Centenaire de Rodin au Grand Palais

EXPOSITION TEMPORAIRE jusqu’au 31/07/2017

Les bourgeois de Calais

Au moins deux Musées exposent Rodin à proximité : Le Musée Rodin tout proche et son atelier à Meudon. Pourtant la foule afflue à cette exposition du centenaire. Pourquoi faire la queue si on est parisien?

D’abord les salles du Grand Palais sont vastes et bien éclairées et les statues sont vraiment mises en valeur, ensuite parce qu’elles dialoguent avec des oeuvres d’autres artistes.

Rodin par Camille Claudel

Avec le buste de Rodin par Camille Claudel nous faisons  connaissance avec le Maitre

Sitzender Jüngling Lehmbruck

Dès la première salle nous retrouvons les oeuvres célébrissimes : les bourgeois de Calais et le Penseur (version XXL). Ce dernier est accompagné d’un Sitzender Jügling de Lehmbruck songeur et lisse qui curieusement a figuré dans une exposition du Musée d’Orsay intitulée Oublier Rodin ainsi que d’un grand homme de bois peint en bleu avec zero écrit sur son képi blanc de Baselitz (2009) Volkding zero

Rodin et Baselitz

Cette confrontation est un des thèmes de la scénographie.

la salle s’intitule : RODIN EXPRESSIONNISTE

Puis suivent une série d’oeuvre de plus petite taille, souvent des études pour son autre chef d’oeuvre : Les Portes de L’Enfer mais qui sont aussi destinées à être exposées indépendamment de la commande officielle. En effet, Rodin cherche aussi à rencontrer le succès dans une exposition commune avec Monet RODIN A LA CONQUÊTE DU PUBLIC a-t-on intitulé la salle.

Le Baiser

Le Baiser occupe le centre de la salle : Comment le prendre en photo, sous quel angle, privilégier le corps lisse et tendre de la femme ou au contraire celui musculeux de son compagnon, chercher les visages? je tourne autour de la statue avec l’envie de caresser le marbre (cela ne se fait pas bien sûr)

Illusion, soeur d’Icare a ausi retenu mon attention, chute ailée d’un ange ou d’une femme, ou d’une idée, l’illusion. Le corps poli de la femme contraste avec la texture des plumes, illusion de plumes dans le marbre.

Encore une confrontation avec Zadkine Torse de la ville dont les bras levés sont à rapprocher de l’enfant prodige. Bourdelle : Guerre ou 3 têtes.

Une série d’étude de vieilles femmes illustre la citation « De l’art est beau ce qui a du caractère », en effet, ces femmes s’éloignent des canons de la beauté classique; la plus frappante n’est pas de Rodin mais de Camille Claudel c’est Clotho – la parque –  décharnée et enroulée dans des haillons ou des cheveux.

 

 

Une salle est consacrée aux dessins noirs de Rodin : très petits formats de gouache, encre et graphite confrontés à des dessins de Baselitz, Alberto Giacometti, Picasso  et tant d’autres.

En conclusion à cette première partie de l’exposition : les Portes de l’Enfer où l’on retrouve nombre de personnages et de compositions comme Le Penseur, les Trois Ombres, les damnés .

l’homme qui marche

En haut de l’escalier, en majesté sur sa colonne L’Homme qui marche se reflète dans la vitre et se détache en contre-jour sur le le ciel et blanc sur les ailes sombres d’une figue ailée à l’extérieur. j’aurais aimé capturer la statue et son double, mais avec mes petits appareils-photos le résultat est décevant.

Balzac dans sa robe de chambre préside sur le palier.

La suite de l’exposition présente Rodin comme un expérimentateur : accumulant les épreuves de plâtre; ou dessinateur. Pour l’Exposition de Prague de 1902 il présenta des aquarelles très épurées, lavis délavés avec très peu de couleur, le plus souvent beige ou brun avec parfois une tache de rouge ou d’orange, elles sont en compagnie des plus grands, Klimt, Egon Schiele, Matisse et Maratka (un tchèque que je ne connaissais pas). Expérimenter avec le plâtre, avec le dessin mais aussi avec la photographie : Rodin n’hésitait pas à retoucher les clichés de ses sculptures et de les exposer. Pour lui donner la réplique, c’est Annette Messager qui a été choisie

une des versions de la femme nue sur un rocher

. Autre expérimentation de Rodin : l’agrandissement des figures crées antérieurement mais aussi l’amputation. Il ôte la tête, les bras, L‘Eve mangeant la pomme, devient l’aube sans tête ni pied. il multiplie les versions d’une même oeuvre, passe du plâtre, au bronze, puis au marbre aidé par un fondeur pour le bronze, mais aussi d’un « praticien » pour le marbre.

L’homme qui marche : Rodin et Giacometti

Pour finir une dernière salle présente ls oeuvres des sculpteurs s’inspirant de Rodin : L’Homme qui marche a été traité par Giacometti, mais aussi par Lüpertz, Houseago . Des torses se réclament de l’influence de Rodin, Germaine Richier, Cesar et Henry Moore et pourquoi pas le Baiser de Brancusi?

Homme qui marche Lüpertz

Exposition très riche, encore une fois, je fatigue vers la fin et c’est bien dommage parce c’est ce qui est nouveau.

