Pionnières – Artistes dans le Paris des années folles au musée du Luxembourg

Exposition temporaire du 2 mars  au 10 juillet 2022

Suzanne Valadon : La chambre bleue

Il y a 100 ans déjà, dans le Paris des années 20, les femmes qui avaient gagné leur liberté en remplaçant les hommes dans les usines, les transports… Dans l’euphorie de la paix retrouvée, Paris était une fête et de nombreuses femmes artistes venues de tous les horizons ont été pionnières aussi bien dans la peinture, la sculpture, la photographie, le cinéma, les arts décoratif, la danse ou la littérature.

les Droits des Femmes

marevna : La mort et la Femme

L’exposition du Luxembourg est ambitieuse parce qu’elle tente de replacer ces pionnières dans le contexte de la société. En introduction à l’exposition : un document vidéo montrant les femmes travaillant dans une usine d’armement, conduisant un autobus, agentes de voierie…Faisant face à l’écran : une carte qui montre les origines de toutes les artistes présentées dans l’exposition, de la Russie, à l’Amérique, l’Inde et toute l’Europe. Un tableau montre aussi les luttes pour le droit de vote refusé par trois fois au Sénat, le droit de se syndiquer (1920).

Chana Orlof ; moi et mon fils

Comment les avant-gardes se conjuguent au Féminin

mela Muter : femme au chat

De nombreuses femmes connues ou oubliées maintenant sont proposées : littérature et cinéma : comment Sylvia Beach et Adrienne Monnier ouvrent chacune une librairie, cinéma de Germaine Dulac et courts-métrages de Loie Fuller,

Vivre de son art

Sophie Taueber : marionnette le roi cerf

Vivre de son art est la condition première de l’indépendance des femmes. Certaines ont inventé de fabriquer des marionnettes, des poupées-portraits (Sophie Taueber, Marie Vassilieff, ou des tableaux textiles d’Alice Halicka, sans parler de Coco Chanel

Marie laurenin : portrait de coco chanel

Représenter les corps autrement

De nouveaux modèles féminins apparaissent comme les Garçonnes, les sportives (1919 premier match de football féminin, Suzanne Lenglen) . De nouvelles stars comme Joséphine Baker, ou Suzy Solidor brillent dans le monde du spectacle.

Les femmes se représentent chez elles sans le regard du désir masculin, chez soi sans fard.

Tamara Lempicka

Une salle entière est dédiée à Tamara  Lempicka qui revendique un regard érotique sur le désir des femmes pour des femmes. 

Claude Cahun

Pionnière aussi pour le Troisième Genre avec les photos de Claude Cahun et les tableaux de Gerda Wegener mettant en scène son mari Lili Elbe, trans. 

Gernda Wegener : la sieste

Pionnières de la Diversité

Pionnières venues du Brésil : Tarsila Do Amaral ou d’Inde, des Etats Unis.

l’exposition se termine sur un feu d’artifice avec American Picnic.

C’était une exposition très dense (trop dense) très riche qui aurait peut être mérité un peu plus d’espace que les salles étroites du Luxembourg. Orsay ou Grand Palais (Petit?) avec la disparition des jauges Covid, on se bouscule. j’aurais aimé rester plus longtemps pour tout lire, mieux regarder les documents vidéo mais il y avait vraiment trop de monde de 15h à 16h. chosir un autre créneau.

Connaissez-vous Toyen?

Exposition temporaire au MAM de Paris du 25 mars au 24 juillet 2022

affiche

Une affiche énigmatique!

Un nom qui l’est autant. Homme? femme? de quelle origine?

« Marie Čermínová, dite « Toyen », née à Prague le 21 septembre 1902 et morte à Paris le 9 novembre 1980, est une artiste peintre tchèque surréaliste » Wikipédia

Toyen 1930

TOYEN vient du Français CITOYEN et ce choix ne peut que me la rendre sympathique. 

« 1919, Toyen a 17 ans. elle vient de quitter sa famille pour rejoindre les milieux anarchistes et communistes de Prague. » 

Et voici encore de quoi me la rendre encore plus sympathique!

