Lisbonne (6) Tramway N°28 – Alfama

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Tramway en bois de Llisbonne
Tramway en bois de Llisbonne

Le tramway 28 parcourt toute la ville. C’est un vieux tram en bois : 20 places assises 28 debout. Si on veut profiter du parcours, il convient de se lever tôt et la meilleure façon de choisir sa place est de le prendre au terminus place Martin Morim située derrière la place Figueira.

8h40 – le chauffeur est une dame africaine. Elle connaît sa machine. Dès les premiers tournants elle arrête le tram et sort avec une sorte de long pied de biche. Une panne ? Non c’est la routine. Que fait-elle ? Déplace-t-elle un aiguillage ou enlève-t-elle quelque chose de coincé ? Cela se produira plusieurs fois sans que j’élucide la question.

A bord du tram!
A bord du tram!

Le tram suit d’abord une rue bien large bordée d’arbres. Dès qu’il s’engage dans les petites rues, c’est toute une aventure. Il gravit les pentes raides pour s’élancer ensuite dans une descente vertigineuse. Parfois il n’y a qu’une voie, il faut laisser passer le tram qui vient d’en face. On voit une voiture foncer droit sur nous, mais le tram tourne à angle droit brusquement. Parfois, il y a juste la place pour le petit tram jaune. Comment fait-on pour déménager dans cette rue ? Heureusement, il fait bon. On peut baisser la vitre pour prendre des photos.

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laSé

Je suis le trajet sur le plan de Lisbonne mais ne l’ouvre pas. Je préfère me laisser brouetter, attentive aux façades carrelées, aux magasins pittoresques, aux échappées sur le Tage qu’on appelle aussi la Mer de Paille. Le parcours du 28 fait deux boucles : la première sur la colline du château passe devant la Sé, il descend à la grands Praça do Comercio pour monter au Chiado jusqu’à la place Camoes où le poète est couronné de lauriers. Les quartiers devient ensuite plus aérés, plus « modernes » avec des immeubles carrelés et d’’autres Belle Epoque ou Art Nouveau. On passe devant une très grande église très blanche puis devant l’énorme bâtiment de L’Assemblée du Peuple, le jardin d’Estrela pour arriver au terminus de Prazeres où nous nous dépêchons de descendre du tram pour y remonter aussitôt et reprendre les mêmes places.

Vue du mirador sur l'Alfama (le musée du fado en rose)
Vue du mirador sur l’Alfama (le musée du fado en rose)

Au deuxième passage, j’ai ouvert le plan. Nous descendons au Mirador du Largo das Portas do Sol en face du Musée des Arts décoratifs – bâtiment rouge avec un beau portail –  où nous avons vu une belle terrasse de café. La Cathédrale nous servira de repère pour nous préparer à descendre.

Au Largo das Portas do sol un panneau porte un plan des murailles du château tout proche. Un minibus y monte que nous négligeons. Les rues aux abords du château sont soignées, fleuries, décorées mais un peu trop touristiques. On se croirait à Montmartre ! Je pensais que le château Saint Jorge serait fermé le lundi. C’est ouvert 8.5€. Le prix nous fait reculer. Nous avons visité récemment de nombreux châteaux forts avec chemins de ronde, murailles crénelées. On aurait pu chercher la porte que Martin Morim empêcha de se refermer pendant l’attaque d’Afonso Henriques…si j’avais lu le siège de Lisbonne de Saramago j’aurais été plus motivée !

le castello
le chateau

Nous négligeons aussi la qu’on avait vue à notre précédent passage. Avec ses deux tours carrées elle ressemble aux cathédrales d’Evora et de Porto.

Le Mirador de Santa Luzia offre un très beau point de vue sur l’Alfama. Une vigne soutenue par une colonnade, des azulejos et des petits sièges ménagé dans le mur font un endroit commode pour dessiner. Plus bas, un bassin rectangulaire turquoise, de gros bougainvillées violets, des cyprès se détachent. Bel endroit !

mirador Sa Luzia
mirador Sa Luzia

Le Musée des Arts décoratifs est ouvert le lundi. Le menu du restaurant installé dans le patio nous tente. Le caissier n’est guère aimable. Il déclare que la visite se termine dans 20minutes et que pour manger il faut prendre le ticket de la visite. On renonce.

Descendons dans l’Alfama

Ruelles de l'Alfama
Ruelles de l’Alfama

Nous descendons l’escalier le long de la muraille pour arriver derrière l’église S. Miguel, centre d’un petite « village » de maisons blanches avec la lessive étendue au soleil. Un chien attaché en haut d’un escalier, une arche s’ouvrant sur des marches me donnent des envies de dessin.

