre qu’il s’agissait des ascenseurs. qu’importe, les couleurs se réfléchissait dans les vitres noires des immeubles (siège de Saint Gobain).

Bassin et signaux de Takis

J’ai donc regagné l’Axe de la Défense pour une promenade plus logique. Un bassin forme un miroir carré où se reflètent les 49 Signaux  du Bassin, oeuvre de Takis (1988)qui a installé 17 signaux électromagnétiques à l’autre extrémité de l’axe près de la Grande Arche. »frêles sentinelles cherchant à  capter les signaux d’un mystère cosmique » ai-je copié du cartel.  Je ne suis pas fan de ces poteaux noirs spiralés  portant des panneaux colorés.

l’Arc de Triomphe à la campagne?

Dans l’Axe, Sun  City de Fanny Bouyagui est un champ de tournesol planté dans des containers de bois posés sur des palettes. Cela permet des photos de l’Arc de Triomphe sur un premier plan rural étonnant. Une autre installation de bois « Forme publique, rue de l’Utopie » est une passerelle montant dans la canopée d’un bosquet de tilleuls. Occasion de remarquer que les végétaux sont beaucoup plus présents que je ne l’aurais pensé à a Défense. Les tournesols me semblaient une sorte de provocation, tandis que les tilleuls sont plantés depuis de nombreuses années. A la suite je remarque que plusieurs rangées de platanes sont alignés le long de l’esplanade et qu’on a rempli des bacs en ciments de massifs fleuris.

Hanif Kureshi

Une silhouette d’une grande femme indienne en robe rouge découpée dans du contre-plaqué dépasse des tournesols, c’est l’oeuvre d’Hanif Kureshi. Pas très convaincant! Non plus ces bancs géants 187cm x 500cm x 160cm dont la hauteur ne décourage ni les enfants ni les adolescents qui dominent ainsi la promenade.

Au mitant de l’axe se trouve la statue de la Défense de Louis Ernest Barrias (1883). C’est elle qui a donné son nom au quartier de Courbevoie. Elle commémore la résistance des Parisiens aux Prussiens en 1870. Rodin a aussi présenté une sculpture au concours mais c’est celle de Barrias qui a été choisie. Coïncidence : j’ai vu la Défense de Rodin il y a deux jours à l’île Seguin sur l’escalier monumental à la Seine Musicale.

Dans les traces de nos Pères Joseph Jankovic

Au hasard de mes déambulations, je rencontre deux curieux personnages dans des gros pieds, comme des bottes , au titre énigmatique Dans les traces de nos pères de Joseph Jankovic,(1990) artiste de Bratislava. Une élégante Terre de Louis Derbré m’évoque la danse. La fresque de Bottazzi est coincée dans un passage sombre, elle semble réfléchir les structure du gratte-ciel en face.

La Terre de Derbré

L’axe de la Défense aboutit sur une très grande place entre le Centre Commercial des Quatre Temps, le Cnit et la Grande Arche. Dans mes souvenirs le Cnit était un hall d’exposition où j’avais vu le salon Nautique, je me souviens des énormes bateaux qui croisaient sur des camions sur le Pont de Neuilly. Il contient maintenant les mêmes enseignes Décathlon et autres que dans les centres commerciaux, je ne sais pas pourquoi dela m’attriste.

L’araignée de Calder

Sur cette énorme place se trouvent les œuvres les plus connues : l’Araignée de Calder et les personnages colorés de Miro. A l’arrière de l’araignée une grue se profile; cela m’amuse. Un peu plus loin, le grand Pouce de César mesure 12 m et pourtant semble petit. Je m’intéresse davantage à la grande sculpture allongée de 23 m de long de Anthony Caro,  After Olympia,.

After Olympia et le Cnit

Enfin! je m’approche de l’Arche! avec le beau temps les marches sont pleines de monde, certains sont venus avec leurs vélos, et même des valises roulantes. Les marches sont vraiment très grandes, elles contiennent toute cette foule qui contraste avec le vide au dessus, les fenêtres intérieures sous leur verre lisse, les dalles blanches dont j’ai tant lu les histoires dans le live de Cossé.

cherchez le pouce de César!

