La Tempête – Philippe Awat à la MAC Créteil

CHALLENGE SHAKESPEARE

la Tempête

Retour au texte après les interprétations fantastiques de Greenaway – géniale – et de Karine Saporta  – plus approximative . Un an après avoir lu la pièce, je découvre une mise en scène plus classique.

La pièce s’ouvre sur le fracas des éléments, éclairée par les flashes des éclairs. A contre-jour s’agitent les silhouettes des marins au sommet d’une lame de fond, immense vague ou étrave du navire. S’ouvre une écoutille et descendent Alonso, roi de Naples, Antonio, son fils et sa suite, Gonzalo,  Antonio et le Maître d’équipage…

 

La structure représentant la vague peut aussi figurer la « cellule' » de Prospero. Sobriété et astuce du décor un peu austère. Prospero est vêtu d’un tablier de jardinier, j’aurais imaginé autrement le magicien l’érudit, qui gardera pour moi le visage de John  Guielgud. Miranda, encore petite fille (?) est en culotte petit bateau, elle est tout à fait charmante cependant.

La plus grande surprise et réussite, est Ariel, très charmant(e) esprit de l’air qui apparait, disparait, vient du ciel en lévitation, jeune femme revêtue seulement d’un collant couleur chair.  Ariel une femme? Je n’y avais jamais pensé. disserterons nous sur le sexe ou le genre des esprits et des anges? Pascale Oudot est un(e) Ariel merveilleuse. Elle revendique sa liberté qu’elle a racheté au prix de la vengeance de Prospero. Caliban, Florent Guyot, est aussi tout à fait admirable, esclave mauvais, il n’est jamais question de racheter la liberté.

Richesse de Shakespeare : les changements de registre, Trinculo et son compère Stephano, l’ivrogne se livrent à leur bouffonnerie réjouissante. Tandis que Prospero philosophe après avoir jeté son grimoire au feu.

Sa vengeance étant assouvie, le traître pardonné, le duché restitué….

Mon projet ne fut rien de bon

Qui ne voulait vous plaire

Et il faut que je désespère

N’ayant plus ni magie, ni art

….

Mais d’abord délivrez-moi

 

Petite musique de la Mort – Frank Tallis

POLAR VIENNOIS

Vienne 1903, la Belle Époque ! François-Joseph règne encore, Freud est déjà célèbre, Mahler dirige l’Opéra de Vienne.

La cantatrice Ida Rosenkrantz est retrouvée morte allongée sur son tapis. Suicide ou meurtre? Rheinhardt, le policier va enquêter avec son partenaire Max Liebermann, psychiatre.  Les deux amis forment aussi en privé un duo musical: Liebermann au piano accompagne Rheinhardt. Bien entendu, le premier lied évoqué est la Jeune fille et la Mort.

Max Liebermann est ravi d »accompagner son ami à l’opéra pour rencontrer Mahler. Une séance d’hypnose va guérir un célèbre chanteur paralysé par le trac et lui gagner la sympathie du maestro. C’est la finesse d’analyse de Max Liebermann, sa connaissance des mécanismes de l’inconscient qui va faire avancer l’enquête.

Quel plaisir de suivre les deux complices dans Vienne d’alors! Ils nous convient à un parcours touristique, passant par Bergstrasse, le domicile du Docteur Freud, le Naschmarkt, la Hofburg, bien sûr, et même le Pavillon Sécession! Polar musical, comme le ttire l’indique. Max Liebermann en parallèle s’intéresse à la disparition de David Freimark, un musicien oublié dont on ne connait qu’un seul lied. Freimark a-t-il réellement existé?On s’aventure aussi dans le domaine de la peinture, évocation magistrale du baiser de la Fresque Beethoven de Klimt …

Le Maire de Vienne, Lueger en campagne électorale, s’appuyant sur la clique des écrivains antisémite, n’est pas un personnage de fiction. les anecdotes racontées se sont réellement passé!

