Anders Zorn (1860-1920)- un peintre suédois au Petit Palais

Exposition temporaire (15/09/2017 au 17/12/2017) 

J’aime découvrir des peintres dont je n’ai jamais entendu parler ;  Zorn fut mondialement très célèbre en son temps et le reste dans son pays, la Suède. C’est donc  une belle surprise.

La première section de l’exposition : Débuts entre Suède, Espagne et Londres présente surtout des portraits à l’aquarelle. C’est mon premier sujet d’étonnement et d’admiration! J’associe plutôt aquarelle à des paysages.

Zorn excelle dans les portraits et dans le rendu des drapés, des plis des vêtements. Ces aquarelles sont d’une précision et d’une densité remarquables.

Point de flou artistique, de coulures ou de couleurs fondues, de la maîtrise parfaite de la précision, dans tous les détails de la physionomie comme des feuilles des jardins.La densité des couleurs contraste avec la transparence habituelle dans cette technique.

Un saisissant portrait de Viktor Rydberg dans son bureau en grisaille et sépia est d’une précision photographique.

 

 

 

 

 

Deuxième collection : Les grandes aquarelles et les effets d’eau d’Istanbul à Saint Ives, est la partie de l’exposition qui m’a le plus bluffée. Le Port D’Alger, d’Istanbul, de Hambourg ainsi que des parties de canotage pout les Vacances d’été sont autant d’occasion de révéler la virtuosité dans les reflets, les clapotis, les vaguelettes à la surface de l’eau. Je photographie de tout près et en gros pan les différentes techniques qui varient à chaque tableau.

A Saint Ives et à Londres, Zorn peint à l’huile.

 

 

 

Dans une salle toute tendue de rouge avec moquette rouge est exposée La décennie Parisienne (1888-1895)  ou le peintre participa à paris à de nombreuses expositions. On voit ici de grands portraits. J’ai préféré les portraits d’enfants, des petites filles et encore à l’aquarelle. Les grands tableaux des femmes dans les cafés ou l’omnibus, portrait d’un Paris noctambule me plaisent moins.

Le sujet a été déjà traité avec plus d’ originalité. les Portraits de société, portraits de célébrités, hommes politiques, banquiers ou magnats de l’industrie m’ont paru ennuyeux sauf peut être ceux de Mrs Richard Lowe en belle robe rose ou Elisabeth Sherman Cameron dans un décor japonisant.

Zorn et sa femme

Une salle ronde dans la pénombre est dédiée à Zorn, Graveur à succès . les portraits sont croqués sur le vif, réalisés très rapidement : celui de Marcellin Berthelot fut réalisé en 20 minutes!  je retrouve des études pour les femmes de l’omnibus ou les grands portraits, plus vivants, que sur les grands tableaux…

Rodin

 

Une troisième section est consacré à la Suède traditionnelle .Dans la  salle tendue de bleu tirant vers le vert d’eau. On y voit des scènes villageoises avec de grands tableaux dans une autre aux teintes de bois de pin, des scènes intérieures, le grenier à foin, des jeunes filles de Dalicarlie tricotant, une petite brasserie.

la dernière salle : nus et baigneuses montre des scènes de sauna, et des baigneuses nues dans la nature.

Au-Delà des Etoiles, Le paysage Mystique de Monet à Kandinsky à Orsay

EXPOSITION TEMPORAIRE PARIS

du 14 mars au 25 juin 2017

L’affiche avec Le Semeur de Van Gogh, seule m’aurait fait traverser Paris. Le Semeur est il une peinture mystique? Semeur de vérité, le soleil lui fait comme une auréole. Un autre Van Gogh : La nuit étoilée sur le Rhône est une autre star de l’exposition.

 Pour le plaisir, j’ai donc mis en avant ces deux tableaux que j’adore.  Que de stars dans cette exposition! Que de vedettes qui valent à elles seules le déplacement. Monet et  Gauguin sont à leur place à Orsay, les Nabis aussi. Cette exposition organisée en collaboration avec les canadiens de Toronto nous fait découvrir des horizons américains ou nordiques qui m’étais inconnus. La Croix de O’Keefe s’inscrit dans ce parcours mystique étoilé.

