Promenade de Carteret à Hattainville

BALADE NORMANDE – COTENTIN

Cap Carteret et le GR dans l’entaille

La pluie du matin ne me décourage pas. Nous avons appris en Irlande, Ecosse ou Islande de ne pas nous en préoccuper. Revêtir un Kway et sortir!

La randonnée n°26 du guide Chamina a pour départ l’église de Carteret.

Dominique me dépose à la marina où j’ai repéré les marques rouge et blanches du GR 223 le long du quai planté de massifs fleuris, puis sur la Corniche. Sous la Corniche, tout contre le Cap je découvre une plage tranquille accessible par des marches. Des cabines de bois se blottissent contre la falaise. Le circuit monte parmi de belles maisons. Sans parvenir au Sémaphore où nos étions montées hier, à mi pente, le sentier des Douaniers est suspendu en balcon, rocailleux mais facile : assez large et plat pour ne pas être effrayant.

Après avoir contourné le gros rocher du Cap Carteret je découvre les dunes d’Hattainville 

la dune et la plage d’Hattainville

. Ces dunes sont couvertes de mousses, lichens ou d’oyats. Il convient de ne pas piétiner ce milieu fragile. Il faut rester sur les sentiers. Passée une église en ruine le sentier bifurque : le GR monte à l’assaut de la pente tandis qu’un sentier balisé en jaune indique « Hattainville 8 minutes, sentier des 150 pas » Je me laisse tenter par ce dernier, délaissant l’itinéraire de Chamina.

Dune et vieille église14

Tout d’abord, le sentier est bien tracé entre deux fils de fer. Malheureusement, les barrières protégeant la dune disparaissent, le sentier se ramifie. Les petites traces deviennent de plus en plus floues, l’itinéraire, illisible. Au début, je ne m’inquiète pas : la mer à main gauche, le sémaphore dans mon dos, je marche cap sur le nord, au jugé. Je comprends bien vite que je marcherai bien plus de 1500 pas et que les huit minutes sont déjà écoulées. Quand le sentier est sableux, je m’enfonce et peine dans les montées entre les grosses touffes d’oyats. Il disparaît complètement. Du haut d’une butte, je crois le retrouver plus bas, pour s’évanouir à nouveau. De temps en temps il y a des poteaux carrés de bois gris. Les dunes défient le sens de l’orientation. Je monte sur les crêtes espérant voir la suite du parcours. Je zigzague, évitant les terriers de lapins ou les touffes serrées et les buissons de ronces. Impossible de maintenir le cap. Je divague. Avec toujours la mauvaise conscience de marcher sur ce couvert végétal fragile. Personne à la ronde ; un lapin gambade ; les escargots profitent de la pluie. Je crois voir un promeneur : c’est un sac de plastique blanc! Je commence à paniquer. Peut être ai-je dépassé Hattainville où Dominique m’attend? J’interroge le GPS qui me géolocalise à Surtainville. Je monte de temps en temps au sommet d’une crête pour vérifier que la mer est proche. Finalement j’entrevois la route goudronnée : sauvée! Sur la flèche inscrit Carteret 3.3 km, à marcher en zigzag, j’ai sûrement doublé la mise.

Surtainville : La plage

BALADE NORMANDE – COTENTIN

la plage de Carteret vue du Sémaphore

Au village de Surtainville, la boulangerie est aussi agence postale, épicerie, fruits légume. Une des spécialités locale est le « pain au beurre » : une boule qui ressemble un peu à une brioche. Excellente pour le petit déjeuner. 

La mer est à 600 m de notre gîte, elle est cachée par une dune infranchissable par Dominique. Il y a une entrée aménagée à côté du poste de Secours et de l’Ecole de surf. A mer descendante, la plage est immense. Elle est si grande que je n’arrive pas jusqu’au bout en marchant pieds nus les pieds dans l’eau.

Plage dune oyats

Vers 17 h nous partons explorer la côte par la Route des Caps qui n’est pas une route définie mais un itinéraire sur les petites routes proche du littoral de village en village. Carteret se trouve 12 km plus au sud. Un port et une station balnéaire pour changer. Nous montons au Cap Carteret où se trouve le sémaphore. La vue plongeante sur la plage est saisissante. A marée basse, des dunes sous marines séparées par des bâches se déploient en éventail. Du Cap on voit la « côte des havres« plus basse et sableuse qui s’étend jusqu’à Granville. 

