Musée de la Vie Romantique : autour de George Sand

CHALLENGE DES DEUX GEORGE AVEC CLAUDIALUCIA

Portrait de George Sand par Auguste Charpentier (1837 -1839)

On célèbre le 150 ans de la mort de George Sand.  Depuis que nous nous sommes fixé le défi du Challenge des deux George, George Sand m’accompagne dans mes lectures et mes promenades. J’ai donc tenu à lui rendre visite dans la maison d’Ary Scheffer qui héberge de nombreux souvenirs, représentations de l’écrivaine et de ses familiers

Le musée a été rénové mais j’ai retrouvé les objets proches de George Sand, peut-être dans une autre vitrine: sa plume et le matériel pour la tailler et écrire, le moulage de la main de Chopin …mais j’ai défit des découvertes inattendues comme les dendrites paysages artificiels de la main de l’écrivaine et de Maurice

Dendrites

Des peintures de Maurice ont attiré mon attention, après l’écoute des podcasts de RadioFrance, 

maurice sand

De même les nombreux portraits de Pauline Viardot, dont un petit peint par Maurice également :

Pauline Viardot peinte par Maurice Sand

En revanche, l’écoute de l’histoire de George Sand m’a fait prendre en grippe Clésinger  dont plusieurs oeuvres sont présentées ici, pas de portrait de Solange. 

Une découverte qui n’a pas de rapport avec l’écrivaine : la sculpture de Marie D’Orléans : deux élégants plâtres dont cette amazone qui m’a bien plu.

Marie d’Orléans : Amazone

Il me faudra revenir à une prochaine occasion, ce musée est très riche, trop riche pour tout explorer, surtout après une exposition.

Musée de la Vie romantique : salon de thé et jardin

Nous aurions aimé profiter du jardin et du salon de thé. Malheureusement, nous n’étions pas seuls. J’ai enragé de voir des tables occupées par des gens qui travaillaient sur leur ordinateur : aucune chance qu’ils nous cèdent une table.

 

 

Madame de Sévigné au Musée Carnavalet

Exposition temporaire jusqu’au 23 aout 2023

A l’occasion du 400ème anniversaire de la naissance de Marie de Rabutin-Chantal (1626-1696), une exposition se tient comme une évidence au Musée Carnavalet. Madame de Sévigné est chez elle dans son hôtel où elle s’est installée en 1677 situé au 23 Rue de Madame de Sévigné

Hôtel Carnavalet vers 1740

Elle est née tout près d’ici, Place Royale, actuellement Place ds Vosges. Elle a grandit dans le Marais, s’y est mariée dans l’église Saint Gervais

 

Madame de Sévigné vers 1645 Jean Nocret

Madame de Sévigné fréquentait les salons littéraires. Des portraits de Ninon de Lenclos, de Madame de Scudéry, de Mademoiselle de Montpensier illsutrent cette vie intellectuelle et politique avec la Fronde

la Grande Mademoiselle

Madame de Sévigné, dans sa correspondance a fait une chronique politique (et mondaine) racontant la vie à la Cour, l’arrestation de Fouquet, le suicide de Vatel et la vie parisienne. C’est donc une vraie leçon d’histoire qui se déroule sous nos yeux. On peut écouter la lecture de certaines de ses lettres. On voit son écriture, si claire et lisible. 

Bains dans la Seine devant le Pont Rouge

Vie de cour, mais aussi vie quotidienne comme ces tableaux des Bains dans la Seine devant le pont rouge et du Marché aux Fleurs

Statuette en argile fin 19ème siècle Allouard

Le Berger d’Alep – Stéphanie Perez – Ed Récamier

SYRIE

Stéphanie Perez est un visage connu du Journal télévisé, Grand reporter pour France Télévision, elle commente les guerres en Ukraine comme au Moyen Orient. Au salon Créteil en Poche, elle a animé une rencontre en compagnie de Delphine Minoui. Les deux journalistes ont raconté leur expérience sur le terrain et comment sont nés ces romans quand la réalité dépasse la fiction. Images de reportages se succèdent dans le poste de télévision, dates, chiffres, écrasent l’impression de l’information précédente.

« des conflits sans issue, pour les guerres qu’on ne savait même plus définir. La leur, en Syrie, était devenue illisible.
Pas de récit clair, pas de héros surgissant drapeaux au vent pour vaincre les méchants. À la place : des milices
désorganisées, des fous de Dieu, des bourreaux en uniforme. Des hommes qui tuaient au nom de l’ordre, d’autres au nom de la foi. Des traîtres et des lâches, la violence partout. Comment résumer ce chaos en deux
minutes de journal télévisé, entre le prix de l’essence et la météo du week-end ?« 

J’ai besoin de personnages, d’histoires, d’individus, besoin de me projeter dans leur quotidien même s’il est misérable comme dans la bataille qui a fait rage à Alep dans les années 2016 et suivantes. Un roman pour donner de l’humanité, là ou chiffres de victimes s’additionnent aux  destructions. 

