Villa Giulia : musée étrusque

CARNET ROMAIN

Villa Giulia
Villa Giulia

Par un beau soleil nous traversons le Tibre  au pont Sisto pour trouver le 23 vers Risorgimento. Il vient de passer. Le 280 nous lâche Via Delle Milizie où passe le tram 19. La Villa Giulia se trouve à l’extrémité de la Villa Borghèse, en bas, proche du Tibre. Le Pape Jules III qui l’a fait bâtir en 1551 dans de beaux jardin pouvait y accéder en barque.

On entre par un portique en hémicycle qui relie les deux ailes ù sont exposées les collections étrusques. Une tonnelle en trompe-l’œil où s’ébattent des amours, des oiseaux et des papillons coiffe les murs peints de grottesques et de fresque en petits tableaux sur fond rouge ou jaunes à la mode antique.

DSCN7713 - Copie
villa Giulia : tonnelle en trompe-l’oeil

Un magnifique nymphée haut de trois étages orné de sculptures dans des niches est construit dans un jardin de buis taillés de lauriers à l’ombre de pins très hauts qui étalent leurs parasols. Un petit temple reconstitué occupe un carré.

Le musée a été partiellement rénové. Dans l’aile refaite, les panneaux explicatifs sont nombreux, détaillés et illustrés, bilingues (italien/anglais). Dans l’hémicycle, les objets sont sagement rangés dans des vitrines comme à la fin du 19ème siècle, ce qui génère une certaine monotonie. Les collections sont impressionnantes par la quantité comme par la qualité. Le parti pris du rangement par provenance ou par collection est, certes parfait, pour les archéologues qui font un travail scientifique, mais il est déroutant pour les touristes. Je tente une approche chronologique, rapidement je me perds.

urnes
urnes

Les objets les plus anciens de l’âge de bronze sont des urnes assez rustiques.  Certaines en forme de vase à une seule anse avec un chapeau. D’autres imitent une cabane avec toit à deux pans, des chevrons pour tenir la toiture et une porte amovible. Les poteries sont décorées de motifs animaliers.

Dans une tombe avec tout son matériel guerrier on a pu reconstituer un petit char et des armes (680-670 av JC) .

Grec ou étrusque?
Grec ou étrusque?

La Nécropole dell’Osteria (640-630 av JC) a livré de nombreuses céramiques. La plupart sont grecques, venant de Corinthe. Des petits objets sont égyptiens. Il y a aussi de très jolis bijoux en or. Autour de 630av JC les céramiques étrusques atteignent presque la qualité des poteries grecques. On note l’extrême diversité des provenances et la permanence des échanges entre l’Etrurie et la Grèce. L’absence de lois somptuaire qui existaient alors en Grèce et à Rome explique le luxe des objets retrouvés. La plupart des vases sont corinthiens ou attiques. Les motifs sont le plus souvent mythologique. Ce musée étrusque pourrait être un musée des vases grecs !

 

Au sous-sol, deux tombes ont été reconstituées : celle de Banditaccia (Cerveteri) est la plus sobre : on entre dans un couloir entre deux banquettes puis dans une chambre où se trouvent également deux banquettes. De nombreux objets sont posés, surtout de la vaisselle.

La seconde de Tarquinia est peinte à fresques : autour du catafalque se déroule le banquet mortuaire, des cavalliers, des musiciens, des acrobates animent le banquet. Sur le registre inférieur sont peintes des vagues des poissons et des animaux marins.

Revenant au premier niveau, je suis très étonnée de trouver dans des vitrines des représentations d’organes humains reproduits à taille réelle, des seins, des utérus avec des « ovules », un abdomen avec les intestins etc…S’agit-il d’ex-voto ou de rituel de fertilité ?

ra
sarcophage des épou

La plus belle pièce est sans doute le sarcophage des époux allongés sur un lit comme pour un banquet, une terracotta très belle. Le mari et la femme sont complices. Elle verse du parfum sur les mains de son époux. De la tendresse se dégage dans les gestes et les regards. Ceci change bien du monde grec où hommes et femmes étaient séparés.

Après avoir vu les têtes des divinités étrusques Hercule, Menerva, Tums/Hermes, Rath/Apollon, la religion étrusque a assimilé les dieux des latins et des grecs ?

Corbeille en bronze finement ciselée
Corbeille en bronze finement ciselée

A l’étage supérieur, les bronzes sont très originaux : matériels de banquets, brûle-parfums, et surtout les « corbeilles » de bronze ciselées à couvercle portant des figurines. L’une d’elles le ciste de Ficoroni est gravée : elle raconte la victoire de Pollux sur le roi Amikos attaché à un poteau, près de lui, la déesse Athéna se tient debout. Qui est ce Pollux ? A-t-il un rapport avec les Dioscures ?

 

Haruspices
Haruspices

Les silhouettes d’haruspices ressemblent à des Giacometti. Non loin, un modèle de foie(foie de Piacenza) en céramique explique l’interprétation des viscères par les haruspices pour prédire l’avenir.