Au marché et au Château de Bricquebec

BALADE NORMANDE – COTENTIN

Lundi jour de marché à Bricquebec!  La rue principale est occupée par le plus joli marché de campagne : Surprenante, la présence d’animaux vivants : canards dans des cages, lapins et même des moutons. Les maraîchers ont apporté leurs productions locales : les carottes de Créances sont renommées, les pommes de terre de Surtainvilleet partout on voit des champs avec des poireaux ou des oignons du Cotentin. Les étals sont aussi fleuris. Une dame assise sur son pliant propose trois salades et de petits tas de légumes vairés ainsi que quelques bouquets. Plus loin il y a de véritables carrés de petits plants de salades à repiquer. Bien sûr, il y a aussi des food-trucks ou des « spécialités-régionales-attrapent-touristes » mais finalement très peu. 

production maison!

 

On entre dans la cour du château en passant sous un porche. L’enceinte est complète, elle enferme une vaste cour circulaire autour d’une motte portant le donjon (11ème siècle).  Le corps du logis avec la vaste salle d’apparat est maintenant un hôtel.

Château de Bricquebec

Histoire du château

Ses origines remontent à l’époque viking avec le chevalier Anslech. Un baron de Bricquebec, Robert Brertan accompagnât Guillaume le conquérant en Angleterre. En 1207, quand la Normandie fut annexée à la couronne de France, Bricquebec perdit ses terres anglaises. 

1325, pendant la Guerre de Cent ans, des rivalités avec Geoffroy d’Harcourt entraînèrent  une allégeance à l’Angleterre.

1346 : débarquement des Anglais à Saint Vaast-la-Hougue

1417 nouveau débarquement anglais, le château fut occupé et resta sous domination anglaise jusqu’en 1450.

Au château de Caen, l’histoire de la Guerre de Cent ans est racontée en détail.

château de Bricquebec 2

A Bricquebec aussi, le topo-guide Chamina propose le circuit N°26 (12 km – 3h45) empruntant l’Allée Verte jusqu’à la Cage (un hameau de Rocheville) distant de 6 km.  L’allée Verte est un tronçon de l’itinéraire cycliste qui relie Cherbourg au Mont Saint Michel. C’est une large piste bien lisse, bien droite passant sous une voûte de très beaux arbres qui me protégeront complètement de l’averse. Mieux pour les cyclistes que pour les piéton (le parcours est assez monotone). En se rapprochant de Rocheville, elle est bordée de noisetiers, cerisiers et charmes. En contrebas, il y a de beaux jardins potagers. je retrouve Dominique au pied de la grande église de Rocheville. L’ennui c’est que dès qu’on quitte un circuit du topo-guide ce n’est pas aisé de retrouver la suite. Nous ne verrons pas l’Allée couverte – prétexte de la randonnée. Ce n’est pas un monument très connu. Le jeune qui descend de son tracteur pour expliquer le chemin n(en a jamais entendu parler, pourtant le dolmen se situe dans un rayon de moins d’un kilomètre. Les témoignages de la Préhistoire savent se montrer discrets.

Pendant que je marchais sur l’Allée Verte, Dominique a acheté un festin : une araignée, des bulots pour un déjeuner au jardin du gîte. C’est très amusant et très long de  décortiquer l’araignée, on mange tout sauf les branchies trop coriaces. Pour terminer figues violettes et chasselas.

Le nez de Jobourg à la Pointe de la Hague

BALADES NORMANDES : COTENTIN

Nez de Jobourg prunelles

A la Pointe du Cotentin : le Nez de Jobourg est le site le plus réputé (après de Mont Saint Michel, bien sûr). Ce sera donc notre première excursion sous un beau soleil. 

Le GPS nous promène dans des petites routes tournicotantes puis on monte sur une sorte d’autoroute qui nous conduit à la Hague face à la route ; le cauchemar : le Centre de retraitement des déchets nucléaires

Le Centrer de Retraitement ds déchets nucléaires de la Hague

Arrêt photo, puis on tente de faire abstraction de ce complexe menaçant.

L’église de Jobourg : 

L’église de Jobourg

Au milieu du cimetière, une petite église trapue d’aspect rude. De toutes parts la vue est splendide sur la mer. Elle est ouverte. Construite au XII ème siècle, Jean François Millet aurait dit « On dirait que le temps s’est assis dessus ». 