Je n’ai pas vu le quart des sculptures annoncées, je n’ai pas eu l’occasion de m’intéresser à l’architecture de tous ces gratte-ciel et déjà je rentre en RER! Pour les œuvres, il faudrait peut être revenir, mais j’ai une vision de La Défense très loin de mes préjugés. J’imaginais un endroit minéral, froid, temple des affaires, peuplé d’hommes d’affaires en costume-cravate. j’ai croisé des familles, des enfants, des femmes traînant des caddies de courses; On habite aussi à la Défense! J’ai vu un endroit beaucoup plus vivant que je ne l’imaginais, plus prosaïque et commercial avec les enseignes connues.

 

Freeing Architecture – JUNYA ISHIGAMI – Fondation Cartier

EXPOSITION TEMPORAIRE jusqu’au 9 Septembre 

Forest kindergarten

C’est une exposition extraordinaire!

Vraiment un coup de cœur!

Il ne vous reste que quelques jours avant la clôture.

Junya Ishigami est un architecte japonais, Lion d’or de la Biennale d’Architecture de Venise 2010. Il présente à la Fondation Cartier 19 projets architecturaux, réalisés ou non.

Les maquettes, dessins, vidéos illustrent ces projets tous originaux, tous différents. Les maquettes sont des œuvres magnifiques, elles ont été montées spécialement pour l’exposition à la Fondation Cartier pour faire de l’exposition une oeuvre d’art, un tout , conçu dans le bâtiment de Jean Nouvel.

Parc Groot Viversburg Visitor Center

J’ai adoré l’approche poétique d’Ishigami qui invente des projets uniques dans leur contexte. Architecture comme un phénomène naturel, affirme-t-il. Il étudie l’environnement naturel, non seulement la topographie (qu’il a tendance à modifier en creusant des cuvettes, ou des grottes) mais aussi la végétation (qu’il intègre aussi à l’intérieur d’une maison, ou les rochers qui participent à la maison et forment des « cloisons ».

Une des Huit villas de Dali

Parfois il respecte totalement les plantations, parfois il recrée un nouvel environnement en déplaçant arbre par arbre , ceux de la forêt du Botanical Farm Garden Art Biotop/Farm Garden et inventant un milieu humide nouveau synthétisant la forêt et la rizière préexistantes

Il ne s’interdit pas de bétonner des grottes artificielles creusées dans la roche pour House and Restaurant

House and restaurant

Ishigami s’inspire de la nature, mais aussi du monde des rêves et du monde enfantin. Pour le Forest Kindergarten de Shandong, Chine, il a élaboré son plan à partir d’illustrations enfantines, il a conçu des espaces à l’échelle des enfants, avec des plans inclinés, des endroits où seuls les enfants peuvent se tenir. il a aussi respecté les arbres de la foret

Forest Kindergarten : classe

Dans le même état d’esprit, il a imaginé des nuages qui seraient aussi des formes d’animaux au sommet d’un immeuble de huit étage. Dans la garderie, les enfants pourraient voir dans les nuages des baleines, les chevaucher…

Claoud garden Kanagawa Japon

Pour la maison pour personnes âgées, Ishigami a imaginé transporter des maisons de bois traditionnelles de tout l’archipel japonais et les rassembler après les avoir dépouillées des murs extérieurs. Ce projet avait un but double : de conservation du patrimoine et d’accueil

HOme for the Elderly

Les projets sont vraiment variés, une salle polyvalente dans une université, une chapelle, un espace de méditation œcuménique  à Copenhague ancrée dans les fonds marins, restaurer les sous-sol d’un musée russe….

J’ai eu la chance de visiter en même temps qu’un groupe d’architectes qui émettaient des critiques autorisées sur les aspects pratiques de la construction, ventilation, ruissellement, faisabilité.Tous ces projets originaux mettent en oeuvre des techniques ultra-sophistiquées. Ce n’est pas de la construction standard! Certains projets sont en cours de réalisations ou arrêtes faute de crédits. De l’architecture de luxe qui prête à rêver!

 

 

Gordon Matta-Clark – anarchitecte – au Jeu de Paume

EXPOSITION TEMPORAIRE DU 05/06/18 – 23/09/2018

gordon mata aux halles

Qu’est-ce qu’un anarchitecteUn architecte anarchiste, peut-être?

Un architecte construit, l’anarchitecte déconstruirait-il?

Ou promènerait-il un regard d’architecte sur des destructions?

Chacune de ces hypothèses pourrait être vérifiée dans cette exposition.

Le commentaire propose une autre piste : un détournement d’un titre du Corbusier « vers l’architecture » Gordon Matta Clarke s’inquiétait de la façon dont les utopies de l’architecture moderne laissaient de côté le citoyen lambda.

