Ostuni

CARNER DES POUILLES


Ostuni n’est distante de Tenuta Deserto que de 11 km.La route d’Ostuni est très agréable à travers oliveraies et vergers d’amandiers. En chemin, nous faisons un crochet pour découvrir de jolis trulli cachés dans les oliviers. Cette campagne est très construite: maisons soignées avec une allée bornée de bornes et créneaux chaulés de blanc, jardins pimpants.

Ostuni est une ville blanche couronnant une colline. Les quartiers modernes  ne sont pas déplaisants : immeubles blancs peu élevés, commerces d’accès facile. C’est ici que nous ferons nos courses au lieu de nous perdre dans le dédale de San Vito dei Normanni pour ne rien acheter !

La circulation dans la vieille ville est impossible. Il ne faut pas s’y aventurer, même là où cela est permis : les rues très étroites se coupent à angle droit, un camion suffit pour bloquer le trafic.

Sur la colline,  la Cathédrale : façade dépouillée, elle rosace de pierre, joli porche sculpté, une frise en feston fins. Hélas, l’intérieur est baroque ! Faux marbres et rompe l’œil, baroque solennel et ennuyeux sans aucun délire ni  humour. Le baroque n’est acceptable que dans la démesure. Contenu, il est sans intérêt.

Le couvent baroque est plus intéressant : grillages bombés de la clôture, les bonnes sœurs avaient elles des robes à panier ? Une bonne sœur peinte prend son envol ! Les grilles peintes ressortent sur le décor blanc. Le musée installé dans le couvent présente des découvertes archéologiques locales : sépultures néolithiques reconstituées. Le commentaire extrêmement détaillé est accessible uniquement aux italiénisants et rebutant le touriste moyen, même de bonne volonté.

Une jolie placette fait face à la cathédrale. La gracieuse loggia du palazzo Vescovile l’enjambe en une arche de pierre blonde tranchant sur le blanc éblouissant. Tous les palazzi sont chaulés de blanc. La pierre sculptée se détache. Le vicolo castello nous conduit à une vaste terrasse d’où l’on voit la mer bleu foncée et le moutonnement des oliviers. Du Castello, il ne reste plus que des murailles blanchies . Les ruelles blanches nous inspirent beaucoup.

notre collection de portes

Comme à Rabat, nous faisons une collection de portes : porte rococo découverte au hasard dans une impasse, beaux portails 17ème se faisant face dans une ruelle. Il n’y a aucun recul pour cadrer la photo. La porte sera tronquée mais on aura  la jolie plante verte des voisins !Jeu des ombres bleutées des arches multiples sur la blancheur des rues, volumes compliqués des escaliers soulignés par une rangée de pots de fleurs contenant des géraniums ou du basilic. Ici un jasmin grimpe, là un citronnier ou un olivier en pot se détachent. Les volets verts  ou bleus donnent un air de Rabat ou de Cyclades. Pourtant la mer est distante d’une bonne dizaine de kilomètres. Nous ne nous lassons pas de faire des photos.

porte de collection!

Je dessine une ruelle où trois arches se superposent, deux escaliers se contrarient, un yucca darde ses pointes acérées qui se dédoublent avec les ombres. Sans parler des marches du pas des portes ! La ruelle est large d’un mètre cinquante. Aucun véhicule ne viendra me déranger. Je m’assieds par terre.

Le photographe l a donné nos photos à une autre cliente. Heureusement, c’est une voisine qui les rapportera une heure plus tard quand elle aura constaté la méprise. Cela ne nous était encore jamais arrivé !

Nous rentrons pour déjeuner au gîte au plus chaud de la journée – ciel gris, atmosphère humide. Si nous étions en France, il y aurait de l’orage

Plage, dunes et oiseaux à san Vito dei Normanni

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En face de San Vito dei Normanni, sur la dune, se trouve la réserve du WWF, refuge pour les oiseaux.

18h 30 – les gens remballent ombrelles et  sièges, mais la plage est encore bien occupée. Nous avions imaginé un site désert, des sentiers de randonnée, des oiseaux… Mais cela, c’est à Pâques. Fin Juillet, le moindre accès à la mer est fleuri de parasols et de serviettes colorées.

Pas de sentier côtier, c’est la dune. Nous marchons sur la plage, atteignons des rochers.  Une palette de bois, échouée sans doute d’un cargo du port de Brindisi tout proche, nous sert de siège.

