CRANFORD – A tale by MRS GASKELL

LITTÉRATURE ANGLAISE

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Elizabeth Gaskell (1810-1865)est moins connue que les Soeurs Brontë  ou que Jane Austen. C’est ma maman qui m’a confié le joli petit livre entoilé vert des éditions Collins quo’n lui avait offert en 1936. 305 pages d’un petit format illustré de quelques gravures….

Dans la préface, il est écrit que Cranford « nécessite un fauteuil confortable, un feu de bois, des rideaux tirés et une lampe douce ».

 Ambiance feutrée qui était celle des réunions des dames de Cranford, se réunissant pour boire le thé, jouer au cartes, et distiller des ragots. Il semble que la couleur des rubans de leurs coiffures, leurs broches, et la préséance dans la hiérarchie de la bonne société du village. Société essentiellement féminine, les hommes en sont bannis, à de rares exceptions.

Lecteurs de thrillers, de turn-pages, de sagas ou pavés, passez votre chemin. Cranford se déguste lentement, il ne se passe pratiquement rien dans ce village tranquille.  Les jeunes filles ont vieilli sans même s’en apercevoir. Un mariage semble une incongruité. Des souvenirs des disparus,  l’arrivée d’une Lady, d’un magicien, un vol de pomme ou d’un gigot d’agneau déclenchent des réactions disproportionnées. Et pourtant, c’est une lecture délicieuse. L’humour et l’ironie d’Elizabeth  Gaskell se savourent lentement. Les pointes anti-françaises, peu de temps après les guerres napoléoniennes, sont particulièrement acérées.

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J’ai d’abord eu l’impression qu’il n’y aurait pas ni intrigue, ni d’histoire. Lentement, l’auteur a présenté ses personnages, puis des personnages secondaires (masculins) sont arrivés  par effraction. On a vu revenir un ancien prétendant de Matty, qui a presque pris le deuil à son décès. La narratrice, l’amie de Matty, découvre l’existence de Peter, le frère disparu. L’auteur distille les indices, sans s’y attarder.

A la fin, la tragédie se noue. la naïve Matty se retrouve ruinée par la banqueroute de la banque. On est loin des tergiversations sur la couleur d’un turban ou d’un ruban. On a le cœur serré. Comment va-t-elle s’en sortir?

Lord Arthur Savile’s Crime and Other Stories – Oscar wilde

PRÉPARONS L’EXPO OSCAR WILDE AU PETIT PALAIS!

oscar wilde sur le rocherLecture numérique d’un recueil de 5 récits : le Crime de Lord Savile, le Fantôme des Canterville, Le sphinx sans secret, le Millionnaire modèle et le Portrait de Mr W.H.

Lecture délicieuse, limpide, charmante, au style limpide, tellement clair qu’il ne m’a causé aucune difficulté. J’ai goûté son humour inimitable. Provocation amorale et tellement amusante que ce crime que Lord Savile se sent forcé d’exécuter avec une élégance rare. J’ai adoré le ratage de la pendule explosive! Un crime, oui, mais en dandy!

C’est le Fantôme des Canterville que j’ai préféré. Tellement drôle!

Le portrait de Mr W.H. m’a posé plus de problèmes. Il suppose une connaissance (et une compréhension des sonnets de Shakespeare que la non-anglophone ne possède pas). Il me faudra étudier ces sonnets et y revenir>.