 

Dans l’oeil d’artiste sur les destructions ces Wallpapers (1973) : GMC photographie des immeubles abandonnés du Bronx , murs intérieurs ayant gardé leurs papier peints ou des installations sanitaires, il utilise ses photos pour faire un véritable mur de photo. Se promenant dans les décombres il photographie des découpes de planchers. Il faut être architecte pour être sensibles à des structures à travers des ruines et les partager avec des spectateurs moins avertis. 

Pour les déconstructions, GMC a pratiqué des découpes dans d’immenses halles  sur un quai effondré de la rivière Hudson, il a offert aux habitants un accès à l’eau dans un « temple du soleil et de l’eau ». Le site fut rapidement fermé. L’exposition montre des photos de ce Day’s End (1975)

Déconstruction que ce Conical Intersection (1975) : découpe d’un vieil immeuble en face du chantier de construction du Centre Pompidou cherchant à pratiquer une lentille à travers l’ancien Paris des Halles pour voir le chantier du futur musée. Il a filmé cette démolition selon une découpe savante.

Cette exposition montre surtout des photos et des vidéos, quelques réalisation physiques, mais peu. Elle pratique des ouvertures, dans les maisons anciennes, les friches industrielles mais aussi dans l’esprit du spectateur.

A voir!!!

 

Les Impressionnistes à Londres (1870-1904) au Petit Palais

EXPOSITION TEMPORAIRE jusqu’au 14 octobre au Petit Palais

Parcours de l’expo ICI

Corot : Le Rêve Paris Incendié

1870 – 1871  La Guerre franco-Prusse, puis l’écrasement de la Commune de Paris ruinent Paris et la vie artistique qui était brillante.

En 1870  Durand-Ruel s’installe à Londres suivi de Daubigny, Pissaro, Monet, Sisley rejoints en 1871 par Tissot, Carpeaux et Dalou.

Ces artistes feront de fréquents allers et retours entre 1871 et 1905. Certains comme Tissot feront carrière à Londres.

la Place du Carrousel l’incendie des tuileries
Siebe Johannes ten cate .

L’exposition commence dans une salle rouge « Paris en Guerre » illustré par un tableau de  Gustave Doré, les carnets de croquis de Carpeaux, un siège de Paris de Meissonnier, des aquarelles d’Isodore Pils représentant la Colonne Vendôme renversée,  et un très beau Corot presque onirique d’ailleurs titré Le Rêve-Paris incendié. 

On quitte la salle rouge pour une demi-lune bleue où la Traversée de la Manche par Monet est projetée sur un écran incurvé sous forme d’animation. Les voiliers tanguent, les nuages traversent le ciel, les vagues soulèvent leur écume.

Londres

L’arrivée à Londres avec ses fumées, son brouillard est dans une salle grise: on y voit la foule, le port les industries deux belles gravures de Gustave Doré m’ont bien plu.

Le cercle des futurs Impressionnistes est bleu: Claude Monet peint Hyde Park, Daubigny , la Tamise avec des tableaux jaunes, voiliers et marais, vis à vis de Monet, 3 Pissaro ensoleillés qui rappellent ses tableaux de Louveciennes.

Pi

PissaroL’exil économique de Carpeaux : une grande salle vert foncé accueille les marbres de Carpeaux.

carpeaux flore

Avec la chute du IIIème Empire, Carpeaux a perdu ses commandes; Il vient à Londres faire le portrait de Napoléon III en exil.

Eugénie et le Prince Impérial peints par Tissot
eugenie et le prince par Tissot

La salle suivant est violette et nommée James Tissot, l’anglophile : de grands tableaux illustrent la vie des salons victoriens, des scènes de genre…

Tissot :Chut

En plus des belles robes des élégantes des maharadjas indiens portent des tenues chamarées. Tissot excelle dans la représentation des tissus, des physionomies.

Tissot le pique-nique

Tissot partage la salle avec Giuseppe de Nittis (ami de Degas)

Tissot : sur la Tamise

Une salle bleu nuit ou noire met à l’honneur Legros (1837-1911) que je ne connaissais pas et dont la peinture pompeuse avec ds thèmes religieux n’est pas ma tasse de thé.

En revanche la rencontre avec Jules Dalou (ou l’art du modelage) est une excellente surprise.

Dalou

La fin de l’exposition est beaucoup plus impressionnistes, les salles s’intitulent Retours à Londres

Pissaro et Sisley se font face merveilleux tableaux mais sans surprise.

