Je suis une fan inconditionnelle d’Amos Gitaïet de Aharon Appenfeldqui a écrit le roman Tsili. Il fallait donc que je voie le film. Mais peut être aurais-je dû lire le livre avant. J’aurais sans doute mieux suivi cette oeuvre a-typique. Amos Gitaï sait raconter une histoire en utilisant les canons du cinéma habituel. Il peut aussi produire une installation avec des vidéos comme celle dédiée à son père avec le documentaire Lullaby to my father qui m’avait beaucoup émue.
Le générique de Tsili est une chorégraphie, une jeune fille (Tsili?) danse sur fond noir en chemise de nuit blanche. Long plan-séquence. Je sais que ce ne sera pas un film d’action, plutôt un film contemplatif. Tsili vit dans les bois, dans ces forêts où étaient les Partisans d’Appenfeld. Elle mange des baies, se fabrique un nid. Visuellement il ne se passe rien, en revanche la guerre est présente dans la bande sonore. C’est autant un film à écouter qu’à regarder. Arrive un jeune homme, Marek, qui essaie de nouer un dialogue, offre du pain, leurs rapports sont très étranges. Scène de viol. Tsili ne veut pas. Très pénible pour moi. Succède une scène très tendre où les amants dorment dans un nid de branchages. Compliqué : Tsili est joué par deux actrices aux longs cheveux mais qui ne se ressemblent pas; Pourquoi?
Une colonne de réfugiés marche vers la mer. La mer Noire ou la Méditerranée. Ils s’abritent sous un hangar.
Puis suivent des images d’archives. Des enfants de diverses communautés d’Europe Centrale, prises avant la guerre. Très émouvantes.
Lourinha se trouve au sud de Caldas da Rainha. Sur A8 on dépasse Obidos dont la silhouette nous est familière, on la quitte à Bombarral sud. Le Musée de Lourinha est au centre ville piétonnier. Il faut se garer un peu loin. Le quartier est très vivant, il n’y a pas de boutiques à touristes mais des boucheries, des coiffeurs….
Nous avons fait le voyage pour les dinosaures mais il y a également une fort jolie sectionethnographique que nous parcourons , talonnées par un groupe d’enfants en visite guidée. Les environs de Lourinha comptent de nombreux gisements de fossiles. Une des vedettes du Musée est Lourinhosaurus antunesi matéus (allausaure) découvert en 1982 par un agriculteur. Le fossile est incomplet, on a trouvé les vertèbres cervicales, dorsales sacrales et caudales, la ceinture pelvienne, un fémur, un tibia et péroné. IL mesurait environ 4.5m, était carnivore et vivait il y a 150Ma limite
os d’embryon de dinosaure dans l’oeuf
Tithonique/Kimméridgien. En 1977, un nid comprenant 120 œufs a été découvert sur al plage de Paimogo ; plusieurs embryons ont été identifiés : on voit les minuscules vertèbres et deux fémurs en position encore dans l’œuf.
En 2013, à Porto das Barcas, des œufs et embryons de Torvossarus ont été mis à jour.
Mais ce n’est pas tout !
Un autre dinosaure a été nommé d’après le toponyme de Lourinha : Supersaurus Lourinhensis Jurassique supérieur (152Ma). Super dinosaure, donc énorme ! Dans son estomac il y avait des gastrolites aidant à la digestion.
Miragaia Longicolum (ornithoschia) a également été retrouvé à Lourhina. C’est un dinosaure au long cou et à épines : sur le haut du dos il portait des épines triangulaires et plates tandis que vers le bas c’étaient de fines pointes.
Enfin, le Musée présente aussi Zby Atlanticum (150Ma).
Six dinosaures d’espèces différentes pratiquement contemporains c’est vraiment une grande richesse pour un petit musée.
Et ce n’est pas tout !
Metoposaurus algarvensis (fin du Trias 220Ma) vient d’un peu plus loin. Ce n’est pas un dinosaure mais plutôt une salamandre géante.
Le Musée de Lourinha est aussi partie prenante dans deux projets africains depuis 2005. PALNIASSA au Mozambique et PALEOANGOL. Cette collaboration a permis des découvertes significatives dont le Niassodon, un petit mammifère de 30cm de long trouvé au Lac Niassa et daté du Permien. A côté du fossile encore dans sa gangue on a reproduit l’animal avec une imprimante 3D. Le résultat est impressionnant : un petit squelette blanc en plastique bien plus parlant our la profane que je suis ; On imagine la taille, la démarche du petit animal.
En plus, on présente la tête d’une tortue jurassique, des restes de crocodiles et une jolie collection d’invertébrés : des oursins et leurs piquants dans une argile fine< ; plus étonnant encore : les tentacules d’un céphalopode.
cephalopode
Les végétaux ne sont pas oubliés : equisetum (prêles) fougères et bois fossiles retracent une frise de l’Evolution des végétaux.
Ce musée est très bien présenté. Les panneaux illustrés sont bilingues (Portugais/Anglais). Des répliques des animaux permettent d’imaginer la silhouette à côté des restes fossiles (forcément incomplets).