Je marche à la limite de l’eau sur le sable. Sur la dune poussent de très belles fleurs blanches que je n’arrive pas à identifier : pétales plus découpés que les iris ou que des narcisses, longues feuilles en ruban. Des immortelles violettes, les mêmes qu’au Danemark ou qu’aux Canaries, ubiquistes. Nous sommes venues « pour les oiseaux », aucun ne se présente, pas même un goéland ou une hirondelle. Je croise de rares baigneurs qui ont choisi un endroit tranquille. Le soir tombe. Le ciel est rose. L’eau reflète des teintes rares, du rose saumon au jaune paille en passant par l’orange ou le gris argenté.

Au loin, de très gros bateaux partent et arrivent à Brindisi. Des rochers plats et piquants délimitent les petites criques. Je remets mes sandales. Le sentier passe par la dune jusqu’à la plage suivante où je me trempe les pieds avec délice. C’est la plus belle promenade des vacances.

Coucher du soleil :  ici, sur l’Adriatique, il se couche dans les collines, mais il teinte joliment la mer. Dernier bain de mer, la grosse boule rouge est barrée d’un banc de nuages.

 

Egnazia : spectacle de danse: Raffaele Paganini – Piazzola, Theodorakis

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Une masseria, comme un chateau

A 5heures, il est temps de partir à Egnazia pour visiter le site archéologique et pique-niquer avant le spectacle.

à 6h,  quittant la route côtière pour  un chemin de traverse, nous découvrons une masseria carrée, compacte, ornée de créneaux et de tourelles et de hautes cheminées carrées ressemblant à un château fort, orange dans la lumière du soleil déclinant. Derrière l’énorme portail fermé par des grilles, un chien dissuasif, on ne s’arrêtera pas !

Les oliviers sont énormes, centenaires, torturés, tortueux. Il semble qu’une main de géant les a empoignés et tordus. Certains troncs  sont formés de plusieurs rejets comme des cordes tressées. D’autres sont creux, un vide sépare leurs racines comme deux jambes d’un monstrueux bipède. Têtards, troncs boursouflés, feuillage rare, hirsutes. D’autres croulent sous leur ramure déjà lourde de leur promesse de récolte.

Je m’installe sur une murette pour dessiner tout près d’une ferme abandonnée aux longs murs bas dont le crépi blanc s’efface.

olivier centenaire

Deux blocs nous font un banc pour le melon au jambon du dîner. Pique-nique parfait !

Nous y arrivons au site et musée d’Egnazia,  au coucher du soleil – somptueux, belles photos. Il  reste une heure pour découvrir la ville romaine sur la Via Trajana, ses rues son forum, l’amphithéâtre, les basiliques chrétiennes…

Déception ! Pas de théâtre antique ! Pas de vieux gradins de pierre ! Un podium de poutres métalliques, planches et toile installé au milieu d’une pelouse et des chaises en plastique, aucun rapport avec le spectacle Theodorakis vu à Césarée il y a si longtemps !

A 9heures, l’assistance n’est pas installée. Des élégantes en robes brillantes emperlousées aux savants brushings, sont debout dans l’allée centrale. On s’embrasse, on se congratule. Sur le podium les électriciens règlent les projos. A 9h3O, nous commençons à nous impatienter.


 

Pas d’orchestre, de la musique enregistrée. C’est un spectacle de danse. Danse moderne assez convenue. Pas d’audace chorégraphique. Une bonne technique, le spectacle est au point. La première partie présente des tangos sur une musique d’Astor Piazzola .

La deuxième est une espèce de pièce dansée autour du personnage de Zorba interprété par le danseur étoile Raffaele Paganini. Zorba va se marier, les jeunes filles brodent le voile de la fiancée qui s’élance à la poursuite de son amoureux. C’est très niais. Ensuite : scènes de danses masculines, seules référence à Zorba, puis des femmes en costume oriental. Un peu de couleur, cela s’améliore. Fin à 11heures et retour par l’autoroute  Bari Brindisi en passant par Ostuni. Nous sommes un peu déçues

Baignade à Torre Guaraco et courses à Ostuni

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loggia delpalazzo vescovile

Je me réjouis de retourner à la Réserve de Torre Guaraco.

En passant à San Vito dei Normanni, nous observons une curieuse scène : l’inauguration d’une boucherie avec la bénédiction de la boutique par un curé en étole.

