le château de Caen – les Anglais en Normandie –

BALLADE NORMANDE

Comme prévu : temps gris et  humide. Nous allons visiter le château de Guillaume le Conquérant à Caen. Si la pluie persiste nous visiterons Bayeux demain. Nous voici dans la légende de Guillaume !

Le château ceint de hauts remparts de pierre calcaire, perché sur la colline, en impose. Nous nous précipitons au » parking du château » qui est un parking souterrain privé. A la billetterie du Château installée dans la chapelle on me conseille de mettre la voiture sur le grand parking des visiteurs situé au sommet de la colline et qui est gratuit. Le Pass Education donne droit à une réduction : pour 6€ je peux visiter tous els musées et expositions , validité deux jours !

La conquête de la Normandie par les Anglais (2017-1417)

salle de l’Echiquier

C’est une exposition  temporaire dans la Salle de l’Echiquier.

Il y a 600ans le château de Caen fut au cœur de la Guerre de Cent ans. Le titre est paradoxal. Au château de guillaume le conquérant, on s’attendrait plutôt à la conquête de l’Angleterre par els Normands ! Autre sujet d’étonnement : le vocable « Echiquier » m’intrigue. L’Echiquier désigne la salle qu’on appelle aussi hall. Le hall en anglo-normand vient du latin aula. Cette grande « tente de pierre » ne s’animait qu’en présence du souverain. Le hall de Caen est contemporain de celui de Westminster.

Au magnifique plafond de bois, très haut, on a suspendu comme des oriflammes, des panneaux explicatifs illustrés qui racontent les 116ans qu’a duré la guerre de Cent ans (1337-1453), la découpant en trois parties :

  1. 1337 -1380 : défaite et redressement
  2. 1380- 1429 : Guerre civile
  3. 1429 1453 : Repli de l’Angleterre

Quatre personnages se distinguent : Geoffroy d’Harcourt, Bertrand Du Guesclin, Jeanne d’Arc et moins attendu Falstaff ou plutôt John Falstof, capitaine du Château de Caen (1431-1435)

La Normandie fut donc entre France et Angleterre . En 1339, une délégation normande proposa de repartir sur les pas de guillaume, en 1341, elle fut dévastée par les Anglais et après Azincourt (1415) elle passa sous contrôle anglais. En 1417 les Anglais débarquèrent : siège de Caen. L’Université de Caen fut fondée en 1432 dans l’intention d’entretenir une revendication d’autonomie des Normands vis-à-vis du roi de France.  La Normandie ne retourna à la couronne de France qu’en 1449.

L’exposition est très riche en explications, il faut disposer d’un bon moment pour tout lire et regarder la vidéo.

Pour m’aérer la tête, je monte aux remparts pour découvrir la ville de Caen et ses clochers. On a fait des efforts pour les personnes à mobilité réduite, un ascenseur vitré qui passe devant une meurtrière arrive jusqu’au chemin de ronde.

Donjon du château de Caen

Je découvre aussi le donjon (1120) dont il ne reste que les fondations bien visibles avec le plan carré. Une restauration est en cours : dévégétalisation pour stopper la dégradation  et sauvegarder l’existant .

 

Ajloun, le château de Saladin

CARNET DE JORDANIE

 

Ajloun, le château de Saladin

Théoriquement, c’est facile de se rendre de Jerash à Ajloun deux sites touristiques majeurs. La route, très large, est balisée  par de gros panneaux. Notre GPS s’empresse de nous faire quitter la grande route (sans doute pour faire gagner quelques km). Nous dévalons une colline plantée de vergers, arrivons dans un agréable village aux maisons cachées dans des jardins. C’est enchanteur mais le GPS clame « vous êtes arrivés » alors que je ne vois pas de château fort ! J’ai programmé Dayr Ajlun et non pas la citadelle. Nous demandons notre chemin « castle ? » sans succès « kalaat ? » on nous explique en arabe. Heureusement je sais dire « droit » et « gauche ». Après maints détours nous arrivons au bourg d’Ajloun bien embouteillé. Le château qui couronne la montagne se voit de loin.

