La Petite Montagne – Elias Khoury

LIRE POUR LE LIBAN

L’éditeur, ou l’auteur, intitule ce livre « roman« , j’aurais tendance à le qualifier  dans « nouvelles« , ce recueil d’histoires différentes dont les protagonistes se retrouvent ou pas dans les 5 parties. Sous le titre innocent La Petite Montagne qui désigne le quartier chrétien d’Achrafieh et qui est le titre de la première partie,  se déroulent des épisodes de la guerre dans d’autres quartiers de Beyrouth, ou dans la montagne et même en exil à Paris. Inutiles de se tourmenter à chercher une suite, ou un héros principal. Quelques  personnages sont récurrents,  d’autres disparaissent, certains qu’on croyait morts resurgissent. De même pour la chronologie, l’auteur saute dans le temps, revient en flash-back.

La cohérence – l’image illustrant la couverture donne le ton – c’est le Liban en guerre. La petite montagne  est parue en 1977. La guerre civile fait rage depuis 1975. Les données politiques ne sont plus les mêmes aujourd’hui. J’ai cherché à retrouver dans ce texte poétiques des indices pour m’y retrouver, et j’ai eu du mal – sans doute  à cause de mon ignorance .

Pour apprécier vraiment ce livre, il faut plutôt faire attention au style très particulier, très percutant, très poétique. Le rythme des phrases colle avec la situation évoquée. Des répétitions surprennent, il semble avoir déjà lu ce chapitre, répétitions voulues.

Cinq histoires, cinq âges de la vie. La première La petite montagne, raconte des souvenirs d’enfance, le narrateur, peut être adolescent, peut être jeune adulte vient de s’engager. Des miliciens viennent le chercher. Il a disparu. Dans la seconde, l’église,  de jeunes hommes livrent  un combat violent dans la ville, ils investissent une église. Dans quel camps sont-ils? Ce n’est pas clair pour moi. Le sujet n’est pas là. il est plutôt dans la traduction de la violence. Le dernier possible évoque Septembre noir en Jordanie, avec le personnage « du petit nègre » qui est une femme palestinienne. Les combattants sont des fedayin le combat se déroule dans la montagne libanaise. Certains épisodes sont cocasses, comme celui de l’homme qui vole un char pour retourner au village, et là le char se trouve, subtilisé par le père pour aller labourer. L’escalier met en scène un fonctionnaire, père de famille, plutôt radin et pleutre, mais qui trouve une gloire éphémère quand sa femme achète une auto qu’utilisent ses collègues. Dans cette ambiance plutôt pacifique la guerre va tout détruire. La place du roi est encore différente, elle met en scène des libanais, en partie à Paris. L’un d’eux est un ancien légionnaire ayant combattu en Indochine…

Livre kaléidoscope, toujours actuel.

J’ai téléchargé Les enfants du ghetto d’Elias Khoury.

 

Le Koh-I-Noor – William Dalrymple – Anita Anand

LIRE POUR L’INDE

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Le KOH-I-NOOR – L’histoire funeste du diamant le plus célèbre du monde.

Merci à Babélio pour ce livre!

Avec Dalrymple, je n’ai pas pris de risque. J’apprécie beaucoup cet auteur Le Dernier Moghol et dans l’ombre de Byzance avec beaucoup de bonheur. Historien spécialiste du sous-continent, l’histoire, telle qu’il la raconte est toujours plus passionnante que n’importe quel roman historique; Une bibliographie sérieuse et des notes détaillées, un glossaire. Il m’a seulement manqué des cartes plus précises.

Anita Anand journaliste britannique, d’origine Sikh du Penjab, a déjà écrit d’autres ouvrages sur l’Inde.

Ils se sont partagé le livre chronologiquement.  William Dalrymple raconte le début de l’histoire, des origines légendaires de la pierre célèbre jusqu’au règne du dernier grand Maharajah Ranjit Singh qui l’a porté à son bras. Anita  Anand poursuit l’histoire avec la colonisation de l’Inde par l’Empire Britannique, le transfert du diamant à Londres . Le livre se termine avec les réclamations de ses anciens propriétaires.

Le Koh-i-Noor est un prétexte pour parcourir l’histoire de la région, élargie à l’Afghanistan et à la Perse, puisque les souverains de l’Inde, de Babour le premier des Moghols, Persans, Afghans puis Sikhs qui se disputèrent l’Inde et le joyau – symbole du pouvoir. Diamant funeste? Non, il est passé d’un conquérant à l’autre, d’un roi à ses héritiers qui n’ont pas su conserver le pouvoir. Histoire chamarrée de ces souverains brutaux ou raffinés, poètes ou guerriers mais toujours couverts de pierres précieuses.

