Nueve Cuatro – Nicolas Laquerrière – Harper Collins

MASSE CRITIQUE DE BABELIO

le pont de Choisy

Quand Babélio a proposé Nueve Cuatro roman policier se déroulant dans le 9-4, je me suis précipitée. J’aime lire des polars. Le 94 c’est chez moi! L’auteur est de Choisy-le-Roi , j’y vais presque tous les jours me promener au Parc interdépartemental des Sport, ou sur les bords de Seine.

Au premier abord, Henri le héros, retraité 71 ans, ancien comptable, heureux occupant d’un pavillon proche de la Seine, grand lecteur de policiers, diabétique au bout du rouleau, aurait pu être un enquêteur atypique qui ne pouvait que m’intriguer. Sa voisine, Clara, lycéenne disparaît. Henri se met en campagne pour le retrouver.

Suspectant un enlèvement ou un trafic louche, il part dans les quartiers louches de Ratigny (banlieue s’étendant de part et d’autres de la Seine, parcourue par l’A86, pavillons et cité). Je retrouve une géographie familière.

J’étais donc dans les meilleures dispositions pour passer un bon moment. Au bout d’une cinquantaine de pages, cela déraille. Un bestiaire de lapins, crocodile, cheval, traverse la ville, cela se veut fantastique, c’est raté. Henri se trouve propulsé dans un monde de petites racailles, de trafics d’extorsions de fonds, de traites de femmes.

Tout ce monde-là parle verlan, un dialecte djeun pas très inventif que l’auteur orthographie comme les Sms ce qui rend la compréhension difficile. Par exemple : « caillera » on comprend, « kaïra« , c’est déjà plus difficile. Parsemer les dialogues de whesh et wallah, cela fait peut être exotique pour les Parisiens, c’est facile et cela n’apporte pas grand chose. C’est même d’une pauvreté affligeante. L’argot pourrait être riche, créatif, imaginatif, drôle, le « djeun » simplifié est juste répétitif.

L’intrigue n’avance pas, les personnages stéréotypés, simplifiés, juste capable de se battre, de s’insulter, et dès que des armes entrent en jeu de se massacrer. Combats de coqs sans panache. Je m’ennuie. je m’ennuie même beaucoup.

Par politesse, je me sens obligée de lire le livre jusqu’au bout. Quelle punition, quelle corvée! Henri devient le superhéros avec sa voiture pleine de carabines, de moins en moins crédible. Et en dehors des luttes de pouvoir entre les divers truands, il ne se passe strictement rien. Les cadavres s’accumulent sans aucune conséquence, d’autres bandes surgissent, bien identifiées, elles serviront de cibles. on se dirait dans un jeu vidéo….

Je suis désolée de faire une critique si négative, je remercie l’éditeur et babélio pour le livre. Suis-je ingrate?

Akseli Gallen-Kallela – Mythes et Nature au coeur de la nature finlandaise – Jacquemart-André

EXPOSITION TEMPORAIRE jusqu’au 25 juillet 2022

 

Akseli Gallen-Kallela 1865-1931), après des années de formation en Finlande étudie à Paris de 1884 à 1888. 

L’exposition au Musée Jacquemart-André offre un panorama sur l’œuvre variée du peintre finlandais.

Portraits naturalistes comme cette souffrance muette

Souffrance muette

Gallen-Kallela a su construire et aménager un chalet comme studio d’artiste dans la forêt pour sa famille et pour travailler en pleine nature. Un vitrail montre qu’il a utilisé des techniques diverses dans les arts décoratifs comme un tapis ondulant.

Bouleaux

Etudes botaniques avec une finesse inégalée

 

Huile, aquarelle, dessin, il a aussi utilisé la gravure en illustrant le Kalavala

GRavure

Il a aussi collaboré aux décors des Expositions Universelles en 1889 et 1900 avec des fresques sur les thèmes du kalavala

Nuages et reflets des nuages….

Deux salles de l’exposition montrent le symbolisme sur des thèmes plus ésotériques mais ce n’est pas ce qui me plait le plus.

mais c’est l’évocation de la nature finlandaise, de l’eau, de la glace, des reflets et des nuages qu’il m’a vraiment bluffée.

Reflets et bandes de glace, géométrie d’une débâcle.

Un rendu parfait de l’eau .

Neige aussi

 

Et même une tonalité japonisante avec ce fond doré

paysage japonisant?