7 de Thèbes
7 de Thèbes

Le fronton du temple d’Apollon est remonté, les antéfixes sont en parfait état ainsi que les frises. Les figures des héros et des dieux sont colorés.

Nous passons ensuite, un peu blasées devant des centaines d’objets, vases ou bronzes très beaux : un  plat avec un éléphant évoque la bataille de Bénévent (275 avJC) cntre Pyrrhus qui perdit ses pachydermes.

plat éléphant
plat éléphant

D’autres frontons de sanctuaires possèdent de magnifiques antéfixes et des personnages dans l’un les Sept de Thèbes, Hercule,, Apollon et Latone.

Apollon
Apollon
Latone
Latone

Psychiko – Paul Nirvanas

LIRE POUR LA GRECE

psychiko_nirvanas-2016as (1)

Les éditions Mirobole éditent ce court texte paru en 1928 sous forme de feuilleton.

Roman policier? Certes, on découvre le corps d’une inconnue, tuée à l’arme blanche dans un ravin et recouverte de pierres. On ne connaîtra qu’à la fin du roman son identité. Son assassin court. Le motif n’est pas le vol. Le journaux s’emparent de ce fait divers. Énigme autour d’un crime, mais pas de policier, ni de détective. Roman policier?

Nikos, jeune désoeuvré, héritier d’une bonne famille a abandonné ses études de médecine pour mener une vie oisive et passablement débauchée. Il imagine tirer gloire de ce crime non élucidé en se faisant passer pour le meurtrier.

« En somme,  notre héros ne vivait plus que das l’univers onirique de son crime imaginaire »

Je n’ai pas accroché tout de suite à cette histoire, qui m’a semblé désuète et mélo. Je me suis laissé prendre au ton ironique et aux références littéraires.

s’agissant de l’arrivée de Nikos en prison, ses compagnons de cellule ne le prennent pas au sérieux : « en somme, Molochanthis ne leur paraissait pas « compétent »  »  pour un criminel l’auteur note. Après l’avoir dépouillé de ses économies et de ses cigarettes, ils veulent entendre l’histoire de son  crime. L’auteur note avec humour :

« sans le savoir, ces détenus appliquaient les lois de l’hospitalité grecque antique : après avoir pris soin de leur hôte, ils l’invitaient tout doucement à leur expliquer les raisons de sa présence parmi eux »

Son arrestation, exploitée par la Presse lui rapporte la gloire escomptée, la prison devient le rendez vous des élégantes qui sont séduites par cet assassin romantique et élégant au nom de fleur Molochanthis désigne la mauve sauvage ou la guimauve. On le gâte, lui propose des livres:

« Vous me ferez un immense plaisir si vous parvenez à me dénicher le Nietzsche de Zarathoustra. J’ai lu beaucoup de titres de Zarathoustra mais son Nietzsche me semble bien supérieur aux autres oeuvre. Auriez vous également l’obligeance de me trouver des livres de Cours, Précis, Manuel et Abrégé? Ce sont mes écrivains préférés. »

Plus loin, des allusions à Oscar Wilde « chacun tue ce qu’il aime«  comble les mondaines qui se sont entichées de lui…. « ton crime, comme dirait Oscar Wilde, est une oeuvre d’art ». 

Dans la Postface, le traducteur note que l’auteur brocarde le sensasionnalisme de la presse de son temps il écrit qu« on retrouve déjà dans Psychiko la critique acerbe des médias grecs qui sera celle de Markaris ». 

logoevzone

 

 

La destruction du Parthénon – Christos Chryssopoulos

16LIRE POUR LA GRECE

du parthénon

Lu juste après le Palmyre de Veyne , La destruction du Parthénon, m’évoquait les destructions du Patrimoine mondial comme celles des antiquités du musée de Mossoul ou des Bouddhas de Bâmiyan… il est parfois assez étrange qu’on pleure plus les destructions d’antiquités que les hommes, femmes et enfants sous les bombes. J’étais partie sur une mauvaise piste. 

Éliminée la piste terroriste, j’imagine un fou, mégalomane, en mal d’une célébrité monstrueuse.

« La première chose à laquelle j’ai pensé, ou plutôt non, la première chose que j’ai imaginée nettement, réellement ce sont les conséquences; Le retentissement de l’événement à la Une des journaux […..]l’acte suspendu au dessus de la ville qui se propulse en un raz-de-marée par dessus les immeubles et les avenues. […]l’acte devenu information L’acte dont tout le monde parle. L’acte devenu nôtre. Le plaisir de pouvoir se l’approprier en secret. « 

L’examen de la personnalité de l’artificier qui a miné systématiquement colonnes et structures de soutien, ne colle pas avec ce monstre en mal de publicité. C’est un jeune homme effacé, poète, un esthète qui va à la recherche de la beauté. Puisque le Parthénon en est le symbole le plus universel

cyclades14dt 285 - Copie

« Certains l’aiment parce qu’il est simple, léger, pur, sans fioriture. mais où sont-elles la simplicité,la légèreté, la pureté, l’élégance dans leurs vies? « 

« la beauté, c’est une affectation et une hypocrisie » répond-il.