Quand la Compagnie des Indes orientales  établit son emprise sur le sous-continent vacille le  royaume sikh du Penjab après  à la mort du terrible Ranjit Singh. Anita Anand raconte avec maints détails les intrigues des héritiers du Grand Maharajah et la déposition du dernier souverain, un enfant-roi Dulip. C’est un récit passionnant enrichi par les rapports des espions, administrateurs, militaires britanniques. Angleterre victorienne, d’une jeune Victoria qui accueille avec bienveillance le jeune Maharajah, l’Exposition Universelle à Cristal Palace puis la veuve. Dans cette deuxième partie, le diamant semble porter une malédiction.

L’histoire du diamant n’est pas terminée….l’Inde voudrait le faire revenir, le Pakistan, et même les talibans le réclament:

« Bien que ce ne fût pas le plus gros diamant en possession des Moghols[….]il continue à jouir d’une notoriété qu’aucun de ses plus gros ou plus parfaits rivaux n’égale. Il est au centre des compensations pour les pillages de l’ère coloniale et fait régulièrement l’objet des revendications de la part de ses différents pays d’origine. 

L’histoire du Koh-i-Noor continue à soulever des questions historiques importante non seulement pour notre appréciation du passé mais aussi pour le présent, car il sert de paratonnerre aux prises de position envers le colonialisme. la présence m^me du diamant à la Tour de Londre incite à se demander comment juger des pillages de l’époque coloniale…. »

La Lumière parfaite – Marcello Fois

LE MOIS ITALIEN/ IL VIAGGIO

LIRE POUR LA SARDAIGNE

C’est la suite de Nel Tempo di Mezzo que j’avais lu, en Sardaigne,  en Italien. 1943 Vicenzo Chironi rentre à Nuoro, capitale de la Barbagia, au centre de la Sardaigne. La fin de l’histoire est racontée par la fils de Vicenzo, Cristian,jusqu’en 1979  quand débute  la Lumière parfaite et qui aura un fils Luigi Ippolito Giuseppe. La conclusion sera la généalogie des Chironi et j’ai bien l’intention de lire le livre qui me manque dans la trilogie.

Au début de  Nel Tempo di Mezzo, Nuoro était la capitale d’une province encore très rurale, très pauvre dévastée par la guerre, la sécheresse et la malaria. En 1979, la ville se modernise mais subit d’autres malédictions comme celles de la violence et du terrorisme des années de plomb. L’attentat de Bologne (1980) est perçu jusqu’en Sardaigne. Terrorisme politique et banditisme sont bien mêlés… Autre malédiction : la corruption, surtout dans le contexte de la spéculation et de la construction immobilière. La famille Chironi et celle des Guiso qui lui est proche sont en effet enrichis dans les chantiers. Cristian Chironi et son ami Domenico Guiso travaillent sur des chantiers municipaux. Des investissements d’aménagement touristiques sur la côte sont prévus….

Maddalena Pes est promise à Domenico mais elle Cristian, qui sont comme deux frères. Triangle amoureux, tragédie.

Je ne vais pas raconter l’histoire.

Flash backs et rêves, entrecoupent le récit, les retours en arrière vont très loin, à la première guerre mondiale, au premier Luigi Ippolito, l’ancêtre. Les rêves nous emmènent dans une contrée blanche, est-ce le domaine de la mort ? Poésie et chansons se mêlent aussi, mais les citations sont plus difficile à reconnaître. Tous ces ajouts ne facilitent pas la lecture. Pourtant j’ai été emportée par ce livre et j’ai bien envie de lire le premier titre de la saga qui me manque

 

 

 

 

Fontanelle Méir Shalev

LIRE POUR ISRAËL

« Nous avons un grand-père sénile, doté de quatre filles âgées : l’une rampe dans le jardin à la recherche de scarabées, la deuxième s’est exilée en Australie, la troisième vit en recluse chez elle et la dernière ne quitte pas son lit et son mur d’action. 

Nous avons également Gabriel, son « Bataillon des Amants », et « A la Belle jardinière » la pépinière de Michael – c’est moi – et d’Alona…. »

Résultat de recherche d'images pour "fontanelle meir shalev"La tribu des Yoffé ne manque pas d’originalité! Il y a aussi un violoniste, un génial bricoleur…..