 

la Maison Fournaise, Chatou, Exposition Renoir – l’Île des Impressionnistes

PEINDRE SUR LES BORDS DE SEINE

Le Déjeuner des Canotiers à la Maison Fournaise – Auguste Renoir

La maison Fournaise était un établissement recevant les Impressionnistes venus se réunir entre amis, peindre sur le motif, canoter sur la Seine. Renoir, Monet, Caillebotte ont fréquenté cette ginguette. 

Chatou : la maison fournaise

Comment faire revivre cette maison d’artistes si cotés que des originaux sont trop onéreux?

Autrefois j’avais vu une exposition Ziem moins célèbre que les peintres cités ci-dessus, peintre orientaliste avec de beaux tableaux de Venise, exposé en 2008. 

Ziem

Actuellement le Musée Fournaise présente Auguste Renoir de manière : virtuelle. J’ai décliné les casques de réalité virtuelle (j’ai horreur de me sentir harnachée) mais j’ai regardé avec plaisir un diaporama qui présentait les œuvres de Renoir confrontées à des tableaux célèbres du Louvre que Renoir connaissait sûrement. 

A l’étage, Alphonse Fournaise, le fondateur de l’Hôtel-Guinguette nous accueille assis dans le canot aux extrémités pointues et raconte l’histoire de son auberge. Auguste Renoir, ou plutôt son hologramme nous fait une leçon de peinture, parle des expositions, de son marchand Durand-Ruel, de ses amis, il nous fait aussi visiter son atelier. Les tableaux sont projetés sur des écrans, commentés avec intelligence. Il y a même des tablettes avec une sorte de jeu des sept erreurs à propos du Déjeuner des canotiers ; le jeu permet d’observer finement le tableau . 

Visite intelligente. Bien sûr, le contact avec la peinture réelle est indispensable mais les écrans et commentaires sont intéressants et je ne regrette pas du tout le voyage (une heure d’embouteillages pour arriver et autant pour rentrer.

Comme il était midi, nous avons déjeuné au bord de l’eau au restaurant Les Rives de la Courtille au bord de l’eau : cadre merveilleux, joli décor mais carte un peu chère pour rien d’exceptionnel. 

promenade en bord de Seine

Après déjeuner j’ai voulu faire le tour de l‘île des Impressionnistes qui edst formé de deux îles réunies par une digue autrefois pour le mécanisme de la Machine de Marly destinée à pomper l’eau de la Seine pour alimenter les Grandes Eaux de Versailles. Cette île très longue n’est heureusement que peu construite à l’exception d’un grand centre de Recherche de EDF. Le parc des Impressionnistes – un espace vert soigné et des installations sportives (tennis, équitation), occupe l’extrémité de la petite île tandis que la grande île comporte un golf et encore de nombreuses friches vers Carrières-sur-Seine. La promenade est étonnante.

Sur la rive de l’autre côté du Bras de Marly, j’admire d’abord de très belles maisons, villas et presque des manoirs à Chatou et Rueil, puis les berges de Seine deviennent plus industrielles avec des montagnes de graviers, gravats, puis des énormes réservoirs de carburants. Je passe sous le viaduc de Carrières puis deux ponts ferroviaires. Les tours de Nanterre dépassent et au loin, se profilent celles de la Défense. C’est étonnant de se trouver dans un endroit si sauvage à proximité des tours!

 

 

Whistler (collection Frick) au Musée d’Orsay

Exposition temporaire jusqu’au 8 mai 2022

Venise : Le Cimetière

A al suite de la fermeture pour travaux du musée newyorkais, une partie de la collection Frick est exposée au Musée d’Orsay : 22 oeuvres, 4 peintures, 3 pastels, des eaux-fortes avec des œuvres des collections du Musée d’Orsay.

Canal vénitien

Né en 1834 dans le Massachussetts, Whistler étudia dès 1855 à Paris dans l’atelier de Gleyre ; il se lie à courbet, Fantin-Latour. En 1870, il s’installe à Londres qu’il quittera après le procès qui l’opposa à Ruskin. Ruiné il retourne à Paris, il voyage à Venise d’où il rapporte eaux fortes et pastels.

L’exposition montre également de grands portraits.

*Variations en violet et vert

Deux tableaux mettent l’accent sur les variations colorées, on devine une influence japonisante.