Ce modeste village a pourtant eu un personnage illustre : son curé Dom Fleury qui encouragea  ses paroissiens à s’engager contre les Anglais dans la Guerre d’Indépendance Américaine (1773-1780), il obtint une pension du roi pour avoir apaisé les villageois dans l’Emeute ds blés. 

Cette visite m’a enchantée avant de rejoindre le site touristique du Nez de Jobourg. les Falaises sont hautes de 128 m. La vue sur les Iles Anglo-Normandes est très nette par temps clair. Nous remarquons un curieux alignement d’antennes mises en place pour une Campagne de Mesures océanographiques de la hauteur des vagues et des courants marins à l’aide de deux sortes d’antennes mesurant l’effet Doppler

Antennes pour la mesure de la hauteur des vagues

J’aurais aimé en savoir plus mais ma recherche sur Internet n’a abouti à rien.

Le topo-guide Chamina propose la balade n°23 : un circuit de 11.5 km , 4 h, dont la mlitié le long du sentier côtier à partir de la Pointe de Voidries à proximité du parking et du restaurant. Je pars d’abord vers le nord en direction de la plage d’Ecalgrain. le sentier est pratiqué dans une entaille à travers les prunelliers, les ajoncs et d’autres épineux. Il s’éloigne un peu du bord de la falaise et descend. J’essaie d’appeler Dominique pour qu’elle me rejoigne en voiture à Ecalgrain. Il n’y a pas de réseau. Avec la proximité des Iles anglaises(Guernesey 44 km, Serq 39 km, Aurigny 19 km) la téléphonie mobile est souvent prise en charge par l’Angleterre, j’ai la surprise de voir l’heure anglaise s’afficher sur l’écran. Retour au parking et je prends le sentier vers le Nez de Jobourg : le sentier en balcon est proche de la falaise et plutôt glissant. Je regrette d’avoir gardé mes sandales et laissé le bâton de marche dans la voiture. Les autres randonneurs sont très bien équipés. Dès que le sentier se met à monter très raide près du Cap, je rebrousse chemin. la montée ne me fait pas peur, c’est plutôt la descente en sandales que je redoute. Je n’ai pas vu la harde de chèvres sauvages.

barrière sur le sentier des douaniers

Des panneaux près du parking racontent les légendes et les histoires du cap : dans les grottes au pied de la falaise on a trouvé des traces de l’occupation préhistorique. Un écrivain régionaliste J. Fleury raconte l’histoire d’un gros chien noir gardant un trésor caché. Le long du sentier se trouvent des abris pour les douanier, appel&s aussi caches à tabac par les contrebandiers.

Le GPS , nous conduit à la plage d’Ecalgrain pour un pique-nique de luxe : grosses crevettes roses et salade de la mer.

 

Vers le Cotentin : voyage et arrivée à Surtainville

BALADE NORMANDE : COTENTIN

La Hague : Nez de Jobourg

fuir la canicule….

Nous avons choisi cette destination en pleine canicule : sur la carte météo  la Manche était le département le plus frais, caressé par le perturbations venant d’Angleterre, tandis que nous avions si chaud!

Peut-être moins fréquenté que la Bretagne ou les plages normandes plus proches de Paris comme Deauville ou Dieppe….

Et nous avons trouvé une location à Surtainville, encore disponible pour la dernière semaine d’Août.

itinéraire

383 km; 4 heures  15 de Créteil par l’A13 jusqu’à  Caen, puis la N13 jusqu’à Valogne et D902 jusqu’à Bricquebec.

Etape sur la plage de Houlgate

Nous avons fait étape à Houlgate chez des amis pour couper la route, nous dégourdir les jambes sur la plage et manger un morceau.La plage d‘Houlgate en Août ne ressemble pas à ce que nous avons connu en Juin. Elle est occupée par des familles auprès des parasols campés au ras du sable où l’on se tasse, non pour se protéger du soleil mais plutôt à l’abri du vent. Grandes marées, à marée montante, les belles vagues à l’écume blanche déferlent en rangs serrés. Les pêcheurs à pieds se dépêchent de rentrer. Au micro, on avertit les imprudents qui stationnent sur les bancs de sable qu’ils doivent quitter les lieux.

