Cap Béar – les asperges sauvages

CARNET CATALAN

Saint Ferréol- les asperges

Cap Béar

J’ai beaucoup aimé cette balade. Pourquoi ne pas la refaire sous le soleil ? J’ai pris mon bâton, pas tant pour me faciliter la montée qui n’est pas énorme, plutôt pour m’assurer là où le ruisseau a envahi le chemin. Je prête plus attention aux végétaux dans la chênaie, petit hou, salsepareille, ronces au bas de la pente, plutôt bruyères et genêts, plus haut ; Je croise un monsieur d’un certain âge, aux pantalons fendus comme ceux des ados. Il a dû capter mon regard :« je vais aux asperges qui sont dans les ronces, je ne vais pas abîmer un bon pantalon ! » annonce-t-il je lui réponds que j’aimerais bien en trouver mais que je n’ai pas mon couteau. « Pas besoin de couteau pour les asperge, il suffit de les casser ! En revanche, pour les pissenlits il faut un couteau ! ». Je continue la balade en cherchant les asperges que je ne trouve pas.

Toute la journée je vais croiser des gens avec un bouquet d’asperges dans la main. Cela doit vraiment être la saison !

Cap Béar

Port Vendre

A la sortie de Port Vendre en direction de Cerbère, le Cap Béar. Le vent marin a apporté une brume et un éclairage un peu bizarre. Le vent souffle en tempête soulevant des vagues spectaculaires. Les romarins sont couverts de fleurs bleues. C’est le début de la floraison des asphodèles. Je les aime beaucoup mais depuis que j’ai lu qu’elles étaient les prairies blanches des morts de l’Enfer dans l’Odyssée, je les trouve funèbres.

Asphodèles

En dessous du phare, des marches conduisent à l’anse Sainte Catherine, invisible de la route. Je découvre des petites maisons blanches ; on se croirait dans les cyclades. Des agaves aux belle feuilles lancéolées dépassent des épineux et des romarins. Ici aussi c’est la chasse aux asperges. Un sentier mène à un petit promontoire. Pour y arriver, il faut descendre dans les schistes argentés ; je marche avec précautions et agrippe les romarins, au moins il ne pique pas ! A la montée ce sera moins impressionnant, d’ailleurs je trouve un autre passage avec des marches.

Anse Sainte Catherine

Collioure

La mer est tellement agitée que la promenade sous le fort n’est pas possible ; de très grosses vagues viennent s’y briser sur la banquette de ciment.

Les vagues sur Collioure

Au retour, le Canigou semble irréel dans la brume, blanc, spectral.  On le devine plus qu’on  ne le voit.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Randonnée avec Vall’respire au dessus d’Arles-sur-Tech vers Monferrer

CARNET CATALAN

Arbre en fleur à Amélie

Le matin,  le temps bien gris avec menace d’averses n’incite pas à la promenade, d’autant plus que le club de Randonnée Vall »Respir d’Amélie-les-bains propose une randonnée au-dessus d’Arles-sur-Tech. Je reste toute la matinée à saisir mes notes à l’ordinateur.

cerisier

Rendez-vous à Amélie-les-Bains sur la Place de la Sardane. Nous sommes 15 et nous répartissons dans trois voitures. Traversant Arles-sur-Tech on passe devant la fabrique des meilleures rousquilles de la région. Un petit faon traverse la route, certain ont cru reconnaître les cornes recourbées d’un isard. Nous dépassons les Gorges de la Fou et empruntons une petite route qui monte jusqu’à un petit parking. Le repère dans le paysage est un énorme rocher qui fait une falaise dans la montagne. Nous allons nous retrouver au-dessus, après avoir grimpé un raidillon qui court en balcon au-dessus de la route à couvert dans la forêt. Puis encore un raidillon, et toujours un sentier en balcon qui monte, monte. Mes compagnons randonnent plusieurs fois par semaine et sont bien entraînés. Tout le monde grimpe avec une apparente facilité alors que je peine mais ne veut rien en dire, je reste dans le groupe de tête de peur de me faire distancer si je reste à la queue. Le groupe est très bien organisé, il y a une organisatrice en queue pour ne perdre personne. Nous arrivons à une minuscule chapelle avec une très belle vue sur toute la vallée.