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S’approchant du Musée du fado, les rues redeviennent touristiques, se meublent de tables de restaurant. Du fado s’échappe d’une cave. Nous retrouvons la petite place que j’ai dessinée vide hier ; Elle est pleine de tables. C’est là que nous déjeunerons au restaurant tipico Lautasco. Un caoutchouc a étendu ses branches pour donner de l’ombre à toute la place. Des sarments de vignes s’y sont mêlés.  Pour égayer les grosses feuilles sombres on a tendu des guirlandes de papier rose, bleu, jaune.

Le restaurant tipico est cher sardines 9.9€. Qu’importe ! Nous avons envie d’un bel endroit. Nous refusons les olives le pain et le beurre qu’on apporte sans qu’on n’ait rien demandé – chaque article est payant 0.9€ ! Ici, le vin se vend à la bouteille et non pas au verre.

Sardines et omelette de gamba, ½ bouteille de blanc : 27€

Et je t’emmène – Niccolo Ammaniti

LE MOIS ITALIEN D’EIMELLE

ammaniti et je t'emmène

Avec ce challenge c’est toute l’Italie que nous avons parcouru! Niccolo Ammaniti nous emmène en Maremme, à Ischianno Scalo, petit bourg enclavé entre mer, marais et l’Aurelia – la route qui va de Rome à Gènes- village où tout le monde se connaît et où il ne se passe rien.
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Le monde de Niccolo Ammaniti est moche et dégueulasse!

Mais le livre se lit bien, bon rythme, rebondissements inattendus, je tourne les pages….

Comme La Fête du siècle la construction s’organise en tissant deux histoires autour de deux personnages qui finiront par s’entremêler. Histoires de deux losers, Graziano, dealer minable, don juan des discothèques, champion de la drague, musicien de club de vacances…Pietro, 12 ans, fils d’un père alcolo d’une mère dépressive, dont le plus grand talent est de pédaler sur sa bicyclette, gamin rêveur, trop gentil, trop timide, harcelé au collège par les caïds de sa classe. 

Le personnages secondaires sont tout aussi minables et antipathiques, Italo, le surveillant du collège, violent, les deux policiers, qui surveillent la vitesse sur l’Aurélia et manquent de se tirer dessus, personnel enseignant autoritaires et faibles, les copains de Graziano. Aucun pour racheter les autres.

C’est un roman bien masculin, imprégné de testostérone et de sauce tomate. Parfois, cela me lasse. Les femmes ne sont pas beaucoup avenantes, mamas obsédées par la cuisine, bimbo sans cervelle, putain au grand cœur, mais sans papier, adolescentes boutonneuses, vieille fille…Une humanité peu avantagée.

Ammaniti  excelle dans le burlesque, certaines scènes m’ont fait rire aux éclats.  

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Lisbonne (5)autour du Rossio-elevador Sa Justa – Gare

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Elevador Santa Justa

Elevador Santa Justa

Notre forfait des 7 collines nous donne droit à l’ascenseur qui se trouve juste au bout de notre rue. Petite queue raisonnable. Pour 1.5€ de plus on accède au Mirador : escalier en colimaçon métallique qui conduit à une plateforme d’où le panorama est spectaculaire. On domine le Rossio et tout le quartier de la Baixa on voit très bien le Château et la avec ses deux tours carrées qui ressemble à la Sé de Porto et à celle d’Evora.

Les ruines les plus romantiques de Lisbonne!
Eglise do Carmo – Les ruines les plus romantiques de Lisbonne!

Un pont métallique relie le parvis de l’église de Carmo notre » église »  puisque notre hôtel Estrela do Mondego est au 25 Calçada do Carmo. Cette église est ruinée. De la nef, il reste des arcs en ogive vides. Un musée archéologique y est installé. Contournant le monument, on aboutit sur une très jolie placette avec des arbres, une fontaine, des terrasses. De là une descente bien raide bordée de boutiques désuètes , librairie d’occasion, friperie de vêtements chics, vintage, …

Gare du Rossio

On fait un crochet par la Gare du Rossio  c’est une vraie gare, un train sur deux a pour destination Sintra. Si nous restions plus longtemps….La façade est très ouvragée, flanquée de tours, ornées de décors manuélins.

Puisque le déjeuner a été gastronomique, le dîner viendra de Pingo Doce où je trouve un cornet de radis frais et des yaourts. Mais comme nous sommes au Portugal, je redescends acheter des rissois aux crevettes des bolhinos de bacalau et des croquettes de viandes à la pastellaria  du bas de la rue. Aux terrasses des restaurants cinq jeunes brésiliens font une démonstration de capoeira. Le temps d’aller chercher l’appareil photo, ils ont disparu.