J’ai oublié de noter le nom du petit reptile volant suspendu au plafond.
paléontologues en herbe
Pour compléter cette intéressante visite, on voit les techniciens et les paléontologues au travail, dégageant les fossiles, les nettoyant à la brosse à dents ou aux outils de dentistes, vernir ce qui a été dégagé. Des enfants se sont joints aux spécialistes(leurs propres enfants ou ceux d’un club local ?
71km entre Nazaré et Tomar en passant par Alcobaça et la route IC9 toute neuve, vide qui traverse un massif – collines ou montagne ? – plutôt montagne à cause du relief malgré la faible altitude. Ds bancs calcaires sont en saillie.
C’est un paysage très différent de ceux que nous avons vus au Portugal. L’olivier confère un goût de Méditerranée. La vigne est plantée en rangs parallèle assez bas alors que dans le Minho elle grimpe. Villages perchés dispersés. Beaucoup moins de construction que dans la zone côtière. De grands viaducs enjambent les vallées creusées par des rivières invisibles mais nombreuses. On passe à quelques km de Fatima sans s’arrêter. Les apparitions et les sanctuaires du 20ème ne me disent rien.
Le couvent de Tomar est au sommet de la colline. On y accède par une rampe pavée très raide, crest toute une ascension pour découvrir en haut un grand parking, une route et des voitures. Une flèche indique leCastelo. Château fort ou couvent ? C’est la même chose dit la jeune fille de la cafétéria. Les grosses tours carrées et les remparts ressemblant à ceux d’Obidos cachent le couvent pourtant énorme. Le Castelo était une forteresse des Templiers fondé en 1160 sur un fort maure du 9ème siècle au 12ème. L‘influence proche-orientale se remarque dans les renforcements inclinés des murailles qu’on voit en entrant par une chicane qui ne laisse voir qu’une échauguette surmontant le rempart.
Tomar : murailles
En 1319, l’Ordre des Templiers est dissous et le château passe à l‘Ordem de Cristo.
On découvre après l’église des Templiers bâtie au 12ème siècle sur le modèle du Saint Sépulcre – la Charola . Le nouveau bâtiment fut érigé par Jao III au 16ème siècle.
Tomar : porche de Joao de Castilho
Avant d’entrer on est rempli d’admiration devant la finesse du porche plateresque de l’Espagnol Jao de Castilho : les angelots musiciens grimpent dans les feuilles d’acanthe tandis queu les personnages sont finement ciselés.
La visite est fléchée. Elle commence par le Cloître du cimetière dallé de pierres tombales. Au milieu quatre orangers et un massif sont dans des jardinières d’azulejos qui rappellent les zelliges mauresques. Les arcades sont gothiques avec de petites colonnes géminées aux chapiteaux végétaux. Les murs sous les arcades sont carrelés d’azulejos bleus et blancs aux motifs végétaux.
Cloître du Cimetière
Le Cloître des Ablutions (1420 agrandi au 16ème) tient son nom de la présence d’un puits entouré de quatre massifs de romarin. Les arcades sur deux niveaux sont gothiques.
La toute petite chapelle Portocarneiros est entièrement carrelée. Le jaune éclaire cette pièce aveugle.
La Sacristie possède un magnifique plafond à caissons de bois peint (1629-1630). Un long lavabo occupe un mur. L’eau sort de 5 têtes expressives même rigolardes.
Tomar : croix des templiers dans l’église manueline
L’église manuéline (16ème siècle) est construite sur deux niveaux. Du chœur haut on découvre la rotonde des Templiers. Dans l’église manuéline j’admire la finesse des sculptures aux motifs des Navigateurs : cordes, nœuds marins, sphère armillaire ainsi que les croix des Templiers que l’ordre du christ a adoptée.
Charula : église byzantine des Templiers
Une somptueuse fresque précède la Rotonde. Cette Rotonde dorée, surchargée de motifs brillants de bois peint doré est qualifiée de byzantine. Au centre 8 colonnes se rejoignent pour former une sorte de chœur circulaire. Tout autour il y a des statues de bois peint. Une sorte de déambulatoire est orné de tableaux et de fresques.
Tomar : cloître principal
Le Cloitre Principal (16 ème) a été dessiné par Diogo de Torralva, admirateur de Palladio. Il a un air d’Italie avec ses colonnes « toscanes » premier niveau, ioniennes à l’étage. Les arcs sont ornés de caissons. Une certaine sobriété contraste avec l’exubérance manuéline. Par des escaliers en colimaçon évidés on parvient à la terrasse – terrasse de cire – on y faisait sécher la cire d’abeille. De cette terrasse on découvre deux autres cloîtres : le Cloître des Corbeaux et le Cloitre de Micha. On est aussi très roche des pinacles de la nef manuéline. Je peux photographier les motifs marins. Au centre du grand Cloître la très belle fontaine a une vasque en forme de la Croix des Templiers ;
Le Réfectoire est à l’échelle du couvent : immense ! De longues tables occupent toute la longueur. On peut imaginer les moines dîner en silence tandis que le lecteur se trouvait dans l’une des deux petites chaires finement ciselées.