Flanagan : je ne vois pas trop le rapport entre les lapins et les figures de Rodin

 

Jardins au Grand Palais

EXPOSITION TEMPORAIRE jusqu’au 24 juillet 2017 au Grand Palais

Avec le printemps, il m’est venu l’envie de flâner dans ces jardins…. de l’Antiquité à nos jours

Giuseppe Penone 1984 Verde con camicia

Exposition éclectique, présentant aussi bien des oeuvres anciennes que contemporaines. Peinture ou photographies, collages et herbiers….

matisse acanthes (papier découpé)

Dessin de Dürer au contemporain Patrick Neu, en passant par Redouté

Iris de Patrick Neu

ou d’herbier, en passant par celui de Jean Jacques Rousseau et ceux du Muséum d’Histoire Naturelle

Il y a aussi des fruits et plantes exotiques entières en cire qui n’auraient pas pu se conserver pendant un long voyage dans l’alcool, trop épais pour être mis en herbier.

Végétaux mais aussi jardins, merveilleux tableauxx représentant Marly ou Saint Cloud

parc et bassins de Marly

Et puis les grand maîtres, Cézanne, Klee, Bonnard, Caillebotte, Berthe Morizot, Picasso …

Klimt
Caillebotte

Au-Delà des Etoiles, Le paysage Mystique de Monet à Kandinsky à Orsay

EXPOSITION TEMPORAIRE PARIS

du 14 mars au 25 juin 2017

L’affiche avec Le Semeur de Van Gogh, seule m’aurait fait traverser Paris. Le Semeur est il une peinture mystique? Semeur de vérité, le soleil lui fait comme une auréole. Un autre Van Gogh : La nuit étoilée sur le Rhône est une autre star de l’exposition.

 Pour le plaisir, j’ai donc mis en avant ces deux tableaux que j’adore.  Que de stars dans cette exposition! Que de vedettes qui valent à elles seules le déplacement. Monet et  Gauguin sont à leur place à Orsay, les Nabis aussi. Cette exposition organisée en collaboration avec les canadiens de Toronto nous fait découvrir des horizons américains ou nordiques qui m’étais inconnus. La Croix de O’Keefe s’inscrit dans ce parcours mystique étoilé.

 

En conclusion de l’Exposition toute une salle Cosmos nous emporte dans le vide étoilé avec entre autres Wenzel Hablik

Wensen Habllik

Vous pourriez penser que cette exposition est bien nocturne! pas du tout

Monet : meule

la première partie intitulée Contemplation joue avec les variations de la lumière du soleil avec trois séries de Monet : Meules, Peupliers et Cathédrales et Nymphéas où le sujet disparaît devant la couleur. La spiritualité – puisque c’est le sujet de l’exposition – n’apparaît pas d’évidence, plutôt la contemplation. Jolie découverte que ces îles d’or de Cross !

Cross : les îles d’or

Merveilleux jardin de Klimt et panneau décoratif dans les teintes dorées, oranges, d’Odilon Redon

Klimt : rosiers sous les arbres.

la spiritualité et la transcendance sont plus assumées chez Kandinsky et Mondrian

Le Bois sacré et Le Divin dans la Nature

Gauguin : la vision après le Sermon : lutte de Jacob avec l’Ange

Ces salles rassemblent les nabis et l‘école de Pont-Aven. La religion est un aspect central de cette peinture. En plus des Gauguin, Maurice Denis  et Emile Bernard

Maurice Denis

J’ai beaucoup aimé un grand tableau de Jan Verkade ( artiste que je découvre ici), les arbres forment dans les deux tableaux comme des piliers entre la terre et le ciel. 

Verkade – paysage décoratif

Autre découverte que Mogens Ballin.

Une école italienne de Divisionnistes est aussi intéressante. La conclusion de ce sujet religieux est peut être apportée par Munch avec la Danse sur le Rivage qui m’est apparue plus païenne. 

Quittons le Bois sacré pour l’Idée du Nord 

Je pars en terres inconnues, canadiennes et scandinaves, remarque Carr et Hartley, Varley et Harris. Le tableau spectaculaire de Jens Ferdinand Willumsen me fait un peu penser à Hodler dans le traitement des reliefs . C’est un très grand tableau (interdit à la photo sur place je n’ai trouvé que ce timbre poste sur Internet)

Varley se trouve dans une autre section Paysages dévastés

Dans la salle des paysages dévasté je remarque un très beau Egon Schiele

Egon Schiele paysage aux corbeaux (1911)

Je rajouterai bien le Chagall Au dessus de Vitebsk

Vaux de Cernay et château de la Madeleine

VALLÉE DE CHEVREUSE

Entrée mystérieuse….

Par un vendredi matin brumeux et encore bien hivernal nous sommes parvenues à Cernay-la-Ville et avons suivi  la D24 pour rejoindre le départ de la Balade Les Moulins des Vaux de Cernay. Partant de l’Abbaye des Vaux de Cernay, le sentier suit le ruisseau jusqu’aux moulins (ou leurs traces). J’ai imprimé le descriptif de la randonnée. Le départ est sur le petit parking à l’arrière du mur enfermant l‘Abbaye.