Monet est précédé de James Abbott Mc Neill Whistler dont le traitement de l’eau diffère de celui des impressionnistes français

whistler

Une salle entière tendue de bleu est consacrée à la série du Parlement de Londres par Monet, face à Monet  Westminster de Giuseppe de Nittis

Westminster Giuseppe de NIttis
Westminster Giuseppe de NIttis

l’exposition se termine par une salle consacrée à Derain qui rendait hommage à Monet

Derain Westminster

Les Impressionnistes à Londres m’a laissé l’impression étrange de ne pas apporter grand chose de plus que ce que je connaissais de Monet, Pissaro ou Sisley qui sont vraiment les Impressionnistes et que les artistes pas spécialement impressionnistes sont mieux représentés et m’ont plus marquée. Rencontre intéressante avec Tissot ou Whistler, sans parler de Jules Dalou que je découvre.

« Les racines poussent aussi dans le béton » Kader Attia au MACVAL

Exposition temporaire au MACVAL (Vitry) jusqu’au 16 septembre 2018

Skyline

Ne laissez pas filer cette exposition tout à fait passionnante.

Prévoyez du temps et de la disponibilité : deux vidéos de chacune 46 minutes vont sérieusement allonger le temps de la visite. D’autant plus que les autres installations sont aussi intéressantes et ce serait dommage de manquer de temps. C’est donc une exposition tout à fait copieuse.

On entre d’emblée dans le vif du sujet : dans le béton de Sarcelles ou de sa voisine Garges-les-Gonesse où Kader Attia a grandi. Architecture du béton : référence au Corbusier qui se serait inspiré de l’architecture du Sud Algérien pour inventer sa cité radieuse, ayant survolé en avion Ghardaïa.

Coïncidence? Le plasticien est justement d’origine algérienne, comme beaucoup des habitants des cités, de Sarcelles ou de Marseille. Ces racines algériennes trouvent-elles un écho dans les cités-dortoirs? Où de nouvelles racines ont-elles poussé dans ces quartiers? Occasion de faire des montages de photo que j’ai beaucoup apprécié, mix d’architecture de Sarcelles et de Ksour, montages de photos de banlieusards ou d’Algériens. Et pour illustrer ces rapprochements deux films avec Jean Gabin, Pépé le Moko (Duvivier 1937) avec la présentation de la Casbah comme d’une architecture inquiétante et Mélodie en sous-sol(H. Verneuil 1960) et la construction de Sarcelles. Qui de plus enraciné que Gabin avec son pavillon rue Théophile Gautier qui demande son chemin aux maçons immigrés dans le chantier?

couscous

Un paysage de couscous fait comme un tapis circulaire dans une pièce de transition, référence aux racine, le couscous , comme du sable, matériau de construction? Tapis ou paysage? Un peu plus loin, nouvelles références aux origines mélangées que cette bétonnière – allusion au père de l’artiste, constructeur – qui tourne chargée de clous de girofle censé embaumer l’exposition(elle ne tournait pas quand nous sommes passées). Autre référence odorantes, ce plateau de piment rouge entouré de feuilles de menthe. Des pains en galette de semoule sont fichées dans le mur. Univers familial de l’enfant de Garges-les-Gonesse.

cube de sucre

Encore une référence à l’architecture à base de cubes que cette vidéo impressionnante de Sucre et de pétrole où un empilement parfait de sucre blanc est contaminé par une giclée de pétrole noir, s’en imbibe et s’écroule

arrive le pétrole
écroulement

Un autre thème est la réparation; des objets et des corps.

Une vidéo passionnante montre la vidéo de l’arrestation violente de Théo par les forces de police, commentée par 3 personnes, un acteur algérien, un philosophe antillais et un autre antillais. Discours sur le corps de l’émigré, comme il est perçu, à travers le prisme colonial. Comment la vidéo peut être lue, par la presse, par Marine Le Pen, par les habitants des banlieues….comment la violence est perçue. Comment une lecture neutre de la vidéo est impossible. Le corps de l’esclave mis en scène, le corps du danseur, le corps du travailleur. Vidéo très dense, difficile à résumer, d’autant que je n’ai pas pris de notes.

mobilier urbain : barrière anti-migrant

cette barrière symbolise la violence des installations du mobilier urbain faite aux migrants. L’installation doit être envisagée avec des danseurs qui se faufilent dans les interstices, qui s’affrontent à la barrière. Malheureuse nous n’avons vu la performance que filmée (les danseurs ne peuvent pas être présents tout le temps).