 

En conclusion de l’Exposition toute une salle Cosmos nous emporte dans le vide étoilé avec entre autres Wenzel Hablik

Wensen Habllik

Vous pourriez penser que cette exposition est bien nocturne! pas du tout

Monet : meule

la première partie intitulée Contemplation joue avec les variations de la lumière du soleil avec trois séries de Monet : Meules, Peupliers et Cathédrales et Nymphéas où le sujet disparaît devant la couleur. La spiritualité – puisque c’est le sujet de l’exposition – n’apparaît pas d’évidence, plutôt la contemplation. Jolie découverte que ces îles d’or de Cross !

Cross : les îles d’or

Merveilleux jardin de Klimt et panneau décoratif dans les teintes dorées, oranges, d’Odilon Redon

Klimt : rosiers sous les arbres.

la spiritualité et la transcendance sont plus assumées chez Kandinsky et Mondrian

Le Bois sacré et Le Divin dans la Nature

Gauguin : la vision après le Sermon : lutte de Jacob avec l’Ange

Ces salles rassemblent les nabis et l‘école de Pont-Aven. La religion est un aspect central de cette peinture. En plus des Gauguin, Maurice Denis  et Emile Bernard

Maurice Denis

J’ai beaucoup aimé un grand tableau de Jan Verkade ( artiste que je découvre ici), les arbres forment dans les deux tableaux comme des piliers entre la terre et le ciel. 

Verkade – paysage décoratif

Autre découverte que Mogens Ballin.

Une école italienne de Divisionnistes est aussi intéressante. La conclusion de ce sujet religieux est peut être apportée par Munch avec la Danse sur le Rivage qui m’est apparue plus païenne. 

Quittons le Bois sacré pour l’Idée du Nord 

Je pars en terres inconnues, canadiennes et scandinaves, remarque Carr et Hartley, Varley et Harris. Le tableau spectaculaire de Jens Ferdinand Willumsen me fait un peu penser à Hodler dans le traitement des reliefs . C’est un très grand tableau (interdit à la photo sur place je n’ai trouvé que ce timbre poste sur Internet)

Varley se trouve dans une autre section Paysages dévastés

Dans la salle des paysages dévasté je remarque un très beau Egon Schiele

Egon Schiele paysage aux corbeaux (1911)

Je rajouterai bien le Chagall Au dessus de Vitebsk

Haïtiens au Grand Palais

LE MONDE EN EXPOS

exposition temporaire jusqu’au 15 février Grand Palais 

tunise et haitiens 349

Le Grand Palais nous offre de bien belles expositions, celle-ci est un peu boudée du public si on compare la longueur des queues (à 9h45 nous étions 3 à attendre l’ouverture des portes à 10h) et c’est bien dommage!

Bernard Séjourné : la Missive
Bernard Séjourné : la Missive

Venue avec des préjugés, je pensais voir des peintures naïves, les destructions du séisme…

tunise et haitiens 352

.Et j’ai été étonnée par la diversité des styles, des genres, des matières et des inspirations. Étonnée aussi dans la durée.

Wilson Bigaud - Paradis terrestre
Wilson Bigaud – Paradis terrestre

L’histoire de Haïti c’est aussi Toussaint Louverture, la révolution que Victor Hugo a évoqué dans Bug-Jargal que j’ai lu il y a peu.

Toussaint Louverture
Toussaint Louverture

C’est aussi le Vaudou mais pas que, syncrétisme et christianisme, franc-maçonnerie aussi.

Divinités vaudou
Divinités vaudou inspiration africaine

 

Bosou et Legba Dubreus L'herisson
Bosou et Legba  « haute couture » Dubreus L’herisson

Naïf et franc maçon:

Funérailles maçonniques : Sénèque Obin
Funérailles maçonniques : Sénèque Obin

 

panneau de perles brodées
Chrétien? ce panneau de perles brodées

Et pour terminer Basquiat!