Symphonie en gris et vert

J’avais déjà vu les variations en violet et vert à Giverny à l’occasion de l’exposition des peintres américains.

Découverte de ce peintre au Petit Palais dans l’exposition des impressionnistes  à Londres.

Les dessins de Venise ont été une excellente surprise. C’est une exposition n’occupant qu’une seule salle, occasion d’admirer les autres richesses du Musée d’Orsay.

La Part de l’Ombre – sculpture du SO du Congo au Quai Branly

Exposition temporaire jusqu’au 10 avril 2022

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Dans cette exposition : masques et statues de bois.Les masques sont splendides.

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Bois et pailles, textiles aussi. Ils sont portés par les hommes même si la figure est féminine. Le plus souvent ils sortent à l’occasion d’initiation des jeunes hommes .

masque féminin portant un plateau de nourriture : masque mendiant
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On reconnait ici un homme blanc : un missionnaire

Certains statues font l’objet de cultes plus discrets, à l’occasion de l’élection d’un chef on voit aussi des statuettes présentées en couple. Souvent l’homme est un musicien, la femme présente une maternité

L’homme tambourine, la femme porte son enfant sur sa hanche et de l’eau sur la tête
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statue faîtière sur un toit

Certains statues sont des fétiches, investies d’un pouvoir magique parfois guérisseur, il existe aussi des objets anti-sorcellerie Njinda.

Encore un couple musicien/maternité
les piquants suggèrent un caractère agressif
Pourquoi le personnage est-il entravé?

En conclusion : une très belle exposition très intéressante aussi avec des données historiques

Signac collectionneur à Orsay

Exposition temporaire jusqu’au 13 février 2022

Portrait de Paul Signac dit aussi Paul Signac à la barre de son bateau Olympia

Signac est souvent exposé à Paris. Récemment le Musée Jacquemard-André proposait une rétrospective, à l’occasion des Expositions mettant à l’honneur Fénéon surtout celle de l’Orangerie, à la fondation Vuitton il y a quelques temps. J’ai donc un peu hésité pour Signac collectionneur mais je ne regrette pas ma visite. 

Portrait de Paul Signac par Maximilien Luce

Occasion de mieux connaître l’homme qui a été portraituré par les peintres, ses amis

Portrait de Paul Signac par Seurat

Paul Signac fut un organisateur d’expositions , fondateur du Salon des Artistes Indépendants et « militant de la cause néo-impressionniste » .

On voit donc des tableaux de Signac 

Signac : la bouée rouge. Arrivée à Saint Tropez à bord de son voilier
Signac : les Andelys, la Berge

On voit bien les petites touches des néo-impressionnistes qu’on connaît aussi chez Seurat qui fut lié à Signac

Seurat : Le Chahut

Mais Seurat collectionne aussi des peintres différents : plusieurs Cézanne, un petit Delacroix, un pommier en fleur de Monet, des Degas (nombreuses études de fesses), Pissaro

Pissaro : retour des paysans au marché

j’ai découvert les dessins de Charles Angrand : Une grange sous la neige et Le mouton rouspéteur pas du tout faciles à photographier mais que j’ai beaucoup appréciés. 

Une salle entière est dédiée à Cross aux couleurs somptueuses. 

Cross : la rivière Saint Clair

Je ne connaissais pas Maximilien Luce qui a des préoccupations plus prolétaires et qui peint aussi des hommes à leur toilettes, on a plutôt l’habitude d’y voir des femmes. 

maximilien Luce ; l’Echafaudage ou le Drapeau rouge

Autre inconnu (de moi) : Valtat

Valtat : roches rouges de l’Esterel

Et bien sûr,  Marquet, Valotton, Van Dongen, Maurice Denis.. .

 

Un éclat de soleil – Art des îles Féroé – maison du Danemark (Paris)

Exposition temporaire jusqu’au 13.03.2022 La la Maison du Danemark 142 av. des Champs Elysées Paris 8ème

Les Îles Féroé forment un archipel dans l’Atlantique au nord de l’Ecosse. A cette latitude, le soleil ne se montre pas pendant les mois d’hiver et la lumière a une importance privilégiée pour les Féroïens qui en sont privés. Cette exposition lui est dédiée. 

Zacharias Heinesen : Rayon de soleil

Ce rayon de soleil est mon tableau préféré! J’imagine le rayon illuminant le port alors que la mer est grise et noirs les bateaux.