Abbaye des Vaux de Cernay

Même par temps gris (surtout avec la brume) l’entrée  sous un porche moussu est très mystérieuse, on se croirait en Irlande ou en Ecosse. Une chaussée grise pavée descend entre de vieux murs de meulières avec une poivrière au dôme arrondi et aux maisons basses avec des chiens assis sortant du toit. C’est l’Hôtel des Haras

Je passe une poterne et arrive dans un parc occupé par un vaste étang, de très beaux arbres et des constructions dispersées. Plus loin, une sorte de château de meulière, des dépendances : l’Hôtellerie.

L’abbaye fondée par les moines en 1118 puis construite en pierre en 1145 et rattachée à l’ordre de Cîteaux. On raconte que Saint Louis conçu un héritier après avoir bu l’eau de la fontaine miraculeuse. On construisit à la Renaissance un palais abbatial dont il ne reste que peu de vestige. Il restait encore une douzaine de moines à la Révolution. En1816une charge explosive posée dans le chœur de l’abbatiale la détruisit afin de partager les pierres de construction entre les différents acquéreurs.

Plus tard Charlotte de Rothschild acheta et restaura l’abbaye sous la direction de Hénard. Elève de Chopin, érudite, elle était entourée de peintres et de musiciens célèbres. Bizet et Saint Saëns y firent jouer leurs oeuvres.

Depuis 1988, le domaine devient un hôtel du groupe « Les Hôtes Particuliers ». un restaurant propose :même un brunch le dimanche pour 49€.

Le week end l’entrée est payante mais en ce vendredi hivernal, nous sommes très bien accueillies. On nous propose de visiter deux « petits » salons, que je qualifierait plutôt de très vastes.Un feu de bois brûle doucement dans la grande cheminée (4 grosses bûches de chêne sont disposes en carré) . Nous aurions pu nous asseoir pur boire un verre ou un café.

Le parc de 65 hectares est en visite libre la semaine. Le dimanche il y a une visite guidée avec une conférencière (12€ ou 20€ avec une boisson et une pâtisserie).

L’ancien cloître est occupé par les tables de la terrasse.Une belle rosace subsiste dans les ruines de l’abbatiale avec un escalier romantique. La salle des moines est très restaurée; Des panneaux détaillent les ordres monastiques. Autour d’une fontaine « miraculeuse » les bassins ronds sont mis en valeur par de la bruyère très colorée. Il y a aussi un Jardin des simples.

Je décide de faire le tour de l’étang en partant derrière la Gloriette Rothschild, qui ressemble à un pavillon chinois. Après un vieux pont le chemin des Moines va  au bout de l’étang où le ruisseau se perd en nombreux bras sous un bois humide. Un peu plus haut   une petite chapelle du XVIIème est perchée.

Après le pique-nique dans la voiture je renonce à la promenade des moulins, le chemin des moines était déjà bien trempé, je n’ose penser au sentier le long du rû.

Château de la Madeleine

Passant par Cernay-la ville, nous arrivons à Chevreuse qui est une petite ville plutôt qu’un village. Le château médiéval domine la ville sur les hauteurs.  Construit au 11ème siècle par Guy de Montlhery de Chevreuse, il était alors protégé par une palissade en bis. L’aula, la basse-cour et la haute-cour furent ajoutées au 12ème siècle, puis au 14ème siècle Pierre de chevreuse entreprit la reconstruction de l’enceinte nord avec ses trois tours.

La Maison du Parc Naturel Régional de la Vallée de Chevreuse est logée dans l’enceinte du château. Nous y avons trouvé de nombreux dépliants et explications pour d’autres randonnées et visites. Attention en semaine, elle n’ouvre qu’à 14 heures!

De Cergy à Pontoise avec le Voyage Métropolitain

VOYAGE METROPOLITAN

Cergy-Saint Christophe : l’Horloge

Une centaine de voyageurs emerge  à Cergy le Haut au terminus de la ligne du RER A, dont une bonne dizaine d’habitants de Cergy désireux de nous faire partager leur expérience…

Ce qui reste de Mirapolis

Notre premier étape sera Mirapolis ou ce qu’il reste du parc d’attraction qui n’a fonctionné que 4 ans (1987-1991) détrôné par Disney, mais dont la tête du Gargantua est restée encore sur place après la fermeture du parc. Quelques éléphants décorent encore les grilles de la friche.La nature retrouve ses droits et la végétation conquièrent l’espace bétonné.

Les voies rapides, l’autoroute A15 et les lignes à haute tension encerclent la ville nouvelle de Cergy aussi bien que les remparts des villes médiévales. Une zone labourée par les pneus de gros engins et des plaques de plastique concassées témoignent d’un camp nomade détruit. Au delà : la campagne du Vexin. Les agriculteurs ont fait de la résistance pour que la ville nouvelle ne s’étende plus, un peu plus loin commence le Parc Régional du Vexin. 