Les cellules sont réparties de chaque côté de deux couloirs qui se coupent en croix et qui sont ornés d’azulejos. Au croisement, on trouve une curieuse pièce Calefactorie où on allumait du feu pour que les moines assis sur des bancs puissent se réchauffer.
Tomar : fenêtre manuéline
De l’une des cellules s’ouvrant sur le cloître Sainte Barbara (ou sainte Barbe), on découvre le chef d’œuvre du monastère : la Fenêtre Manuéline. A sa base le « capitaine » soutient à bout de bras deux mâts aux multiples décors. On reconnait des chaînes, des coraux, des algues, des cordes et des câbles. Les cordes sont nouées de nœuds marins. Au sommet la croix de l’Ordre couronne la fenêtre. Tous ces symboles glorifient la puissance et la richesse des Navigateurs.
Il reste encore deux cloîtres à explorer, beaucoup moins ornés que les précédents. Du cloitre des corbeaux il n’y a pas grand-chose à dire. Le cloître de Micha, en revanche est très différent. Il est pavé plus grossièrement et les arcades sont également plus frustes. Le patio n’est pas planté. Son dallage creusé d’une rigole destinée à conduire les eaux de pluie dans une citerne. Nous avons vu récemment en Tunisie des citernes analogues dans la cour de palais ou de mosquées. Le nom de « Micha » vient de la distribution de miches de pain aux indigents, ce qui explique la relative sobriété du décor .
Il faut descendre par la rampe bien raide aux pavés irréguliers et glissants. On rase les murs pour trouver un peu d’ombre.
Rues de Tomar pavoisées pour la fête des Tabuleiros
La Praça de la Republica est bordée d’un côté par l’église Sao Jao Baptiste au délicat portail manuélin que nous négligeons après toutes les splendeurs du monastère. De chaque côté des boutiques et les terrasses de trois pâtisseries. Le projet était de déjeuner en ville. On ne sert ici que des gâteaux. Le choix est : s’installer sur es terrasses aérées de la place mais ne manger que du sucré (ou presque) ou chercher u n petit restaurant dans les rues étroites par cette chaleur étouffante. On choisit la première solution avec des petits pâtés à la viande et aux crevettes et une sorte d’omelette sucrée au lait caramélisée sur les deux faces, sorte de crème brûlée délicieuse.
Nous avons de la chance : la semaine dernière s’est déroulée la Fête des Tabuleiros qui n’a lieu que tous les deux ou trois ans. Toute la ville est décorée de fleurs, pompons, guirlandes en papier crépon< ; Certaines rues ont une véritable allée couverte avec arcades et guirlandes et même un tapis de fleurs ; Certaines boutiques ont une tapisserie de fleurs en papier ;
La ville moderne commence en delà de la rivière ou une grande roue avec des cruche tourne sur elle-même.
A Tomar se trouve une des plus anciennes synagogue du Portugal, transformée e Musée hébraïque. J’aurais beaucoup aimé la visiter; Fermée quand nous sommes descendues du monastère
Film sur la prostitution au Maroc. Politiquement incorrect? En tout cas interdit par la censure et ayant déclenché des réactions violentes dans son pays. Sorti aujourd’hui sur nos écrans parisiens.
J’ai passé un excellent moment. Des filles belles, chaleureuses, pleines de vie, joyeuses et généreuses. La vie ne leur fait pas de cadeau, mais elles ont décidé d’en profiter et de donner à ceux qui sont moins bien lotis qu’elles, et même de prendre des vacances!
Il fait bien gris et frais (16°). Sous les nuages, nous longeons la côte vers le sud jusqu’à Caldas da Reinha – station thermale depuis le 15ème siècle – maintenant, ville active avec grandes surfaces, zones piétonnières et embouteillages. Au retour, on prendra l’autoroute pour l’éviter !
Obidos est un village très touristique qui se voit de loin avec ses tours carrées et ses remparts crénelés coiffant une colline. A l’entrée, un étrange bâtiment attire notre attention : le Sanctuaire Senhor da Pedra(1740-1747) au plan octogonal selon le Guide Vert. Etrange octogone dont aucune face ne ressemble à une autre. Difficile de trouver une symétrie. Deux arcades encadrent une belle vue de la ville close. La façade bombée s’ouvre par un magnifique porche baroque aux volutes et pompons de pierre. Les architectes ont conçu de curieuses fenêtres mises – deux à deux – ressemblant à un sablier, les concavités se touchant ; A l’arrière les décors sont moins soignés. Les toits sont de tuiles bicolores rouge et vertes.
Senhor da Pedra
Deux femmes avancent, balais à la main, un gros bouquet de marguerite et une énorme clé. Elles viennent faire le ménage et sont assez gentilles pour nous laisser un coup d’œil à l’intérieur. (Lundi c’est fermé). Je filme la coupole décorée de bleu, les balustres et les arches. Poliment mais fermement on nous met à la porte.