Basquiat : King of the zulus
Basquiat : King of the zulus

 

 

Frida Kalho et Diego Rivera – l’Art en fusion à l’Orangerie

 

Les personnages sont célèbres, personnalités passionnantes et passionnées! Et je n’étais pas seule dans la queue pour l’exposition.

 

 

 

Chronologie oblige, on fait d’abord connaissance avec  Diego Rivera en Europe au début du 20ème  siècle – influence de Picasso – Diego Rivera cubiste,  toujours figuratif et mexicain (Paysage zappatiste). Le magnifique tableau de Tolède   me fait penser à Martiros Saryan vu à Erevan.

Une petite salle présente des dessins et de magnifiques photos. Je  regrette que dans la revue de Connaissance des Arts que j’ai achetée ne figure pas celle où Frida Kalho de profil se regarde de face dans un miroir – ma préférée!

Dans la grande salle, les œuvres des deux artistes sont accrochées, encadrées par les reproductions des fresques monumentales. On passe de l’un à l’autre à plusieurs reprises. C’est sans doute cela : l’Art en Fusion, artistes complémentaires mais différents. Monumental, serein, politique pour Diego. Intimiste, souffrant, pour Frida. Frida en madone hiératique mais stérile,  ou en Saint Sébastien percée de clous à la colonne brisée, presque surréaliste, Peinture presque naïve évoquant les ex-votos…

Mention spéciale pour l’audio-guide qui est vraiment très intéressant!

A la librairie de l’exposition plusieurs biographies de Frida Kalho sont disponibles . Laquelle choisir?

De l’Allemagne au Louvre – 1800-1939

EXPO ROMANTIQUE?

140 ans de peinture allemande, forcément des choix, la période est longue, variées les inspirations.

Inspiration antique : découverte de l’Italie et de la Renaissance, historicisme, cathédrales gothique, plusieurs vues de la cathédrale de Cologne. L’historicisme m’ennuie prodigieusement. Tableaux bien faits, trop bien faits.

Retour à la nature : face à face, l’herbier de Goethe et celui de Klee. J’ai aimé, surtout Klee.

Grands et beaux tableaux de Caspar David Friedrich. Montagnes romantiques, arbre aux corbeaux, paysages surgissant de la brume. C’est pour moi une belle découverte.

XXème siècle, horreurs de la Grand Guerre Otto Dix, Metropolis, Beckmann, art décadent? Un choc.

 

cascade et maison musée de Martiros Saryan

CARNET ARMÉNIEN

Yerevan vue de la Cascade : le jardin des sculptures et l’Opéra

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Les Arméniens font le pont du 9 mai au lundi 13 : vacances scolaires, mais également banques fermées, administrations et même les escalators de la Cascade et le Centre d’Art Cafesjian que je me faisais une joie de visiter. La collection des sculptures de plein  air me laissait présager un musée d ’art contemporain très intéressant. On se console en examinant avec soin les paliers de la Cascade. Le premier présente une piscine carrée où l’eau lisse reflète trois nageurs prêts à plonger en métal argenté brillant. Sous la fontaine deux tortues marines et des nageurs sont en bronze.

la Cascade

Au deuxième niveau : le bassin est à sec : carrés en damiers forment des gradins, chacun porte une grenade d’où jaillira un jet d’eau. Le bas relief du mur représente un oiseau merveilleux dont les ailes sont composées de grenades, grappes de raisin, motifs en amandes, fruits ou poissons. Renversé, sous l’oiseau : un éventail. Sur me rebord vers la ville, un homme est bizarrement agenouillé et grimaçant, du chinois Yu Minjun, lui font face trois mobiles très colorés d’Andrea Carson.

Le troisième niveau illustre le thème « urbanization versus wild life » : un ours polaire de marbre du Chinolis Zhaolui Liu, tourne le dos à une fusée chromée à deux étages polonaise (1980) tandis qu’un lion solitaire occupe tristement le centre du palier. Quand je m’en approche, je découvre que le sculpteur n’a pas fait son lion en bronze mais en pneus de moto lacérés.

 Le 4ème palier est introduit par 4 lettres du mot LOVE ; Dans la piscine à damier, une demi-tête humaine est à demi immergée faisant face à un poisson de bronze exondé.