Lisbonne (4) Musée du fado

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Burro tocando guitarra – Julio Pomar

Du Musée des Azulejos au Musée du Fado

Le 794 relie ces deux musées, l’arrêt se trouve devant le porche de l’église, arrêt Madre de Deus. A l’arrêt de nombreux touristes attendant ainsi qu’une dame portugaise et son mari. La dame nous explique qu’il faudra descendre à la 2ème station Apolonia. Depuis un bon quart d’heure le 794 aurait dû passer, celui de 13h41 ne passe pas on plus, ni celui de 14h11. Le couple portugais a pris un taxi, une famille française avec trois gaillards est partie à pied, les autres ont pris d’autres bus. Je songe sérieusement à héler un taxi. Il en passe souvent en maraude. Avec 1heure de retard le 794 arrive bondé.

Musée du fado

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Le bâtiment rose 19ème siècle est en bas de l’Alfama ; Prix : 6€

Pour le prix de l’entrée, au vestiaire on distribue un audio guide en Français avec des explications intéressantes et surtout des extraits musicaux. Un grand montage photographique présente les fadistes de tous les temps (depuis que photos et enregistrements musicaux existent) pas de nom ni de présentation, des numéros. On compose le numéro et on entend le chanteur. L’ennui est que je suis complètement néophyte et que je ne comprends pas les paroles. Au bout d’un certain temps je m’ennuie un peu.

A l’étage, les salles sont plus variées.

Une maison de poupée ? C’est un bordel ! en témoignent les images explicites des jeunes femmes dénudées. Le fado est né dans les périodes de troubles ai 19ème siècle, dans les cafés, les bordels, chez les marginaux et les mauvais garçons. Il existait aussi une version théâtrale le « fado masqué » qui se jouait dans les carnavals lisboètes ou dans les fêtes populaires.

En 1927, une loi tenta d’encadrer ce phénomène marginal. La censure essaya de réguler les côtés troubles et d’enfermer le fado dans les Casas de Fado. . A partir des années 1950, grâce à Amalia Rodrigues, le fado s’internationalise, se popularise surtout au Brésil et en Afrique. Il devient une icône de la culture nationale, intéresse le régime de Salazar, par conséquence subit d’autres critiques.

Sans connaître le fado, je pense au Rebetiko qui lui est contemporain, aussi musique des cafés et des marginaux.

Des œuvres plastiques illustrent aussi le fado.

Le fadiste
Le fadiste de Malhoa

1872, première gravure sur bois d’un fadiste.

O Fado de Malhoa est un tableau très connu. Amalia Rodrigues l’a même chanté. Le fadiste,l’air éméché ou inspiré, tient une guitare. Sa compagne à moitié renversée fume. Sa pose est négligée une jambe posée sur un banc, la tête rejetée. Le peintre a porté une grande attention au décor, réaliste jusqu’aux mégots sous le banc, le bouquet d’œillets et les objets d’un intérieur populaire. Il a convoqué les habitants du quartier pour garantir l’authenticité.

O Marinheiro de Constantin Fernandes (1913) symbolise un autre aspect du fado la saudade- la nostalgie -. Dans ce triptyque on assiste au départ du marin, à sa nostalgie à la réception d’une lettre de sa femme, tandis que l’émotion est à son comble au retour à quai du bateau, scène de retrouvaille sur le panneau central.

Llisboète
Lisboèta de Costa Pinto

Lisboeta(1952) de Candido Costa Pinto : une femme masquée porte une guitare et un plateau avec une bouteille de Porto. Du linge sèche. Ses bas noirs trop courts donnent une impression équivoque, le masque une atmosphère étrange le tout a un air de surréalisme. .

Au sous-sol,  exposition temporaire du peintre Julio Pomar « Sans Caprice ou Présomption »

Ulysse
Ulysse

J’ai beaucoup aimé les couleurs éclatantes, les rouges, les jaunes et la variété des thèmes. Mon tableau préféré est Burro tocando guitarra(2011), un Portrait de Pessoa portrait de l’écrivain avec deux visages ainsi que deux versions d’un même thème Tableau grand format et lithographie de Ulisse e as sereias (qui voudra bien traduire ?). Je suis toujours sensible au thème d’Ulysse. Ici, Ulysse  a un air brésilien ou tropical, on reconnait par contre son embarcation grecque.

Je suis plus sensible aux expositions plastiques que musicales. Cela me donne envie de connaître mieux cette musique. J’ai l’impression que ce musée s’adresse plutôt à des initiés qu’à des touristes comme au Caire, le Musée Oum Kalsoum.