Il faut laisser la voiture au parking à l’entrée du village. On peut louer des véhicules électriques 20€/h. Tous les visiteurs se concentrent dans la rue principale la Rua Direita où les échoppes se succèdent. Une sur deux propose la spécialité locale la Ginja – liqueur de cerise servie dans une coupelle de chocolat (principe du Mon Chéri). Il y a aussi de belles fringues et même une librairie d’occasion, des restaurants, des marchands de souvenirs. On se bouscule. Touristes de toutes nationalités – souvent avec enfants et épées de bois – Moyen Âge oblige – se pressent dans une ambiance Concarneau. Un accordéoniste chante, assis sous la Porta da Vila, un autre musicien a un curieux instrument à percussion métallique. Des personnages sont déguisés en moyenâgeux sorcière ou médecin avec un masque bec d’oiseau. Des jeunes chevelus fabriquent des bijoux en macramé –fort jolis mais fort chers.
Porta da Vila
Il faut s’attarder dans les ruelles et les venelles perpendiculaires étroites et vides pour profiter du charme des maisons blanches soulignées de jaune ou de bleu. Bougainvillées violettes, bignones orange, géraniums rouges ou mauves dégoulinent par-dessus les murs ou s’échappent de poteries au sol ou accrochées aux murs. On aimerait tout prendre en photo.
le pilori et l’églises
La Praça Santa Maria se trouve sous le pilori calcaire orné du « filet d’Obidos ». Le roi Dinis en visite en 1282 fut séduit par la ville et l’offrit à la Reine Isabelle qui l’accompagnait. Depuis Obidos fut l’apanage des reines. En 1491, l’Infant se noya à Santarem dans le Tage et fut retrouvé dans les filets des pêcheurs. Sa mère, la reine
le filet d’Obidos
Leonor vint chercher l’apaisement de son deuil à Obidos. Le filet sculpté sur le pilori rappelle ce drame. La place sous le pilori est calme :une belle fontaine, en face l’église Santa Maria, à droite, une belle maison et la Poste.
Avant le tourisme, nous entrons à la Poste payer nos péages d’autoroute. Curieuse coutume. La plupart des autoroutes ont des péages avec des cartons, on paie en sortant à un employé ou à une machine. Il existe au Portugal un autre système : des portiques flashent les véhicules. On dispose alors de 5 jours pour s’acquitter du péage soit à la Poste soit dans les Payshops des supermarchés. Il existe aussi un abonnement – Europcar nous l’avait proposé pour 18€.
Eglise Santa Maria
D’après le guide Vert, Afonso V y épousa en 1444 sa jeune cousine de 8 ans. Depuis el 15ème siècle, l’église a subi des transformations. Les murs furent recouverts complètement d’azulejos (17ème s). les tableaux de Jao Da Costa ne m’ont guère intéressée. Les décors du plafond, en revanche, m’ont étonnée. Les anges ou putti m’ont semblé très bronzé, Africains ou métis, rappellent- ils l’empire portugais d’Afrique des îles ou du Brésil ? Belle piéta sculpté délicatement attribuée à l’atelier de Chantereine.
la prison
Au bas de la place, une maison à arcade avec un escalier extérieur était la prison.
Continuant la rua Direita, nous arrivons en haut de la ville sous le château – maintenant une pousada .J’accède aux remparts dont je fais le tour complet en ¾ d’heure. Ils datent des Maures mais ont été restaurés à nombreuses reprises et sont en excellent état. La vue sur les toits est merveilleuse. Je découvre l’intérieur des cours, parfois un néflier ou des orangers, des placettes avec les tables d’un restaurant où je déjeunerais volontiers, les piscines des maisons d’hôtes.
vue des remparts
Nous avions imaginé déjeuner à la mer, sur les quais d’un port ou sur une plage.
Négligeant la voie rapide A8 (que Maria appelle familièrement Oitou)nous nous engageons sur les petites routes qui tortillent dans la direction de Peniche. A force de tournicoter, nous remontons sur Oitou en direction de Bombarral, c’est-à-dire à l’opposé, vers l’intérieur des terres. Nous regrettons le GPS cassé ! Reprenons l’autoroute vers Peniche et sortons à Praya del Rey (qui figure sur la carte). La route traverse des vergers : pommes, poires, cerises, toute la région en est plantée. Puis des forêts très denses d’eucalyptus et de pins. Sur les dunes, près de la mer, on a installé deux golfs . L’herbe très verte contraste avec la dune. Posées ici et là, les belles pancartes bleues du Marriott5*indiquent le front de mer ; La plage est merveilleuse. On y accède par un ponton de bois ,au dessus des chardons bleus qui embaument ; la plage de sable blanc est protégée par une falaise. Il y a quelqeus parasols carrés. Pas de bar de plage. Rien. Les parasols sont ceux du Marriott. Ce n’est pas là que nous déjeunerons. UN minibus débarque un groupe de Chinois. Demi-tour.