Ce livre est à la fois une déclaration d’amour au monument et une recherche esthétique. Interrogation aussi de l’identité de la ville noyée dans la lumière orange de l’éclairage urbain, le corps de la ville. 

Le court roman, paru en Grec en 2010 ne se réfère pas tant à l’actualité immédiate qu’à un étrange appel à la destruction de l’Acropole datant de 1944 d’un cercle surréaliste Les Annonciateurs du chaos et de la Proclamation de Yorgos Makris  poète, passablement fou, qui s’est jeté de sa terrasse en 1968.

« … cercle d’amis devant qui il proclamait (non dans un esprit nihiliste mais au contraire, dans l’esprit d’un renouvellement des orientations philosophiques de l’entre-deux-guerres et relayant l’écho tardif du dadaïsme en Grèce) : « Faisons sauter le Parthénon! Son influence sur la philosophie est néfaste ».

Roman  comme un essai philosophique?

Ce roman est étrange, hétéroclite, composé de monologues de témoins divers, du coupable, d’un soldat, de proclamations, d’une liste tronquée.

« Le contenu de cette Proclamation utopique est non seulement tout à fait justifié, mais aussi prophétique, quand on pense au développement phénoménal de l’industrie touristiques et à ce qui est en train de devenir la misère idéologique ne matière de voyage et de tourisme. » 

La piste socio-économique, la place de la Grèce dans l’Europe, autre facette des réflexions que ce kaléidoscope peut suggérer et que revendique l’auteur dans cette vidéo :

logoevzone

Publicité meurtrière – Petros Markaris

LIRE POUR LA GRECE

publicite meurtriere

Athènes, 2005, l’année suivant les Jeux Olympiques,

Deux événements se télescopent : le ferry crétois est détourné par des terroristes et des stars de la publicité sont abattus à bout portant.

Pendant une bonne moitié du livre les enquêtes piétinent et la vie familiale de Kostas Charitos est bouleversée par le détournement du bateau où sa fille est retenue en otage.

Je suis toujours avec grand plaisir les enquêtes de Charitos, sa vie de famille et ses errances dans les embouteillages athéniens. Comme avec Brunetti et Montalbano, je m’attache autant à la personnalité du policier, à son entourage qu’à l’intrigue elle-même, je savoure les rougets barbets grillés ou les haricots cuisinés par Adriani, je me promène dans les rues d’Athènes (sans souffrir de la canicule).

Dès que Charitos suit la piste du pistolet allemand Luger, il remue  l’histoire ancienne,  l’occupation allemande, la résistance communiste de l’ELAS, la prison de Bouboulina …C’est dans ce domaine que Markaris est très intéressant. Les criminels ou les témoins ont une histoire dans la grande histoire, ils s’inscrivent dans un contexte que l’auteur analyse.

Analyse critique de l’influence de la publicité dans l’audiovisuel. La publicité « actionnaire principal » des chaines de télévision….Encore une facette intéressante!

Si cet opus n’est pas mon préféré de la série, mention spéciale à Pain, éducation, liberté et à l’Empoisonneuse d’Istanbul, c’est néanmoins très réussi.

logoevzone

la Dolce Vita – Federico Fellini

CINE-CLUB ROMAIN

Evidemment, je me souviens de cette scène !

Mais le reste du film était bien flou dans ma mémoire. De retour de Rome j’ai eu très envie de le revoir.

Le prologue avec la statue du Christ héliportée a un goût de déjà-vu, déjà-vu dans la vraie vie, à Carrare, il y a une trentaine d’années j’ai vu une telle statue transportée (mais pas en hélico), l’ai-je rêvée? Association d’idée, Lénine sur sa péniche dans le Regard d’Ulysse d’Angelopoulos?

Sublime Anouk Aimée, mystérieuse et blasée dans cet univers mondain de Dolce Vita où Marcello Mastroianni  et ses copains paparazzi tirent leur subsistance pour un journalisme mondain agressif .

Avec le temps, Mastroianni, latin lover, dilettante, homme de lettres ou parasite, a perdu beaucoup de son charme. Anita Ekberg aussi,  en charmante idiote, fantasme nordique et blond des italiens excités. Le monde a changé, les  sex-symboles n’y ont plus la même place.

Si le film a conservé sa magie, c’est à la ville qu’il la doit! A la Fontaine de Trevi, aux ruelles qui l’environnent, au mélange de cinéma et de vie populaire.

 

la Galerie des Carrache – Histoire et Restauration – Ed. Faton

CARNET ROMAIN

carraches couverture

Quel beau cadeau les Editions Faton et Babélio, dans le cadre de la Masse Critique m’ont fait! Je tenais tout d’abord à les en remercier!