A 16h, le soleil cogne c’est une fournaise. Je n’ai qu’une envie : m’asseoir à une terrasse ombragée et commander une boisson fraîche. Dans les petites rues de l’Alfama il y a de nombreuses casas de Fado, des restaurants qui occupent les ruelles à l’ombre. Malgré l’heure tardive, toutes les tables sont prises par des « déjeuneurs ». Pas question de s’asseoir pour de simples consommations. J’ai si soif que je me précipite dans une épicerie et achète une bouteille d’eau glacée. Les ruelles de l’Alfama me donnent envie de dessiner. Je m’installe sur une marche dans une placette adorable à l’ombre d’une tonnelle – ficus et vigne – des guirlandes en papier crépon sont tendues entre les maisons. Je dessine les portes, les balcons et le linge suspendu. J’aurais bien aimé me promener plus longtemps mais la chaleur assomme.

La mer couleur de vin – Leonardo Sciascia

LE MOIS ITALIEN D’EIMELLE

la mer couleur de vin

Recueil de 13 nouvelles très différentes les unes des autres, se déroulant toutes en Sicile à différentes époques. La première Réversibilité met en scène Le roi Ferdinand du Royaume des deux Siciles et Mussolini, tandis que Giufà remonte au temps des Arabes en Sicile. Les autres sont plus contemporaines.

La nouvelle qui a donné le titre au recueil La mer couleur de vin, raconte un voyage en train Rome -Agrigente par Reggio de Calabre.

« Le fait est, pensa l’ingénieur, qu’un voyage est comme une représentation de l’existence, par synthèse par contraction de l’espace et du temps ; un peu comme le théâtre, en somme ; il s’y recréent intensément, sur un fond inconscient de fiction, les éléments les raisons et les rapports de notre vie »

La couleur de vin de la mer est une référence à Homère. la Sicile est diverse, Grecque, « voilà la Grèce  la Sicile ; la question peut être là !A propos de tout, il faut que nous nous référions à la Grèce »Arabe, aussi comme Giufà nous le rappelle. Hilarante leçon d’étymologie du mot Mafia dans Philologie. La mafia, la grande affaire sicilienne : comme le raconte le Western en Sicile , Sciascia y fait allusion dans nombreux textes.

Le Long voyage est une histoire d’émigration, histoire d’autrefois, du temps que les Siciliens poussés par la pauvreté émigraient aux Etats Unis. C’est aussi une histoire actuelle. Les Siciliens qui voient les migrants arriver aujourd’hui s’en souviennent-ils encore?

Histoires ironiques, même drôles parfois, comme Affaires des Saints, en miroir on enlève la statue de l’autel de Sainte Filomena, la sainte locale  et la dépouille de Staline est retirée du mausolée….

Moi qui lis très peu de nouvelles, j’ai beaucoup aimé ce roman, d’écriture limpide, racontant diverses facettes de la Sicile.

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La Fête du siècle – Niccolo Ammaniti

LE MOIS ITALIEN D’EIMELLE

la fête du siècle

 

 

Le Mois Italien d’Eimelle et les critiques des blogueurs(ses) m’ont incitée de lire  la Fête du siècle. 

 

Niccolo Ammaniti raconte une bouffonnerie : une fête donnée par un magnat du bâtiment, (mafieux?) dans la Villa Ada à Rome où toute la jet set, des journalistes aux footballeurs, est conviée pour de grotesques safaris et un concert de Larita, une chanteuse à la mode. Le thème de la fête a été monté par le cinéma italien, par Fellini ou Pasolini, et récemment par Sorrentino …Récemment, les funérailles kitsch de Casamonica en Août dernier à Rome s’apparente à cette culture de la fête.

funérailles rome

Je me suis bien ennuyée pendant la première partie Genèse , prologue à la fête. Fabrizio Ciba, l’écrivain à la mode,  a écrit un best-seller mais il semble plus préoccupé de sa tenue négligée, étudiée de ses vêtements de lin froissés, ne pense qu’à sauter toutes les femmes qui passent sur son chemin, bimbo ou intellectuelle, Saverio, minable vendeur de meuble est sataniste. Je ne ressens aucune sympathie pour ces deux héros, surtout aucun intérêt pour ces mondanités ou pour les sacrifices et les déguisements infantiles. l’action se traîne. Mortel ennui!

Dans la fête, on s’amuse plus, certaines scènes sont cocasses. J’ai bien ri quand les éléphants excités par la star du football sèment la panique.  La chanteuse Larita qui préfère aller vacciner les enfants africains à des vacances aux Maldives est bien gentille. L’intervention des troglodytes, la catastrophe finale,  sont réussies.