Deuxième golf, hôtels 5*…on tourne le dos à la mer, direction la lagune d’Obidos. On trouve es lotissements moins luxueux que ceux des golfs, enfin deux tavernes, une petite typique mais complète. La seconde Le Restaurant d’Edgars, plus contemporaine avec Wifi. Nous nous attablons passé 14h. Le menu est alléchant ; Il y a des fruits de mer. Plat du jour sardines 9.5€. Bien cher pour des sardines ! Le serveur ne parle que Portugais mais communiquer est facile avec le menu en main ! Il annonce qu’avec les sardines, vient aussi la soupe et le dessert et même la boisson et le café sont compris. Dans la soupe orange nagent des feuilles de chou. Quatre belles sardines dorées grillées à point et 4 petites pommes de terres nouvelles décorées de lanières de poivron rouge sont disposées sur une assiette rectangulaire. Dommage que le pudding d’œufs soit terminé (il est passé 15h), je prends une glace.
La plage est grande. Il faut beaucoup marcher dans le sable sec pour atteindre l’eau, pas assez profonde pour nager. Les enfants pataugent. Les hommes trainent des filets et pêchent à pied. Je marche le long de l’eau espérant atteindre la passe sur l’océan ouvert et les grandes vagues. Mais il faut contourner des bassins. Pour rentre, je remonte les jambes de mon pantalon et traverse un bras de mer. C’est juste !
Sur le sable, un seul bateau échoué, la coque bleue, et plein de couleurs en haut. Allons- nous trouver la dernière des barques colorées qui nous avaient enchantées il y a 35 ans ? je fonde, appareil photo sorti ! Ce n’est pas du tout une barque mais trois parasols et un paravent bleu !
Une barque????
Pour le retour je demande à Googlemaps de remplacer le TomTom défaillant. Jusqu’à Obidos il nous promène dans marais et vergers sur de jolies petites routes. Le soleil est sortion refait les photos d’Obidos sous le soleil. Sur la A8 (oitou) le téléphone perd le signal. Aucune importance puisque Nazaré est bien signalé.
A la sortie du rond point il y a même un panneau « Fanhais ». la route s’engage dans la belle pinède, il y a même un petit lac. Nous arriverons directement au gîte croyons nous. A une fourchette nous choisissons la gauche, roulons, roulons dans les pins. Le revêtement se détériore ; IL y a d’énormes nids de poule. Une petite dune a même recouvert la chaussée. Nous enjambons l’A8 sur un pont qui ne mène nulle part. Cela ressemble à un cauchemar. Finalement nous revenons en arrière jusqu’à la fourchette, prenons à droite, passons sous l’autoroute et reconnaissons notre village.
Après la visite d’Alcobaça, la lecture de la pièce s’imposait!
De Montherlant, je n’avais qu’un vague souvenir du Maître de Santiago, grandeur, style, impressions adolescentes.
Je croyais trouver une sorte de Roméo et Juliette , tragédie de l’amour fou, impossible. C’est plutôt le Roi Lear!
Pedro et Inès ne sont pas les héros de la pièce.
Montherlant a campé la figure du roi Ferrante – roi vieillissant – qui impose un mariage politique avec l‘Infante de Navarre à son fils qui ne peut le conclure puisqu’il est déjà secrètement uni à Inès de Castro. Ferrante est le personnage principal de la pièce, monarque, il incarne l’Etat et la raison d’Etat. La raison d’Etat s’opposant à l’amour, c’est classique dans la tragédie. Il ne s’agit pas uniquement de cela. Ferrante, vieillissant délire, il signe un pacte avec Aragon, sachant que ce traité lui sera défavorable, il convoque ses conseillers, courtisans flatteurs ou félons auxquels il n’accorde aucun crédit. Il exerce son pouvoir absolu et capricieux plus par le goût du pouvoir que par souci de l’intérêt du Portugal. Il se grise de son pouvoir, il méprise aussi bien son fils que ses courtisans. Il a pouvoir de vie et de mort sur l’évêque de Guarda, sur Lourenço Payva, sur Inès. S’il épargne l’évêque par politique vis-à-vis du Pape, il est seul maître du destin des deux derniers. Pourquoi ordonnera-t-il l’exécution d’Inès? Pour prouver qu’il est le roi? Parce qu’il a été défié par son conseiller? Parce qu’enceinte, elle porte la vie alors qu’il est au seuil du trépas?
L‘infante de Navarre est l’autre personnage fort de la pièce qui commence par ses stances. Personnalité royale, elle aussi. Offensée par le refus de Pedro, elle ne cherche pas à nuire à sa rivale. Au contraire! Elle cherche à l’attirer à elle en Navarre. Elle en tombe amoureuse.
Inès est autant mère qu’amoureuse. Amoureuse, certes quand elle va voir Pedro en prison, mais c’est en tant que mère qu’elle irrite Ferrante. C’est l’évocation de l’enfant à venir qui cèlera son arrêt de mort.
La Reine morte m’a donc réservé des surprises!