Ce n’est pas seulement un thriller intelligent, cultivé. C’est aussi une promenade dans Vienne, un peu à la manière de Dona Leon dans Venise.

Danielle Mitterrand : une militante

accès à l'eau pour tous !

La nouvelle du décès de Danielle Mitterrand endeuille cette matinée ensoleillée qui commence. C’est une des figures de mon panthéon personnel qui disparait, non pas la first lady mais la Militante des Porteurs d’eau que j’ai eu la joie d’écouter il y a quelques temps à Villeneuve Saint Georges à l’occasion du Festival de l’Oh. octogénaire mais si dynamique transmettant tout son enthousiasme et son énergie au service d’une cause mondiale : le Droit à l’eau et l’accès à l’eau.

Je lui dédie cette photo d’une porteuse d’eau africaine.

Les porteurs d’eau boiront à leur feuille d’eau un breuvage un peu amer aujourd’hui.

 

Le Concile des maudits – Peter Tremayne

POLAR HISTORIQUE

Autun, Augustodunum,  670. Règne des Mérovingiens. Un concile est réuni pour tenter d’unifier les doctrines des églises irlandaises, britanniques, franques, burgondes et romaines.

Histoire méconnue, géographie déconcertante. Clothaire III règne sur la  Neustrie et l’Austrasie, Hibernia (l’Irlande) est divisée en cinq royaumes, les Grandes Invasions ne sont pas encore terminées en Britannia,(Angleterre)  Angles et Saxons chassent les Britons…

Les rivalités éclatent au concile. Un évêque irlandais est assassiné. Sœur Fidelma et son mari le frère Eadulf sont appelés pour enquêter sur ce meurtre. L’intrigue est très bien menée avec d’autres décès suspects, des soupçons de trafics d’esclaves. Il y est aussi discuté du célibat des moines….

On est désorienté par les noms celtes bien difficiles à retenir. L’usage du latin – lingua franca – est aussi un des charmes de l’ouvrage. L’empire romain disparu il y a deux siècles, mais il reste encore de nombreux bâtiments et les noms des lieux: Liger, la Loire, Divio, Dijon.

Une lecture très distrayante! merci àDominique de me l’avoir signalé!

Mémoires d’Outre-Tombe : Chateaubriand enfant et son ami Gesril sur la plage de l’éventail…..

CHALLENGE ROMANTIQUE
Devant les murs de Saint Malo
Le challenge Romantique de Claudialucia est l’occasion de lectures communes et de partages avec toute la galaxie des bloguesues romantiques (là j’exagère un peu). C’est aussi l’occasion de préciser la notion de Romantisme qui pour moi était bien floue.
Merci à Claudialucia pour les liens !
les murs de Saint -Malo sont protégés depuis bien longtemps par des pieux brise-lames .Chateaubriand
enfant raconte dans les Mémoires d’Outre-Tombe cette anecdote :
A marée haute!
Nous étions un dimanche sur la grève, à l’éventail de la porte Saint-Thomas à l’heure de la marée. Au pied du château et le long du Sillon, de gros pieux enfoncés dans le sable protègent les murs contre la houle. Nous grimpions ordinairement au haut de ces pieux pour voir passer au-dessous de nous les premières ondulations du flux. Les places étaient prises comme de coutume : plusieurs petites filles se mêlaient aux petits garçons. J’étais le plus en pointe vers la mer, n’ayant devant moi qu’une jolie mignonne, Hervine Magon, qui riait de plaisir et pleurait de peur. Gesril se trouvait à l’autre bout, du côté de la terre. Le flot arrivait, il faisait du vent ; déjà les bonnes et les domestiques criaient : « Descendez, Mademoiselle ! descendez, Monsieur ! ». Gesril attend une grosse lame : lorsqu’elle s’engouffre entre les pilotis, il pousse l’enfant assis auprès de lui ; celui-là se renverse sur un autre : celui-ci sur un autre : toute la file s’abat comme des moines de cartes, mais chacun est retenu par son voisin ; il n’y eut que la petite fille de l’extrémité de la ligne sur laquelle je chavirai qui, n’étant appuyée par personne, tomba. Le jusant l’entraîne ; aussitôt mille cris, toutes les bonnes retroussant leurs robes et tripotant dans la mer, chacune saisissant son marmot et lui donnant une tape. Hervine fut repêchée ; mais elle déclara que François l’avait jetée bas. Les bonnes fondent sur moi ; je leur échappe ; je cours me barricader dans la cave de la maison : l’armée femelle me pourchasse. Ma mère et mon père étaient heureusement sortis. La Villeneuve défend vaillamment la porte et soufflette l’avant-garde ennemie. Le véritable auteur du mal, Gesril, me prête secours : il monte chez lui, et avec ses deux soeurs jette par les fenêtres des potées d’eau et des pommes cuites aux assaillantes. Elles levèrent le siège à l’entrée de la nuit ; mais cette nouvelle se répandit dans la ville, et le chevalier de Chateaubriand, âgé de neuf ans, passa pour un homme atroce, un reste de ces pirates dont saint Aaron avait purgé son rocher.