Je me suis perdue avec délectation dans leur domaine. J’ai pris un grand plaisir à découvrir les secrets de cette saga  sur 4 générations, depuis la fondation du village par le colosse David Yoffé jusqu’aux enfants  très urbains. J’ai souri à leurs manies spécifiques comme de dîner de soupe brûlante, de couper la miche de pain tenue contre la poitrine….

J’ai aimé ce récit qui se déroule en larges cercles, comme ceux que décrit le circaète au dessus du jardin, en deux occasions : pour l’anniversaire du petit Michael, 5 ans, scène fondatrice pour le narrateur, puis l’aigle revient pour la clôture du livre, bouclant la boucle. Cercles ou spirales, le narrateur conte des épisodes souvent séparés par des décennies.

Certains font partie de la légende familiale et se sont passés avant sa naissance. J’ai eu du mal à situer les personnages qui ont des surnoms. Fontanelle est le surnom secret de Michael. Il m’a fallu bien 150 pages avant d’identifier chacun par son nom et surnom.  Mais cela n’a aucune importance.  Je me retrouve dans l’univers de Shalev en terrain familier. J’ai lu deux fois Que la terre se souvienne à chaque fois avec autant de plaisir, La Meilleure façon de grandir et Ma grand mère russe et son aspirateur américain. 

« Jadis nous habitions une colline plate et dénudée. Un homme venu d’ailleurs déposa la femme qu’il portait sur ses épaules. Ensemble ils dressèrent une tente, bâtirent un poulailler, acquirent des vaches, une jument et une mule, délimitèrent le terrain; creusèrent des canaux d’irrigation et défrichèrent les marais. Par la suite, ce lieu devint un village, puis un bourg, et vu que dans les petits pays, comme chez les animaux de petite taille, leur cœur bat à toute vitesse et le temps se hâte dans les veines, il suffit de trois générations pour que naisse une petite ville aux jolies maisons, aux rues proprettes, aux trottoirs pavés… »

C’est donc l’histoire mythique des pionniers qui défrichaient, de leurs fils qui combattirent pour l’Indépendance et dans les guerres qui suivirent, et des héritiers qui firent du village une petite ville.

Elle raconte aussi des épisodes méconnus  de la Palestine comme cette colonisation allemande des Templiers chassés par les Anglais. N’osant pas y croire, j’ai bien trouvé sur Wikipédia les trace de Waldheim.

L’auteur s’attaque aux intégristes qui ne sont pas religieux mais végétariens! Hannah, la végétarienne militante pourrit la vie autour d’elle. Comme quoi, sur cette terre convoitée par toutes sortes de religions, celle des végétariens n’est pas à négliger!

« Cette conception globalisante du monde à coups d’arguments à l’emporte-pièce est l’apanage des fanatiques de tous bords : ceux qui croient au principe de la récompense et du châtiment, comme les prédicateurs et autres moralisateurs dont elle constitue l’arsenal…. »

J’ai aimé cette relation charnelle à la nature qui les entoure, j’ai pris mon temps pour chercher des images des plantes évoquées que je ne connaissais pas : savez ce qu’est un quiscalier?J’ai aimé le sauvetage des plantes endémiques, le sauvetage des bulbes des immenses tapis de narcisses, de glaïeul de cyclamens ou de coquelicots, asphodèles et renoncules qui couvraient autrefois les collines avant que l’agriculture moderne avec herses et désherbants ne les tue sans parler de l’urbanisation, de la construction des routes….Michael ramasse aussi les graines et les sème pour faire une surprise à un client sympathique de la jardinerie.

C’est une histoire d’amours, amours singulières parfois….

Et surtout c’est très drôle. l’humour de Shalev me fait pouffer:

« Il pensait qu’il fallait faire quelque chose pendant que l’eau du thé bouillait et ne pas attendre bêtement en se tournant les pouces. « as-tu une idée du temps qu’on perd en attendant que l’eau bouille dan une vie? Cela se chiffre en années »

 

Les hollandais à Paris (1789-1914) au Petit Palais

EXPOSITION TEMPORAIRE

Affiche de l’!exposition Van Gogh : vue de l’appartement de Théo

 

Cette exposition couvre la période qui va de la fin du XVIIIème (avant même la Révolution) jusqu’au cubisme, Mondrian, et Van Dongen qui sont des peintres du XXème siècle.

Elle est organisée autour de quelques grands noms de la peinture, des Hollandais ayant travaillé à Paris confrontés à des artistes français qui leur correspondent.