J’ai été très intéressée par les présentations de la pièce de l’édition Folio THEATRE, imaginer Madeleine Renaud dans le rôle d’Inès, imaginer aussi l’impatience des spectateurs en 1943 sachant que le métro passait à 11h20 à Palais Royal. Allusion du film de Truffaut! J’ai hâte de voir la pièce en entier!
PS je viens de visionner le film. Il s’agit bien de film et non de captation de théâtre. Beaux décors, je reconnais Tomar. La fin m’a surprise. La mort de Ferrante très plastique voulue par Montherlant et le rôle du page a été modifiée. Le metteur en scène a préféré terminer sur l’hommage de la cour à la Reine Morte, comme on m’a raconté la légende à Alcobaça.
Le monastère occupe tout un côté d’une vaste place, la façade baroque de l’église est encadrée par de très longs bâtiments sobres.
Passé le porche surchargé de décors, dépassés les grandes silhouette de Saint Bernard et de Saint Benoît, on entre dans un monastère cistercien, donc dépouillé. La nef de l’église est haute. Les arcs brisés annoncent le gothique mais on n’a pas ouvert les verrières qui éclairent les cathédrales gothiques. Les chapiteaux sont romans. Il faut se dépêcher de visiter l’église, la Messe va bientôt commencer et on chassera les touristes.
Le tombeau de Dom Pedro
Les tombeaux d’Inès de Castro et de Dom Pedro se font face dans le transept. Ce sont les protagonistes de la pièce de Montherlant, la Reine Morte. Dom Pedro ; fils du roi Afonso V, marié à l’infante d’Espagne Constança, tomba amoureux d’Inès, la suivante de l’Infant, Inès de Castro. Afonso V éloigna Inès. A la mort de Constança, Pedro alla vivre avec Inès à Coimbra. Afonso fit assassiner Inès et Pedro se rebella contre son père. A la mort du roi Afonso, Pedro, révela son mariage secret, fit exhumer Inès, la couvrit de pourpre et la couronna. Il contraignit les nobles de la cour de baiser la main de la reine morte et fit arracher le cœur de ses meurtriers.
Baldaquin dans la salle des Rois : Cristina Rodrigues
Cette histoire – macabre – donne un éclairage particulier à la visite. C’est aussi le fil rouge pour une autre visite : celle de l’installation de la plasticienne Cristina Rodrigues dans les murs du monastère. Je suis souvent sceptique à propos de ces installations dans des lieux prestigieux. Parfois le cadre magnifie une sculpture quelconque, parfois il la ridiculise comme à Blandy- les- Tours, j’avais accouru sur le conseil de Télérama pour voir quelques bouts de ferraille. Le travail de Cristina Rodrigues m’a beaucoup intéressée. J’y ai prêté autant d’attention qu’au monument lui-même.
Dans la Salle des Rois, un baldaquin de pompons bleus, blancs et jaunes ; de lacets et de galons de dentelle rayonnaient d’une couronne centrale figurant la royauté. Autour de la salle, les rois du Portugal, en statue grandeur nature, se tiennent debout et racontent l’histoire de Portugal. En dessous des azulejos 18ème siècle, racontent la bataille de Santarem gagnée par Afonso 1er en 1147 qui fit appel à Bernard de Cîteaux. On voit les moines mesurer les futures fondations du monastère.
dans le cloître : les vignes de la colère
Le cloître de Dinis ou cloitre du silence est planté de quelques orangers dans des carrés limités par des buis, mais son aspect général est plutôt minéral. En son centre, la plasticienne a disposé une sculpture faite avec des bouteilles à l’envers sur une sorte d’égouttoir et l’a titrée Les vignes de la colère. Quelle colère ? Celle de Dom Pedro contre son père après l’assassinat d’Inès ? Je l’imagine puisque je lie l’installation à l’histoire de la Reine Morte.
chimère romane
Le cloître est bordé d’arcades avec des chapiteaux romans figurant des végétaux et un besstiaie de dragons et chimère. Les chapiteaux romans me touchent.
Dans la Salle Capitulaire se trouvent de grandes statues de terracotta, des anges musiciens.
cuisine
Les cuisines sont impressionnantes par leurs dimensions, la hauteur des cheminées carrelées qui font des hottes gigantesques au dessus de la rôtisserie. Combien de bœufs pouvaient tourner à la broche ? Les éviers ont la taille d’une grande baignoire de pierre. Leurs robinets sont des têtes à taille réelle. Le bruit de l’eau est très présent : on a détourné une rivière pour que le monastère puisse boire et cuisiner.
coeurs blancs
C’est ici que l’installation est la plus frappante : dans la rôtisserie, sur des tringles sont alignés des sachets de plastique transparents alternant avec des rubans blancs. Le contenu du sachet n’est pas évident à première vue. Je pense à des gargoulettes de céramique blanche. Intriguée, je regarde mieux et découvre des tuyaux à la partie supérieure. Un doute m’effleure : on dirait des cœurs avec les veines et les artères. Le doute est levé quand je découvre une rangée de ces vases en céramique noire accompagnés de rubans rouges posés sur la grande table de pierre. D’autres sont suspendus au dessus de la fontaine. Ce sont bien des cœurs. Equivoque cuisine qui embroche des cœurs ! Me vient l’image de Dom Pedro arrachant les cœurs des assassins d’Inès. Cœurs noirs et cœurs blancs. Cœur symbolisant l’amour des royaux amants. Le titre de l’installation est parlant : Os amantes !