En face des belles cabines de bois à rayures orange, on a installé des panneaux avec une belle exposition-photo Les Femmes d’exposent

Saint-Mère église

Un détour par Sainte-Mère-l’Eglise, village célèbre pour le Débarquement où l’on peut encore voir un parachute suspendu au clocher et où les jeeps de 1944 attendent les touristes. Covid-19, ni Américains ni Anglais, le parking est bien vide. La route évite Valognes . Elle traverse Briquebec passant sous le château féodal. De petites routes bien  tortueuses nous conduisent directement au gîte. 

Arrivée à Surtainville

Nous sommes agréablement surprises. La maison est grande, claire,  bien équipée. Rien ne manque. Un petit jardin clos avec un salon de jardin.

Pour les courses de base, nous allons au bourg voisin : Les Pieux. Le centre-ville est animé avec un boucher-charcutier, une belle poissonnerie (achat de moules), banques, Office de Tourisme. Et, bien sûr, les inévitables Grandes surfaces en périphérie. A Super-U, nous trouvons des produits locaux : des pommes de terre de Surtainville, des yaourts au lait entier 6 et de la crème fraîche normande exceptionnelle. Nous achetons le topoguide  des sentiers Chamina qui propose 30 plus belles balades à pied. 

Première sortie à la plage  cachée derrière la dune.  

 

 

 

Château de Crèvecoeur –

BALLADE NORMANDE

Crèvecoeur : douves

Le château de Crèvecoeur est un château rural du 15ème siècle.

Propriété des Schlumberger, il a été restauré  et aménagé pour des  animations touristiques et des reconstitutions de la vie médiévale : « Un été médiéval », La Fête des Traditions…. Comme la saison n’est pas encore commencée la visite du site est individuelle.

Crèvecoeur : potene

Le site est entouré de douves, on entre par une jolie poterne où se trouve la billetterie puis on passe un petit pont pour arriver dans la Basse cour où se trouvent les bâtiments à vocation agricole : une belle ferme qui ne logeait pas un simple paysan : beau logis de ferme à étage mais plutôt l’intendant. Aligné le long de la douve qui forme un anneau : le beau  colombier à plan carré, une grande grange qui sert de hall d’exposition et différents enclos ronds en bois tressés pour les troupeaux. En face de la grange : une chapelle romane toute simple.

Crèvecoeur : pigeonnier carré

La Haute Cour est enclose par une haute enceinte, elle contient le logis seigneurial (15ème siècle) plus haut que le logis de ferme mais de construction analogue avec des pans de bois.

Crèvecoeur : Haute Cour et château rural

Le site est remarquablement bien préservé (ou très bien restauré) dans une campagne très agréable et sauvage :un marais dans lequel on peut se promener sur deux itinéraires partant de la poterne.

En revanche, je suis un peu déçue de la visite. Pas de l’absence des animations qui ne me disent rien. Plutôt de la présentation des panneaux pour la visite individuelle libre. Détail : la signalétique « Covid » avec ses panneaux bleu clair défigurent l’endroit, difficile de les éviter pour prendre des photos (ou alors Photoshop que je n’ai pas!). Mettre à disposition le gel hydroalcoolique, c’est bien, mais on peut prévoir une borne moins visible. De même pour les consignes officielles que tout le monde connaît, on aurait pu faire plus discret comme affichage.

Plus grave, le contenu des explications. Ils semblent plutôt cibler un public d’enfants de l’école Primaire qui n’ont jamais eu de leçon sur le Moyen Âge. Les panneaux sont nombreux, les explications abondantes mais tellement vagues. Si peu de références locales sauf en ce qui concerne la race locale de moutons. J’ai vainement cherché des anecdotes précises concernant les châtelains ou l’histoire locale et je me suis un peu ennuyée à lire les considérations générales. Peu de références à des historiens ou des archéologues, ici on célèbre les « reconstituteurs » et les reconstitutions. Pour l’authentique, vous repasserez.

J’ai regretté que l’exposition sur l’exploitation pétrolière des Schlumberger  ne soit pas visible en ce moment. Au moins j’aurais appris quelque chose!