Nous retournons vers Cergy par des quartiers construits mais aérés de larges routes plantées et même d’une belle coulée verte qu’on n’empruntera pas à mon grand regret. On passe devant la mosquée qui a un vrai minaret (pas comme à Créteil où un pignon symbolique le remplace). Les rues ont des noms d’oiseaux aquatiques, hérons ou chevalier-gambette. On a fait des efforts pour varier les constructions et éviter les barres et tours. Certaines résidences d’apparence assez modeste sont enfermées par des grilles qui barrent des allées avec digicodes- pas très convivial cet aspect sécuritaire!la promenade sous le soleil nus emmène à la gare de Saint Christophe (RER A)  qui porte l’horloge emblématique (1985) .

Cergy le marché et le beffroi

En face, le marché occupe la rue qui passe sous le beffroi de briques aux curieuses avancées , dans l’axe la tour  de Karavan. Marché de fringues exclusivement dans cette rue amis avec une densité et une coloration africaine. Si mon porte-monnaie n’avait pas été dans mon sac à dos je me serais laissé tenter par un foulard à 2€, pas par les soutien-gorge fluos ni par les guêpières criardes rouge , il y a même d’authentiques robes africaines en wax multicolores. Une dame portant chapeau est tellement élégante que je lui demande la permission de tirer son portrait, « volontiers mais pas sur Internet! » accepte-t-elle.

Souk à Versaille? Dakar cheze bofill?

Sans transition nous arrivons de Dakar à Versailles – ou plutôt sur la place monumentale de Bofill – demi-cercle de bâtiments blancs avec frontons néoclassiques et colonnes – moins spectaculaires que les Palais d’Abraxas de Noisy-le-Grand mais aussi voué au logement. Ce qui frappe, après l’animation du marché, c’est le vide de la place. La pelouse très verte, interdite. Pas d’enfants pour jouer ni d’adolescents pour tenir les murs. Le vide. les seuls êtres animés sont les voyageurs métropolitains qui se sont donné rendez-vous après 20 minutes de flânerie (et d’achats) dans le marché.

Bofill et Karavan

La colonne de Karavan  se reflète fractionnée dans les miroirs des fenêtres, penchée de 1.5° rappelant la Tour de Pise(ce n’est pas spectaculaire) . Cette Tour-Belvédère est la première station de l‘Axe Majeur qui en comporte 12 et qui a été construit en plus de 30 ans. Nous parcourons l’axe en passant par  le verger des Impressionnistes ou 295 pommiers en espaliers rappellent les tableaux de Camille Pissaro. Nous traversons l’Esplanade de terre battue, vide et immense pour parvenir aux 12 colonnes cylindriques. La vue  sur la Défense, le Mont Valérien, et la forêt de Montmorency forme un panorama magnifique. Le Jardin des Droits de l’Homme dédié à Mendès-France fut inauguré par le Président Mitterrand. en 1990. Il domine le bassin, une passerelle surmontée d’arceaux carrés rouges continue l’axe majeur. L’île et la pyramide sont aussi des stations de l’Axe majeur. Le rayon Laser est émis de la tour.

L’Axe Majeur : l’étang, la pyramide et la passerelle

Nous pique-niquons sur la plateforme ronde de l‘Amphithéâtre. Le triporteur de Saveurs des quartiers apporte les desserts et le café. Le soleil brille, la journée est printanière. Les péniches croisent sur l’Oise.

les douze colonnes et la vue sur la Deféense

Nous traversons les prairies herbues qui longent l’étang rond et arrivons presque à la base nautique. Un pont traverse la rivière. on aborde le quartier du Port  Cergy qui est une marina touristique actuellement arrivée  saturation, un agrandissement est planifié. Terrasses de restaurants sur les quais sous le soleil, on se croirait en bord de mer. Les facades sont avenantes colorées de pastel, fausse Normandie….air de vacances.

L’Oise : Port- Cergy

 

Changement d »ambiance :  un authentique village avec une église ancienne Saint Christophe(1130-1140).  Le porche Renaissance est tout à fait étonnant, il s’ouvre sur la cour : l’extension Renaissance a été interrompue pendant les Guerres de Religion et l’église commencée est restée inachevée.

Saint Christophe : porche Renaissance

Nous retrouvons un  peu plus loin la ville nouvelle avec des bâtiments universitaires : une Ecole de chimie et plus loin l’Essec. Cergy est une ville universitaire. Nous traversons ensuite un quartier de briques, immeubles de taille raisonnable et maisons mitoyennes avec jardinet, en duplex rappelant de loin les corons. La variété des styles et des matériaux rend la balade plus amusante.

la Prefecture (1977) avec sa structure de pyramide inversée à la base est précédée par un parc très agréable et animé par cette belle journée de familles qui flânent. A l’arrière on découvre des bâtiments administratifs, une médiathèque verte , un parvis on arrive au Centre Commercial des 3 Fontaines (1973) qui est la première étape de la ville nouvelle. A proximité se trouve encore une gare du RER A. Les animateurs de la Randonnée proposent de monter sur les toits. Espérant une belle vue, je les suis avec enthousiasme. Nous traversons les allées commerçantes du Centre commercial. Il n’y a pas de voyage métropolitain sans Centre commercial. sans doute est-ce la constante de l’urbanisme contemporain. On peut imaginer une échelle de prospérité : luxe à Parly2, dégradé puis fermé aux Flannades de Sarcelles, ici 3 Fontaines, c’est rénové, actif mais sans prétention. C’est notre dernière étape à Cergy.