J’imaginais que le matin, nous retrouverions le calme de l’autre soir. Malheureusement, le parking est bondé, la plage couverte de parasols.. L’eau est très transparente, un peu agitée mais pas trop. C’est l’occasion d’une belle baignade au dessus de petits rochers plats velus d’algues que broutent les poissons. Sans parasol, impossible de rester hors de l’eau.

Ostuni :

Ostuni est notre métropole, nous y avons nos habitudes, nos places de parkings, ma marchande de journaux qui vend le Monde, notre supermarché. Nous y retournons donner les pellicules à développer chez le photographe et acheter des cadeaux pour toutes celles qui prennent soin de nos plantes…

les petites rues d'Ostuni

Nous gravissons avec plaisir la rue qui monte à la Cathédrale, bordée de magasins de souvenirs où je trouve un paréo. Nous rapporterons  des pâtes multicolores, et des objets en verre peint. En attendant que les photos soient prêtes, je commande un granité au café sur la plus jolie terrasse face à la Cathédrale sous  l’arche Renaissance du palais Vescovile.  L’appareil ne fonctionne pas on m’apporte un café frappé mousseux dans une coupe.

Encore un après midi tranquille au bord de la piscine.

Farinelli Re e Imperatore à Martina Franca

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affiche Festival

Pour le spectacle à Martina Franca, je décide de m’habiller : l’ensemble blanc très léger venant de Cuba est tout à fait adapté à la circonstance, le paréo pourra servir d’étole en cas de fraîcheur.

 

Le spectacle n’a pas lieu dans la cour du Palais Ducal comme nous le pensions mais dans le Cloître de l’église S. Domenico. Il nous faut traverser toute l’enfilade des places : la moderne grande et rectangulaire bordée de cafés et de boutiques chics, passer sous l’arc de triomphe, puis la triangulaire avec son bassin devant le Palais Ducal? enfin la place du Plébiscite et la basilique San Martino et la plus belle bordée d’arcades en hémicycle avant de trouver l’église dans les petites rues. La vieille ville est éclairée. Toute une foule se presse. A près de 9 heures du soir les boutiques sont encore ouvertes. La petite ville endormie le matin est débordante d’activité. Les gens sont habillés pour sortir, cafés et restaurants sont pleins. Il semble que toute la ville soit en fête.

 

Le cloître est très simple chaulé de blanc entouré de grosses colonnes au fût rond ou carré. Un piano à queue, des chaises alignées.

Farinelli Re e Imperatore est  un récital : des pièces commençant à Monteverdi (Couronnement de Poppée), Vivaldi, Mozart, Meyerbeer et Rossini . Les interprètes portent en costume sombre : deux hommes : un contre-tenor binoclard et un sopraniste jeune a l’air très timide, une femme mezzo-soprano également vêtue d’un costume d’homme. Au premier morceau du sopraniste, on est un  peu mal à l’aise, le chanteur déraille un peu. Je pense à une performance sportive plutôt qu’au plaisir du chant. A mesure que la soirée avance, je m’habitue cette voix inhabituelle, l’artiste prend confiance et je me laisse séduire. La soirée passe très vite, variété des morceaux, beauté du cloître. Le bis est une surprise : Massimo, le sopraniste, est caché sous une arcade du cloître. Ensuite le contre-ténor chante « j’ai perdu mon Eurydice » tout le monde est debout.

piazza Maria Immacolata

Je quitte à regret le cloître. Dans la rue, il y a toujours autant de monde, la plupart des magasins sont fermés mais restaurants et cafés sont pleins.

Sur les marches de la Basilique San  Martino, des jeunes sont assis. Nous entrons. Les illuminations sont surprenantes : la lumière semble tomber des fausses fenêtres. Au dessus de l’autel, la statue d’un évêque (Saint Martin ?) est illuminée toute seule, c’est assez kitch. Finalement cet intérieur clair est très beau  . Nous nous joignons à la passeggiatta, peu pressées de rentrer. Il fait si bon dehors. On revit après la chaleur de la journée. Dans toute la ville des groupes se tiennent, assis ou debout : des jeunes, des femmes qui tricotent, des vieux…Le thermomètre d’une pharmacie marque 30°C .