C’est tout d’abord un très beau livre, illustré de très grandes photographies, que j’ai feuilleté avec plaisir. Grand format, belle qualité photographique et surtout grande variété: détail des fresques, comme je m’y attendais mais aussi gravures anciennes du Palais Farnèse, photos de statues provenant des collections Farnèse de Naples, du British Museum… Les dessins préparatoires  d’Annibale sont tout à fait extraordinaires, ils sont maintenant dispersés dans les Musées de toute l’Europe, au Louvre, à Turin, en Angleterre ou à Vienne. La richesse et la qualité des reproductions m’ont bluffée.

carrache

Ce n’est pas un livre d’images! Il faut prendre son temps pour lire les chapitres rédigés par les meilleurs spécialistes dans des articles passionnants.

Les préfaces, remerciements aux mécènes, sont attendus, exercice obligé. La suite est une magistrale leçon d’histoire : histoire de la famille Farnese, construction du palais…et glorification de la Famille Farnèse, de sa généalogie supposée antique, de sa puissance aussi bien politique que culturelle. Rien n’est laissé au hasard dans la décoration du Palais, écrin pour la collection de statues, allégories des fresques, armoiries..

De l’Histoire on passe à l’Histoire de l’Art : les Carrache ont su tirer profit des inspirations antérieures, des fresques de Raphaël de la Farnésina, de Michel Ange et des ignudis mais aussi des influences lombardes, de Corrège , de Titien aussi … les deux frères Carrache n’ont d’ailleurs pas été les seuls exécutants des fresques de la Galerie, d’autres noms apparaissent Dominiquin, Badalocchio…

 

Des chapitres plus techniques expliquent comment on réalisait une fresque, les dessins préparatoires, les cartons, les enduits, les giornate. J‘apprends beaucoup.

La fin du volume est consacrée à la Restauration qui vient de s’achever en 2015. Inventaire des restaurations antérieures, problèmes techniques, nouveaux outils pour scanner les fresques, mais aussi parti-pris, nettoyages et restauration. C’est très technique pour la lectrice profane que je suis, mais bien intéressant.

Un regret : je reviens de Rome sans avoir vu – en vrai – la Galerie. J’aurais dû réserver ma visite au moins une semaine à l’avance. J’ai maintenant l‘adresse. Il fallait réserver tant de visites, à La Galerie Borghèse, au Vatican…Je n’ai plus qu’une envie : Retourner à Rome!

 

Jour de Noël, à la poursuite des fontaines, 14 km à pied dans les rues de Rome…

CARNET ROMAIN

Fontaine de Trevi
Fontaine de Trevi

Nous n’avons pas envie de nous joindre à la foule des pèlerins devant Saint Pierre.

Que faire à Rome quand tous les musées et les sites sont fermés ? Il reste quand même les fontaines, les arcs de triomphe, les obélisques, les statues, les boutiques de luxe, les parcs….Les églises ne ferment pas non plus mais elles ne sont pas visitables pendant les offices.

Nous avons choisi les fontaines !

fontaine de Trevi
fontaine de Trevi

En se levant tôt, nous pensions trouver la Fontaine de Trevi pour nous seules (autobus 23 – tram n°8 – P Venezia bus 80 à). Erreur ! Les Chinois et Japonais s’y sont donné rendez-vous. La fontaine a été nettoyée il y a peu, elle est très blanche, l’eau est très bleue. Mais elle est dans l’ombre. Le must, c’est le selfie. On photographie ceux qui n’ont pas acheté la fameuse perche qui éborgne les autres. Le tourisme le plus hideux a envahi les petites rues des alentours. Un peu plus loin, c’est calme, il y a même un petit marché de légumes.

Quirinal : les Dioscures
Quirinal : les Dioscures

Par le vicolo Scanderbeg on monte au Quirinal. Le Palais est perché sur la colline, vide. La fontaine est en travaux  les Dioscures émergent des échafaudages sous l’Obélisque à contre-jour. La Via del Quirinale qui longe le Palais est borde de beaux jardins. Le premier est occupé par la statue équestre d’un roi Charles Albert de Savoie (ou de Sardaigne) 1798-1849 entouré de bas-reliefs de scènes de batailles. (Il faudrait que je me documente sur le 19ème siècle !). le second jardin, Giardini di Sant’Andrea al Quirinale,  est charmant avec des palmiers, des rocailles, des fougères. Une statue encore, un peu étrange de deux carabinieri enveloppés dans des capes, le visage cachés par leur couvre-chef. Une date 1814-2014, hommage aux carabinieri.

San Andrea
San Andrea

Sant’Andrea al Quirinal : est une œuvre du Bernin. Sa façade est plutôt simple pour une façade baroque, courbes et colonnes sans trop en faire. La coupole dorée est merveilleuse plan en ellipse, marbres colorés.

4fontaines : l'Arno
4fontaines : l’Arno
4 fontaines
4 fontaines

 

 

 

 

 

 

 

 

 

San Carlo alle Quattro Fontane : de Borromini qui a déployé des trésors d’ingéniosité pour concilier complexité du terrain, les moyens limités des commanditaires. Solution plan en ellipse de la coupole, caissons en stuc en forme d’octogones et de croix. Avec le stuc et le plâtre elle paraît plus modeste que sa voisine dorée aux marbres précieux. En revanche la façade est plus spectaculaire avec ses frontons tout en courbes, ses colonnes sur deux niveaux et ses facettes au croisement des 4 fontaines dont une occupe une niche dans un coin.