Le château d’Ajloun

Construit par Saladin (1171 -1250), avec 4 tours, des douves et un pont levis. C’était une citadelle surveillant la route de Damas et le sud de la vallée du Jourdain, il sécurisait le passage des caravanes et des pèlerins passant par le Hedjaz. Il ne fut jamais conquis par les Croisés, mais pris par les Mongols  puis par les mamelouks et Baybars qui l’agrandirent. Le château avait aussi des activités métallurgiques protégeant des mines de fer.

Ajloun : pont levis et barbacane

Après le passage par la barbacane et le couloir en L, on entre dans une très haute salle voûtée. Un petit musée présente des poteries de l’Âge de Bronze, du verre et des lampes byzantines, et de l’époque mamelouke un dispositif pour filtrer le sucre.

Je parviens dans la Tour de Baybars – héros du conte du conteur de Hakawati de Rabih Alameddine – où je découvre toute une réserve de boulets de pierre.

Ajloun tour de Baibars

Vers la terrasse supérieure on découvre le système de récupération de l’eau : citerne et filtration par les plantes de l’eau des bassins. Chaque tour avait un garde qu’i s’occupait des pigeons (encore une référence dans Hakawati).

Retour par le même chemin qu’à l’allée route 35 puis soirée tranquille. Dîner dans la chambre de yaourt (labneh) de Sabri j’avais aussi acheté des feuilles de vignes farcies qui ont atterri dans la poubelle, trop vinaigrées.

Quoi de neuf au Moyen Age à la Cité des Sciences à la Villette

PARIS/BANLIEUE  EN EXPOS

quoi-de-neuf-au-moyen-age

J’étais très impatiente de me rendre à la Villette à cette exposition. L’archéologie m’intéresse beaucoup ainsi que le Moyen Age. 

L’exposition s’articule sur deux niveaux.

En bas, dans une galerie sombre : la chronologie de 11 siècles :à partir de 325 -christianisation de l’Empire Romain sous Constantin et au concile de Nicée, jusqu’à 1492, découverte du Nouveau Monde et fin de la Reconquista.

Quelques personnages (ou évènements) sont emblématiques de chaque siècle.

  • 4ème, Constantin
  • 5ème Attila
  • 6ème Clovis et Justinien
  • 7ème Dagobert et Mahomet
  • 8ème Pépin le Bref et Charles Martel
  •  9ème Charlemagne et le débarquement des Vikings,
  • 10ème , Cluny, installation de Rollon en Normandie
  • 11ème, Schisme entre la chrétienté d’Orient et d’Occident, conquête de l’Angleterre, 1ère Croisade
  • 12ème Aliénor d’Aquitaine, construction de Notre Dame, assassinat de Thomas Beckett,
  • 13ème pillage de Constantinople,
  • 14ème : la papauté s’installe en Avignon, Peste Noire,
  • 15ème commence avec Azincourt, Jeanne d’Arc, puis Gutenberg et la Prise de Constantinople.

Ce rappel chronologique s’accompagne de quelques photos projetées sur un mur, panorama d’un paysage et de quelques images sur des panneaux plus détaillés.

Au niveau supérieur , des boites en contre-plaqué illustrent des thèmes variés. Invasions, ou migrations?  techniques  de métallurgie ou du travail des os de bovins, moulins divers à grain ou à foulons, vie dans les campagnes, jeux.…..

Chaque thème est illustré de vidéogrammes: enquête des archéologues sur un point précis. Un cimetière dans une église, un hameau retrouvé, un four….Ces vidéos courtes sont remarquables, amusantes, très rigoureuses du point de vue scientifiques.