Finalement, sans être un chef d’oeuvre, ce roman est divertissant, à condition de lire en diagonale la première partie.

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Eva dort – francesca Melandri

LE MOIS ITALIEN D’EIMELLE

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A peine ai-je fini Plus Haut que la mer , j’ai ouvert Eva dort . Ce n’est pas toujours un bon plan de lire plusieurs ouvrage d’un même auteur. Le suivant fait parfois rengaine quand la musique originale est déjà connue. J’ai fait cette expérience avec Milena Agus : le mal de pierre n’avait déjà pas soulevé mon enthousiasme, je me suis franchement ennuyée avec Quand le Requin dort, de même les Donna Leone perdent de leur saveur au fil des lectures. Rien de tout cela avec Francesca Melandri! Plus haut que la mer et Eva dort sont deux livres bien différents : dépaysement :  l’un est sur une île au bout de la Sardaigne, l’autre se situe le plus souvent en Haut Adige. Autre ton, autre style, autre époque.  Plus haut que la mer est une sorte de conte poétique, Eva dort, une saga. J’aime  les auteurs qui se renouvellent! Quelques points communs tout de fois : un intérêt pour le terrorisme et les poseurs de bombes qui questionnent la démocratie en Italie, l’attentat qui a coûté la vie à Aldo Moro est évoqué dans les deux opus. Un goût pour les voyages en train ou en bateau. Les héros parcourent l’Italie et nous convient au voyage….Une attention particulière pour l’histoire récente de l’Italie qui m’a bien intéressée. 

Eva dort débute en 1919 quand l’Empire autrichien fut dépecé et que le Tyrol du sud échut à l’Italie. Province germanophone aux traditions alpines d’autant plus ancrées qu’il s’agit de vallées enclavées renfermées sur elles-mêmes. Italiénisation du Haut Adige par Mussolini heurtant la population locale et séduction des nazis pour retrouver la patrie perdue. Les Huber prirent le train pour l’Autriche pour revenir dans leur vallée à la fin de la seconde guerre mondiale et se retrouvèrent en minorité sur leurs terres. Certains prirent les armes et firent sauter pylônes et installations italiennes.

Dans ce contexte de rivalités ethniques, se déroule l’histoire de Gerda, la très belle fille, séduite par un fils de famille, fille-mère mais cuisinière de talent qui a su faire sa place dans un grand hôtel de montagne. On assiste aussi au développement des sports d’hiver qui donnent une nouvelle vie à la vallée. Gerda place sa fille Eva chez des paysans et ne la voit qu’à l’intersaison.

Gerda est une très belle femme. Elle est remarquée par les militaires italiens et noue une relation avec un carabinier calabrais Vito prêt à adopter Eva. Hélas les préjugés contre les mères célibataires empêchent leur union.

Trente ans plus tard Vito mourant appelle Eva qui traverse l’Italie pour le rejoindre. C’est pendant ce voyage qu’elle évoque les épisode de sa vie et de celle de sa mère. Occasion aussi de décrire les paysages traversés pendant 1397 km, toute l’Italie!

J’ai beaucoup aimé ces deux femmes de caractère. Les personnages secondaires sont aussi bien développés aucun ne tombe dans la caricature (facile avec les préjugés de chacun sur les Allemands, les Italiens du sud, les carabiniers….).

Eva dort. Drôle de titre alors qu’Eva paraît plutôt insomniaque, qu’elle enchaîne un vol transatlantique et la traversée de toute la Péninsule sans fermer l’œil. Et pourtant, « Eva dort » revient à plusieurs reprises dans l’histoire. Quand le facteur apporte un paquet que sa mère refuse, quand sa mère reçoit un homme, quand Wesley la séduit avec le Paradis perdu de Milton :

« je sais pourquoi tu dors si peu, Eva, me dit-il. Tu ne veux pas rater les secrets que l’archange Michel confie à Adam ». 

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Lisbonne (3) musée des azulejos

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Googlemaps  a fourni l’itinéraire : autobus 759 sur la place du Rossio.

Le Musée est dans le couvent de Madre de Deus dans un quartier industriel. Comme c’est trop tôt, je prends un café au comptoir d’un bistro très prolo 0.60€. Pusi on attends l’ouverture dans la cour fleurie. Des Althéas  fleurissent rose et leur pistil est grand comme celui d’un hibiscus.

Nous avions déjà visité ce musée et acheté le catalogue. Cette nouvelle visite est un plaisir renouvelé.