C’est une grande rétrospective que le MAM lui consacre.

le coussin

j’ai beaucoup aimé ses tableaux de jeunesse, entre 1922 et 1929, les coloris frais, la recherche poétique du détail aussi bien dans le sujet que dans la technique, grattage, épaississement, pochoir(?),

1926 Fata morgana

 

les avaleurs de sabre

Cirque, variété, music hall, ballet, pantomime, mélodrame, café-concert, fête populaire […]spectacle sans littérature et hors la littérature sont la véritable poésie fraîche électrique, le plus possible non naturaliste

Une autre série en couleurs violentes, en tableaux plus grands, aux limites de l’abstraction évoque des paysages, des aires géographiques, des paysages sous-marins

1931
1931 dans les mers du sud

Pendant cette même période, sur des carnets; elle fait des dessins érotiques, ces tableaux de coquillages sont-ils des visions érotique?

Toyen surréaliste

Dans les années 1933-1934, elle passe à des tableaux plus sombres avec des fonds gris, des dégoulinades et des zébrures noires. Les titres : Homme de glu, Dans le brouillard, spectre jaune, spectre rose introduisent un nouvel univers : celui du rêve, du somnambulisme

1935 la Femme magnétique

Toyen travaille sans harnais de sécurité au-dessus du toit de son profond somnambulisme, divaguant sans  un geste, ressentant sans cesse une malédiction au dessus de l’ivresse » 1938

 

Effroi

De 1924, son premier voyage à Paris à 1939 où les surréalistes tchèques entrent en clandestinité, les voyages, les échanges épistolaires, les expositions surréalistes sont fréquents. En 1932, Toyen expose avec Max Ernst, Tanguy, Dali et Giacometti.  En 1935, Breton vient à Prague avec Eluard. Dans une vitrine, des photos de Man Ray une vitrine on voit des lettres très affectueuses d’Eluard. Nombreuses sont les illustrations des livres des surréalistes, Soupault.

les spectres, objets fantômes, son rêve (1937) est cauchemardesque.

les voix dans la forêt

1939 –  1946 Cache-toi,  guerre.

Cache toi guerre

Ces cauchemars sont-ils prémonitoires des horreurs de la guerre?

Pendant les années de guerre Toyen produit des cycles « Tir » et « Cache toi guerre » 

Tir
1945 la Guerre ou l’épouvantail de campagne

Elle cache pendant la guerre Heisler qui est juif. C’est avec lui qu’elle prendra la route de l’exil à Paris, fuyant le totalitarisme stalinien. Breton lui organise une exposition à Paris.

Le Nouveau Monde Amoureux (1967 -1980)

1968 le Nouveau Monde amoureux.

Toute une série de grands tableaux très sombres avec des formes indéfinies, des verts inquiétants des violets ou des marrons sinistres ne réussissent pas à me séduire, c’est trop monotone à mon goût.

1964 Le rêve

En revanche, la présence d’animaux même inquiétants comme des fauves, des hiboux ou des chiens de garde me plaisent.

 

1960 Nouent et renouent

Pour finir, Nouent er renouent est mon préféré.

Akseli Gallen-Kallela – Mythes et Nature au coeur de la nature finlandaise – Jacquemart-André

EXPOSITION TEMPORAIRE jusqu’au 25 juillet 2022

 

Akseli Gallen-Kallela 1865-1931), après des années de formation en Finlande étudie à Paris de 1884 à 1888. 

L’exposition au Musée Jacquemart-André offre un panorama sur l’œuvre variée du peintre finlandais.

Portraits naturalistes comme cette souffrance muette

Souffrance muette

Gallen-Kallela a su construire et aménager un chalet comme studio d’artiste dans la forêt pour sa famille et pour travailler en pleine nature. Un vitrail montre qu’il a utilisé des techniques diverses dans les arts décoratifs comme un tapis ondulant.

Bouleaux

Etudes botaniques avec une finesse inégalée

 

Huile, aquarelle, dessin, il a aussi utilisé la gravure en illustrant le Kalavala

GRavure

Il a aussi collaboré aux décors des Expositions Universelles en 1889 et 1900 avec des fresques sur les thèmes du kalavala

Nuages et reflets des nuages….

Deux salles de l’exposition montrent le symbolisme sur des thèmes plus ésotériques mais ce n’est pas ce qui me plait le plus.

mais c’est l’évocation de la nature finlandaise, de l’eau, de la glace, des reflets et des nuages qu’il m’a vraiment bluffée.

Reflets et bandes de glace, géométrie d’une débâcle.

Un rendu parfait de l’eau .

Neige aussi

 

Et même une tonalité japonisante avec ce fond doré

paysage japonisant?