Dans des vitrines, ou sur des tables, quelques objets sont présentés. Présentation  décevante : il y a très peu d’objets, plutôt des maquettes (destinées aux enfants).  Les objets quand il sont présents, ne sont pas mis en valeur. Le matériau choisi : contreplaqué brut ne les met pas en valeur ni les bijoux en émail cloisonné, ni les boucles damasquinées , ni les dés, boutons ou peignes en os.

On a privilégié les activités « interactives » sorte de jeux, sans doute destinées aux enfants , peu convaincantes pour les adultes. Les enfants, s’ils ne sont pas guidés font n’importe quoi, les adultes cherchent sans doute autre chose.

Dans trois caissons de bois, des personnages « animés » racontent leur histoire en regardant le spectateur dans les yeux  Hildegarde de Bingen et Thomas Beckett on retenu mon attention mais ne m’ont pas séduites. Pourtant ces personnages me fascinent. Mais pas sous forme de figures 3D animées. J’ai même trouvé cela de fort mauvais goût.

Je suis ressortie plutôt déçue de ma visite. Visite instructive, certes, mais peu satisfaisante esthétiquement. J’ai cherché (et trouvé) sur Internet quelques unes de ces vidéos que je regarderai à nouveau avec beaucoup d’intérêt. J’ai mis au propre ci-dessus la chronologie pour mémoire.

En revanche, je me pose encore la question « Quoi de neuf au Moyen Age? ». L’idée était de détruire les idées préconçues sur une période sombre, sans intérêt. Il me semble que je n’ai pas ces préjugés. Remplacer le concept de « Grandes Invasions » par celui de migrations progressives est une très bonne chose, surtout par les temps qui courent (envoyer un certain Nicolas réviser ses notions sur les Gaulois). Le travail de l’archéologie actuelle aurait pu sans doute être mieux mis en valeur.

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J’ai terminé l’après midi par une traversée du Parc de la Villette à la tombée de la nuit, quand les pavillons et fabriques s’illuminent, quand les dernières lueurs du couchants se reflètent sur les Grands Moulins de Pantin et le Canal de l’Ourq, quand la grande halle et la Cité de la Musique s’éclairent et j’ai préféré cette promenade au parcours dans l’exposition.

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Valence commerçante : Marché central et Lonja de la Soie

CARNET DE VALENCE

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Glissement progressif vers les heures espagnoles, nous reculons le petit déjeuner : inutile d’arriver trop tôt.

Marché Central

marché central : façade
marché central : façade

A 9h30, la plupart des rideaux de fer des boutiques sont baissés dans les rues allant au marché. Les scooters ont remplacé les tables des restaurants sur les places. Sur les terrasses autour du marché on parle surtout français. Des comptoirs sont adossés au marché. On y vend de la paella à emporter, des ustensiles pour la faire : gigantesques plateaux et  les réchauds à gaz circulaires assortis. De l’autre côté de l’entrée principale on sert de l’horchata ou du chocolat et des churros. On ne se lasse pas de photographier la coupole surmontée d’étranges girouettes. Tous les étals du marché sont bien achalandés. Des rangées de jambons alignés sont suspendus par les pieds dont on voit les sabots bien astiqués, on vend bien sûr les célèbres patas negras dont on n’a même pas indiqué le prix. Légumes et fruits sont d’excellente qualité mais les prix sont parisiens.

Cuire la paella!
Cuire la paella!

La halle aux poissons est extraordinaire. Nous y découvrons poissons et crustacés dont nous ne soupçonnions pas l’existence. Ce poisson allongé, est-ce une murène ? « congra ». Langoustines et cigales de mer sont disposées artistiquement. « vous voulez quelque chose ? « demande la vendeuse lorsque nous les photographions.

Crustacés!
Crustacés!

Lonja de la Seida

Lonja de la Seida
Lonja de la Seida

10h,  c’était au 16ème siècle la Bourse de la Soie. Avec le Pass Education c’est gratuit, je prends l’audio-guide (3€) et j’en suis bien inspirée, il est passionnant.