fleurs bleues

La descente est moins difficile physiquement, mais plus aventureuse. Le sentier du retour n’est pas balisé, les organisatrices cherchent des chemins de chèvres (ou de sanglier). Un arbre barre le sentier, il faut le contourner, on descend au jugé à travers la forêt et atteint une piste qui descend ; J’en ai un peu assez de ces descentes dans les genêts et les ronces et suis bien contente de sentir un bon chemin sous mes pieds ; Mais c’est de courte durée, on retrouve le sentier. A la montée c’est essoufflant mais à la descente il faut être très attentif pour ne pas glisser. Heureusement j’ai mon bâton ! On se retrouve au parking pile à l’heure !

Retour sous le soleil. Les cerisiers sont épanouis, tout blancs. Magnifiques !

Prieuré de Serrabone

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Prieuré de Serrabonne

Ce haut-lieu touristique des Pyrénées Orientales est signalé depuis la route principale(N116) qu’on quitte en direction de Bouleternère -joli village dominé par une haute église, une tour ronde et des remparts mais nous n’avons pas le temps de nous y arrêter.

A la sortie de Bouleternère, un panneau annonce « Serrabone, 25 minutes ». La route tortille mais elle n’est pas étroite comme les routes de montagne que nous connaissons. La D615 suit le cours du Boulès, petite rivière très encaissée. Brusquement, une tête cornue : une belle chèvre, très familière elle ne s’enfuit pas à mon approche renifle ma main et la lèche. Encore 4 km en lacets pour découvrir le prieuré. Une haute tour carrée en schiste, sobre et austère et isolé dans la montagne. On découvre ensuite les bâtiments conventuels en dessous.

Histoire

Chapiteaux de la galerie extérieure

Le prieuré de Serrabone est attesté à partir de 1069, en 1082 le Vicomte de Conflent permet l’installation d’une communauté monastique suivant la règle de Saint augustin. A partir du 12ème siècle les constructions s’enrichissent d’un cloître, une salle capitulaire et un dortoir. La crise démographique du 14ème siècle, une mauvaise gestion du monastère (un prieur est déposé en 1448 pour « crime énorme ») entrainent le déclin de Serrabone.

La tribune
Serrabonne : la Tribune de l’Eglise

Passée la billetterie, je passe par une galerie en balcon, avec de jolis chapiteaux historiés, avec une vue sur la forêt. L’église est dépouillée, son ornement le plus extraordinaire est une merveilleuse tribune de marbre rose de Conflent. La sculpture est très fine, on voit les symboles représentant les quatre évangélistes : aigle, taureau, lion et homme. Les chapiteaux sont amusants avec des hommes grimaçants, des singes des animaux fantastiques ailés….

personnage

On peut se promener dans les alentours dans les collections botaniques : collection d’oliviers, vigne sur des terrasses minuscules qui semblent suspendues, des plantes aromatiques.

Le retour par la D615 est très agréable dans les Aspres couverts de très hauts chênes. On passe par deux villages : Boule-d’Amont, Oms et Llauro. C’est une promenade tranquille dans la belle lumière du soir.

 

Marcevol

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Marcevol et les neiges du Canigou

C’est avec beaucoup d’émotion que nous retournons à Marcevol.

Je me souvenais du lac de Vinça où nous nous sommes baignées. J’avais oublié la présence majestueuse du Canigou qu’on a l’impression de toucher tant il est près. Il me semblait que nous étions au bout du monde. En effet, la petite route s’engage dans des gorges granitiques avec des rochers qui pointent vers le ciel, puis elle passe par des forêts de chênes bas et touffus. Sur le bas-côté poussent le thym et la lavande. Le prieuré n’est pas isolé comme je le croyais, il se trouve à proximité d’un village avec une jolie chapelle qui pointe au-dessus des toits des maisons. Le prieuré n’est donc pas isolé. Des champs d’herbes aromatiques, rangées de thym, de lavande alternent avec la plantation récente d’arbres fruitiers, pêchers ou amandiers, en cette saison on ne distingue pas sur ces jeunes plants. Ces plantations n’existaient pas il y a 38 ans ! Ni les chevaux qui paissent tranquillement dans un pré. En revanche nous arrivons à identifier l’emplacement du camping où nous avions nos tentes, la montée dans la nuit. L’église est ouverte : elle est sombre. Les photos seront loupées. Nous retrouvons nos souvenirs, ici en rond, il y avait des séances de méditation qui nous donnaient des fous-rires.