Van Spaendonck (1746_1822) – Natures mortes florales

 

Van Dael

est le chef de file d’une école de peintres de la nature peintre de grands tableaux de bouquets de fleurs. on entre de plain pied dans l’atelier des peintres.L’atelier de Van Spaendonck était au Jardin du Roi (jardin des Plantes) dans la Maison de Buffon peinte par Knip. Bonaparte transforma la Sorbonne en créant un atelier. On voit les élèves, des jeunes filles de bonnes familles peignant des fleurs.

Des planches botaniques d’un élève de Van Spaendonck, sont de toute beauté. Avec JJ Rousseau l’intérêt pour la nature était répandu.

Ary Scheffer – Artiste officiel et engagé

Ary scheffer : femmes souliotes

Arrive à Paris en 1811. Il accueille rue Chaptal, dans son atelier Chopin, Liszt, George Sand, Lamartine. Il a étudié avec le même professeur que Géricault ou Delacroix. Une petite étude pour les Femmes souliotes m’a bien plu. les tableaux ultérieurs de thème religieux avec des femmes blafardes aux yeux révulsés, en revanche, n’ont pas retenu mon attention.

Ici aussi, on a un tableau qui montre l’atelier du maître rue Chaptal et ses  tableaux religieux à fond bleu.

Jongkind – Vie de Bohème et circuits alternatifs

Notre Dame vue du quai de la Tournelle

Arrive à Paris en 1846. les circuits alternatifs sont les galeries et les cafés, alternative aux plus officiels salons. Jongkind côtoie l’Ecole de Barbizon. Le très beau tableau de la marée basse à la plage d’Etaples de Boudin avec un ciel nuageux qui occupe les deux tiers du tableau tandis que pêcheurs à pied et bateauxsont alignés dur une ligne horizontale donne le ton à toute la salle. Jongking prête la même attentions aux ciels dans ses marines comme dans ses vues de Paris.

Dans la salle consacrée à Jongkind on trouve aussi Sisley et Corot ainsi que Maris (1839-1917) et Daubigny.

Kaemmerer (1839-1902) -L’enfant chéri du marché de l’art

Un baptême sous le  Directoire

était pour moi un inconnu. Il a apporté un soin particulier aux textures des costumes, des dentelles et des chapeaux. Il a peint surtout des tableaux de genre qui avaient un grand succès : élégantes à la plages, cavaliers….

Breitner (1867-1923)

Breitner : A bord

Breitner est une découverte. Ses grands tableaux sombres sont impressionnants, les chevaux à Montmartre ou une soirée sur le dam d’Amsterdam m’a beaucoup plu. A bord m’a amusée. On devine une parenté avec Degas et avec Van Gogh. 

 

Une soirée sur le Dam à Amsterdam

Vincent Van Gogh  arrive à Paris en   1886 meurt en 1890

jardins potagers à Montmartre

la salle ne contient pas les tableaux les plus connus d’Arles ou d’Auvers. Ceux qui sont accrochés sont ceux qu’il a fait à Paris. Ils ont des teintes plus fraîches.J’ai beaucoup aimé les jardins et potagers, les moulins de Montmartre

Van Dongen arrive à Paris en 1897 et revient en 1905

Van Dongen – Moulin de la Galette

Il est fasciné par la vie de café. il fréquente Picasso et Vlaminck. Sa série sur le Moulin de la Galette est un véritable feu d’artifice des couleurs. Ce n’est qu’après que je remarque que les fleurs sont celles des chapeaux des élégantes, et les yeux très fardés.

J’ai beaucoup aimé aussi les danseurs et danseuses.

Mondrian(1872 -1944)

mondrian : arbres

En clôture de l’exposition et en compagnie de Braque et de Picasso illustre le cubisme.

Intermittence : Andrea Camilleri

ROMAN NOIR

Camilleri! J’achète systématiquement, sans 4ème de couverture ni recommandation des blogueuses. Il me transporte en Sicile et le plus souvent me fait rire. Aussi bien les enquêtes de Montalbano que ses romans historiques (avec une préférence pour les romans historiques).

Et pour une fois, pas de Sicile, ni Montalbano, ni de rigolade. Noir c’est noir!

Intermittence se déroule au pays du fric, des magouilles,  des fusions-acquisitions, des arrangements avec les politiques, des licenciements et des pratiques très limites. Au pays du fric, les hommes ont un peu de temps, juste un peu, pour le sexe avec des femmes très sexy, pas forcément intelligentes, parfois si.