Rob Roy – Sir Walter SCOTT

 CHALLENGE ROMANTISME

le donjon d'Urquhart sur le Loch Ness

Un voyage en Écosse fut l’occasion pour lire ce classique. Point n’est besoin d’être agrégé d’Anglais pour avoir entendu parler de Walter Scott. Mais l’a-t -o n vraiment lu? Ivanhoé est remisé dans la mémoire du côté des souvenirs préadolescents avec les Trois Mousquetaires, la conquête de l’Ouest ou le Livre de la Jungle. Régression enfantine délectable? En  visitant une ruine écossaise, je me suis enthousiasmée à Urquhart dans les donjons surplombant le loch Ness!

Le tourisme m’a replongée dans l’histoire romantique des rois et des reines…

Dès l‘Open tour d’Édimbourg, sur l’impériale du bus vert, rouge ou brun le premier monument que le guide vous montre est le « mémorial » kitschissime au célèbre écrivain.A Édimbourg, ou ailleurs en Écosse, la rencontre avec Sir Walter Scott est inévitable.
Écrivain et homme politique. Génial metteur en scène de la visite du roi George vêtu d’un   kilt trop court, à ses sujets écossais. Initiateur romantique d’un engouement pour les brumes, les tartans et les cornemuses qui s’est répandu dans tout le Royaume Uni pendant près de deux siècles.
C’est dans les Trossachs, à Aberfoyle et au Loch Lomond que la présence de l’écrivain est la plus prégnante.

Trossachs, lac écossais

J’ai trouvé le livre, Rob Roy, dans la bibliothèque du cottage de Beauly que nous avions loué, laissé à l’intention des touristes et je l’ai commencé là. A la fin du séjour, je n’allais pas le voler. Je n’ai pu le finir qu’à mon retour.

Je me suis plongée en immersion totale dans l’Angleterre et l’Écosse du début du 17ème siècle. Le héros est anglais, fils d’un commerçant,mêlé malgré lui dans la révolte jacobite de 1715.
Voyage périlleux à travers l’Angleterre, vie de chasse et de beuveries de nobliaux rustres du Northumberland, conflits religieux, chevauchées dans les landes et les marais écossais… roman d’aventure et peinture d’une grande vivacité des mœurs de l’époque.
L’arrivée, un dimanche, dans le Glasgow presbytérien paralysé par la dévotion du sabbat, est un chef d’oeuvre. L’embuscade dans un Glen en est un autre.
Seul bémol pour un francophone : lisez-vous l’Ecossais?

L’anglais classique de Scott est déjà d’une grande richesse de vocabulaire si bien que le Harraps n’est jamais loin de ma table de chevet. Tout se complique quand les personnages écossais conversent entre eux (rassurez vous, ce n’est quand même pas en Gaélique),  la déformation des mots ne permet plus le recours au dictionnaire, il faut alors deviner! En cherchant sur le site d’Amazon j’ai découvert un recueil dans la collection Bouquins réunissant 3 romans écossais en français. Mais on perdra la saveur de la VO.