Ingalvur av Reyni : Hvitanes près de Törshavn

Ingalvur av Reyni a vécu à Törshavn (la capitale) de 1920 à 2005. C’est le peintre le plus célèbre des Féroé

Ingalvur av Reyni : nuit d’été

Hansina Iversen a choisi des œuvres abstraites mais toujours aussi lumineuses

hansina Iversen

 

Un voyage où on imagine les côtes battues par les vagues, les tempêtes. Terres mouillées d’une pluie qui donne plus d’intensité aux verts de l’herbes. Maisons peintes de couleurs vives qui se détachent sur l’herbe ou les roches noires.

Peindre hors du Monde – moines et lettrés des dynasties Ming et Qing au Musée Cernuschi

Exposition temporaire jusqu’au 6 mars 2022

peinture chinoise du XVème au XVIIIème siècle : moines et lettrés des dynasties Ming et Qing

affiche

Petite chronologie :

Dynastie Ming (1368 -1644)

Dynastie Qing (1644-1911)

Cette peinture correspond à l’aspiration des lettrés à se retirer du monde, méditer et étudier dans les merveilleux paysages des montagnes du Centre de la Chine.  On découvre d’abord l’école de Wu avec les deux peintres majeurs : Shen Zhou (1427-1509) et Wen Zheng ming (1470 -1559)

le jeune Qian lisant

les peintures se présentent le plus souvent sous forme de panneaux verticaux, il y a aussi des rouleaux horizontaux permettant de faire des panoramas, ainsi que des albums de pages rectangulaires.

Souvent ces dessins illustrent des poèmes qui sont calligraphiés sur la feuille. Un cartel nous explique comment comprendre les documents avec la présentation sur papier ou soie, le sceau de l’artiste, les commentaires éventuels…

Le plus souvent l’artiste travaille à l’encre de Chine mais l’ensemble ne reste pas en noir et blanc. Il peut souligner le relief en coloriant en bleu les montagnes ou en vert. Dans le jeune Qian lisant, seul le personnage se détache avec ses vêtements en orange. 

Le visiteur est convié à une belle promenade dans les montagnes pittoresques. Avec un peu d’attention (les panneaux délicats sont présentés presque dans la pénombre), la visiteuse découvre un lac, une cascade, un pavillon ou plusieurs, des petits ponts. Il faut s’attarder pour trouver les minuscules personnages : un lettré qui médite, un promeneur qui part à la chasse aux champignons, le propriétaire qui surveille ses jardiniers soigner les joncs odorants. Sur le lac ou la rivière, les minuscules barques, des pêcheurs. Je porte aussi mon regard aux végétaux : pins tordus, arbres en fleurs, délicatesse et minutie pour dessiner chaque pin, chaque rocher. Et je pourrais rester longtemps devant le panneau mais il y en a tant!

Au cours des siècles, les techniques différent, les sources d’inspiration sont souvent les Monts Huong, mais pas toujours, certains peintres ont fabriqué de véritables carnets de route détaillant leur itinéraire de voyage.

Exposition autour du Chef d’Œuvre Inconnu à la Maison de Balzac

Exposition temporaire jusqu’au 6 mars 2022

Bension Enav – édition du chef d’oeuvre inconnu

Le chef d’œuvre Inconnu traite de peinture, il n’est donc pas surprenant qu’il ait inspiré de nombreux peintres et plasticiens. Il y a quelques temps j’ai lu cet ouvrage et visité la Maison de Balzac

C’est toujours avec grand plaisir que je retourne Rue Raynouard , en balcon dominant les quais de Seine où l’on peut descendre la Falaise de Passy par de raides escaliers du square de l’Alboni, Rue des Eaux, ou la pittoresque rue Berton étroite et pavée.

Nous avons revu les collections permanentes, manuscrits annotés, bustes de Balzac, son bureau, sa canne….Je me suis longtemps attardée devant les figures de la Comédie Humaine gravées sur 250 plaques typographiques pour chercher les personnages que j’ai rencontrés récemment lors de mes lectures.

L’exposition temporaire est situé en dessous. On entre d’abord dans une salle dédiée à la Belle Noiseuse – film de Rivette (1991) dont on peut visionner un extrait et où se trouve les tableaux de Dufour qui figurent dans le film. 

Michel Piccoli joue le peintre, Emmanuelle Béhart le modèle.