Peu de décors, tant pis pour l’exotisme! pas de descriptions! peu de suspense, beaucoup de cul. Je me suis un peu ennuyée.

la jument de Socrate – Elisabeth Laureau-Daull

LIRE POUR LA GRECE

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« Vengeance »! répète-t-elle tandis qu’ils quittent la prison…..

Ah les assassins n’en ont pas fini avec elle! On a bien raison de l’appeler Xanthippe la mégère. la mégère, la haine, n’est-ce pas une divinité des enfers? Chargée de persécuter le crime et venger l’innocence? Certes, elle n’est pas fille de Gaïa et d’Ouranos comme elle. Elle n’a été conçue que par Amycla qui savait tout faire et un homme qui sortait des baudroies de la mer. Elle n’a aps de serpents pour cheveux, le sang ne lui coule pas des yeux, amis elle saura poursuivre et rendre fous les coupables. ils pourront bien pour l’amadouer parfumer tous les autels de la cité avec de l’aubépine, du sureau ou du safran, y brûler du bois de cèdre, y saigner le plus noir de leurs béliers….

« que mijote cette furie? s’alarme Epigène.

Xanthippe est devenue folle, ne voyez-vous pas? dit Apollodore. »

Ainsi se termine le livre.

Non! Socrate ne s’est pas mis à l’équitation sur ses vieux jours! La jument jaune c’et la traduction littérale du prénom, Xanthippe, de le femme de Socrate. Ce court roman (120 p.) raconte le dernier jour de la vie de Socrate, du point de vue de sa femme. On parle peu des femmes grecque de l’Antiquité confinées au gynécée. Xanthippe est citée dans le Phédon de Platon cité au début du récit.

C’est un très joli livre, belle couverture, beau papier et des frises à la grecque séparent les paragraphes.

J’ai lu en prenant mon temps, goûtant tous les détails de la vie d’Athènes, les coutumes, processions, les délibérations des héliastes au procès de Socrate. Vie quotidienne et mythes sont mêlés. Grande simplicité du style et aussi introduction à la philosophie..

Un petit livre à déguster, peut être à glisser dans une valise pour un voyage à Athènes.

 

La bataille d’Anghiari – Marie Cosnay

BABELIO – MASSE CRITIQUE 

 

Un joli livre est arrivé dans ma boîte aux lettres, cadeau de l’éditeur L’or des fous dans le cadre de la Masse Critique de Babélio. Merci pour le cadeau!

En plus d’être joli, un livre doit être intéressant, distrayant ou instructif, ou mieux les trois à la fois!

J’ai été égarée par la présentation de l’éditeur qui consacre un grand paragraphe à l’ Bataille d’Anghiari 1440 qui n’est connue que par deux tableaux, l’un de Léonard de Vinci, l’autre de Rubens. J’ai donc imaginé que le livre traiterait de peinture, ou de guerres entre Florentins et Milanais, deux sujets qui m’intéressent a-priori. J’ai donc coché la case.

la bataille d’Anghiari : la lutte pour l’étendard – Rubens

Je mets mon point d’honneur à lire les livres de la Masse Critique en entier, même si je suis rebutée par le style ou le sujet. J’ai cherché la Bataille d’Anghiari   elle-même, ou les tableaux. Rien!Nada! Niente!  Tromperie sur la marchandise?

Il s’agit plutôt de combattants basques. je ne suis pas du tout versée dans l’histoire récente de la Guerre d’Espagne et des revendications nationalistes. Je ne connais pas les personnages ni les épisodes. Je ne me suis jamais posé la question de la légitimité de leur lutte. Je suis tout à fait étrangère aux luttes nationalistes, et surtout aux luttes violentes.

Quand un livre est bon, je suis ouverte à tous les sujets ;  récemment j’ai lu 500 pages consacrées à la boxe, moi qui n’ai jamais regardé un combat. J’ai été happée par ce livre Sur cette Terre comme au ciel de Davide Enia  que j’ai beaucoup aimé. J’ai donc fait des efforts pour me laisser entraîner dans la prose de Marie Cosnay. Malheureusement cela n’a pas fonctionné. Style alambiqué, confusion des personnages et des temps. Je suis un moment Paloma, modèle d’un peintre raté, puis la perds, la retrouve; que fait cette Paloma en dehors de poser? Puis j’entends parler de la mort de certains combattants sans que rien d’autre que leur nom ne me soit dévoilé. qui est vraiment le narrateur? C’est très confus pour moi.