Quattro fontane

Au carrefour en haut de la colline, datant de l’urbanisme de Sixte V (1585-1590). Elles ne sont malheureusement pas très en valeur à ce carrefour étroit, coincées dans des bâtiments postérieurs qui les écrasent et dans la circulation automobile arrêtée au feu rouge. (Cauchemar de photographe, il y a toujours une voiture dans le champ). Les deux figures masculines personnifient des fleuves : leTibre avec le Loup, l’Arno et le Lion. Junon et l’oiseau, diane et le chien se trouvent dans une niche dans un décor végétal.

via Sistina
via Sistina

C’est tout droit pour aller à Trinita dei Monti sur la Via delle Quattro fontane qui se poursuit par la Via Sistina (encore Sixte V). la première descend nettement et passe devant le palais Barberini (fermé aujourd’hui, Noël) derrière des grilles qui enferment un  beau jardin. Puis la place Berberini avec la fontaine du  Triton( 1642) par Bernin.

Berberini : fontaine du Triton
Barberini : fontaine du Triton

Remontée raide par la Via Sistina. Trinita dei Monti : Déception ! Des palissades, des plastiques blancs, des échafaudages masquent le célèbre escalier emballé, cachent la vue sur la Piazza Spagna, des palissades partout. Dominique est épuisée, il ne reste plus qu’à s’arrêter. La Palazzetto (qui est un hôtel s’ouvrant sur la Piazza Spagna) a installé sa terrasse sur le toit. Ce n’est pas un restaurant mais on peut y manger des pizzas (chères et quelconques) et des « fritures » à manger avec les doigts. Cela compose un repas tout à fait suffisant (pas gastronomique) mais l’important c’est la vue ! Le soleil chauffe. La Villa Medicis se détache sur l’écrin des pins du Pincio, je sors le carnet moleskine pour dessiner. Ce sont les silhouettes des pins qui m’intéressent. La villa Médicis est massive entourée de tourelles carrées surmontées de pyramides de tuiles aplaties, très florentines.

Villa Médicis
Villa Médicis

La bouche du métro est fermée, l’escalier du métro aussi. Bizarrement l’autobus 117, dont l’arrêt est face à la terrasse, ne passe pas. Comment allons-nous rentrer ? En bas aussi pas de Metropolitana. Sur la Piazza Spagna infirme de son bel escalier, la foule est dense. Ce n’est pas une manifestation mais un regroupement d’Asiatiques (sans doute les mêmes qu’à la Fontaine de Trevi ?), des familles avec des poussettes, quelques touristes français ou espagnols plongés dans leurs plans et leurs guides. Sans compter les vendeurs d’étoles (justement j’ai oublié mon écharpe en cachemire au restaurant, mais je ne le sais pas) et vendeurs de perches à selfies, des vraies guêpes qui attaquent à l’improviste.

Piazza Spagna : Barrcaccia
Piazza Spagna : Barrcaccia

La Fontaine de la Barcaccia en forme de barque porte les emblèmes des Barberini (abeilles). Selon le Guide Bleu elle commémore une crue du Tibre en 1598)

La Maison de Keats et de Shelley est fermée pour toute la durée des vacances, celle de Chirico également, j’ai renoncé à chercher celle de Goethe.

« Où sont les autobus ? » ai-je demandé aux gendarmes dans leur camion qui stationne sur la place. « Peut-être Piazza Venezia ? » répond le pandore qui n’est pas au courant des restrictions de circulation et qui nous conseille la metropolitana – fermée – « peut être sur le Corso ? » Hasarde-t-il ? C’est un comble, même les forces de l’ordre ne sont pas au courant des restrictions de circulation. Offrir aux Romains un centre historique débarrassé des voitures, du bruit, de la pollution est une excellente idée. Pousser une poussette et voir les enfants sur les trottinettes ou les vélos au milieu de la rue. C’est un cadeau ! Il faudrait quand même prévoir des autobus pour ceux qui habitent loin, pour les vieillards u les handicapés. Quelques taxis se faufilent. A quel prix ? En tout cas,  fermer le métro est une absurdité ! Il faudrait le rendre gratuit et, doubler, tripler les fréquences ! Et de toutes les façons faire des annonces compréhensibles pour tous. « Fréquence réduite entre 8h et 13h « était l’information sur les panneaux lumineux. Il aurait mieux fallu annoncer « pas de circulation du tout à partir de 13h ! »

Piazza del Poppolo
Piazza del Poppolo

Fais seule et à grands pas le détour par la Piazza del Popolo. J’arpente la Via del Babouino aux belles devantures des grands couturiers. Chaque vitrine est cernée d’une garniture de sapins, boules argentées ou noeuds rouges, paquets laqués blancs. Cela ressemble à l’avenue Montaigne, en piétonnier. Grand hôtels, une plaque signale le passage de Jérôme Bonaparte< ;

La Piazza del Popolo est aussi peuplée que la Piazza Spagna toujours piétonnière moins dense parce que beaucoup plus vaste, avec calèches, touristes, vendeurs….. Au centre, la fontaine : obélisque et sphinx sont encore derrière des palissades. Encore une fontaine que nous en verrons pas ! Heureusement que la Piazza del Popolo en possède deux autres et un arc de triomphe pour que je ne sois pas venue pour rien !