Cergy 3 Fontaine : tour des Jeunes mariés

Après avoir passé un quartier administratif : Tribunal de Commerce, gendarmerie, très ennuyeux; et un chantier sur une ancienne caserne où on construit du logement social peu intéressant,  nous arrivons à Pontoise.

Pontoise, c’est une tout autre histoire! On franchit la Via romaine –  la chaussée Jules César- qui relie Lutèce à Rouen, encore visible sur des photos aérienne dans le Vexin. Evidemment il ne faut pas s’attendre à voir les grosses dalles ni les bornes miliaires, mais cela me fait toujours rêver.

Au détour d’une petite rue, on découvre une curieuse tour ronde qui abritait un puits: la Fontaine d’amour avec sa légende des amants maudits. Encore du rêve. Décidément je dois vieillir et les villes anciennes m’attirent davantage que les constructions contemporaines.  On n’aura pas le temps de visiter les grandes églises anciennes de Pontoise mais on remarque les portes de bois du Carmel : « sonner et attendre » encore un couvent! Je remarque les petites boutiques même si elles sont plutôt occupées par des kebabs, des agences immobilières ou d’intérim que par du petit commerce.

J’ai plaisir à me tordre les pieds sur les rues étroites pavées qui conduisent bien raide au belvédère du Musée de Pontoise. Photo de l’Oise et de ses ponts! Un coup d’oeil au jardin des simples, en fin de journée je fatigue.

Pontoise : un pont sur l’ Oise

Tellement que je quitte le groupe pour trouver la gare. Malheureusement à la Gare de Pontoise, il n’y a pas de RER A tous les 20 minutes comme à Cergy mais la ligne C qui tortille, et les H et J qui vont respectivement à la Gare du Nord ou à Saint Lazare. Calvaire des trains de banlieue : les retards!  Je passe du quai 13 au quai 17 pour revenir au 13 puis au 14, les hauts-parleurs annoncent ordres et contre-ordres, pannes d’alimentation, train retardé….je renonce à la correspondance à Saint Denis avec le RER D qui est souvent erratique pour rentrer par la Gare du Nord et le métro après plus de 2 heures.

 

 

 

 

histoire de Cergy

Vermeer et la peinture de genre au Louvre

EN REVENANT DE L’EXPO

Vermeer : jeune fille assise au Virginal

exposition temporaire au Louvre jusqu’au 22 mai 2017

L’exposition Vermeer est un événement qui va attirer les foules. Il faut donc réserver son créneau horaire même si vous bénéficiez de la gratuité! Aucune dérogation ni « handicapé », ni « Ami du Louvre ». A la billetterie un comptoir est réservé pour cette réservation. Je suis donc arrivée vers 8h50 pour l’ouverture à 9h du Musée. Une queue impressionnante était déjà formée. Je ne suis entrée qu’à 9h50.

Doit-on braver cette foule pour des tableaux dont on a vu les reproductions – tableaux de petit format plus difficile à  observer en cas d’affluence?

Eh bien oui! Pas seulement pour se dire « j’y étais » ou « je l’ai vu en vrai » mais plutôt pour le dialogue des tableaux de Vermeer avec ceux des autres peintres néerlandais de cette époque. Et pour les correspondances, les scénographes de l’exposition ont très bien fait les choses (sauf les cartels bizarrement installés en bas ou sur une rambarde où s’appuient sans vergogne les spectateurs).

Vermeer : Jeune fille à la balance

Deux jeunes filles pèsent l’or dès l’entrée : Celle de Vermeer est debout devant un tableau d’un Jugement dernier, pesée symbolique de l’or. L’autre de Pieter de Hooch.

Pieter de Hooch Pesée de l’Or

La série suivante sera consacre à la correspondance, la lettre que l’on écrit, celle que l’on lit, la lettre interrompue (ma préférée)

Metsu : jeune fille lisant une lettre

Occasion de faire connaissance avec un autre maître hollandais brillant,  Gabriel Metsu,  et avec Gérard ter Borch peignant dans un cadre plus sombre, murs gris, lourds rideaux.

Gerard ter Borch : la lettre

Autres thèmes : les ablutions et la visite. Ces Maîtres semblent se donner le mot, une femme au mantelet rouge et à la jupe de satin blanc peinte par ter Borch reçoit une visite, mais dans les mêmes atours elle reçoit une visite inopportune, le fiancé arrive pendant que la servante verse de l’eau sur les mains de la jeune dame…

Certaines scènes de genre sont suggestives, aphrodisaques,  les huîtres ou le vin blanc qui suggèrent d’autres plaisirs…ici aussi plusieurs tableaux se répondent, mêmes sujets, réponses décalées.

La musique est la grande affaire des jeunes filles, au luth, au virginal,à la viole de gambe, en duo, accordant l’instrument.

van Mieris le duo

Des tableaux célèbrissimes comme l‘Astronome ou le Géographe prennent une autre résonance placés côte à côte, on découvre qu’il s’agit du même personnage ans le m^me décor, seuls quelques objets ont changé de place, le globe terrestre a été remplacé par une sphère céleste portant les constellations du zodiaque.