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Les salles d’exposition sont réparties autour d’un patio d’une simplicité monacale. Le parcours est chronologique et très didactique il y a aussi un parcours tactile pour non-voyants. Les premiers azulejos sont maures. Les plus anciens son 13ème . J’ai du mal à distinguer les motifs maures des motifs gothiques. Les carreaux Renaissance sont plus élaborés, les lignes sont plus courbes, il y a plus de fruits ou de fleur. On cite une commande du Duc de Bragance en 1558 d’azulejos italo-flamand-maniéristes.

La production d’Azulejos ne commence à Lisbonne qu’au 16ème siècle.   Deux versions coexistent : grandes scènes historiées et carreaux répétitifs formant une « tapisserie ». Un magnifique retable polychrome 1580 occupe tout un mur ; Les motifs des « tapisseries » sont variés : ceux à la « pointe de diamant » peuvent avoir un carré au centre, ou une pyramide ou un ovale. (vu à Tomar à la chapelle)

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Au 17ème siècle l’Eglise était le principal commanditaire d’azulejos pour couvrir l’intérieur des églises. D’autres motifs sont floraux : camélias ou acanthes, d’autres religieux comme les coquilles saint Jacques ou les croix de Malte. Les azulejos évoluent sous des inspirations sont asiatiques, chinoises ou indiennes, paons et animaux exotiques sont représentés ainsi que dees éléphants ou des pagodes.

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L’église de Madre de Deus est très riche en dorures et tableaux. Comme notre visite est centrée sur les azulejos je les néglige. Le bas des murs est habillés de carreaux bleu et blancs de deux artistes flamands Willem van der Kloet (1666-1747) et Jan Van Qort . Flandre, bleu et blanc, chercher une piste du côté de Delft ? Les scènes sont bucoliques, la présence de crocodiles est étrange

Un petit cloître sur deux étages, bordé de fines colonnettes est « tapissé » de carrelage. A l’étage on retrouve motifs manuélins de cordages et feuillages.

 chasse au léopard
chasse au léopard

La visite continue à l’étage : trois tableaux colorés ont des sujets mythologiques « Neptune et Amphitrite » ou profanes.  Une « chasse au Léopard » m’a amusée ; se déroule-t-elle en Afrique en Amérique ou en Asie ? Des indiens sont nus avec des pagnes en feuilles, armés de lances, les léopards occupent une grande partie de l’espace. L’un deux se mire dans une glace trouvée dans un coffre ouvert, abandonné. Le tableau le plus burlesque est « le mariage de la Poule ». la Poule arrive dans un carrosse tandis que les singes viennent d’un autre angle dans une charrette, portant des instruments de musique ou chevauchant des chevaux. Le décor est oriental avec de nombreuses tours , minarets ou clochetons .

mariage de la poule
mariage de la poule

D’autres sujets sont plus classiques comme « La Bataille d’Alexandre au Granique contre les Perses ». autre burlesque : un médecin administre un clystère.

Au 18ème siècle, les scènes sont le plus souvent bleues et blanc parfois incluses dans une frise colorée dans les tons de jaune brun ou rose : scènes de la vie quotidienne racontant celle d’un chapelier.

18ème siècle
18ème siècle

A l’étage on voit le « panoramique de Lisbonne » qui montre la ville avant le séisme de 1755. La tour de Belem est bien reconnaissable ainsi que le monastère dos Jeronimos. Entourées par des murs, des quintas, des palais sont dispersés dans la campagne. Un grand palais occupe la Place du commerce. Les collines du château et de l’Alfama, en revanche sont construites. En face du panoramique « Lisbonne aux mille couleurs » a été réalisée pour l’Exposition de Paris e 1937 par Paolo Ferreira (1911-1999).

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Si le 19ème siècle m’intéresse moins, je me rappelle les azulejos des Gares de chemin de fer.

En revanche les œuvres du  20ème siècle sont bien représentées. Sous le titre « Réinterpréter les traditions » plusieurs séries de carreaux dessinés par Alvaro Siza Veira sont très intéressantes. Nous avons aussi aimé un  panneau de Querubim Lapa (pavillon du Portugal exposition de Lausanne 1957 et une composition 1991 sur un fond rosé rythmé par des carreaux en parallélogramme, un renard et un chat ( ?) se lancent une balle. Sorti du cadre il y a aussi une maison et un bateau.

Pour finir, une exposition temporaire est consacrée au design d’Alvero Siza Veira.

Le restaurant est installé dans le patio sous des bâches vertes. Au fond u n bassin carré et une vasque sont peuplés de poissons rouges. Nous choisissons d’y déjeuner. 9.5€ Bacalau au four et miettes de pains de maïs . Les miettes- de la chapelure – recouvrent le poisson qui s’effeuille. Sur le poisson on a disposé des oignons en rondelles, et en dessous des épinards en branches. Quatre pommes de terres dans leur peau craquante ont cuit avec le poisson. C’est délicieux et abondant. 2€ une soupe à la coriandre et à la crème, très fine. Et 6.5€ une quiche de légumes  accompagnée de salades.