Là où cela se complique, dans cette guerre terrible, c’est que l’humanité va s’incarner dans un personnage inattendu : Zaatar, un chien au nom parfumé. Et sa présence va redonner vie à une petite communauté, à des familles qui ne se seraient pas parlé : des chrétiens, des musulmans, un pianiste, un tailleur…

« Il ne faut pas abandonner. Je vais faire une comparaison qui va peut-être vous faire sourire : moi, le tailleur, je dirais que la foi, c’est comme un tissu. Parfois, la vie le déchire. Mais on peut toujours le repriser. Même si ce n’ est pas parfait. Maya eut un sourire las. — Et en ce moment les coutures craquent un peu, c’est cela que vous voulez me dire ? »

J’ai pensé à un autre livre très tendre où une chienne consolait  un enfant malheureux : Bel Abime deYamen Manai CLIC

Grande tendresse, grande émotion, sans oublier la réalité douloureuse de la population syrienne coincée entre Daech et les sbires de Bachir El Assad, entre torture et exil. Et pourtant, même sous les bombardements et les snipers, même avec la peur, des habitants vivent, écoutent de la musique, s’entraident.

Badjens – Delphine Minoui – Le Seuil

FEMME,  VIE, LIBERTE – IRAN

J’ai adoré Les Passeurs de Livres de Deraya de Delphine Minoui. 

Quand j’ai lu le programme de Créteil en Poche j’ai choisi la rencontre avec Delphine Minoui et Stéphanie Pérez deux journalistes présentant des ouvrages de la même veine, retour de reportages dans des zones de guerre, romans imaginés à partir de rencontres. Delphine Minoui a présenté Badjens sans trop en dire. Ce qui a excité ma curiosité. 

Badjens seize ans en 2022 quand la mort de Mahsa Amini a déclenché le mouvement Femme, Vie, Liberté. Badjens, veut dire « insolente, effrontée, mauvais genre ». c’est un surnom affectueux que sa mère lui a donné. Mauvais genre, parlons-en, si genre désigne le masculin/féminin, naître fille est vraiment naître dans le mauvais genre. D’ailleurs, Badjens n’aurait pas du naître du tout, dès l’échographie de sa mère, elle n’était pas bienvenue. 

« Je me suis reprogrammée. Il y aura un dedans et un dehors. La vie imposée et la mienne. »

Badjens raconte l’enfance et l’adolescence d’une jeune fille voilée à l’école et dans l’espace extérieur mais terriblement moderne à la maison. Elle cherche des contacts sur Internet, sait jongler avec les VPN, se maquille et a même une vocation de tatoueuse. On n’imagine pas comme la contrainte aiguise l’imagination et l’habileté de celles qui cherchent la liberté.

Si notre génération n’a aucun pouvoir, elle a au moins l’esprit de contradiction.

 

On pense bien sûr à Persépolis (2003) et à Femme, Vie, Liberté de Marjane Satrapi CLIC . Badjens est un roman de lecture agréable qui se lit très bien. Et sous les missiles et bombes, n’oublions pas les jeunes filles et les femmes iraniennes qui subissent une double oppression!

 

 

 

 

Moules et Sel – visite guidée d’une saline

NOIRMOUTIER 2026

Après avoir acheté 1 kg de moules au Port du Bonhomme, nous regagnons la route principale pour acheter du sel. La Bonne Pogne a un vaste parking un peu à l’écart de la route avec une petite boutique dans l’ancienne salorge ou je prends un kilo de gros sel et deux petits sacs de sel aromatisé »piccolo » aux saveurs italiennes.

Cabane à sel et girouette

16 heures, visite commentée de la saline. Ce n’est pas ma première visite de marais salants emais à chaque occasion j’apprends quelque chose de nouveau. Le vocabulaire m’enchante. A Noirmoutier les travailleurs du sel sont des sauniers, paludiersà Guérande.

le circuit du sel dans le marais

Notre guide présente les outils du saunier : l’ételle est une raclette à long manche. Elle sert à râcler l’argile au fond des œillets (bassins rectangulaires) et à  entretenir les petites levées d’argile sur lesquelles il se déplacera quand il nettoie le marais salant pendant l’hiver . L’ételle sert également à décoller la couche de sel déposée au fond. Chaque œillet  possède une petite plateforme en demi-lune sur laquelle on accumulera le sel très blanc, presque une pyramide blanche.

Avec sa brouette, le saunier transfère le sel sur un grand tas sur une bâche plastique qui s’appelle le mulon. Autrefois, le sel était stocké dans la Salorge

La lousse perforée de trous est utilisée pour la récolte de fleur de sel qui cristallise en surface si le temps est ensoleillé et venteux. La fleur de sel requiet des conditions météos particulières. On la dépose sur des plaquettes rectangulaires de bois où elle sèche. La fleur de sel n’a pas toujours eu un intérêt économique pour les sauniers. C’est seulement récemment qu’un grand cuisinier l’a mise à la mode comme exhauster de goût. Elle serait aussi riche en calcium, magnésium, et potassium.