Vient ensuite un véritable catalogue littéraire, en une dizaine de page sont cités dans le désordre : Kertezs, Roth,  Auster, Rushdie, Natalia Ginzburg, Marguerite Duras, Verlaine, Ovide, Freud, Elio Vittorini, Baudelaire…..que je connais, je n’ai pas recopié les espagnols que je n’ai jamais lus, viennent ensuite Sartre, Wittgenstein, Nietzsche, James Joyce….. un bottin mondin de la littérature! Consciencieuse, je lis en compagnie du smartphone et arrive sur Wikipédia, cherchant le rapport avec ce que je viens de lire. Je ne trouve pas toujours! Au moins la lecture de la Bataille d’Anghiari m’a permis des révisions littéraires!

Rappel cinématographique avec Jeremiah Johnson qui est un classique  mais que je n’ai pas vu. A mon prochain passage à la médiathèque, je le chercherai.

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Wikipédia m’a aussi fait connaître les tableaux que je n’avais jamais vus. Je n’ai pas tout à fait perdu mon temps.

 

Tavola doria -Leonard de Vinci

Sur cette terre comme au ciel – Davide Enna

IL VIAGGIO/LIRE POUR PALERME

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Incipit :

« Ils sont deux sur le ring…. » L’un pèse cinquante-sept kilos, mesure un mètre soixante-cinq et a vingt six ans. l’autre , on ne sait pas combien il pèse et ce qu’il mesure on s’en fiche, il grandira

Et cela se poursuivra sur tout le roman pendant 398 pages,. Entraînements, combats, ou bagarres. Des coups, en donner, en recevoir mais plutôt esquiver… un roman sur la boxe! Trois générations de boxeurs : Rosario, le Grand père, Umbertino, l’oncle qui gère une salle de boxe, Davidù, 9 ans au début du livre,  commence déjà à s’entraîner.

Si j’avais emprunté le livre au lieu de le télécharger je l’aurais peut être fermé dès le prologue.  La boxe ne m’intéresse pas. Les bagarres de gamins non plus. Une histoire de garçons. Non seulement je ne l’ai pas abandonné mais je me suis laissée entraîner dans cette histoire très bien racontée.

Trois hommes, à Palerme. Palerme bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale, Palerme sous les bombes de la Mafia plus tard. Permanence de la violence. Pas seulement dans les salles de sport. Ce n’est pas Palerme des palais ou des églises baroques. Plutôt celle des petites gens, des gamins des rues.

« Seuls les aveugles ou les gens de mauvaise foi ne pouvaient pas prévoir que ça finirait comme ça, ce gâchis. Palerme a toujours été une poudrière, enculée de misère »

Histoire d’amitiés. Amitiés entre les prisonniers en Afrique, soldats perdus dans une guerre qui s’est déroulée sans eux où ils se trouvent piégés. Amitié de Davidù et de Gerruso, le faible, le méprisé, le souffre-douleur des gamins du quartier, amitié qui s’imposera peu à peu, même si Davidù la rejette.

Histoire d’amours, amours enfantines, amours adolescentes….

Saga d’une famille vouée à la boxe, le titre national échappe de  peu au grand père et au père de Davidù, arrivera-t-il enfin à le décrocher?

Le fil de l’histoire est sans cesse haché, on passe sans transition d’une époque à une autre. Cela surprend au début, ensuite je me suis habituée; C’est même ce qui donne du rythme au récit.

Et les femmes dans ce roman de garçons? Elles ont un rôle secondaire, on s’en doute. Il y a les femmes honorables, mères et sœurs,  et les putes. A y regarder mieux, les femmes de la famille de l’enfant sont très fortes, plus éduquées que les hommes.  Ce sont elles qui insistent pour que le petit boxeur travaille à l’école, qu’il apprenne le latin, qu’il sache écrire.

 

Corot, le peintre et ses modèles – à Marmottan

Exposition temporaire du 8 février au 6 juillet 2018

liseuse

 

Je ne connaissais que les paysages de Corot. Cette exposition est dédiée aux personnages.

 

liseuse

Personnages  qui animent ses paysages d’Italie ou mythologiques.

 

Portraits de famille, ayant pour but la ressemblance, pas toujours flatteurs.

Mais aussi séries de portraits réalisés avec un modèle, des costumes d’italiennes, de Grecque, d’Espagnoles….Série de jeunes filles à la fontaine, à la mandoline, de liseuses….Toutes charmantes.

Quelques hommes, parmi lesquels des moines lisant.