C’est un peu cher dans les standards portugais mais c’est excellent et surtout le cadre est parfait.

Plus haut que la mer – Francesca Melandri

LE MOIS ITALIEN

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L’Asinara

Une belle découverte : écriture limpide. Évocation solaire.

« Car si on veut garder quelqu’un vraiment à l’écart du reste du monde, il n’y a pas de mur plus haut que la mer. »
Le sujet est sombre : la condition carcérale et le terrorisme des années de plomb. Dans cette prison de haute sécurité sont enfermés non seulement des terroristes mais aussi toutes catégories de condamnés violents. le jeune gardien de prison est contaminé par cette violence au point que sa femme ne le reconnait plus.

« Était-il possible que ls visiteurs d’une prison spéciale soient accueillis par la beauté dde la nature? »
Paolo et Luisa viennent visiter la prison, lui son fils, elle, son mari. Loyauté sans concession. Paolo conserve dans son portefeuille le portrait de la fille de la victime assassiné par son fils. Luisa ne regrette pas sa vie conjugale marquée de violence.
Prison sur une île, Alcatraz italien, j’ai reconnu l’Asinara . Parfums de la terre, mer changeante sous les vents violents.

Et en plus, un amour de haute mer éclôt :

« Un amour qui, tel un bateau de haute mer, est seulement entouré d’une étendue infinie de caps possibles que pourtant, on le sait déjà, ni les circonsgtances ni le temps ne permettront d’explorer »
Un livre que j’aurais dû emporter lors de notre voyage en Sardaigne…

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Lisbonne (2) Belem

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Munies de nos cartes de transport, nous trouvons  Place Figueira le tramway 15 pour Belem . Le tramway est le moyen idéal pour visiter la ville.

Après les rues étroites de la Baixa, le tramway débouche sur l’énorme Praça do Comercio dont les arcades font penser à Rivoli, arc de triomphe, à l’arrière le Tage.

Le tramway s’arrête devant le Monastère dos Jeronimos. Eblouies par la blancheur du portail, la finesse des statues, nous en oublions de consulter nos guides. Je ne saurais donc pas identifier ces personnages de Joao de Castilho. L’émerveillement est total quand on entre dans le cloître. La dentelle de pierre, la profusion des décors fait oublier la foule de touristes plus ou moins bien élevés. La palme revient à une famille française qui sort les sandwiches emballés dans de l’alu et s’adosse aux colonnes.

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Nous avons visités des cloîtres tous plus beaux les uns que les autres mais celui-ci surprend encore. Il me semblait qu’après Tomar rien ne pourrait le dépasser en gloire des Grandes Découvertes. A Tomar la puissance des Templiers et de l’Ordre du Christ, leur richesse étaient manifeste. La fenêtre manuéline était une allusion aux découvertes, mais on sentait l’ordre monastique. Le moistero dos Jeronimos est plus exubérant, plus fantaisiste. Les décors de Boytac, de Jérôme de Rouen puis de Jao de Castilho et enfin de Nicolas Chantereine, et de Diogo de Torralvo, sont d’une profusion inégalée. Je m’attendais à des cordages, des nœuds marins, des bateaux, des sphères armillaires : thèmes manuélins, il en a, au milieu de colonnes torses aux boutons de rose, feuilles de vigne, clous…Lequel de ces sculpteurs a eu l’idée de cet angelot qui taquine un oiseau ou de cet autre putti chevauchant un lion qui fait des grimaces. Certaines scènes auraient pu se jouer dans la Renaissance italienne. Dans la dentelle de pierre ajourée qui pare le haut des arcades je reconnais u bateau, une croix des Templiers mais parmi tant de fantaisie. Une photo du 19ème siècle montre le cloître rempli de fontaines de céramiques mauresques. La verte pelouse qui les remplace est bien sobre ! La galerie supérieure est dessinée par Jao de Castilho. De là on entre dans le haut chœur de l’église et on découvre la hauteur de la nef et ses décors tempérés par la pénombre.

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Leçon d’histoire dans une salle : une frise chronologique raconte l’histoire du Portugal et la place dans une perspective mondiale, se déroulant des premiers rois du Portugal jusqu’à la Révolution des Œillets. Une journée entière aurait été nécessaire pour l’étudier dans le détail ! Je me contente du début : de l’Expédition de Tanger (1137) – souvenir des tapisseries de Guimarães – jusqu’au règne de  Manuel (1495-1521). Juste avant la Prise de Constantinople (1453) je note en 1441 l’arrivée des premiers esclaves noirs au Portugal et l’installation de la première sucrerie à Madère (1552).