Le Réfectoire est dans la pénombre, les moines y dinaient en silence, écoutant la lecture des Saintes Ecritures. La plasticienne y a dispersé six chandeliers laqués soit de noir soit de blanc. En place des cierges elle y a suspendu des chaines dorées qui scintillent où sont accrochés des bijoux de filigrane. Couchés dur les socles, des angelots, putti, ou bébés batifolent avec des feuilles de vigne, des grappes de raison, bébé laqués de noir ou de blanc.
Dans le Dortoir, à l’étage, la plasticienne a placé des sièges formant un U. Au pied de chaque chaise, se trouvent des pieds en résine noire, des chausses creuses. Chaque chaise est enrubannée, double de crépon. Sur certaines elle a déposé de petits paquets. Scène plus difficile à interpréter. Elle m’évoque un tribunal (rien ne le prouve). Les assassins d’Inès seraient ils jugés ici. A moins que ce soit ici que dom Pedro ait réuni la Cour pour prêter hommage à la Reine Mort.
Bien sûr, ces interprétations sont entièrement personnelles. En dehors des titres, rien n’est explicité. Et tant mieux !
Nous continuons la visite et découvrons par hasard le Cloître des Novices(ou des évêques) ecore plus vaste que le premier, classique et austère (fin 16ème – 17ème ) planté de rosiers dans des carrés de buis.
La plasticienne m’a guidée dans cette visite. J’aurais aussi bien pu emprunter l’audioguide et m’intéresser plus à la vie des moines ou aux aspects historiques. Tout est dans les guides, inutile de les recopier.
Nous suivons les flèches « Coimbra » puis » Lisbonne » pour retrouver l’autoroute A1 que nous quittons à Leiria. J’appelle Maria, notre hôtesse, qui ne sait pas comment expliquer la route mais livre le sésame, Fanhais : « FE-NA-I-CH ». Nous suivons les flèches « Nazaré ». A l’approche de Nazaré, je demande « fe-na-ich » et cela marche !
la pinède à notre porte
Fanhais est un village dans une très belle forêt de pins à proximité de Nazaré. Petit village tranquille à l’écart de la circulation et des constructions balnéaires. Le silence n’est troublé que par le passage du train (pas souvent) et rythmé par le carillon de l’église tous les quarts d’heure, une petite chanson, pour l’heure c’est Ave Maria plus long et la cloche de l’horloge.
Maria nous attendait près de la rotonde, rond point ave le monument aux morts, et un azulejo avec des paysans chargeant du bois sur un char à bœufs, collé » sur un triangle rose (une voile ?)
Maria porte une robe courte bleue. Elle nous embrasse et nous fait les honneurs du Moulin.
C’est un tout petit moulin de ciment blanc avec le tour des portes et des fenêtres souligné de bleu. Il n’a jamais vu ni grain ni farine. C’est un petit moulin de fantaisie. Nous y serons plus Marie Antoinette que meunières. En bas trois pièces se succèdent en enfilade : une fausse cheminée dans le salon masque l’escalier. Un canapé orange lui fait face. Sur le buffet se trouve tout un bric à brac. On pense à la boutique d’un antiquaire. Aux murs, encadrés gravures et tableaux. La petite entrée est aussi bien décorée. La cuisine est grande et bien équipée : frigo, microonde, cafetière, toaster mais tout sur multiprise. Electricité bricolée.
la jolie chambre ronde
La plus belle pièce est la chambre ronde à l’étage : table de nuit et commode jaune d’or éclatant avec des cœurs en décalcomanie maison. Tour des fenêtres jaunes et guirlande de fleurs naïves. La glace dans un beau cadre doré reflète un amour qui porte un abat-jour de verre gravé. De nombreux cadres égaient la pièce. Dans un vase, un bouquet d’hortensias bleus.
Nous sommes aux antipodes du confort gris et blanc de la Casa Chaos au sol de granite brillant où sobriété et dépouillement étaient les mots clés du décor contemporain. Ici, fantaisie, couleurs, fouillis sympathique mais improvisation électrique et escalier raide. Dehors, une table et des bancs sous la treille et un appentis pour la machine à laver.
Maria nous fait ensuite visiter sa piscine carrelée de mosaïque turquoise (frise à la grecque et dauphin). Sur la pelouse des chaises longues confortables à l’ombre de grands arbres. Devant sa maison, un merveilleux mélange d’hortensias, de volubilis et d’agapanthes. Wifi à la piscine, pas au moulin.
Derrière la maison, Maria et Amerigo élèvent toutes sortes d’animaux, plusieurs chiens, bergers et labradors, un âne, des poules, des oies et des canards.