Je n’ai pas cité les grandes photos de trans, ni celles des chibanis, ni la vidéo sur la douleur des membres manquants, sur la réparation…. Cette exposition est riche, trop riche, cela nuit un peu à la cohérence. Appréhender le travail d’un artiste dans sa diversité demande un effort au visiteur. Après 2 heures de visite je me sens fatiguée.

Zao Wou Ki au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris

EXPOSITION TEMPORAIRE

du 1er juin 2018 au 6 janvier 2019

Zao Wou ki

Attention! Le Musée d’Art Moderne est en travaux, l’entrée se fait sur le quai de Seine Métro :  Alma Marceau ; vous aurez l’occasion d’admirer le bas relief  en descendant si comme moi, vous veniez d’Iena!

ZAO WOU KI : L’ESPACE EST SILENCE

Zao Wou Ki est né en Chine en 1920, il vient à Paris en 1948, rencontre Michaux et Varèse

Récemment au Musée Cernuschi une exposition d’une donation était présentée au milieu des collections d’art chinois du Musée. il s’agissait principalement d’encres en Noir et blanc. Une vidéo m’avait donné envie de connaître ses tableaux colorés

L’exposition L’Espace est Silence , au contraire ne présente que de très grandes œuvres qui occupent le vaste espace.

Hommage à André Malraux

L’Hommage à André Malraux est un grand triptyque sur fond doré où des personnages ressemblent à des éléments de la calligraphie chinoise.  Le peintre chinois doit à Malraux, l’auteur de la Condition Humaine, l’acquisition de la nationalité française. je ne sais si ce tableau est abstrait ou pas. j’y distingue ds personnages de larges traits à la brosse noire

HOmmage à Malraux : panneau de gauche : je crois deviner un homme armé
je crois deviner un homme armé,°
hommage à Malraux panneau du milieu

L’hommage à Henri Michaux est un tableau presque noir et blanc qui me fait penser à un paysage lunaire à grands traits blancs horizontaux.

La salle suivante, on aurait plutôt envie d’appeler ces grandes salles où sont accrochés de très grand tableaux un hall, est sous-titrée LA TRAVERSEE DES APPARENCES, traduisant un passage vers l’abstraction. Ces très grands tableaux des années 60 son souvent aux tons sombres. Très peu ont des titres, plutôt des dates, sauf Nous deux, sur un poème de Michaux, où je croix distinguer deux idéogrammes rouges sur un fond sombre .

Hommage à Varèse

les spectateurs assis devant le tableau écoutent la musique de Varèse avec un casque : la gerbe de coups de pinceau est en écho des sons métalliques et des percussions frappées dans un environnement aquatique. Ces grands tableaux s’apprécient de loin. Il faut aussi s’approcher pour que se révèlent les empâtements et le rythme des tracés noirs précis formant une gerbe.

Dans tous ces tableaux abstrait où seule la date peut guider le spectateur, je me prends à imaginer un paysage hivernal, une rivière blanche glacée, un pont,.  Je laisse errer mon imagination bien loin sans doute des intentions de l’artiste.

Dans la salle suivante la couleur se fait plus présente, plus gaie

Hommage à claude Monet

détail de mon oeuvre préférée

J’imagine des arbres, des ramifications, peut être suis seule à les voir dans monoeuvre préférée que jai mis sous le titre.

Il y a aussi un bizarre hommage à Matisse

Hommage à Matisse

Autant l‘Hommage à Claude Monet me parait pertinent, autant je ne suis pas convaincue de l‘hommage à Matisse.

Dans la dernière salle des encres sur papier sur des très grands formats sont encore pour moi source de rêverie comme des énormes test de Rorschach. je crois voir dialoguer un héron peint à l’huile avec un lapin à l’encre. J’imagine des cerisiers…

je vois un héron sur la neige et vous?

Gabriële – Anne et Claire Berest

ARTS MODERNES…..

Francis Picabia 1912 La Procession Séville

« Gabriële est un Roi, Gabriële est une Reine.

Elle aime l’envoûtement.

Même prise dans une toile d’araignée, elle reste claire comme le jour »

Jean Arp

Gabriële est la biographie de Gabriële Buffet-Picabia écrite à quatre mains par deux de ses arrières-petites-filles qui ne l’ont jamais connues.