vieille porte

Le bloc construit regroupe l’église romane. L’appareil de la façade consiste en pierres soigneusement maçonnées, taillées en blocs réguliers, avec quelques cavités. Le porche en marbre rose de Conflent se détache sur la façade. Il est particulièrement soigné. Au-dessus la fenêtre centrale est aussi bordée de marbre rose tandis que deux ouvertures sont à peine visibles. Comme beaucoup d’églises dans la région le clocher est un mur-clocher avec quatre arcades, deux grandes et deux petites ; Le mur-clocher est bizarrement décalé par rapport à l’axe défini par le porche. C’est une reconstruction à la suite du séisme de 1428 qui endommagea aussi les bâtiments conventuels.

Marcevol : porche roman

Nous tournons autour des bâtiments pour voir les autres constructions, malheureusement c’est fermé ( normal puisque c’est un gîte).

Je m’intéresse – tardivement- à l’histoire du prieuré bâti au 12ème siècle par des chanoines de l’Ordre du Saint Sépulchre . Cet ordre fut fondé après la prise de Jérusalem en 1099 par les Croisés et était en charge de veiller sur le tombeau du Christ.  Il fut dissous en 1484 par le Pape. En 1129, l’Evêque d’Elne leur fit donation de la Chapelle Nostra Sinyora de les Grades située non loin. En 1484, le prieuré passa sous l’égide des prêtres de Vinça. Les chanoines suivaient la Règle de Saint Augustin. A la Révolution il devient bien national. On dit que la mère d’un Pape serait enterrée au prieuré, morte en route vers Saint Jacques de Compostelle. Le prieuré reste un lieu de pèlerinage le 3 mai.

Depuis les années 70 le prieuré est un lieu hébergeant des groupes, classes vertes. La fondation qui le gère a aussi des actions d’agroécologie et d’agroforesterie, particulièrement autour des plantes à parfum. En effet une balade est annoncée sous forme d’affiches pour le 15 avril pour herboriser les plantes aromatiques. C’est aussi un but de promenade, plusieurs sentiers de randonnées arrivent au pied du prieuré.

Nous pique-niquons sur de gros blocs de granite face à l’église. Il fait très bon. On croit voir fondre les neiges du Canigou.

Castelnou

CARNET CATALAN

Castelnou

Dimanche, pas de soins à la cure thermale, nous avons donc une grande journée pour visiter la région ! En plus il fait un temps splendide.

Au lieu de suivre les conseils du GPS et du smartphone qui veulent absolument nous faire passer par l’A9 et la N116 à 4 voies, nous improvisons, à l’ancienne, avec la carte. La D615 qui passe juste derrière le gîte coupe vers Thuir en passant devant l’Ermitage de Saint Ferréol, Llauro et Fourques. Nous connaissons le trajet jusqu’à Llauro dans les chênes dans les montagnes des Aspres.

Et toujours : le Canigou!

En descendant dans la vallée, nous apercevons les éoliennes, elles ont dû drôlement tourner hier ! mais les gens d’ici ne les aiment pas : No pasaran ! Cela m’agace un peu, on ne pas être contre le nucléaire, contre les barrages contre les éoliennes chez soi (chez les autres elles sont très bien).

Terrats

Terrats: le clocher mur dépasse des toits des maisons. On cherche l’église et dépasse le village. La petite ruelle de l’église ne se parcourt qu’à pied tant elle est étroite et j’ai bien du mal à regarder la façade, tant le parvis est petit. Il doit y avoir un céramiste : les plaques de rues sont très colorées et les gouttières émaillées verts.