Der Geograph. 1669

Voisinage aussi de la laitière et de la dentellière pour notre grand plaisir.

Vous n’aurez pas le plaisir de faire vos photos vous-même. C’est interdit et tant mieux, cela ralentirait encore la fluidité des visites. J’ai dû emprunter les reproductions sur Internet!

La visite en Hollande n’est pas terminée, le Louvre présente deux autres expositions :

le siècle de Rembrandt « chef d’oeuvre de la collection Leiden du 22 février au 22 mai et dessiner le quotidien la Hollande au siècle d’or à partir du 16 mars jusqu’au 12 juin..

Peindre la Banlieue – à l’Atelier Grognard – Rueil Malmaison

EXPOSITION TEMPORAIRE 

Peindre la Banlieue de Corot à Vlaminck (6 dec 2016-10 avril 2017)

Vaste programme que de réunir les peintres ayant peint les environs de Paris pendant un siècle!

Le terme de « banlieue » ne semble pas approprié pour la première série de Corot, Daubigny, Gauguin ou Sisley qui s’inspirèrent de paysages rustiques, Saint Denis, les Vaux de Cernay ou Les Etangs de Ville d’Avray, sont encore la campagne…Il est à noter qu’on a évité d’exposer les toiles les plus fameuses de Fontainebleau, Milly-la-Forêt, Auvers-sur-Oise ou Giverny.

La Seine à Issy

C’est après 1875 que Paris fait son apparition vu de Meudon ou du Mont Valérien. La silhouette de l’Arc de Triomphe ou de la Tour Eiffel (1889) balisent un territoire plus urbain qui nous est familier.Dans le tableau de Pajot (1890) je retrouve mes repères habituels.

La Seine à Bezons

La suite de l’exposition privilégie les thèmes plutôt que le bateau-lavoir à Meudon (1895) de Lebourg, la Marne à Lagny, jusqu’à Triel de Marquet (1931_1945)

Un autre thème est celui des voies ferrées avec Monet, bien sûr, mais aussi de nombreux autres qui combinèrent parfois le thème du pont à celui du train….

Plus étonnant : celui des carrières avec la construction du Métro à Issy les Moulineaux….

péniches de Vlaminck

les Péniches de Vlaminck ou les Quais de Seine d‘Emile Bernard  m’ont beaucoup plu. j’ai préféré la fin de l’exposition qui correspond plus à mon idée personnelle de « peindre la banlieue » cimaises sous-titrées banlieue noire où j’ai découvert Gromaire que je ne connaissais pas Lasne, Lhote et Herbin.

Emile Bernard quai de Cllichy

L’exposition se termine sur une tonalité plus légère : banlieue comme lieu de loisirs, pique-niques et canotiers.

Gromaire : la Batelière

 

 

Château de Rueil Malmaison

Château de Rueil Malmaison

En 1799, Joséphine de Beauharnais fit l’acquisition du château que Napoléon fit décorer à son goût. Après son divorce en 1809, elle s’y retira. Napoléon III, petit-fils de Joséphine souhaita en faire un musée.

Si l’extérieur est plutôt austère je découvre le faste de l’ameublement Consulat très homogène et conservé intelligemment, rénové avec soin grâce aux tissages de Lyon. Je découvre donc une demeure dans un état parfait de conservation qui sent bon l’encaustique.

Salle du jeu de billard

Après avoir traversé l’entrée en colonnes de stuc, on arrive dans al salle de billard aux murs verts « terre d’Egypte » relevé de filets amarante. Un flambeau-lustre de billard ressemblant à une balance éclaire avec deux abats jours.

antichambre du salon doré

L’antichambre où se tenait l’huissier, est orné de six portraits des Cheikhs du diwan du Caire

salon doré

Le plafond du salon doré est peint à l’antique.

Salon de musique

Le décor fut exécuté en dix jours par les ébénistes Jacob, canapé et fauteuils sont tendus de rouge avec une bordure noire. On peut admirer de nombreux tableaux aux sujets variés mais surtout les instruments de musiques, la harpe de l’Impératrice, le pianoforte de la Reine Hortense et un pianoforte vertical « en forme d’orgue ».

salle à manger

La salle à manger est de goût pompéien ocre clair avec huit danseuses peintes à fresque par Lafitte.

salle du Conseil

L’histoire raconte que la Salle du conseil fut aménagé en dix jours, une tenture à rrayure avec des drapés évoque une tente

bibliothèque

Toute l’extrémité de l’aile est aménagée en une somptueuse bibliothèque dont le plafond peint à fresque est Apollon et Minerve sont entourés de médaillons de Socrates, Dante, Ossian, Ovide… tandis qu’autour de la fenêtre une tonnelle égaie la pièce.