« Nous nous sommes alors lancées dans la reconstitution de la vie de Gabriële Buffet, théoricienne de l’art visionnaire, femme de Francis Picabia, maîtresse de Marcel Duchamp, amie intime d’Apollinaire… »

écrivent-elles en avant propos. « la vie de Gabriële est un roman »

Romanesque, un roman d’amour passionné pour Picabia pour qui elle a abandonné brusquement sas vie de musicienne, son indépendance de célibataire en une époque ou le célibat des femmes était un véritable combat. Un roman d’amitié pour Marcel Duchamp et pour Apollinaire.

Mais aussi une formidable histoire de l’art en une période passionnante de naissance de l’art abstrait, du cubisme,  du  mouvement dada, dans la période bouillonnante précédant la Grande Guerre, pendant celle-ci et après.

J’ai trouvé ce livre un peu par hasard en revenant de Clamart où nous avions visité la Fondation Arp, en me documentant sur Internet. Je l’ai immédiatement téléchargé parce qu’il fait écho à plusieurs expositions que j’ai vues récemment:

Apollinaire, le Regard du Poète

Dada Africa

et mes dernières visites autour de Céret, cubistes avec Braque et Picasso…

Je me suis donc passionnée pour cette période et pour ces artistes qu’on fréquente dans Gabriële. Avec des surprises, Gabriële Buffet se destinait à la composition musicale, elle a étudié sous la direction de Fauré, de Vin ent d’Indy à la Schola Cantorum, de Busoni à Berlin où elle rencontre Varèse.

« Peindre des sons! Francis, tu dois peindre des sons! »

La musicienne va transposer sa culture musicale dans le domaine de la peinture

« La couleur qui est vibration de même que la musique »

 Cette biographie a pour décor le Paris de la Belle Epoque, Berlin qui était à l’avant-garde, puis New York pendant la Grande Guerre Séville et Barcelone puisque Picabia avait des origines espagnole. Zürich aussi avec le Café Voltaire Tristan Tzara et Arp.  Dépaysement garanti, ambiance de fêtes, et parfois de fêtes décadentes et folles, ivresse et opium.

« joli et sérieux : voilà contre quoi va se battre toute une génération en train de pousser ses premiers cris. Picasso qui naît la même année, Picabia qui a déjà trois ans, Guillaume Apollinaire qui n’a que quelques mois, mais aussi les petits frères, Marcel Duchamp, Arthur Cravan, Tristan Tsara et tous les autres. Ils sont le siècle à venir – et avec eux, le bon goût, c’est bientôt terminé ».

Marcel duchamp – Nu descendant un escalier

J’ai eu grand plaisir à utiliser le smartphone pour trouver les tableaux dont il était question dans le livre.

C’est aussi l‘histoire d’une femme extraordinaire,  magnétique elle attirait tous les talents, savait mettre en valeur les artistes, expliquer en théoricienne. Paradoxale : féministe engagée, elle a sacrifié sa carrière pour soutenir son mari qui était un homme-à-femmes et qui la trompait copieusement.  Si peu mère pour ses 4 enfants qu’elle a souvent confiés à d’autres et si maternelle pour son mari! Personnalité complexe.

Mon seul regret est que les biographes aient laissé cette vie en suspens après la Première Guerre mondiale, et n’aient pas raconté la rencontre avec Stravinsky, ni les développements de la carrière de Duchamp. J’aurais aimé voir Gabriële dans les périodes troublées du 20ème siècle.

 

 

Les bois de Meudon et la Fondation Arp à Clamart

BALADES EN ÎLE DE FRANCE

Fondation Arp

J’ai découvert Jean Arp et Sophie Taeuber à l’Exposition Dada Africa à l’Orangerie. Comme nous aimons bien à l’occasion de la visite  des maisons d’artistes ou d’écrivains faire un pique-nique et une balade, nous avons attendu le mois de mai.

Au programme de la journée, une balade (7km) autour des étangs de Meudon au départ de l’étang de Villebon. De nombreux sentiers sont balisés (trop, on s’y perd) les arbres sont magnifiques, certains chênes majestueux. La promenade est ombragée. J’ai l’occasion d’observer le système de petit canal pour conduire l’eau à Versailles (encore) . Meudon est urbanisée mais pas trop, la forêt garde une ambiance sauvage.

La terrasse de l’Observatoire de Meudon

Courses au Monoprix de Meudon tout proche.Je remarque  la, »Fête à l’Observatoire ». C’est une fête foraine installée sur la terrasse de l’Observatoire. De la terrasse, la vue sur Paris est panoramique, la perspective inédite, la Seine proche.