Tour bouteillée

La coopérative vinicole a de très curieuses cuves, monstrueuses : c’est une Tour Bouteillé qui vinifie la cuvée Terres plates cuvée haut de gamme selon le site du producteur.

On arrive vite à Thuir, où se trouvent les caves Byrr qu’on peut visiter, mais ce n’est pas au programme.

Castelnou

Castelnou

Castelnou est réputé un des « plus beaux villages de France ».

Au parking panoramique, avant l’entrée du village, nous avons le souffle coupé. Au sommet de la colline, un château médiéval avec un donjon, des murs d’enceinte. Les maisons de Castelnou sont blotties sous le château serrées. L’église est à l’écart en bas. Un peu plus loin sur une colline, une tour à signaux ronde. Et au loin, toujours le Canigou !

Malheureusement le château est fermé à la visite. Une fissure l’a rendu dangereux et le propriétaire – le Crédit Agricole – ne veut pas payer la restauration. La marchande de pralines regrette, « il faudrait que le conseil Général rachète le château. C’est quand même du patrimoine ». Je me promène avec grand plaisir dans les rues en pente. Aujourd’hui, jour de Pâques, les commerçants inaugurent la saison et ouvrent leurs boutiques. Une marchande m’offre une figue sèche.

Poterne de Castelou

A côté de la poterne un panneau raconte l’histoire de Castelnou :

990 le comte de Besalu fait construire le château

1003 les propriétaires se disent Vicomtes de Vallespir, en 1067 Vicomtes de Castelno

1255 : prise de Quéribus par les Croisés en lutte contre les Cathares. Quéribus devient forteresse du Roi de France

1314 Castelnou est assiégé. Le Roi d’Aragon fait construire la Porte de Millas.

1473 Castelnou sert de base aux révoltés roussillonnais, partisans du Roi d’Aragon.

1559 Pierrot de Llupia seigneur et brigand est arrêté ce qui entraîne la démolition du château.

1789 A la Révolution le château devient Bien National et propriété de la Commune.

Au19ème siècle, en raison d’impôts trop élevés la commune vend le château ;

1875, le Vicomte de Satges du Conflent, résident en Angleterre fait reconstruire le château qui est à nouveau vendu.

1945le château est restauré

1981 un incendie se déclare

1987 rachat pas le Crédit Agricole.

2017 : fermeture pour raisons de sécurité.

Départ imminent : Lire pour Athènes et les îles de la mer Egée

LIRE POUR VOYAGER

Around the world

Un des bons côtés de la retraite, c’est de pouvoir voyager hors saison, profiter des fleurs avant que la canicule ne les ait desséchées, des plages avant les foules…..Nous serons donc loin tout le mois de juin, et le début de juillet : Athènes et 4 îles: Amorgos, Naxos, Milos, Sifnos.

Le blog ne sera pas en pause pour autant, seulement en pilotage automatique. Je lirai les commentaires sur le téléphone, sans y répondre (craignant les coquilles énormes de l’écriture sur le petit écran).

Un autre plaisir du voyage est de préparer par des lectures avant le départ, télécharger les lectures à la plage, et garnir la pile pour après.

Avant le départ : 

La jument de Socrate par Laureau-DaullLe va-nu-pieds des nuages par Théodoropoulos       Le va-nu-pieds des nuages par Théodoropoulos    Ces deux ouvrages racontent Athènes antique, avec Socrate, Périclès, pour personnages principaux

Entre 1870 et 1914, Constantinople et Athènes par l’auteur de Vacances dans le Caucase que j’avais adoré.

 

 

 

 

 

 

 

Le Miel des anges par Chatzigiannídis une histoire intemporelle sur une île….

La pensée chatoyante : Ulysse et l'Odyssée                Une Odyssée : Un père, un fils, une épopée par Mendelsohn  Deux lectures d’Homère et plus spécialement de l’Odyssée:  lecture enchantée !

pour lire sur place, dans la liseuse :

Nuées  pour faire suite à la lecture de Theodoropoulos, puisque dans Le Va-nu-pieds des nuages a justement pour sujet la rédaction des Nuées par Aristophane.