Dufour – la belle noiseuse
Je n’aime pas cette peinture et m’étonne qu’elle puisse être le « chef d’oeuvre inconnu ». Des goûts et des couleurs….
édition du Chef d’oeuvre inconnu de Balzac par Vollard, illustration Pablo Picasso

La salle suivante est consacrée à l’édition de Vollard qui a demandé à Pablo Picasso de l’illustrer. Picasso n’a pas illustré l’histoire à la lettre et a dessiné à son idée autour du motif de la peinture, du peintre et de son modèle. Comme il dessinait des taureaux et minotaures à cette époque, on les voit figurer ici. Pour notre plus grand plaisir.

Picasso : peintre modèle

Dans la troisième salle je retrouve le tableau de Paula Rego qui m’avait donné envie de lire le livre, je retrouve également Arroyo. Un peu plus étrange ce Chef d’Oeuvre inconnu d’Anselm Kiefer qui ne représente pas un portrait de femme mais une salle vide, dessin d’architecture. 

Paula Rego

Et je n’en ai sûrement pas fini avec Balzac!

 

Au Château de Champs-sur-Marne – Exposition d’Or d’Orient atelier ULGADOR

BALADES EN ILE DE FRANCE

Dominant la Marne qui coule en bas d’un beau parc à  la française, ce petit château élevé entre 1703 et 1707 est entièrement meublé. Au XVIIIème siècle il fut occupé par le financier Paul Poisson de Bourvallais, puis par le duc de la Vallière qui le fit décorer par Christophe Huet et le loua de 1757 à 1759 à la marquise de Pompadour. Le banquier Louis Cahen d’Anvers l’acquiert en 1895, le fait restaurer et complète le décor du XVIIIème en adaptant la demeure au mode de vie de l’époque. Charles Cahen d’Anvers donna le château à l’Etat qui l’utilisa pour la réception de chefs d’état étrangers.

Le cabinet en camaïeu : peinte autour de 1748 d’un décor de chinoiseries

De nos jours, le château et le parc sont ouverts au public et c’est une très belle visite!

Salon rouge transformé en 1928

Plusieurs thématiques de cette visite libre avec un plan très détaillé :

focus sur la décoration XVIIIè, les chinoiseries des boiseries, les porcelaines, les stucs

le salon chinois représentant un Extrême-Orient imaginaire

attention apportée aux objets et meubles comme les bibelots ou les fauteuils tapissés sur le motif des Fables de La Fontaine

On peut aussi imaginer le mode de vie des nobles au XVIIIè ou des banquiers à la Belle Epoque et au début du XXè .

la table
Fables de La Fontaine

On découvre, bureaux, salle de musique, salle à manger des enfants, fumoir…mais aussi commodités pour la toilette.

J’ai adoré les chinoiseries dans le salon chinois mais aussi sur la grande tapisserie du bureau

Fumoir communiquant avec la salle de billard. Tapisserie représentant l’empereur chinois Kangxi

Mais on peut aussi s’intéresser tout spécialement à l’exposition d‘Or et d’Orient de l’atelier ULGADOR.

ULGADOR se consacre à la création de panneaux décoratifs ornés de feuilles de métal (or, cuivre, laiton, argent aluminium…) déposé sur différentes surfaces. Ces panneaux sont utilisés par des firmes de luxe, des hôtels, des institutions.

paravent ulgador

Les panneaux, principalement des paravents sont distribués dans toutes les pièces du château y trouvant une place harmonieuse.

Le nom Ulgador évoque un certain exotisme et la richesse de l’or ce avec les lettres du nom de Gabor Ulvecki fondateur de l’atelier et inventeur de la technique après avoir appris la dorure sur bois chez un restaurateur. 

Bassin de la nymphe Scylla métamorphosée en monstre avec des têtes de chien à ses pieds

J’ai terminé la matinée par une promenade dans le parc.

Et comme il faisait beau en bord de Marne nous avons déjeuné dans une sorte de guinguette : Il Capuccino . Excellent emplacement, des tables en bord de Marne, plusieurs salles et des terrasses abritées et chauffées l’hiver. 

Il Cappuccino : Gournay/Marne

Spécialités italiennes, pizze et pâtes. j’ai commandé une parmiggiana (gratin d’aubergines) et Dominque une escalope à la florentine. C’était très abondant et délicieux.