Masserie des environs,

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Ostuni

 

 

 

 

 

Vendredi, veille de voyage,  jour des révisions:profiter de la Masseria et de ses environs, paresser au bord de la piscine.

Un joli opuscule présente les masserie des alentours. Pourquoi ne pas y faire un tour, visiter un frantoio ?

San Michele , à deux kilomètres, notre route l’effleure avec des halls d’exposition de voitures et de véhicules divers,  mais nous n’avons pas eu l’occasion de voir le centre du village. Quadrillage de rues à angle droit, maisons basses, peu de commerces, une place vide, une église quelconque. Par les journées chaudes, on déroule un store à lames devant chaque ouverture pour aérer sans que la lumière ne pénètre. Le village ainsi obscurci, semble plongé dans la torpeur.

D’Ostuni en direction de Cisterno, suivant la « Route de l’Huile », nous devrions découvrir des masserie intéressantes surtout Carestia . Jusqu’au sanctuaire de San Oronzo – encore lui ! – sur sa colonne, il prêchait sur la place de Lecce, il a également sa flèche à Ostuni en remerciement  de sa protection contre la peste de 1657 – donc jusqu’au sanctuaire, tout va bien. La route grimpe sur l’arête des collines, en balcon dominant la plaine côtière cultivée d’oliviers, traversant un maquis. Ce n’est pas là que nous trouverons les belles masserie. Puis, la route tourne, encadrée par deux murettes dans une campagne quadrillée de murs de pierres sèches parsemées de trulli dans les jardins et parmi les amandiers et les figuiers. La terre est rouge. L’ensemble des couleurs est charmant. Nous arrivons dans les faubourgs de Cisterno, nous retrouvons les panneaux balisant la  « Route de l’Huile » qui nous mènent dans la cour d’une exploitation moderne avec des hangars métalliques et des murets cimentés.

De retour vers Ostuni sur la route principale nous nous détourons pour découvrir des contrade, petits hameaux cachés par les oliviers touffus. Cette campagne est beaucoup plus habitée qu’il n’y paraît. Partout des panneaux « vendesi », toute la campagne est à vendre. Exode rural ? ou afflux des touristes ?

On s’entête, tout un grand tour sans même voir une seule masseria !  Nous reprenons le circuit à Ostuni jusqu’à San Oronzo. Tout de suite à droite, un bâtiment coiffé d’évêques et de saints émerge de la végétation. Pas un panneau ! Le chemin est caché. A côté de la  Masseria, une usine de conserves alimentaires. Deux employés, coiffe blanche sur la tête font une pause. Je les interroge : « pas de visite ». Devant le porche .Deux chiens sont couchés. Nous ne verrons pas les arcades ni la cour paysagée, ni la loggia décrites dans la brochure.

Retour à Ostuni chez le photographe, « ma » marchande de journaux n’a pas reçu le Monde.

un manoir romantique

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L'escalier monumental de la masseria

 

Notre séjour se termine en douceur. La masseria et ses châtelains me semblent très romanesques. Quand je les interroge sur l’histoire de leur demeure,  S me suggère d’aller voir la « colonne » –  une stèle placée à l’entrée de l’allée monumentale, encadrée par deux murettes, entre deux prés .

 

L’inscription relate l’histoire d’Alicia Higgins née en Irlande,  arrivée à Naples en 1802 à l’âge de 21ans pour épouser Vicento Minutolo San Valentino qui mourut à 35 ans la laissant veuve avec ses deux fils. Elle serait tombée dans l’indigence si la propriété n’ avait pas fourni ses fruits. Cette aïeule irlandaise confirme l’impression diffuse que j’ai depuis notre arrivée d’un « air anglais » au manoir XIXème avec ses gravures de chevaux, le club-house, les purs-sangs…

R énumère les générations des ancêtres de S comme il nous avait récité l’autre soir la succession des rois d’Italie. Je n’ai retenu que le nom de Fernando que j’ai lu sur la plaque appliquée sur la chapelle.

la chapelle

Le samedi de notre arrivée, la chapelle était ouverte, une nappe brodée sur l’autel, les bougies allumées. Aujourd’hui elle y a passé un  long moment. Mystérieuse chapelle : pour le décor, le souvenir ou la dévotion de S ?