Un été avec Homère malgré mon « allergie » à Tesson, je lui donne une nouvelle chance, Homère me passionne

Offshore je l’attends depuis longtemps, je l’ai téléchargé le jour de sa sortie en français, mais je le lirai dès le premier ferry (Athènes Amorgos : 8 heures)

 elles m’accompagnent partout!

Et puis, bien sûr, tous les livres qui ne concernent pas la Grèce que j’ai téléchargé et pas encore lu. Je pourrais aussi relire Psychiko, ou la destruction du Parthénon si je suis vraiment en panne de lecture….mais,   en vacances je préfère écrire et dessiner.

Au retour la Pal est encore grecque mais j’ai décidé de ne pas charger la valise de papier, nous aurons les valises sur les ferries et il faut qu’elles restent transportables.

 puisque nous passerons une semaine à Milos! Je l’ai lu autrefois avec grand plaisir et je me fais une fête de le relire.

Citati parce qu’il m’enchante et peut être ces mythes seront-ils grecs?

Fermor méditatif et mystique(?) mais c’est Fermor et je suis fan

Koumandaras parce que les Grecs vivants m’intéressent autant que les antiques.

Trois auteurs que j’aime beaucoup, mais il faudra que je trouve des nouveautés qui m’aidera?

Banyuls : maison de Maillol et vignoble

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Aristide Maillol

Maillol est né à Banyuls, sa maison rose est située en pleine ville. Je l’ai vue dans le circuit « sur les pas d’Aristide » mais elle ne se visite pas. Le sculpteur, en plus d’une propriété à Marly-le-roi possédait la petite métairie dans la vallée de la Roume à 4 km de Banyuls. Le trajet est très plaisant dans le vignoble. Les piétons arrivent en empruntant un chemin le long du ruisseau. La maison est nichée sous de la verdure. Une glycine commence à fleurir ; les iris violettes sont tout juste sortis. Une tonnelle cache la maison. Sur le côté : la tombe de Maillol avec une statue de bronze.

La maison de Maillol
La maison de Maillol

La visite est libre, sans parcours imposé.  Ses dessins sont exposés dans la pénombre. Les vitrines contiennent de nombreuses sculptures de petit format. Bronzes et plâtres. De très belles photos de Maillol montrent le sculpteur au travail ou avec ses amis.

La tombe d’Aristide Maillol

Au niveau inférieur, projection d’une vidéo ancienne. Derrière des vitrines on a reconstitué la salle à manger de Marly-le-Roi et la cuisine de la métairie.

maillol : plâtre

Cette maison est très émouvante. Jolie visite. Pour prendre des notes, j’irai au Musée Maillol à Paris.

Maillol : baigneuse plâtre

Promenade dans le vignoble

Promenade dans le vignoble de Banyuls

Le vent souffle en tempête, la mer est presque blanche d’écume, hérissée de la crête des vagues. Les buissons s’agitent. Difficile d’ouvrir la portière de la voiture. Certaines bourrasques m’empêchent d’avancer. Au lieu de rentrer par le même chemin, nous continuons sur le mince ruban de goudron qui s’écroule un peu sur les bords. Impossible de se croiser, heureusement personne ne vient ! je descends à pied. Une des plus belles balades des vacances !

ceps de vigne

Ermitage Saint Ferréol

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Saint Ferréol

Le circuit « pèlerinage à Saint Ferréol » commence juste derrière le gîte au parking du Pont du Diable . Juste après le pont sous l’ancienne voie ferrée, je trouve le Chemin de Vivès qui est un tronçon de la Voie Verte reliant le Boulou à Céret, mais je le quitte rapidement pour monter dans la colline. Les cerisiers sont curieusement taillés en espalier ou plutôt en tonnelles gracieuses, fleuries, derrière lesquelles je vois les Albères où nous étions hier. Plus haut il y a des vignes. Le sentier cimenté est envahi par le ruisseau, j’essaie de marcher sur le côté pour ne pas mouiller mes pieds dès le début de la promenade. Le sentier est bien décrit dans le petit guide acheté à l’Office du Tourisme, bien balisé. Le sentier grimpe raide dans les chênes verts. La croix de fer est la première étape. Continuant dans les bois, nouveau ruisseau dans le chemin, j’arrive alors à une fontaine, fermée. Un écriteau demande « ne gaspillez pas l’eau ».