 

la Maison Fournaise, Chatou, Exposition Renoir – l’Île des Impressionnistes

PEINDRE SUR LES BORDS DE SEINE

Le Déjeuner des Canotiers à la Maison Fournaise – Auguste Renoir

La maison Fournaise était un établissement recevant les Impressionnistes venus se réunir entre amis, peindre sur le motif, canoter sur la Seine. Renoir, Monet, Caillebotte ont fréquenté cette ginguette. 

Chatou : la maison fournaise

Comment faire revivre cette maison d’artistes si cotés que des originaux sont trop onéreux?

Autrefois j’avais vu une exposition Ziem moins célèbre que les peintres cités ci-dessus, peintre orientaliste avec de beaux tableaux de Venise, exposé en 2008. 

Ziem

Actuellement le Musée Fournaise présente Auguste Renoir de manière : virtuelle. J’ai décliné les casques de réalité virtuelle (j’ai horreur de me sentir harnachée) mais j’ai regardé avec plaisir un diaporama qui présentait les œuvres de Renoir confrontées à des tableaux célèbres du Louvre que Renoir connaissait sûrement. 

A l’étage, Alphonse Fournaise, le fondateur de l’Hôtel-Guinguette nous accueille assis dans le canot aux extrémités pointues et raconte l’histoire de son auberge. Auguste Renoir, ou plutôt son hologramme nous fait une leçon de peinture, parle des expositions, de son marchand Durand-Ruel, de ses amis, il nous fait aussi visiter son atelier. Les tableaux sont projetés sur des écrans, commentés avec intelligence. Il y a même des tablettes avec une sorte de jeu des sept erreurs à propos du Déjeuner des canotiers ; le jeu permet d’observer finement le tableau . 

Visite intelligente. Bien sûr, le contact avec la peinture réelle est indispensable mais les écrans et commentaires sont intéressants et je ne regrette pas du tout le voyage (une heure d’embouteillages pour arriver et autant pour rentrer.

Comme il était midi, nous avons déjeuné au bord de l’eau au restaurant Les Rives de la Courtille au bord de l’eau : cadre merveilleux, joli décor mais carte un peu chère pour rien d’exceptionnel. 

promenade en bord de Seine

Après déjeuner j’ai voulu faire le tour de l‘île des Impressionnistes qui edst formé de deux îles réunies par une digue autrefois pour le mécanisme de la Machine de Marly destinée à pomper l’eau de la Seine pour alimenter les Grandes Eaux de Versailles. Cette île très longue n’est heureusement que peu construite à l’exception d’un grand centre de Recherche de EDF. Le parc des Impressionnistes – un espace vert soigné et des installations sportives (tennis, équitation), occupe l’extrémité de la petite île tandis que la grande île comporte un golf et encore de nombreuses friches vers Carrières-sur-Seine. La promenade est étonnante.

Sur la rive de l’autre côté du Bras de Marly, j’admire d’abord de très belles maisons, villas et presque des manoirs à Chatou et Rueil, puis les berges de Seine deviennent plus industrielles avec des montagnes de graviers, gravats, puis des énormes réservoirs de carburants. Je passe sous le viaduc de Carrières puis deux ponts ferroviaires. Les tours de Nanterre dépassent et au loin, se profilent celles de la Défense. C’est étonnant de se trouver dans un endroit si sauvage à proximité des tours!

 

 

Whistler (collection Frick) au Musée d’Orsay

Exposition temporaire jusqu’au 8 mai 2022

Venise : Le Cimetière

A al suite de la fermeture pour travaux du musée newyorkais, une partie de la collection Frick est exposée au Musée d’Orsay : 22 oeuvres, 4 peintures, 3 pastels, des eaux-fortes avec des œuvres des collections du Musée d’Orsay.

Canal vénitien

Né en 1834 dans le Massachussetts, Whistler étudia dès 1855 à Paris dans l’atelier de Gleyre ; il se lie à courbet, Fantin-Latour. En 1870, il s’installe à Londres qu’il quittera après le procès qui l’opposa à Ruskin. Ruiné il retourne à Paris, il voyage à Venise d’où il rapporte eaux fortes et pastels.

L’exposition montre également de grands portraits.

*Variations en violet et vert

Deux tableaux mettent l’accent sur les variations colorées, on devine une influence japonisante.

Symphonie en gris et vert

J’avais déjà vu les variations en violet et vert à Giverny à l’occasion de l’exposition des peintres américains.