Jules Janssen

La statue de l’astronome Jules Janssen domine la terrasse, cet astronome du 19ème s’est distingué par un envol en ballon pendant le siège de Paris par les Prussiens en 1970 pour aller observer une eclipse à Oran, un bas relief sur le socle de la statue raconte cet exploit. L’Observatoire est fermé, il ne se visite pas mais il est situé dans un élégant château.

Arp

la Fondation ARP se trouve à quelques kilomètre, à Clamart au 21 de la petite rue des Châtaigniers, rue en pente bordée de belles maisons et de jardins fleuris. C’est la maison-atelier où Jean Arp et  SophieTaeuber vivaient et travaillaient. Maison de meulière, comme souvent les pavillons de banlieue, dessinée par Sophie Taeuber, construite en 1929. Sophie Taeuber a également fabriqué les meubles, très simples et sobres, placards et supports. En contrebas, se trouve un joli jardin peuplé de grandes sculptures de Arp, et au fond un double atelier.

Arp -Demeter

Les pièces présentées sont bien postérieures à l’époque dadaïste de l’exposition Dada Africa, elle sont le plus souvent datées des années 50. Formes souples, fluides, arrondies qu’on est tenté de caresser. Difficile pour moi de bâtir quelque interprétation. A défaut je note les titres souvent amusants : Outrance d’une outre mythique (un très beau bronze), Configuration aux mouvements de serpents, un étrange Thalès de Milet, Démeter.

Au pays de Thales

 

« Quand les pierres se grattent des ongles poussent aux racines

Bravo, bravo

les pierres sont des oreilles pour manger l’heure exacte »

Jean Arp 1933

A l’étage, plus de compositions de Sophie Taeuber, une gouache colorée, des dessins préparatoires.

Les statues de Jean Arp sont groupées par deux ou trois sur des supports, qui se répondent.

Évocation d’une forme lunaire spectrale correspond avec un torse. Au pays de Thalès regroupe un bronze, un plâtre et une sculpture sur pierre.

Dans la petite pièce, de très petits dessins à l’encre sont des illustrations de la Bhagavad-Gita, il me font penser à des Picasso.

Le rez de jardin est la salle de séjour au plafond bas.

bronze dans le jardin

On peut flâner dans le jardin de sculptures, entre dans les deux atelier où de nombreux plâtres sont soigneusement rangés sur la table près de la fenêtre dans des casiers. On imagine les maîtres d’oeuvres… Quelques œuvres d’autres artistes voisinent les plâtres d’Arp, je remarque Armen  Agop et d’autres.

En parcourant le site de la fondation Arp, je lis que Max Ernst, Kurt Schwitters, Tristan Tzara, James Joyce, Paul Eluard, Robert et Sonia Delaunay ont fréquenté ce lieu. Cela fait rêver.

Jean Arp

Guernica (sans Guernica) au Musée Picasso

exposition temporaire jusqu’au 29 juillet 2018

Le monumental tableau est resté à Madrid, il fallait un certain culot pour faire une exposition Guernica sans le montrer.

Guernica est sans doute le tableau le plus étudié du 20ème siècle, il me rappelle des sessions de Brevet des collèges en Histoire des Arts, régulièrement présenté. Je me souviens aussi d’une exposition à Ravenne qui y faisait ouvertement référence en montrant des tableaux italiens s’en étant inspiré.

  1. L’exposition actuelle, en six salles, commence par une analyse des symboles représentés dans le tableau : le cheval, le taureau, le soldat, le héros antique découpé à terre, la lampe électrique…. Différents critiques sont cités avec de longues citations, les hypothèses sont diverses. Tantôt on voit dans le cheval, le nationalisme espagnol, tantôt on en fait le symbole du peuple. De même le taureau serait la figuration du peuple selon certains, ou de la brutalité…L’oiseau est-il comme la colombe l’espoir de la paix? La lampe électrique, dans la bombe peut être interprétée comme « une invention bienfaisante qui se transforme en force destructrice »? Cette présentation, même si elle montre des arguments contradictoires a au moins le mérite de faire observer le tableau.
    la guerre civile

  2. Les débuts de la Guerre Civile (17 juillet 1936- printemps 1937) est un rappel historique qui replace Picasso dans le contexte espagnol. De Janvier à Avril 1936, l’exposition Picasso circulait en Espagne pour soutenir le Front Populaire. Picasso fut même nommé par le gouvernement républicain directeur du Musée du Prado. Le 8 et 9 janvier Picasso réalisa une gravure : Songe et Mensonge de Franco