Retour, Condotti, Corso, toujours piétonniers. Il semble qu’on ait complètement banni les voitures. C’est une excellente initiative. La ville est propre, calme. L’air sent le buis aux abords des parcs, les feuilles mortes près du Tibre. Une véritable marée humaine marche au milieu de la rue. Cependant l’idée de bannir les transports est tout à fait contestable. Tout el monde n’est pas capable de marcher des heures ! C’est même contre-productif ! Moi, écolo aguerrie, même candidate EELV, me voici à me languir de la circulation. Arrivée au tibre près du Château saint Ange, nous voici épuisées. Les taxis sont pleins. La circulation est rétablie sur le Lungotevere mais de véritables grappes humaines les prennent d’assaut. Nous nous traînons lamentablement en comptant les ponts qui nous séparent du Pont Sisto.

Restaurant à Barberini, coucher de soleil sur le Janicule

CARNET ROMAIN

Les toits de Rome vus du Janicule : Panthéon
Les toits de Rome vus du Janicule : Panthéon

13h30, où déjeunerons-nous ?

Les alentours de la Piazza Venezia ne semblent guère accueillants, le Colisée trop touristique, nous embarquons dans le bus n°80 qui traverse des rues noires de monde. Les gens sont chargés de paquets de leurs achats de Noël. A Barberini deux terrasses couvertes et chauffées conviennent à ce jour frais et humide. Nous choisissons la belle pizzeria Bottega Italia, Via Veneto.

Je commande un risotto gingembre, citron, et coquilles Saint Jacques cuisine fine, excellente (rien à voir avec le risotto fruits de mer décevant pour touristes du Colisée) et Dominique a choisi végétarien avec des beignets de fleur de courgettes et un assortiment de légumes grillés, poivrons, courgettes, aubergine et même radicchio – a priori, bizarre de griller de la salade, mais moi j’aime. Bien sûr c’est un peu plus cher, mais tellement plus confortable avec une jolie table, un bouquet de petit hou, nappe et serviette en tissu et un bon radiateur rayonnant.

Promenade au Janicule

Rome vue du Janicule
Rome vue du Janicule

Veille de Noël, les musées ferment à 14h. Du  Trastevère je  monte au Janicule par la Via Garibaldi juste au bout du vicolo Moroni. Cela grimpe dur, surtout la Via Porta San Pancrazio qui se termine par un escalier. La Passeggiata del Gianicolo est une chaussée goudronnée entre deux rangées de platanes dominant de beaux jardins (Jardin Botanique fermé). Les stèles blanches des compagnons de Garibaldi bordent la route jusqu’à l’impressionnante monument de Garibaldi. Ici, ont eu lieu les combats qui m’ont tant ennuyée quand j’ai lu les mémoires de Garibaldi, eut être si j’avais lu sur place….Je cherche parmi les groupes de combattants Anita Garibaldi qui est un personnage intéressant.

Le soleil baisse derrière les grands pins que nous avions remarqués du Capitole. En face du monument, de la terrasse panoramique la vue sur Rome est étendue sous une belle lumière. Les ruines du Palatin ressortent sur la verdure, le Dôme du Panthéon émerge de la mer des toits, impressionnant, le Monument Victor Emmanuele dépasse tous les autres. Je suius incapable d’identifier toutes les coupoles et les clochers. Sur le chemin du retour je fais presser une famille de touristes français « dépêchez-vous, le soleil se couche ! ».

Veille de Noël, le Trastevère est vide, bars à bière et « street-food » baissent leurs rideaux de fer. Heureusement la COOP de l’autre côté du pont Sisto est encore ouverte, les retardataires se pressent devant les rayons de fruits ou de vins. Je rentre avec deux grands sacs pleins, un panettone, du saumon fumé. Je décore la table de notre cuisine à la cave de clémentines avec leurs feuilles.

Les doutes de Salaï – Monaldi & Sorti

CARNET ROMAIN

doutes de Salaï

Salaï est le protégé de Léonard de Vinci qu’il appelle son parrain. Page chapardeur, menteur, séducteur, dégourdi. Espion de Léonard, il adresse une correspondance à un mystérieux Monseigneur florentin où il raconte tous les faits et gestes de son  père dans une langue amusante truffée de fautes d’orthographes et de barbarismes.

Lionardo et Salaï arrivent à Rome en 1500 sous le prétexte d’études de sculptures et d’architecture antique. Le pape est alors Alexandre VI Borgia. Léonard ne se préoccupe guère d’Antiquités et se met au service de César Borgia – le Valentinois – qui mène campagne non loin de Rome. Léonard espère tirer profit de ses talents d’ingénieur, de ses dessins de machines de guerre. Tout d’abord il est chargé d’enquêter sur les rumeurs malveillantes courant sur le Pape Borgia. Léonard, par ailleurs voudrait aussi vendre au sultan Bayazid un pont sur le Bosphore….Cette histoire m’intéresse beaucoup au retour de Rome et je me suis lancée confiante dans la lecture de ce gros livre de 500 pages.