Paris 9ème : musée de la vie Romantique

CHALLENGE ROMANTISME

Le musée est caché dans une cour fleurie

 

Derrière la Place Blanche, autour du métro Saint Georges et jusqu’à Notre Dame de Lorette, se trouve le quartier de la Nouvelle Athènes, rendez vous des artistes et des intellectuels du début du 19ème siècle au temps où la Grèce était à la mode…

Les façades haussmaniennes cachent des hôtels avec des jardins, des arrières cours, des théâtres.Le Musée de la Vie Romantique se trouve au 16 de la rue Chaptal, au fond d’une allée dissimulée.

George Sand

Sur une cour fleurie pavée, des maisons recèlent des souvenirs de George Sand et de ses intimes. A ma dernière visite en 2008 se tenait  une exposition des dessins d’Ingres.

Rien de spectaculaire, un intérieur bourgeois, des portraits,  différents objets ayant appartenu à George Sand, un moulage de son bras, de la main de Chopin….des aquarelles et de curieuses dendrites, procédé original pour obtenir de gentils paysages.
A l’étage, une exposition des œuvres d‘Ary Scheffer, l’ancien propriétaire de la maison.

Un salon  de thé dans une véranda ou à l’ombre d’un arbre offre une pause bien agréable.

C’est donc un but de promenade  tranquille dans un quartier méconnu.

Sur un blog ami, participant au challenge voici une autre visite illustrée

la Fée des Grèves – Paul Féval

CARNET DU MONT SAINT MICHEL A SAINT MALO

tangues et lises entre Tomblaine et le Mont

……. « Ces brouillards de grèves forment une couche très peu profonde, et
qui souvent n’a pas deux fois la hauteur d’un homme.
En général, moins la couche de brume a d’épaisseur, plus elle est
dense et impénétrable aux regards.
Nous avons montré une fois déjà, au début de ce récit, le monastère de
Saint-Michel voguant comme une gigantesque nef au milieu de cette mer
de vapeurs. Nous avons montré la brume, arrondissant ses vagues cotonneuses,
balançant ses sillons estompés et laissant au radieux soleil de
juin, qui dorait le sommet du Mont, toutes ses éblouissantes ardeurs.
Au printemps et en automne, cet aspect, qui arrête le voyageur ébahi,
se représente fréquemment. Les gens du pays, blasés sur ces merveilles,
jettent au prodigieux paysage un regard distrait et passent.
Ce qui les occupe, et ils ont raison, c’est le fond de cet océan de brume.
De tous les dangers de la grève celui-là est, en effet, le plus terrible.
Le brouillard des grèves est assez compact pour former autour de
l’homme qui marche une sorte de barrière mouvante, possédant à peine
la transparence d’un verre dépoli. …… »

Conte breton ou roman de chevalerie? Roman de cap et d’épée par l’auteur du Bossu ou féerie dans la Baie? Roman d’amour aussi ; qui est donc cette Fée?

1450, on célèbre le service funèbre pour Gilles de Bretagne le seigneur du château du Guildo assassiné par son frère. Un moine ou un fantôme menace le Duc de Bretagne et lui promet que 40 jours plus tard il rejoindra son frère…

L’action se déroule entre le Vivier et Avranches aux confins de la Bretagne et de la Normandie, dans l’Abbaye et dans la Baie.

Lecture facile, agréable, un fin roman à emporter lors d’une escapade au Mont saint Michel ou à lire au retour pour rêver encore à ces lieux magiques.

On peut aussi télécharger gratuitement cet ouvrage qui n’a plus de copyright (1850)

La Fée des Grèves est parue en 1850, romantisme tardif?

le Moyen Age, la Brume, la chevalerie, me semblent être des thèmes romantiques et je ressens une certaine proximité avec Walter Scott d’Ivanhoé ou des romans écossais …. pourquoi pas romantique?