Cross à Giverny

EXPOSITION TEMPORAIRE AU MUSÉE DES IMPRESSIONNISMES DE GIVERNY  jusqu’au 4 novembre 2018

Cross à Giverny

Au  Musée de Giverny , j’ai fait bien des découvertes. Peintres majeurs ou de notoriété moindre mais toujours intéressants et de très bonne facture.

Henri-Edmond Cross (1856-1910)

Cross

Néo-Impressionnisme? Pointillisme? Divisionnisme? Inspiré par Signac ou Seurat, Cross découvre la lumière du midi au Lavandou et peint avec des couleurs vives, gaies par petites touches contrastées. Ses tableaux sont très construits. Après de nombreuses études, il peint des oeuvres très construites en atelier (on devine parfois les carreaux)

Cross

Ses aquarelles sont aussi très intéressantes, surtout quand il utilise un procédé original en couvrant le fond de tortillons en zigzag d’une teint soutenue laissant des vides pour que le blanc du fond éclaire l’eau ou le ciel. Pas de couleurs diluées, des points et des spirales qui donnent de l’intensité à l’aquarelle.

Cross : chèvres

J’ai aussi beaucoup aimé ces chèvres.

Bien que Cross soit peu connu du grand public, mais reconnu par ses pairs, il se trouve à la charnière de l’art moderne, des fauves, de Matisse…

Les plages du Débarquement de Courseulles à Saint Aubin

BALADE NORMANDE

Vers midi, le ciel devient très noir. En face du Parking se trouve la monumentale université de Caen, nous quittons la ville sous une très grosse averse suivant la direction de Courseulles. La pluie cesse quand nous y arrivons. Nous trouvons un banc face à la mer à la sortie de Courseulles pour un piquenique de fête : crevettes et pinces de crabes, petits financiers de la boulangerie de Courseulles.

Courseulles a privilégié la construction d’immeubles qui sont souvent revêtus d’ardoise, sous le ciel gris c’est plutôt tristounet.

 

Sur la dune, en haut de la grande plage de sable, court la piste cyclable (et piétonnière) jusqu’à Ouistreham (17km). Je l’abandonne rapidement pour marcher sur le sable mouillé et j’arrive rapidement à Bernières qui a aménagé une promenade très pavoisée avec trois monuments commémoratifs. Ici c’est Juno Beach et les canadiens sont à l’honneur. Les drapeaux entourent des sortes de piliers de granite représentant sans doute l’étrave d’un navire. Les faits de guerre et les exploits militaires ne me passionnent pas. On ne peut échapper ici aux commémorations du Débarquement.

Plage de Saint Aubin

Je redescends sur la plage pour rejoindre Saint Aubin après avoir doublé le Cap Romain qui n’a rine de spectaculaire mais qui est remarquable parce qu’il est une réserve du conservatoire du littoral et qu’il échappe ainsi à l’urbanisation.  Dominique m’a donné rendez vous sur la terrasse du clos Normand – grand hôtel au volets rouge et blanc, qui a une terrasse protégé du vent par des panneaux de verre et du soleil par des parasols rouges.

La promenade de Saint Aubin est très animée avec ses nombreuses terrasses de restaurants et cafés. Le village est situé un peu à l’arrière relié par des ruelles entre des murs de pierre.

Saint Aubin : la mer monte, le soleil brille plus fort!

Il fait maintenant un chaud soleil. Nous demandons à la serveuse de déployer le parasol et beaucoup de glaçons avec la limonade.la mer est haute, il y a de nombreux baigneurs ; je regrette d’avoir oublié au gîte le sac de plage avec maillot et serviettes.

Saint Aubin restera notre station préférée. Le casino Art déco a une façade ravissante. Nous sommes si bien que je commande une seconde limonade et sors carnet moleskine pour dessiner et cahier pour écrire.

le château de Caen – les Anglais en Normandie –

BALLADE NORMANDE

Comme prévu : temps gris et  humide. Nous allons visiter le château de Guillaume le Conquérant à Caen. Si la pluie persiste nous visiterons Bayeux demain. Nous voici dans la légende de Guillaume !

Le château ceint de hauts remparts de pierre calcaire, perché sur la colline, en impose. Nous nous précipitons au » parking du château » qui est un parking souterrain privé. A la billetterie du Château installée dans la chapelle on me conseille de mettre la voiture sur le grand parking des visiteurs situé au sommet de la colline et qui est gratuit. Le Pass Education donne droit à une réduction : pour 6€ je peux visiter tous els musées et expositions , validité deux jours !