A la fin du 15ème siècle l’édifice fut commandé à deux architectes, la parfaite Salle des Colonnes est l’œuvre de Pere Comte. La Lonja doit témoigner du prestige et de la richesse de Valence. Le 15ème siècle est le siècle d’or de Valence où le commerce de la Méditerranée convergeait. C’était la ville la plus peuplée de la péninsule ibérique. La Lonja devait aussi être un espace commercial fonctionnel. Elle servait de bourse au commerce de la soie et des marchandises arrivant à Valence, une banque et le « tribunal de la mer ». Sur la place voisine (Doctor Collado) se tenait la Lonja de l’huile dont il ne reste rien, un vénérable olivier a été planté pour rappeler son souvenir ;

L’audioguide, complété par un plan plastifié m’entraîne d’abord dans la rue pour avoir une idée générale du bâtiment : plan en L autour d’un patio planté d’orangers. D’un côté la haute salle des colonnes et perpendiculairement, le Tribunal de la Mer bâti sur trois niveaux, chacun dans un style différent : roman, gothique et Renaissance. Dans le niveau supérieur, des macarons portent les portraits des rois d’Aragon. Dans le 7ème et le 8ème se trouvent les rois Catholiques.. Au dessus de leurs têtes les créneaux forment une couronne.

Gargouille
Gargouille

La visite continue à l’extérieur. L’audio-guide très pédagogique introduit un vocabulaire architectural précis. On remarque la finesse des sculptures des menaux à motifs végétaux : lierre, chardon (il ne parle pas d’acanthe mais de chardon) ; un petit escargot s’est glissé au pied de la sculpture. Les linteaux sont de toute beauté. Les arcs sont surmontés d’une croix végétale. Je pense à la richesse des décors manuélins portugais, plus récents d’un siècle et utilisant des symboles marins mais dont la finesse, la richesse et la luxuriance sont comparables.

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L’édifice est surmonté de gargouilles se détachant sur le ciel bleu intense. Sans l’audioguide je n’aurais pas remarqué la créature ailée, grimaçante introduisant son sexe dans une poterie (je n’aurais jamais imaginé une telle interprétation grivoise. Un homme, plus lin, bouche ouverte criait de douleur, mordu par un monstre.

les armes de Valence portées par des anges
les armes de Valence portées par des anges

Au coin, face au marché, les armes de Valence sont portées par eux anges. Cette sculpture a été peinte par Sorolla pour rappeler un épisode historique : le soulèvement de la ville contre l’invasion napoléonienne au cris du paieter(le fendeur de bois d’allumage).

la salle des colonnes
la salle des colonnes

Après ce tour, j’entre dans le patio puis je m’arrête devant le portail de la salle des colonnes, sculpté de personnages et d’entrelacs végétaux d’une extrême finesse : les vices et les péchés sont représentés, les personnages prennent des poses lascives et même scatologiques : l’un d’eux montre ses fesses tandis qu’un autre joue de la musique, tentation diabolique sans doute. A l’intérieur, les scènes sont encore plus explicites : une femme recueille dans deux bols les excréments de deux personnages. Ultime bassesse ou recyclage de la matière ?

plutôt scato!
plutôt scato!

Huit colonnes torses soutiennent un plafond nervuré très haut. Pour donner encre plus de légèreté, l’architecte, Père Comte, a supprimé les chapiteaux, une ligne horizontale rappelle leur emplacement traditionnel. Les larges baies allègent les murs où sont adossées d’autres colonnes ; elles éclairent la salle tandis que le pavage de marbre noir brillant reflète la lumière. Les nervures partent des colonnes, autrefois le plafond était peint d’un ciel étoilé, les clés de voûte, ronds colorés en rouge ou en vert.

colonnes torses et plafond nervuré
colonnes torses et plafond nervuré

Dans le mur l’escalier en colimaçon creux est une prouesse architecturale supplémentaire de Père Comte.