Lapin acrobate de Flanaghan et soldat de Botero

Enfin ! la descente des marches est terminée. Nous pensions tranquillement les descendre avec l’escalator. Le Chat de Bottero nous accueille en face de la Mouette bleue. Je note les noms des sculpteurs : Saraj Guha pour les impalas, Barry Flanaghan (UK) pour les lapins acrobates, trois sculptures sur ce thème.

Il fait bon ce matin. Il n’y a pas de voitures dans les rues. A l’Opéra nous prenons la rue Moskovian qui décrit une courbe pour aller à la Maison Musée Martiros Saryan.

Maison Martiros Saryan

Martiros Saryan (1880-1972) a étudié à Moscou. Il n’échappa pas à l’influence des impressionnistes puis des Fauves, disciple de Gauguin et de Matisse. La première salle (1909-1917) présente des tableaux colorés sur des sujets orientaux et égyptiens où les animaux sont très présents. Un de mes préférés Night landscape in Egypt montre la gamousse. Dans Persia, des ânes et des gazelles.

En 1921, Martiros Saryan et sa famille s’installent à Yerevan. Les Tableau de cette salle illustrent une Arménie rurale, colorée, orientale avec des maisons aux toits plats, des balcons de bois bleu. L’Ararat mais aussi l’Aragats. Je découvre Ashtarak tel qu’Ossip Mandelstamm a dû la voir, villageoise, orientale, au pied de la montagne. Réalisme socialiste oblige, Saryan peint aussi les usines d’Alaverdi et ses cheminées fumantes.

Pont-Aven, Port Manech, Le Pouldu

Et sur l’autre rive : des yuccas

Sous le soleil, 10h à Pont Aven, le GR34 se trouve au bout du quai du Port il suit la rivière tout d’abord sous des chênes aux troncs tordus presque têtards. Le sentier est moussu, un épais tapis garnit les pierres des murettes, les troncs sont chevelus de polypodes, humidité perceptible, tellement différente des lichens secs hérissant les calvaires et murs le long de l’océan. Puis je marche sur les aiguilles d’une pinède. Une tempête a fracassé une grosse branche le parfum de la résine est très puissant.  L’estuaire s’élargit, les petits ruisseaux affluents occasionnent des détours importants. De nombreux manoirs jalonnent le cours de l’Aven, certains ont des tourelles et des poivrières de château de contes de fée. Une première averse s’abat, comme je suis à couvert sous de beaux chênes j’ai le temps de déplier ma cape et marcher au sec. Quelques minutes plus tard, je replie la pèlerine

la rivière s’élargit

10h30, je devrais passer devant un château,  10h45, devant un moulin–mer. Ce dernier est invisible. Il me semble que je n’arrive pas à soutenir le rythme de 4km/h  pourtant raisonnable. La faute aux racines glissantes traitreusement cachées sous les feuilles de châtaigniers dont le je me méfie (je me suis déjà cassé une cheville), la faute aussi au bourbier dans les creux après le passage des VTT (pourtant interdits sur ce trajet), je dois ruser pour ne pas me trouver trempée et cela ralentit la progression.

un manoir mystérieux

Au Hénand,   le moulin-mer est près d’une caverne conchylicole. Sous un abri, les enfants du CM1-CM2 me font réviser ma sédimentologie : Slikke et schorre dont j’avais appris le sens autrefois, ils ont aussi écrit des haïkus qui feraient les délices de certaine bloggueuse japonisante de ma connaissance et fait une belle peinture très colorée sans doute inspirée par Gauguin.

A Kerdruc,  petite pause sur un pont.

Kerdruc : chaumière

Le GR tourne alors le dos à l’Aven et s’enfonce dans la campagne. Ces détours m’agacent en général. Aujourd’hui, j’aurais bien tort de me plaindre : je passe devant de ravissantes chaumières puis m’engage dans un mignon chemin creux dans une châtaigneraie.