La conquête de la Normandie par les Anglais (2017-1417)

salle de l’Echiquier

C’est une exposition  temporaire dans la Salle de l’Echiquier.

Il y a 600ans le château de Caen fut au cœur de la Guerre de Cent ans. Le titre est paradoxal. Au château de guillaume le conquérant, on s’attendrait plutôt à la conquête de l’Angleterre par els Normands ! Autre sujet d’étonnement : le vocable « Echiquier » m’intrigue. L’Echiquier désigne la salle qu’on appelle aussi hall. Le hall en anglo-normand vient du latin aula. Cette grande « tente de pierre » ne s’animait qu’en présence du souverain. Le hall de Caen est contemporain de celui de Westminster.

Au magnifique plafond de bois, très haut, on a suspendu comme des oriflammes, des panneaux explicatifs illustrés qui racontent les 116ans qu’a duré la guerre de Cent ans (1337-1453), la découpant en trois parties :

  1. 1337 -1380 : défaite et redressement
  2. 1380- 1429 : Guerre civile
  3. 1429 1453 : Repli de l’Angleterre

Quatre personnages se distinguent : Geoffroy d’Harcourt, Bertrand Du Guesclin, Jeanne d’Arc et moins attendu Falstaff ou plutôt John Falstof, capitaine du Château de Caen (1431-1435)

La Normandie fut donc entre France et Angleterre . En 1339, une délégation normande proposa de repartir sur les pas de guillaume, en 1341, elle fut dévastée par les Anglais et après Azincourt (1415) elle passa sous contrôle anglais. En 1417 les Anglais débarquèrent : siège de Caen. L’Université de Caen fut fondée en 1432 dans l’intention d’entretenir une revendication d’autonomie des Normands vis-à-vis du roi de France.  La Normandie ne retourna à la couronne de France qu’en 1449.

L’exposition est très riche en explications, il faut disposer d’un bon moment pour tout lire et regarder la vidéo.

Pour m’aérer la tête, je monte aux remparts pour découvrir la ville de Caen et ses clochers. On a fait des efforts pour les personnes à mobilité réduite, un ascenseur vitré qui passe devant une meurtrière arrive jusqu’au chemin de ronde.

Donjon du château de Caen

Je découvre aussi le donjon (1120) dont il ne reste que les fondations bien visibles avec le plan carré. Une restauration est en cours : dévégétalisation pour stopper la dégradation  et sauvegarder l’existant .

 

L’atelier en plein air – Les Impressionnistes en Normandie exposition Jacquemart- André

BALADE NORMANDE

Exposition temporaire Musée Jacquemart-André jusqu’au 28 juillet.

Une envie estivale de baignade? de plage? prenons le train à la Gare Saint Lazare pour la Côte Normande avec Claude Monet.

la gare saint Lazare

Si vous ne disposez que de quelques heures vous pouvez faire une courte excursion au Musée Jacquemart-André. Trois petites aquarelles de Turner nous rappellent que la Normandie est à mi chemin entre Paris et Londres. A côté de Corot et Courbet des peintres anglais moins connus de nous se sont inspiré de ses paysages. On assiste au Débarquement de la Reine Victoria au Tréport (1843) peint par Isabey. 

le débarquement de la Reine Victoria par Isabey
le débarquement de la Reine Victoria par Isabey

Près de Honfleur, Courbet, Boudin, Jongking se réunissaient à a Ferme Saint Siméon : on voit trois beaux tableaux de déjeuner sous les pommiers. 

La ferme saint siméon par Dubourg (pas dans l'expos)
La fermeSaint Siméon par Dubourg (pas dans l’expos)

Sur la plage, se déroulent des mondanités à Trouville ou à Cabourg

Claude Monet sur les planches de Trouville
Claude Monet sur les planches de Trouville

ou les crinolines à Trouville

boudin_plage_trouville_princeton

Une salle est consacrée aux promenades de Renoir.

Caillebotte a peint les régates en mer à Trouville

caillebotte régates

Dieppe a été peinte par Pissaro, Gauguin. Beau tableau de Courbet à Etretat et plusieurs de Monet à Varengeville.

monet varengeville

Pour tous les autres, il vous faudra aller à l’expo!