Découverte de ce peintre au Petit Palais dans l’exposition des impressionnistes  à Londres.

Les dessins de Venise ont été une excellente surprise. C’est une exposition n’occupant qu’une seule salle, occasion d’admirer les autres richesses du Musée d’Orsay.

La Part de l’Ombre – sculpture du SO du Congo au Quai Branly

Exposition temporaire jusqu’au 10 avril 2022

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Dans cette exposition : masques et statues de bois.Les masques sont splendides.

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Bois et pailles, textiles aussi. Ils sont portés par les hommes même si la figure est féminine. Le plus souvent ils sortent à l’occasion d’initiation des jeunes hommes .

masque féminin portant un plateau de nourriture : masque mendiant
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On reconnait ici un homme blanc : un missionnaire

Certains statues font l’objet de cultes plus discrets, à l’occasion de l’élection d’un chef on voit aussi des statuettes présentées en couple. Souvent l’homme est un musicien, la femme présente une maternité

L’homme tambourine, la femme porte son enfant sur sa hanche et de l’eau sur la tête
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statue faîtière sur un toit

Certains statues sont des fétiches, investies d’un pouvoir magique parfois guérisseur, il existe aussi des objets anti-sorcellerie Njinda.

Encore un couple musicien/maternité
les piquants suggèrent un caractère agressif
Pourquoi le personnage est-il entravé?

En conclusion : une très belle exposition très intéressante aussi avec des données historiques

Signac collectionneur à Orsay

Exposition temporaire jusqu’au 13 février 2022

Portrait de Paul Signac dit aussi Paul Signac à la barre de son bateau Olympia

Signac est souvent exposé à Paris. Récemment le Musée Jacquemard-André proposait une rétrospective, à l’occasion des Expositions mettant à l’honneur Fénéon surtout celle de l’Orangerie, à la fondation Vuitton il y a quelques temps. J’ai donc un peu hésité pour Signac collectionneur mais je ne regrette pas ma visite. 

Portrait de Paul Signac par Maximilien Luce

Occasion de mieux connaître l’homme qui a été portraituré par les peintres, ses amis

Portrait de Paul Signac par Seurat

Paul Signac fut un organisateur d’expositions , fondateur du Salon des Artistes Indépendants et « militant de la cause néo-impressionniste » .

On voit donc des tableaux de Signac 

Signac : la bouée rouge. Arrivée à Saint Tropez à bord de son voilier
Signac : les Andelys, la Berge

On voit bien les petites touches des néo-impressionnistes qu’on connaît aussi chez Seurat qui fut lié à Signac

Seurat : Le Chahut

Mais Seurat collectionne aussi des peintres différents : plusieurs Cézanne, un petit Delacroix, un pommier en fleur de Monet, des Degas (nombreuses études de fesses), Pissaro

Pissaro : retour des paysans au marché

j’ai découvert les dessins de Charles Angrand : Une grange sous la neige et Le mouton rouspéteur pas du tout faciles à photographier mais que j’ai beaucoup appréciés. 

Une salle entière est dédiée à Cross aux couleurs somptueuses. 

Cross : la rivière Saint Clair

Je ne connaissais pas Maximilien Luce qui a des préoccupations plus prolétaires et qui peint aussi des hommes à leur toilettes, on a plutôt l’habitude d’y voir des femmes. 

maximilien Luce ; l’Echafaudage ou le Drapeau rouge

Autre inconnu (de moi) : Valtat

Valtat : roches rouges de l’Esterel

Et bien sûr,  Marquet, Valotton, Van Dongen, Maurice Denis.. .

 

Un éclat de soleil – Art des îles Féroé – maison du Danemark (Paris)

Exposition temporaire jusqu’au 13.03.2022 La la Maison du Danemark 142 av. des Champs Elysées Paris 8ème

Les Îles Féroé forment un archipel dans l’Atlantique au nord de l’Ecosse. A cette latitude, le soleil ne se montre pas pendant les mois d’hiver et la lumière a une importance privilégiée pour les Féroïens qui en sont privés. Cette exposition lui est dédiée. 

Zacharias Heinesen : Rayon de soleil

Ce rayon de soleil est mon tableau préféré! J’imagine le rayon illuminant le port alors que la mer est grise et noirs les bateaux.