Kerdruc :pierres dressées

La pluie a repris, le sentier longe une petite anse à Kerichet. Je rencontre un couple breton en polaire sans parapluie. Je plaisante :

–          « Les Bretons ne se mouillent donc jamais ? »

–          « nous habitons tout près, quand nous rentrons nous mettons les polaires près du feu ! »

Ma cape les intrigue, je vante ses qualités, elle abrite le sac à dos, permet de faire pipi en toute discrétion et aussi de piqueniquer au sec quand elle n’est pas tout simplement un tapis de sol. Cela intéresse mes interlocuteurs qui me demande où cela s’achète et à quel prix !

Rendez vous raté sous la pluie

Le château de Poulgwin – lieu de rendez-vous – est introuvable, sur le sentier comme par la route. En outre il n’y a pas de réseau. Les conversations téléphoniques sont inaudibles. D, en voiture, tourne en rond, je longe un haut mur,  les marques du GR sont effacées : sans doute le château ? en effet une route privée entre deux rangées de bornes de granite ou même de rocher sous le feuillage impénétrable remonte vers la route. Des panneaux « attention aux chiens » complètent l’impression sinistre. Quelques temps après j’arrive sur un parking avec table de pique-nique, près d’un bassin et d’une fontaine agrémentés d’hortensias bleu, endroit plus sympathique et pour comble de joie, la 207 bleue arrive d’une autre route.

Je suis trempée : sous la cape la pluie ne m’atteint pas mais je transpire tellement qu’il me faut quitter mes deux polaires et me changer complètement avant le pique-nique sur la plage de Port Manech, sable blanc et rangée de cabines blanches au toit à deux pans. Un timide soleil sèche un peu les affaires. Un petit détour en voiture et nous sommes sur la côte sauvage face à l’océan. Je descends sur el sentier côtier juste à la hauteur du « Doigt de Dieu » un rocher pittoresque que j’ai juste le temps de photographier avant qu’une nouvelle averse ne trempe mes nouveaux habits secs.

le doigt de Dieu

La visite de Pont-Aven prévue sous le soleil est bien compromise maintenant. Le Musée de Pont Aven ne ré-ouvrira ses portes qu’en 2014.

le Pouldu : fresques de la salle

Au Pouldu, la  Maison-musée des peintres de l’école de Pont-Aven est ouverte à la visite. D’ailleurs cette portion de côte se nomme la Côte des Peintres. Le GPS nous guide dans de petites routes tortueuses par Riec-Belon,  Moelan-sur-Mer et Clohars- Carnoët jusqu’à la petite station du Pouldu à l’entrée de l’estuaire de la Laïta.

La maison-musée est la Buvette de la Plage  où était reconstitué  le café de la Plage, auberge de Marie Henry ou Paul Gauguin, Meijer deHaan, un peintre hollandais, Sérusier et d’autres peintres vinrent s »’installer en 1889 séduits par cette bourgade tranquille et pittoresque et où un nouveau courant pictural vit le jour : le synthétisme. Durant l’hiver suivant ils décorèrent vitres et plafond de la salle tandis que les autres pièces, cuisine, chambres sont un témoignage de la vie de ce temps là. Marie Henry était bretonne mais passée par Paris, elle aimait la musique et les arts. Son auberge est décorée aussi bien des peintures des artistes qui y sont passés que d’estampes japonaises et de dessins. Dans la buvette les peintres côtoyaient les pêcheurs ou les ramasseurs de goémon.  Bien entendu, il n’y a aucun authentique Gauguin, seulement des reproductions. A l’étage la grande chambre était celle de Marie et du peintre hollandais Meijer de Haan, Gauguin avait une chambre plus petite, en face il y avait celle de Sérusier. Les boites de couleurs, les palettes, la valise, la veste de l’artiste sont posés comme s’ils venaient de quitter l’auberge. Une vidéo complète la visite. Nous n’avons pas vu beaucoup d’œuvres des peintres mais leur présence est perceptible et cette visite très émouvante.

Non loin du Pouldu, sur les bords de la Laïta, se trouve le site de Saint Maurice, ancienne abbaye cistercienne. Nous y arrivons à la tombée de la nuit. Le site est charmant. Il est bien tard pour entreprendre une visite qui, selon le monsieur de la billetterie qui prête des audio-guides, dure une heure et demie.