A l’entrée de la chapelle éclairée par un beau vitrail, les armoiries de la ville de Valence sont surmontées par une chauve-souris. Occasion pour l’audio-guide de rappeler une anecdote historique : pendant la Reconquista le roi d’Aragon Jacques 1er fut alerté d’une attaque nocturne des Maures par la chauve-souris qui l’éveilla en battant du tambour.

Le salon des consuls de la mer a un plafond de bois sculpté et doré magnifique.

Le Concile des maudits – Peter Tremayne

POLAR HISTORIQUE

Autun, Augustodunum,  670. Règne des Mérovingiens. Un concile est réuni pour tenter d’unifier les doctrines des églises irlandaises, britanniques, franques, burgondes et romaines.

Histoire méconnue, géographie déconcertante. Clothaire III règne sur la  Neustrie et l’Austrasie, Hibernia (l’Irlande) est divisée en cinq royaumes, les Grandes Invasions ne sont pas encore terminées en Britannia,(Angleterre)  Angles et Saxons chassent les Britons…

Les rivalités éclatent au concile. Un évêque irlandais est assassiné. Sœur Fidelma et son mari le frère Eadulf sont appelés pour enquêter sur ce meurtre. L’intrigue est très bien menée avec d’autres décès suspects, des soupçons de trafics d’esclaves. Il y est aussi discuté du célibat des moines….

On est désorienté par les noms celtes bien difficiles à retenir. L’usage du latin – lingua franca – est aussi un des charmes de l’ouvrage. L’empire romain disparu il y a deux siècles, mais il reste encore de nombreux bâtiments et les noms des lieux: Liger, la Loire, Divio, Dijon.

Une lecture très distrayante! merci àDominique de me l’avoir signalé!

Castel del Monte – hymne au chiffre 8

CARNET DES POUILLES

castel del Monte

Nous sortons de l’autoroute à Andria pour aller voir le Castel del Monte – château mythique raconté par Fernandez dans son Voyage en Italie.

Perché sur une colline dominant la plaine côtière, il se voit de loin.Inscrit au Patrimoine Mondial de l’Humanité de l’UNESCO , une gestion intelligente a éloigné les parkings de deux kilomètres. On y accède par une navette.

Mais il a l’air tout neuf, peut être un peu trop restauré. Conçu sans fortifications, jamais habité, c’est une construction énigmatique, un hymne au chiffre 8 : huit tours octogonales, sur une cour octogonale, huit pièces …Le portail et l’entourage des fenêtres sont sculptés dans une brèche rouge qui tranche sur la pierre calcaire blonde. A l’intérieur on a utilisé du marbre gris très fin pour les chapiteaux aux motifs végétaux. Aux arcs gothiques, on croit deviner une courbure en fer à cheval mauresque. Il faut imaginer les mosaïques et les décors en stucs arabes comme à Palerme.

Ce château « inutile » ne se visite pas comme n’importe quel château fort, il se rêve : rêve de Moyen Age baigné d’Orient de Palerme, de Jérusalem. Raffinement d’un souverain lettré. Dans les belles salles vides, une exposition de photos et des panneau racontant la vie de Frédéric II, l’enfant de Palerme, réussissant très jeune à se faire élire Empereur du saint Empire Romain Germanique, puis sa rivalité avec la Papauté son  excommunication par  Grégoire IX ainsi que ses femmes : Constance qui a régné à Palerme, deux autres dont Isabelle sont enterrées tout près à Andria. J’imagine les chevauchées entre la Souabe et la Sicile, la caravane traversant les Pouilles.

La suite du voyage, entre midi et deux, se fait sous la grosse chaleur : le pays est écrasé de soleil. Les oliviers s’en sortent bien, leur feuillage est juste un peu plus gris. Nous photographions des constructions rondes en pierre sèche, déjà des trulli ? Nous contournons Bari par des zones industrielles et des grandes surfaces, puis prenons l’autoroute Bari/Tarente, 80km, le plus vite possible, avec l’envie d’arriver.