R manifeste des opinions contestatrices envers le pape qui « marche à contresens de l’histoire », à ce propos S le coupe « il ne faut pas l’écouter, il fait de la provocation »

Le dernier matin, nous nous  visitons les autres gites – en nettoyage – luxueux très vastes – beaucoup trop grands pour nous. Nous étions très bien au Rosemarino. Les préparations des repas dans la grande cuisine du château ont été l’occasion de mieux connaître les maîtres de maison.

 

Dans une remise nous découvrons toutes sortes de chariots hippomobiles, charrettes, sulkies, calèches, celle en osier tressé et vernis est très belle.

façade

R arrive sur une antique moto rouge pleine de chromes. J’essaie de lui faire raconter encore une fois la maison. Notre bâtiment était le logement des fermiers. que nous connaissons:  vieux monsieur qui vient allumer la lumière et la dame qui fait le ménage le samedi. Les autres maisons sont de construction ancienne, sans autre précision.

club-house

Je l’interroge également sur la « fontaine » de pierre finement sculptée sur laquelle il a installé son bureau au fond du club-house. C’est le pressoir à vin. En dessous se trouve une cuve carrée entourée de marches de pierre où l’on foulait aux pieds le raisin, le jus s’écoulait par un trou qu’il me montre. Le « club-house » était le cellier rempli de tonneaux. Encore récemment, ils avaient des vignes et faisaient du vin. Les pièces de réception devaient se trouver à l’étage, là où mène l’escalier de pierre.

La maison garde encore beaucoup de mystères.

Dominique FERNANDEZ : La Course à l’abîme

Biographie du Caravage.

1600. Milan, Rome, Naples, La Valette, la Sicile …Rivalités entre les clans français et espagnols dans les États du Pape. Leçon d’histoire et de géographie, mais pas seulement.

Surtout une leçon magistrale d’histoire de l’art et de lecture d’un tableau. Le Caravage est un peintre que je ne connaissais que de nom. C’est donc une découverte. Découverte d’autant plus importante que la peinture du 17ème siècle me laissait indifférente.Description des tableaux:  importance des symboles dans la peinture religieuse. Genèse d’un tableau, le peintre y place son imaginaire, ses amours, sa vision des personnages qui l’entourent. Les prêtres y lisent tout autre chose. Exégèse biblique des détails. Symbolique des fruits, ceux qui indiquent le péché m’ont surprise : les cerises analogues des couilles, des fraises au contraire image positive de la vigne raisins noirs et raisins blancs. Analogie du Christ et de Dionysos …

Explication sur l’éclairage, le clair obscur : typique du Caravage mais aussi commande en fonction de l’emplacement prévu du tableau dans l’église. L’auteur montre comment dès cette époque l’artiste sert de faire valoir à ses mécènes et joue un rôle politique de premier plan.

C’est aussi un roman d’amour, amours homosexuelles curieusement tolérées dans la société des cardinaux et des princes d’Eglise et en même temps flétries par l’Inquisition. Le peintre marqué d’un chardon tatoué dans sa peau par l’Inquisition est poursuivi pour meurtre à Rome. Il  provoque la vindicte du Grand Maître de l’Ordre de Malte en lui ravissant son favori. Malgré une certaine tolérance, le peintre provoque la tragédie et la met en scène. Analogie avec son personnage de Pasolini dans son roman que j’ai beaucoup aimé.

 

Dominique FERNANDEZ : Porporino ou les mystères de Naples

La première partie retrace l’enfance calabraise du castrat. Les détails de la vie quotidienne des pauvres paysans du sud m’ont captivée.

Dans la partie napolitaine, j’ ai retrouvé le décor  visité quelques semaines auparavant. Rencontre avec un Mozart inattendu… théories baroques sur la valeur intrinsèque de l’interprétation des castrats . Rencontre avec un prince de Sansevero étonnant !

Encore une fois, Fernandez nous prend par la main dans les visites de l’Italie. C’est à lui que je dois le rendez vous attendu avec le Caravage à Naples

 

Carnet napolitain : infos pratiques, carte

Juillet 2005 : 8 jours à Naples, une nuit à l’hôtel delle Nazione , une semaine location d’un appartement place Cavour, 3 semaines dans les Pouilles, puis retour à Naples. nous avons chois le Novotel de Caserta à cause de la voiture et de la proximité de l’aéroport

la Campania Artecard a été très pratique aussi bien pour les transports en commun que pour les entrées ans les sites. Attention! une seule entrée, il faut payer si on veut faire une seconde visite Attention au mercredi fermé.