    Songes et mensonges de Franco
  3. les sources de Guernica présentent aussi bien les sources anciennes comme les Désastres de la Guerre de Goya que les œuvres de Picasso comme les tauromachies, minotauromachies et même une crucifixion

    Crucifixion
  4. la commande et les premières esquisses : pour le Pavillon espagnol de  l’Exposition internationale des Arts et Techniques 1937. La peinture devait occuper un mur entier. L’idée initiale était d’exploiter le thème du peintre et de son modèle. Nature morte à la lampe et les études au dessin pour cette peinture montrent des éléments utilisés dans Guernica 
  5. La transformation du projet : à la suite du bombardement de Guernica le 26 avril 1937. Au mur, les unes de l’Humanité du 28 et du 29 avril 37, montrent la désolation, voisinent avec des photographies des ruines. Picasso dès le 1er mai et les jours qui suivent commence les études préparatoires, certaines au crayon, en noir et blanc, d’autres en couleur. Le noir et blanc ne s’est pas imposé encore.

    Le portrait de Dora Maar
  6. Guernica dans l’œil de Dora Maar . je connaissais Dora Maar par le portrait que Picasso a fait d’elle. je ne savais pas qu’elle était une photographe d’origine croate, que Picasso a rencontré par l’intermédiaire d’ Eluard. Dora Maar reçut en commande le travail de photographier Picasso en train de réaliser le tableau. 8 photographies sont projetées sur un grand écran et nous pouvons ainsi suivre l’oeuvre qui se transforme : on voit apparaître le cheval puis disparaître le bras au poing levé serrant un bouquet avec un soleil ; la bombe remplace le soleil avec l’ampoule, le triangle lumineux se matérialise de plus en plus clairement, le cheval semble se lever.Je termine donc la visite de l’exposition comme je l’avis commencée par un examen attentif de chacun des éléments composant le tableau.

Ensuite je me suis promenée dans les étages pour retrouver les Picasso que j’aime et en croiser d’autres qui n’étaient pas là à ma dernière visite.

Et dans une petite pièce j’ai croisé ceci:

 

Nymphéas – L’abstraction américaine et le dernier Monet

Exposition temporaire à l’Orangerie jusqu’au 20 Août 2018 

Monet : pont japonais

Monet est-il un peintre abstrait?

Monet : Saule pleureur (1920-1922)

Cette exposition célèbre le centenaire de la décision de Monet d’offrir les nymphéas à l’Etat français, elle met en évidence la postérité de Monet dans l’art américain. En 1955 le MoMA acquiert un Monet et les tableaux de l’exposition sont souvent introduits par le Critique Greenberg qui publia en 1955 un grand essai sur la peinture américaine faisant de Clyfford Still, Barnett Newman, Pollock ou Tobey des héritiers de Monet.

Pollock : Untitled 1949

Intéressante confrontation de peintres de continents et d’époques éloignées.

Si la couleur « devient autonome » et primordiale, on saisit mieux la parenté entre les nymphéas et les toiles de Monet qui sont un feu d’artifice de couleurs.

Rothko et Clifford Still peignent selon le Colour field painting avec de grands champs de peinture

 

Clifford Still 1965

Les grandes taches ont des contours déchiquetés, la peinture au couteau donne un certain relief aux taches, on regarde le très grand tableau un peu comme un paysage

 

Pollock : the deep (1953)

Dans les tableaux de Rothko, rien pour raccrocher l’oeil à du figuratif : de grande taches colorés

Rothko

De Kooning dans sa Villa Borghèse, après avoir peint des paysages urbains retrace à New York des souvenirs, recollections de Rome

De Kooning villa Borghese

On peut aussi citer Morris Louis avec ses acryliques délavés qui font comme des bandes verticales (j’aime moins, donc pas de photo) ou Helen Frankenthaler également des acryliques

Helen Frankenthaler (non! ce n’est pas la photo qui est floue mais le tableau!)

j’ai beaucoup aimé le tableau de Guston « impressionisme abstrait » 

 

Guston détail du rouge au centre du tableau

 Riopelle, peintre canadien, établi en France expérimente une technique originale de « mosaïques »

Détail d’un tableau de Riopelle (bord du tableau)

Et je termine par un de mes préférés Round the world de Sam Francis (1958-1959)

Around the world

Bien sûr, on n’a qu’une envie : monter au rez de chausser dans les deux salles des Nymphéas. On aimerait les avoir pour soi et méditer devant mais gare aux groupes de Chinois ou Japonais!