Leonardo_self

Roman historique ou  plaisanteries grivoises?

Les lettres de Salaï me plongent dans le doute. Dans un indescriptible fatras de cochonneries, gloutonneries et beuveries Salaï fait des rencontres intéressantes : Copernic et un autre polonais, Burkhardt, le biographe du Pape Alexandre VI, et nombreux Antiquistes (humanistes ou antéchrists?) . Il raconte les faits et gestes de son maître Lionardo avec nombreuses allusions intéressantes à ses œuvres qui  sont parvenues jusqu’à nous. La vie à Rome, dans les boutiques et auberges autour du Campo de’Fiori est reconstituée de façon vivante.

Quel crédit dois-je accorder du point de vue de la vérité historique?

Souvent, trop souvent, interviennent des diableries invraisemblables. Le nom-même de Salaï évoque le malin, et que dire ce ce Töfel, et de Diebold? Quand on raconte qu’une des bouches de l’Enfer serait sous la Cathédrale de Strasbourg, on est encore en pleine diablerie fantastique.

Agent double, agent triple, Salaï met au jour une sorte de conjuration contre le Pape Borgia, mettant en cause Tudesques, Alamans et Alsaziens  qui sont nombreux à Rome. Seraient-ils les coupables dans les rumeurs qui courraient sur le Pape, le prétendant père du Valentinois et de Lucrèce. Népotisme, simonie, inceste, mœurs dissolues. Burkhardt en serait il le propagateur? Il est beaucoup question de la Germanie de Tacite, de Boccace aussi … on devine poindre la Réforme en Allemagne.

Tout cela serait passionnant si Salaï ne passait pas tant de temps à raconter ses fredaines, les tétons comme des melons des Romaines, et le charme de son oiseau dont il se van . Un peu ce serait amusant, mais trop c’est trop. Bien sûr, ce sont ces rencontres sur l’oreiller et les indiscrétions des servantes qui met Salaï sur les pistes  et qui font avancer l’enquête… je m’ennuie un peu et j’ai du mal à prendre son histoire au sérieux.

Et j’ai bien tort!

Le dossier très fouillé dans les 100 dernières pages du livre me montre que la vérité dépasse la fiction. Faux, usage de faux, médisances ont persisté pendant des siècles faisant du pape Borgia un personnage décrié. J’ai eu tort de me méfier. Oui, Salaï a bien existé, on a bien fait circuler des rumeurs sur le pape pas seulement pendant le règne des Borgia, jusqu’à nos jours. Les auteurs ont fait oeuvre d’historiens et livrent une abondante et sérieuse bibliographie!

Musées Capitolins

CARNET ROMAIN

les Dioscures du Capitole
les Dioscures du Capitole

Il tombe une petite pluie froide quand nous arrivons au Capitole.

Castor et Pollux, cavaliers,  nous accueillent en haut du grand escalier qui monte de la Piazza Venezia à la belle place Campidoglio dessinée par Michel-Ange, sous la commande du pape Paul III Farnèse pour mettre en valeur la statue équestre de Marc Aurèle. Au pied du double escalier deux fleuves, le Tibre et le Nil viennent des Thermes de Constantin.

piazza Campidiglio
piazza Campidoglio

7Nous pouvons contempler la place à loisir, nous avons une bonne demi-heure d’avance sur l’horaire(9h30-14h cette veille de Noël).

C’est un musée très ancien, la « récolte capitoline » fut initiée par le pape Sixte IV  (fin du 15ème siècle) qui a donné des bronzes antiques conservés au Palais de Latran.

On entre dans le Palais des Conservateurs.

salle desHoraces et des Curiaces
salle desHoraces et des Curiaces

Au premier étage, l’immense salle des Horaces et des Curiaces est peinte par le Cavalier d’Arpin en 1595. J’aime qu’on me raconte une histoire, cette histoire est celle de la fondation de Rome : Romulus et Rémus tètent la louve, Romulus traçant le périmètre de la ville, attelé à deux bovins (Fernandez livre son interprétation originale), le rapt des Sabines, les Horaces et les Curiaces…peu importe l’esthétique des fresques (je n’aime pas trop), c’est l’histoire qui m’intéresse.

La Salle des Capitaines est ornée de statues antiques et de celle de deux condottieri Barberini et Colonna (noms de stations de métro, on a les références qu’on peut !)Fresques de Laureti.

Hannibal est peint sur son éléphant sur les fresques de la salle d’Hannibal. Les Romains sont identifiés au SPQR écrit sur le bouclier. Le Romain est-il Scipion ? Je prends en photo Hannibal, cela pourra toujours servir, le livre de Rumiz, sur les traces d’Hannibal est en haut de la pile à Créteil. Le Tireur d’épine en bronze est au centre de la Salle des Triomphes où un triomphe est représenté sur une frise colorée. La Louve est la vedette du musée, c’est aussi l’emblème de Rome. Elle était autrefois exposée aux regards de tous dans une loggia.