Ne gaspillez pas l’eau!

La chapelle Saint Ferréol, vue de la route D615, m’avait beaucoup plu. Je m’étais promise d’y retourner la dessiner. Mais en arrivant de la colline, elle est moins photogénique. Surtout il y a une famille bruyante. Monsieur coupe des pissenlits nouveaux, la petite fille mange des mandarines, et les deux dames parlent bien fort. La chapelle est 13ème siècle, après une épidémie de peste en 1654, les habitants firent de Saint Ferréol leur saint patron. Au 18ème siècle des bâtiments furent construits. Comme la chapelle est fermée, je n’ai pas vu l’inscription en Catalan de l’ermite « Laurens Cros fils d’ille » qui fut 44 ans esclave à Constantinople, qui devint ermite jusqu’à la fin de sa vie. Ce genre d’anecdote fait vivre un lieu et m’enchante.

mimosas

Le retour se fait par l’autre versant. Sur la D615, je  retrouve la vision de la chapelle que j’avais envie de dessiner. Après avoir traversé la route le sentier monte sur une autre colline, il me semble qu’on tourne le dos à Céret.  Un sentier se transforme en piste sableuse, qui dessert plusieurs propriétés cachées dans les bois. En descendant le sentier passe par des bois de mimosas. Il fait beau et chaud et ils embaument. C’est vraiment une très belle promenade. 2h30 pour 2h annoncées, une impression d’aventure, bien balisée !

Le temps change vite en montagne. Nous avions tout préparé pour un déjeuner dans le jardin. Une averse nous a fait rentrer.

A pied sur la voie verte jusqu’à Amélie/ balade en auto à Fontfrède

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Amélie les bains : cure

Une voie verte, cycliste et piéton, relie Argélès à Arles- sur-Tech, empruntant l’ancienne voie de chemin de fer entre Reynès et Amélie-les-bains. Par un soleil splendide et une température printanière (enfin !). J’ai franchi le Tech sur le pont métallique et marché sur le ruban de ciment avec pour seules rencontres quelques cyclistes, une marathonienne et son entraîneuse (à vélo). 6 km environ très facile et très agréable traversant plusieurs fois le Tech. A l’arrivée d’Amélie-les-Bains le parcours retrouve les rues de la ville. Je termine sous les platanes de la promenade du Mondony sous l’hôpital militaire abandonné.


Déjeuner sur la table dans le jardin du gite.

Au dessus d’Amélie

Fontfrède

on monte au dessus de Céret

En montant la Rue des Evadés un panneau routier indique la direction de Fontfrède, 11km (en vrai 14). La route grimpe, très tortueuse, bordée parfois d’un petit parapet de granite. Les vues panoramiques sont somptueuses, sur la montagne et sur la mer. Nous roulons dans les chênes verts, des bruyères arbustives, très hautes, qui fleurissent blanc. Quand on s’élève dans la montagne, on arrive dans une forêt hivernale de châtaigniers. Ces derniers sont très touffus, des rejets très hauts et peu de gros arbres. Ils semblent en bien mauvais état, l’écorce se décolle par plaque sur les troncs et de nombreuses branches se dressent blanchies et desséchées. Que leur est-il arrivé ? Peut être quand le printemps avancera ceux qui reverdiront donneront une impression moins pénible. C’est une forêt privée du Mas costello. La route est très étroite et pleine de nids de poules (les souvenirs d’Albanie reviennent).

Ver! Fonfrède presque une piste!