JL David Le 1er consul franchissant les Alpes

A l’étage se trouvent les chambres, d’un côté celle de l’empereur avec la sa;le marengo rappelant les fait d’arme de Bonaparte. je me suis plutôt attachée à une ravissante pendule et à la table octogonale sur un tapis d’Aubusson.

pendule « le char de Télémaque »

la grande salle Joséphine contient une collection de vaisselle de porcelaine d’une extrême finesse. chez l’Impératrice on mangeait dans « de l’or » tous les bords des assiettes ou des tasses et plats sont dorés tandis qu’au milieu les motifs sont variés : fleurs délicates, paysages d’Italie…Joséphine collectionnait aussi les antiques.

la chambre à couché de Joséphine est ovale tendue de rouge, la draperie fait de grands plis, le lit doré porte un cygne tandis que l’aigle surmonte le baldaquin

Chambre de Joséphine

A l’étage il y a une exposition « Dans les armoires de Joséphine » qui ravirait toutes les passionnées de mode. Bas fins, manteaux à traîne, robes rebrodées de plumetis, toques et charlottes et même un bandeau portant les petites mèches en accroche-cœur sur le front.

Si nous n’étions pas en février, la promenade dans le parc aurait été plus agréable. Joséphine (qui avait aussi pour prénom Rose) collectionnait les roses et la roseraie a été récemment restaurée. Il faudra revenir fin ami ou en Juin!

613 – Tobie Nathan

THRILLER ETHNOLOGIQUE JUIF , DRÔLATIQUE  ET BARRE

« ....Dieu, il parle toujours, C’est un mec, comme ça, il peut pas s’empêcher de jacter. Mais le problème, c’est qu’on ne sait pas à qui. Autrefois, au début, il parlait aux patriarches, ensuite il a parlé à Moïse, puis aux prophètes, puis aux rois, puis aux petits prophètes<; Après, tu crois qu’il l’a fermée. Non! de nos jours, tu sais à qui il parle, Dieu? – Aux fous?  – aux fous ! C’est ça! pas aux rabbins ; pas aux intellos, pas aux hommes d’affaires…Aux fous, rien qu’aux fous! « 

A Zebraville, au Bongo, un putsch renverse le gouvernement. Quels Services secrets ont doublé la DST? Peut être le Mossad? 613 est donc un roman d’espionnage avec tous les poncifs du genre : poursuites en voitures, fusillades, faux-semblants, identités mouvantes. Qui est avec qui? qui est contre qui? Un bongolais est incarcéré à la santé. Abie Abbadie doit fournir aux autorités française une expertise psychiatrique du prisonnier.

Trois personnages se croisent   Abie, le psychiatre, Samuel Katzman le clodo très porté sur le pinard – et Sebbag le flic, ils sont mis en présence de Bongolais juifs????? Il y a beaucoup de juifs dans le roman. D’ailleurs, plus que de politique africaine, il s’agira de pilpoul ou de traditions juives.

L’espion Dufer de la DST, devait sa réussite à « un véritable intérêt pour l’ethnologie. Avant d’accepter une mission, il épluchait tous les documents disponibles sur les habitudes culturelles et religieuses des populations au sein  desquels il devait intervenir »

Tout le roman se déroulera selon cette ethnologie , concernant les habitudes culturelles et religieuses des juifs  séfarades. Le personnage le plus haut en couleur est la mère d’Abie, originaire d’Alexandrie, dont elle a gardé le parler et l’habitude de citer des proverbes rimés en arabe égyptien,

« je comprenais d’où lui venait cette manie de faire des vers en arabe. Elle inventait des proverbes…Mais celui-là ça avait l’air d’être un vrai de vrai…Une phrase comme ça qui lui remontait au fond dues temps des pyramides »

Les voyageurs de l’avion Paris-Nice ont dû me prendre pour une folle à rire à haute voix!

« Oh, je ne me souviens plus…j’ai une maladie d’El Zeimour…  – Alzeimer! On dit Alzeimer! Mais non c’est forcément El Zeimour! »

On découvre des personnages pittoresques, des situations cocasses, des superstitions,  des rabbins à la limite de la sorcellerie. L’invraisemblance est de mise. Peu importe puisque c’est réjouissant! Pour goûter pleinement la saveur de 613, il vaut mieux avoir quelques notions d’arabe ou/et d’hébreu.

Au fait pourquoi 613? à cause des 613 mitsvot de la Torah.

 

 

 

 

 

De Versailles à Marly avec le Voyage Métropolitain

GRAND PARIS

Versailles- rive droite, on se dirige vers le parc du château dans des rues cossues, deux maisons d’architecte retiennent le regard des spécialistes : La villa Cassandre de Gustave et Auguste Perret (1924) et la Villa Bomsel d‘André Lurçat. Simplicité et élégance parmi les maisons bourgeoises. Versailles plutôt provinciale que banlieusarde. 

Incursion dans le parc du côté du Hameau  pour une présentation. Le  parc du château de Louis XIV est double, un petit parc à la française avec bassins, bosquets et motifs et un très grand parc qui était le domaine de chasse du roi, enclos alors, il avait été installé sur des villages et des hameaux déplacés pour le confort du gibier. Le soleil a fini par disperser les brumes du matin et c’est bien agréable de cheminer dans les grandes allées mais nous le quittons pour nous retrouver en face de Parly2.

Entre le parc et la copropriété de Parly2, sous une avenue court, en souterrain, l’aqueduc  de l’Avre, fournissant Paris en eau potable et collectant les sources à l’Oust de Paris. L’Avre est un affluent de l’Eure dont la source est proche de Mortagne-au-Perche. 

