CHALLENGE ROMANTISME
Lecture commune initiée par Claudialucia
A la découverte du romantisme russe?
Le héros de « notre » temps est Petchorin
« J’ai une âme gâtée par le monde, une imagination sans repos et un cœur insatiable. Tout me paraît petit; je m’habitue facilement à la souffrance comme au plaisir et mon existence devient de plus en plus monotone de jour en jour. il ne me reste plus qu’une ressource : c’est de voyager »
déclare-t-il alors que Béla, la jeune caucasienne, se consumait d’amour à l’attendre lorsqu’il partait à la chasse.
Le roman ressemble plutôt à un recueil de nouvelles ou de contes. J’ai beaucoup aimé les premiers récits qui se déroulent dans les montagnes du Caucase, monts inaccessibles chemins improbables, Géorgiens, Circassiens, Tatars, peuples exotiques dont on ne sait s’ils sont soumis ou hostiles. Pris dans la neige dans un refuge, l’attente rapproche les voyageurs et pousse aux confidences.
L’histoire de Béla, avec noce, chevaux,cosaques, enlèvements et bien sûr une histoire d’amour, est très touchante. Petchorin, jeune officier, ne laisse pas transparaître sa nature cynique tout de suite.
Au cours des retrouvailles de Maxime et de Petchorin, on se rend compte que ce dernier, oublieux de son ancien ami, presque méprisant est un personnage singulier et plutôt antipathique.
« ne vous est-il jamais arrivé de remarquer cette chose étrange chez quelques hommes? C’est l’indice d’un caractère méchant ou d’un chagrin profond et permanent A travers ses paupières à demi-baissées, ils brillaient d’une certaine clarté phosphorescente sil’on peut s’exprimer ainsi. »
Taman, un autre récit exotique nous conduit chez des contrebandiers, onirique et étrange
« quelle bizarre aventure, gaie et triste en même temps »
En revanche la suite se déroule dans une ville d’eaux Piatigorsk. Que peut-il se passer dans une ville d’eaux?Mondanités et ragots.
Nous retrouvons Petchorin en compagnie d’un jeune officier noble
« Son arrivée au Caucase a été la conséquence de son exaltation romanesque. Je suis sûr que la veille de son départ du village paternel, il a dû dire avec tristesse à ses jolies voisines, non pas qu’il entrait tout simplement au servie mais qu’il allait à la mort »
Les manœuvres de séduction des deux officiers m’ont bien agacées. le mépris dont il tiennent les femmes n’a d’égal que la vacuité de leurs propos:
« – Tu parles de jolies femmes comme de chevaux anglais, m’a dit avec indignation Groutchnitski
-mon cher? lui ai-je répondu, m’efforçant de copier sa manière, je méprise les femmes pour en pas les aimer, car autrement la vie serait un mélodrame trop ridicule. »

Qui séduira la princesse, de Petchorin ou de Groutchniski? Petchorin retrouvera-t-il son ancienne maîtresse ou préférera-t-il la jeune princesse riche? Ou peut être jouera-t-il sur les deux tableaux.
Rivalités, cabales, duels, j’ai plutôt décroché. Ce romantisme-là, même avec références à Byron m’agace plutôt.
