Nous passons un col à 860m avec une intersection : la route vers Maureillas. La route est encore plus étroite et passe dans la très haute futaie. Enfin : la Fontaine de Fontfrède (1021m) avec un parking d’où partent des randonnées, celle des Trabucayres les contrebandiers et les bandits armés de tromblons. La stèle des Evadés rappelle les souvenirs de la Seconde guerre mondiale quand les juifs voulaient passer en Espagne.
Le sommet est tout proche, (1093 m), un sentier mène à un col à 900m je grimpe, mais les première gouttes me font descendre. Ce n’est pas de la pluie, de la neige ou de la grêle. Les hêtres et les pins succèdent aux châtaigniers.


Nous rentrons par Maureillas, le parcours est interminable. La route remonte, dessert de très gros mas qui semblent perdus dans la montagne. Comme la pluie a cessé je marche sur la route dans la forêt de châtaigniers. La route D13F a le même numéro depuis Céret mais elle fait un circuit vers la frontière, on se dirige vers le sud ou vers l’Est alors que Céret est au Nord-Ouest.

 

Quand nous rentrons au gîte, le soleil est revenu et j’installe l’ordinateur sur la table de jardin.

Âmes sauvages : le symbolisme dans les pays baltes

Exposition temporaire au Musée d’Orsay jusqu’au 7 juillet 2018

jeune paysanne de Johann Walter

Je n’aurais pas manqué l’occasion de flâner encore à Tallinn, Riga, Vilnius ou Kaunas. histoire de raviver des souvenirs de notre voyage. Nous avions vu de beaux musées à Tallinn, Kaunas et Vilnius et j’avais adoré la maison de Curlionis 

Curlionis

L’exposition du Musée d’Orsay a choisi de présenter par thèmes sans séparer les peintres de chacun des pays baltes et sans souci de chronologie(certains tableaux datent de 1930 et son présentés avant d’autres des années 1910). Les trois thèmes abordés sont : 1 Mythes et Légendes , 2. l’Âme, 3. la nature. 

Mythe et Légendes s’ouvre sur des légendes estoniennes, Le Sacrifice de Kristjan Raud  illustre une légende ancienne païenne selon laquelle les larmes de trois veuves venues prier font jaillir une source.

Kallis : Linda portant un rocher ; Kalevipoeg

La légende estonienne de Kalevipoeg a inspiré Raud, Triik, ou Tuul : on voit des héros musclés ou au contraires décharnés très symbolistes. Ce n’est pas la peinture que je préfère, déjà les Symbolistes autour de Maurice Denis ne m’inspirent pas tellement. Dans la Bataille de Triik je crois reconnaître des vikings et un drakkar dans le tableau voisin, Lennuk, de Triik.

Lennuk de Triik

Je retrouve avec plaisir Curlionis dans une atmosphère fantastique, trois tableaux avec un enfant, un oiseau, une montagne et une reine suggèrent d’inventer un conte.

Curlionis : Princesse, oiseau

2.L’Âme

Konrad Mägi : Méditation

De nombreux portraits sont exposés, je n’aime pas du tout ceux qui sont torturés, décharnés, sombres et assez sinistres.

Rozentals : Princesse avec un singe

D’autres sont très colorés. j’ai beaucoup aimé la Méditation de Konrad Mägi, la Princesse au singe de Rozentals et la Jeune Paysanne de Johann Walter

3. la nature

Paysage norvégien

C’est la salle qui m’a vraiment plu. Nature ensoleillée des paysages norvégiens de Triik et Mägi ou les forêts, la neige et les reflets sur l’eau de Purvitis

Purvitis

Encore une fois Curlionis est mon préféré avec son cycle de la Création en 13 tableaux, Création différente de la Genèse, incluant une certaine idée de cosmologie, big bang ?,

Curlionis : Genèse
Curlionis : Genèse
curlinonis : Genèse

avec l’apparition de la lumière vers le 4ème tableau, passant du bleu sombre vers le blanc et le rose quand apparaît la vie(de beaux coquelicots rouge) puis on imagine le déclin du soleil avec des teintes orangées. Aimé aussi ses vagues dont un tableau ressemble à celui d’Hokusai.

Exposition solaire avec trois tableaux de Kallis.