Ingalvur av Reyni : Hvitanes près de Törshavn

Ingalvur av Reyni a vécu à Törshavn (la capitale) de 1920 à 2005. C’est le peintre le plus célèbre des Féroé

Ingalvur av Reyni : nuit d’été

Hansina Iversen a choisi des œuvres abstraites mais toujours aussi lumineuses

hansina Iversen

 

Un voyage où on imagine les côtes battues par les vagues, les tempêtes. Terres mouillées d’une pluie qui donne plus d’intensité aux verts de l’herbes. Maisons peintes de couleurs vives qui se détachent sur l’herbe ou les roches noires.

Peindre hors du Monde – moines et lettrés des dynasties Ming et Qing au Musée Cernuschi

Exposition temporaire jusqu’au 6 mars 2022

peinture chinoise du XVème au XVIIIème siècle : moines et lettrés des dynasties Ming et Qing

affiche

Petite chronologie :

Dynastie Ming (1368 -1644)

Dynastie Qing (1644-1911)

Cette peinture correspond à l’aspiration des lettrés à se retirer du monde, méditer et étudier dans les merveilleux paysages des montagnes du Centre de la Chine.  On découvre d’abord l’école de Wu avec les deux peintres majeurs : Shen Zhou (1427-1509) et Wen Zheng ming (1470 -1559)

le jeune Qian lisant

les peintures se présentent le plus souvent sous forme de panneaux verticaux, il y a aussi des rouleaux horizontaux permettant de faire des panoramas, ainsi que des albums de pages rectangulaires.

Souvent ces dessins illustrent des poèmes qui sont calligraphiés sur la feuille. Un cartel nous explique comment comprendre les documents avec la présentation sur papier ou soie, le sceau de l’artiste, les commentaires éventuels…

Le plus souvent l’artiste travaille à l’encre de Chine mais l’ensemble ne reste pas en noir et blanc. Il peut souligner le relief en coloriant en bleu les montagnes ou en vert. Dans le jeune Qian lisant, seul le personnage se détache avec ses vêtements en orange. 

Le visiteur est convié à une belle promenade dans les montagnes pittoresques. Avec un peu d’attention (les panneaux délicats sont présentés presque dans la pénombre), la visiteuse découvre un lac, une cascade, un pavillon ou plusieurs, des petits ponts. Il faut s’attarder pour trouver les minuscules personnages : un lettré qui médite, un promeneur qui part à la chasse aux champignons, le propriétaire qui surveille ses jardiniers soigner les joncs odorants. Sur le lac ou la rivière, les minuscules barques, des pêcheurs. Je porte aussi mon regard aux végétaux : pins tordus, arbres en fleurs, délicatesse et minutie pour dessiner chaque pin, chaque rocher. Et je pourrais rester longtemps devant le panneau mais il y en a tant!

Au cours des siècles, les techniques différent, les sources d’inspiration sont souvent les Monts Huong, mais pas toujours, certains peintres ont fabriqué de véritables carnets de route détaillant leur itinéraire de voyage.

Julie Manet à Marmottan

EXPOSITION TEMPORAIRE jusqu’au 20 mars 2022

Berthe Morisot : Julie et sa levrette Laërte

Julie Manet(1878 -1892) était la fille de Berthe Morisot (1841 – 1895) et d’Eugène Manet (1833 -1892) « enfant de l’impressionnisme » elle a servi de modèle à Berthe Morisot,

Berthe Morisot : Au Bord du Lac

 bien sûr, mais aussi à Renoir

Renoir : portrait de Julie Manet

A la mort de son père, Stéphane Mallarmé devient son tuteur

Gauguin : Mallarmé et le corbeau de Poe

Avec sa mère comme professeur, Julie peint,

Julie Manet : portrait de Paule Gobillard

« Mariage au Louvre » Julie s’exerce au Louvre à copier les Maîtres, elle y rencontre Ernest Rouart qui deviendra son mari

Rouart d’après Mantegna

Rouart fait également le portrait de Julie

Rouart : Julie peignant

La peinture en héritage : Julie Manet, entourée des maîtres de l’impressionnisme réunit une belle collection. On peut donc admirer de nombreux tableaux Corot, Monet, Degas, maurice Denis, Delacroix, Daumier …

Degas : Saint Valery-sur-Somme
C Monet : Bordighera
Daumier

Il ne faut surtout pas oublier de monter à l’étage où l’exposition se poursuit. Il y a également de belles icones, des enluminures, vitraux et de belles salle empires

E manet : Berthe Morisot