Nous ne prenons pas le temps de nous installer et filons aux courses à Nazaré. A l’entrée de la ville Continent et Lidl nous faciliteront la vie.
La mer nous attire. Avant les courses, la plage !
La station balnéaire s’est bien construite depuis 1999 et surtout depuis 1981 où il y avait encore des barques sur la plage et où nous avions assisté à la criée. En Juillet, le samedi de surcroit, c’est l’embouteillage. Les femmes de Nazaré ont sorti leurs chaises sur le bord du trottoir et brandissent des panneaux de bois proposant chambres et appartements T1, T2 ou T3 en 4 langues, portugais, Espagnol, Français et Anglais. Elles tricotent et bavardent, hèlent les voitures ? Le petit port de pêche avec ses barques colorées s’est métamorphosé en station balnéaire. Pendillocheries et articles de bains ont remplacé le poisson.
la plage de Nazaré
Impossible de se garer près du centre, là où la plage est remplie de tentes rayées. On va plus loin vers le port et je fais ma promenade pieds dans l’eau. Il y a beaucoup de vent. Les vagues sont fortes. Personne dans l’eau. Il fait aussi très frais.
Nous avons quitté à regret notre belle maison de granite et la piscine aux grenouilles. J’ai oublié de parler de ce granite si particulier, très clair à cause des feldspaths énormes (3, 4 voire 5cm) très nombreux, probablement de l’orthose, avec des micas noirs dispersés.
Le téléphone (Googlemaps) nous mène par les plus petits chemins improbables jusqu’à l’autoroute à Guimarães évitant la grande route qui traverse des zones urbanisées. Au Portugal, le réseau d’autoroutes est très dense, la signalisation souvent incompréhensible. On suit « Porto », on se trompe, le téléphone vexé se tait et ne se réveille pas. Comment a-t-il fait sans Wifi ni données mobiles ?
Nous suivons l’autoroute jusqu’à Porto qu’on traverse : j’aperçois le pont Luis 1er et même les gabares. Sur la recommandation du péagiste, direction Lisbonne A1. Plusieurs itinéraires sont envisageables: A1, A17 ou N1. Je n’ai pas souvenir qu’en 1999 il y ait eu tant d’autoroutes parallèles. Pourquoi en a-t-on construit tant ? Samedi midi, mi Juillet, elles sont vides !
280km entre Povoa et Nazaré. On peut intercaler une belle visite. Ce sera Buçaco et son parc magnifique. On quitte l’autoroute A1 par l’autoroute de Viseu puis la nationale N1. Ensuite c’est facile.
Buçaco
Buçaco bignonnia et sphère armiliaire
La chaussée pavée monte au château sous des arbres magnifiques. . Autrefois résidence d’été royale, construit entre 1886 et 1907, le palais est maintenant un hôtel 5*. L’extérieur est kitchissime avec la sphère armillaire surmontant une tourelle fine, ses fenêtres décorées de colonnettes, torsades et décors manuélins. Les jardins qui l’entourent sont de toute beauté : un parterre de buis en broderie (comme à Vaux le Vicomte) des tonnelles charmantes, des fleurs variées parfois exotiques comme des strelitzias.
On ne visite pas l’hôtel. Aujourd’hui se prépare ne noce. Les employés installent de petites tables rondes sur la terrasse et mettent le couvert. Nous poussons la grille. Personne ne nous chasse. Nous pouvons donc admirer les azulejos de la galerie qui illustrent des pages littéraires, des citations que je ne comprends pas. La jeune fille mélancolique pourra me servir pour mon billet Amour de Perdition.
les lys et la fontaine
A l’arrière de l’hôtel, une fontaine ornée d’une mosaïque de petits moellons de meulière marron, de blanc et de noir, moussue, est fleurie de lys ? de là, un sentier descend dans le parc.
Fonte Fria
J’atteins après quelques temps la Fonte Fria qui est un double escalier encadrant un filet d’eau qui cascade, alimente des bassins avec des ilets moussus, plantés de fougères, enjambés par des petits ponts. C’est charmant, rafraîchissant.
hortensias et fougères
Au pied de la fonte Fria, se trouve un petit lac dans les hortensias. La Vallée des fougères se trouve dans le creux. Des fougères arborescentes bordent le sentier. Je m’en souviens très bien. C’était la première fois que j’en voyais. Des palmiers complètent cette flore tropicale. Un lac plus grand que le premier se niche dans un creux, on y a bâti un ponton romantique sous un saule pleureur. Le parcours se poursuit jusqu’à la Port de Coimbra mais je reviens sur mes pas. Nous avons encore de la route à faire. Je ne reverrai donc pas les cellules des ermites tapissées de liège des Carmes Déchaussés, ni le chemin de Croix de la Via Sacra.
vallée des fougères
Deux œufs durs et des prunes sous une tonnelle nous serviront de déjeuner. On a eu tort de ne pas aller au Café de la grande maison rose ; Les sandwiches étaient à des prix raisonnables. Nous mangeons une glace.