La copropriété de Parly2 comprenant 278 bâtiments et plus de 5000 logements, 8 piscines et 7 courts de tennis est la plus vaste copropriété d’Europe. Le promoteur , Robert de Balkany acheta le terrain aux 2 soeurs Poupinet, les persuadant en promettant d’adjoindre une église (cela me rappelle le projet immobilier d’Ostie dans le roman Suburra que je viens de terminer). Avec l’architecte Claude Balik qui conçut aussi le centre commercial Parly2, c’était la « promesse d’un nouvel art de vivre ».  Les premiers bâtiments sortirent de terre en 1968. Nous traversons donc un quartier verdoyant avec des assez petits immeubles disposés de quinconce, chaque appartement s’ouvre sur un balcon qui court sur toute la façade. Ajout postérieur? les vérandas qui font les coins de presque tous les étage. Règne de la verdure, des massifs fleuris, de l’ordre et de la prospérité. Ces immeubles qui ont maintenant 40 ans paraissent presque neufs : quelle différence avec le Palais  d’Abraxas de Noisy-le-Grand que nous avons découvert lors d’un autre voyage métropolitain, pourtant beaucoup de 15 ans plus récent mal entretenu!! Le centre commercial Parly2 a été rénové récemment. Décoration classieuse, marbre brillant, canapés design. Tout respire la prospérité et le luxe!Ambiance à l’opposé du Centre des Flanades à Sarcelles que nous avons traversé lors du précédent voyage métropolitain!

Roquencourt est un village sectionné par la N186 et l’autoroute A13, avant de parvenir à la forêt de Marly nous traversons un nouveau quartier très récent : construction « économique en  énergie » avec des fenêtres verticales, plutôt des meurtrières, des façades grises foncé, des parallélépipèdes posés comme dans un jeu de cubes.  les meurtrières éclairent-elle des salles de bains ou des escaliers ou des pièces à vivre?

Dans la foret se trouvent quelques beaux arbres et des taillis. Des pancartes interdisent de pénétrer en sous-bois. C’est un endroit stratégique : l’ancienne base de l’OTAN et les quartiers généraux d’IBM et de Bull. Un gars plus renseigné fait un topo fumeux sur les hackers, nous serions en plein centre informatique? Je ne comprends pas trop.

Nous nous engageons dans les ronces, version Indiana Jones de la randonnée. Se suivant à la queue-leu-leu dans les buissons nous atteignons une arche de meulière et un escalier de ciment qui monte au Triangle de Rocquencourt. Nous allons pique-niquer au centre de l’échangeur célèbre qui a été la vedette des speakerines de FIP « vous êtes nombreux au triangle de Rocquencourt » combien de fois ai-je entendu ce refrain? Célèbre par ses bouchons, mais aussi le premier échangeur construit en France. On parle même de le classer au Patrimoine (cliquer ICI). Le groupe s’installe donc sur une plateforme de graminées sèches : un magnifique thuya ou cyprès se dresse vers le ciel. Initialement, un monument , une sorte de colonne était prévu. L’arbre a plus belle allure. Lieu de pique-nique original, certes un peu bruyant, mais on ne peut pas tout avoir!

La suite de la promenade a un thème hydraulique : avant de découvrir la Machine de Marly, nous passons à proximité de deux réservoirs en forêt de Marly. Je suis un peu déçue, je m’attendais à quelque chose de plus spectaculaire, j’ai à peine remarqué les éminences protégeant les réservoirs.

La réplique du Palais de Versailles, en forêt de Louveciennes la propriété privée la plus chère de France, est bien protégée derrière ses grillages. On ne devinera qu’une statue de marbre de Louis XIV visible à travers les frondaisons dénudées de l’hiver.

acqueduc de Louveciennes

Une sorte de tour carrée termine l’aqueduc de Marly qui transporte l’eau nécessaire aux bassins et jeux d’eaux du Château de Versailles. La machine de Marly a permis de monter l’eau de la Seine. nous sommes tous impatient de découvrir ce dispositif . Il faut d’abord traverser le hameau de Voisins passer devant le château de la Du Barry qui était aussi  le Pavillon des Eaux. Dommage que nous n’ayons pas le temps de regarder les reproductions des tableaux de Sisley et de Pissaro qui jalonnent le chemin.

la machine de Marly

La machine de Marly était construite à flanc d’une pente très raide que nous descendons sur une chaussée très glissante. Il ne reste plus rien des tuyaux et des pompes qui élevaient l’eau. 14 roues à aubes (14 pour Louis 14) installées dans le courant de la Seine actionnaient des pistons reliés par des chaînes. Trois réservoirs étaient nécessaires pour monter l’eau par étape. Au niveau de la Seine on voit les tuyaux. La machine devait faire un bruit infernal!

la

Nous longeons la Seine à Port Marly . La promenade est loin d’être terminée, il faut remonter sur le plateau. Par une route moins pentue que le sentier mais quand même bien pénible en fin de journée. Malheureusement nous arriverons trop tard pour entrer dans le Parc de Marly. La silhouette des célèbres Chevaux de Marly se détache sur le coucher du soleil que  le bassin -l’abreuvoir des chevaux – reflète dans son miroir.