Prendre Chateaubriand pour guide?

CARNET DU MONT SAINT MICHEL A SAINT-MALO

Chateubriand sur la place Chateaubriand à saint-Malo

Chateaubriand est omniprésent dans la région. On entre dans la ville close de Saint-Malo sur la place Chateaubriand où se trouve l’hôtel Chateaubriand non loin de sa maison natale. Du haut des remparts on devine son tombeau sur le Grand-Bé.

le tombeau de Chateaubriand et les nombreux pélerins

Plancoët, le village de sa nourrice, Combourg, le château où il a passé son enfance et son adolescence, Dol où il a été au collège, Dinan et de nombreux manoirs conservent des souvenirs de son passage….

Munies des mémoires d’Outre-tombe et du guide Gallimard, nous allons suivre la piste-Chateaubriand pendant les dix jours de vacances.

J’ai pourtant hésité  : au lycée, Chateaubriand n’était pas au nombre de mes auteurs favoris. J’avais choisi mon camp avec Saint Just et Robespierre. Le noble émigré, le serviteur de Louis XVIII et de la Restauration était du mauvais bord! Je n’ai pas changé d’idées.  Je me suis assouplie, j’ai perdu le goût des censures. Atala aurait pu me faire rêver. Le titre « Mémoire d’Outre-tombe » me paraissait funèbre et le Génie du Christianisme carrément une punition.

Quarante ans plus tard, j’ai croisé Chateaubriand au cours de mes voyages en Grèce, l‘Itinéraire de Paris à Jérusalem se trouve sur ma table de nuit. Coïncidence : Claudialucia a lancé le CHALLENGE ROMANTISME. Je me devais d’y participer!

château de Combourg

Méfiante, je n’ai pas fait l’achat des 42 livres qui composent les Mémoires d’Outre-tombe (parus en feuilleton, cela représente 3 ou 4 livres de poche). J’ai emprunté à la bibliothèque du collège les Livres I à III en Classique Larousse, annotés pour les lycéens.

Et je me suis régalée! Je le craignais geignard et pompeux, je l’ai trouvé  vif et plein d’humour. Les descriptions sont surtout merveilleuses.

Certes, les lieux ont un peu changé, le parc de Combourg a été redessiné à la fin du 19ème siècle, les épaisses forêts et les landes ont cédé la place aux choux-fleurs et carottes des maraichers. L’étang et sa caravane emplumée est toujours là de même que les écureuils. Je n’ai pu entendre les chouettes, elles dorment aux heures de visites!

Elles changent l’Inde – Expo photo au Petit Palais


Quelle expo! quelle pêche! quelles couleurs!

Je suis sortie toute optimiste et ragaillardie de cette merveilleuse exposition au Petit Palais .

Loin de tout misérabilisme, des couturières, des PDG, des agent(es) de sécurité, des politiciennes,  des chauffeur(es) de taxi, une cinéaste,  des paysannes qui irradient de leur regard de braise, de leurs saris chatoyants, de leur énergie qui s’exprime sur les photos grand format.

Des photos de groupe, des portraits, des parcours individuels ou collectifs : ce ne sont pas des icônes, des modèles, ce sont des histoires racontées, dans toute leur complexité.Avec le soin de ne pas oublier les luttes sociales, les plus pauvres. De ne pas oublier une culture millénaire.

« en Occident, ils ont façonné la femme à partir de la côte d’un homme et lui ont attribué un rôle de tentatrice ou de vierge innocente. En Inde nous avons toujours été mieux inspiré. Elle est à l fois Devi, ou Shakti, la part féminine du divin, maîtresse de l’univers ; Durga, protectrice des dieux : Saraswati, déesse de l’art de la culture et de la musique ; Laxmi, la richesse, Kali, la destruction ; Parvati, la création ; Sita la dévotion ; et Radha, l’amour infini.

mais au fil des millénaires, nous l’avons oublié. par la force physique, nous avons écrit une piètre histoire de domination et d’oppression…. »Tarun J. Teipal