Avant que Colomb ne découvre l’Amérique en 1492, Dias avait passé le cap Bonaventure en 1488.

1500, les Hyéronimites s’installent à Belem.

1502 Cabral découvre le Brésil, c’est aussi l’année du début de la construction du monastère.

1510 : fenêtre manuéline de Tomar

1512 à 1515 Diogo et Francisco de Arruda fortifient Safin, Mazagan et Ceuta, ce même Francisco de Arruda qui a construit Brotas et Evoramonte mais surtout l’architecte de la tour de Belem(1519)

Je clos ma copie avec l’installation de la première sucrerie au Brésil en 1532.

Autre leçon d’Histoire dans la salle Capitulaire où se trouve le tombeau d’Alexandre Herculano (1810-1877) historien, écrivain, polémiste et journaliste. Cette leçon d’histoire commença avec la Révolution Française dont les idées furent propagées par les armées de Napoléon qui envahirent le Portugal, continuant avec les luttes entre monarchie absoljue et libéraux se concluant avec la Convention d’Evoramonte (1834). Suppression des ordres religieux en 1833.

Beaucoup de textes sont en Portugais et obscurs. Je ne prends pas tout en note.

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Le Réfectoire (1577-1618) est d’une sobriété monastique. Seul décor : une belle frise d’azulejos (18ème siècle) sur des thèmes bibliques.

Nous terminons la visite par l’église Santa Maria qui renferme els tombeaux de Camoes et de Vasco de Gama.

Nous aurions été bien inspirées d’aller à pied à  la tour de Belem (15minutes) plutôt que de reprendre le tram. La tour ne se voit pas de la rue où il passe. On se retrouve au terminus.

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La lige de chemin de fer coupe l’accès aux bords du Tage. Un haut pont la franchit à la hauteur de la Tour de Belem. Seulement 150 personnes sont admises en même temps dans la tour de Belem. Du rez de chaussée on peut admirer la merveilleuse loggia de Francisco d’Arruda, zoomer sur les sculptures. Nous aurions dû nous arrêter là. Après, c’est le piège à touristes : l’escalier qui conduit à la terrasse (93 marches) est en colimaçon ; on ne peut pas s’y croiser. Un astucieux système de flèches rouge et vertes et de signal lumineux est censé réguler le passage. Il ne marche pas toujours. si on rencontre des gens en sens inverse il faut reculer(si c’est possible) ou attendre dans els salles aux étages. Il y a tellement de monde qu’on ne voit rien. Tellement d’attente qu’on ne regarde rien tant on est pressé de sortir.

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On aurait envie de longer le Tage pour rejoindre le Padrao dos Descobrimentos – le Monument des Découvertes . la marina allonge le chemin, pas de banc deux terrasses de café. On se traine jusqu’au monument. Je ne goûte pas spécialement les sculptures gigantesques (52m de hauteur) élevée en 1960 par Leopoldo de Almaida. Un grand vaisseau de pierre porte sur chaque face une théorie de chevaliers, et d’autres personnage qui font cortège au roi Henri le Navigateur debout à la proue. A la poupe, il y a une très grande croix et un ascenseur (4€). Si j’avais pris le guide Vert j’aurais cherché Camoens le roi Manuel et le peintre Nino Gonçalves. Le livre étant resté à l’hôtel, non seulement je ne les ai pas cherchés mais j’ai effacé la photo de la face à l’ombre, où ils figurent.

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La place est pavée d’une grande rose des vents. En son centre la carte du monde raconte les découvertes. Les continents sont en marbre rose, les mers de calcaire beige. On a gravé dans les mers les caravelles et les dates des découvertes.

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Fourbues nous rentrons en tramway. A19h, les pastellarias et notre petit self rangent leurs chaises. IL ne reste plus que les restaurants pour touristes. Miracle ! Au rez de chaussée d’un hôtel au coin de notre rue, Pingo doce la grande chaîne de supermarché a un magasin. J’achète 8 yaourts, des sandwiches et des gâteaux puisque on a un frigo ans la chambre ; Dîner et petit déjeuner sont assurés, on fait des économies !

La place au bas de la gare et de nos fenêtre et éclairée, on dîne aux chandelles. Sur une estrade une chanteuse interprète des tubes planétaires : de la musique cubaine, Cesaria Evora…rien d’original mais cette musique vivante est plaisante. Il fait un peu frais pour rester bras nus sur la place. Notre chambre est un galetas mais le concert est gratuit !