Le tireur d'épine
Le tireur d’épine

La salle des oies fait référence aux Oies du Capitole qui ont donné l’alerte lors de l’invasion par les Gaulois. Exposées dans des niches, elles ressemblent plutôt à des canards. La Tête de Méduse du Bernin voisine avec les marbres antiques. La salle est décorée de grottesques et de petits tableaux délicats encadrés dans le style pompéien. Il faudrait rester plus de temps pour les examiner.

Bernin : Méduse
Bernin : Méduse

Nous passons devant un char antique aux plaques vert-de-grisées et la monture : deux chevaux métalliques.

Horti maegenatis

024 - Copie

Ces jardins sont très présentés de manière contemporaine. Les marbres blancs se détachent des dalles noires où sont écrites les explications, des cartes situant les jardins sur le plan de Rome. Dans,  ces jardins verdoyants autour de la Rome antique étaient construites les villas des riches Romains. Des centaines d’œuvres d’art furent exhumées lors des travaux d’urbanisme en 1870. Nombreuses statues sont grecques, de marbre pentélique ou de Paros. Je retrouve avec joie les Corées, une tête d’amazone est parfaite. Marsyas en marbre rose violacé suspendu à un arbre et écorché vif est criant de souffrance. Je suis heureuse de retrouver « mes » Grecs que j’affectionne plus que les Romains. Ravie aussi de cette présentation sobre qui les met en valeur ;

Exêdre de Marc Aurèle

Marc Aurèle
Marc Aurèle

Une verrière a été aménagée pour la star du Capitole : la statue équestre antique. C’est le moins qu’on ait pu faire, autrefois Michel ange avait dessiné la place exprès pour elle. Celle qui est actuellement sur la place est une copie.  Une tête géante en bronze de Constantin est également exposée. En bordure de l’espace vitré, un mur antique. Ce sont les fondations du Temple de Jupiter Capitolin érigé par Tarquin le Superbe en 509 av. JC. Le temple se trouve à l’intérieur du Musée, c’est un temple énorme.

La transition est naturelle vers une exposition La Rome au temps de Tarquin

Pinacothèque

Caravage : la diseuse de Bonne Aventure
Caravage : la diseuse de Bonne Aventure

Elle est située à l’étage supérieur. Très riche, rangée par ordre chronologique et par ville. Véronèse et Titen. Je reconnais quelques Bassano au passage. Deux Caravage retiennent notre attention : Saint Jean Baptiste nu (en hommage aux nus de Michel-Ange), très jeune enlaçant le cou d’un bélier cornu et La Diseuse de Bonne Aventure, une gitane lit dans la main d’un jeune homme qui lui sourit tandis qu’à l’occasion elle lui subtilise sa bague. Caravage plus apaisé, mais toujours voyou. Admirative du sCaravage j’ai failli rater le Rubens : Romulus et Rémus en train de téter la Louve, bébés blonds très potelés .

027 - Copie

Au 3ème niveau : exposition Raffaello, Parmigianino, Barocci, metafore delle Sguardo. L’affiche st tromeuse : portrait de Raphaël sur huile. Pas de peinture dans l’exposition, des études, des dessins des eaux fortes. Parmigianino est dit « Raphael revividus ». Eouvres regroupées par thèmes : l’autoportrait, thème de la fenêtre< ;;;;

Nous retournons dans la cour revoir la grande tête de Constantin, son pied et son doigt.

Statue géante de Constantin
Statue géante de Constantin

Il faut emprunter une galerie souterraine pour rejoindre le second palais . Dans la galerie collection épigraphique  sur plusieurs thèmes : l’écriture, le culte, la mort…  De là un couloir conduit au Tabularium loggia dominant le Forum où est exposé l’entablement du Temple de Venus et de la Concorde.

Le Palazzo Nuovo

Galate
Galate blessé

Pas du tout neuf, comme son nom ne l’indique pas, est resté dans l’état où les collectionneurs l’ont installé.  Les sculptures antiques sont alignées sur deux étagères dans la salle des Philosophes. Dans la Salle des Empereurs, les marbres des murs et des encadrements des portes font un écrin précieux et coloré pour toutes les statues. Le temps (et la patience) nous manquent  pour nous intéresser individuellement à chacun de ces Hommes Illustres (j’ai Plutarque dans me liseuse dans le sac à dos). C’est dommage parce que les portraits sont réalistes.

Nous nus contentons de nous focaliser sur les compositions les plus curieuses : Le Galate blessé, que le Guide Gallimard appelle Gaulois, le Faune et les Centaures, la Vénus du Capitole qui occupe toute seule une salle somptueuse, des petits tableaux en mosaïque antique sont charmants : Colombes qui s’abreuvent et masques de Théâtre.

Vénus du Capitole
Vénus du Capitole