 

Encore un vocable mystérieux : la Loire (rien à voir avec le fleuve). C’est le bassin qui garde l’eau de mer avant qu’elle n’effectue son circuit dans la saline. L’eau vient par l’étier qui n’est pas une rivière naturelle mais un canal creusé par la main des hommes. L’étier est tellement tortueux que je l’avais imaginé naturel.

 

 

 

 

 

 

 

bilan n°5 – Juillet – du challenge des deux George avec Claudidalucia

CHALLENGE DES DEUX GEORGE

Peu de titres pour ce mois de Juillet, pourtant de belles et longues lectures.
Avant de commencer les deux biographies de George Eliot j’ai préféré terminer Middlemarch et ce fut un très long moment de lecture avec 1200 pages.
Paysage anglais: Constable : vue d’Hampstead Heath
Je n’ai pas oublié l’autre George.
En 2023, on fête le cent-cinquantenaire  de la mort de George Sand(8 juin 1876). De nombreux podcasts sur RadioFrance ont accompagné mes promenades : George Sand, l’âme musicienne ICI m’a enchantée. George Sand et Chopin est un épisode connu, mais ce n’est pas la seule référence à la musique. Dès son enfance, sa grand-mère l’a initiée à la musique, elle a noué des liens d’amitié avec Liszt et Marie d’Agoult, ainsi qu’avec Pauline Viardot. La saga de France Musique comprend  7 épisodes d’une heure environ, 7 heures de plaisir d’écoute.
 
Nathalie
Claudialucia
George Sand : L’uscoque
Au mois d’août : nous lirons
George Eliot Scènes de la vie du clergé : la nouvelle :  Les tribulations du révérend Barton  ( Miriam ???? Claudialucia?)
George Sand :  Consuelo (Miriam et Claudialucia)
George Sand : Histoires de ma vie ( Claudialucia)
Au mois de  septembre nous lirons : 
 
George Eliot  : Daniel Deronda
Voir le bilan complet depuis le début du Challenge sur le blog de Claudialucia ICI

Promenade à la Guérinière et au Bois des Elloux

NOIRMOUTIER 2026

La Guérinière Grande Plage et la dune

Les plages de la Guérinière sont associées à Agnès Varda. Peut être à cause de l’exposition visitée au Musée de la Guérinière. CLIC

Voiture garée à La Plage de la Cour. Marée descendante, la plage est déjà dégagée avec quelques baigneurs. Un bateau de pêche se balance non loin. Le sentier côtier passe dans la dune entre des ganivelles et les jardins fleuris des maisons basses blanches aux volets bleus tapies dans une végétation verdoyante.

la Guérinière maisons et yuccas

Je marche ensuite sur une corniche pavée puis cimentée, marche plus facile que sur le sable sec. J’avance à grands pas et dépasse la Cale des Perles (la plage de mes baignades à notre séjour précédent).

Travaux sur la digue

Juste après les trois bunkers un énorme pelleteuse orange s’attaque à la corniche. Une tempête hivernale a fait une brèche. On colmate, on protège, on cimente.  Cela ne fait pas mon affaire, je sui rejetée sur la route. La D95 est passante, j’ai hâte de retrouver la corniche en passant par la Rue de la mer : la digue surplombe la plage. Elle a été rénovée, consolidée. Les propriétaires des maisons s’abritent derrière de hautes vitres ou des murs de pierre de 2 m de haut. Cela sert à quoi d’avoir une maison « avec vue sur mer » si on est forcé de se cacher derrière un si haut mur ? Après le parking de la Plage de la Coquette (ignorée par le GPS, c’est dommage j’aurais voulu que Dominique m’y rejoigne) le sentier quitte le bord de mer privatisé par un club de vacances qui a même colonisé la plage et le passage du sentier côtier. Le chemin longe un terrain clos par une palissade de genêts et bruyères, s’engage dans le Bois des Eloux : magnifique pinède sur des dunes assez hautes. Il faut bine surveiller les balises jaunes car le sentier fait des détours avant de nous conduire au sommet. Je goûte énormément la balade en forêt ombragée à l’heure de midi quand le soleil commence à taper.

De retour à la plage de la Guérinière je découvre les parcs à huitres avec de gros tracteurs qui s’activent au loin. Il y a aussi tout le peuple des pêcheurs à pied avec leurs outils, longues fourches à 4 dents, bâtons à crochets, pics pour décrocher les huitres.

J’ai trouvé au marché de délicieuse « mérines » (terrines de poisson) et des pêches parfumées et juteuses.

Une passion pour George Eliot – roman – Kathy O’Shaughnessy – Ed de Fallois

CHALLENGER LES DEUX GEORGE AVEC CLAUDIALUCIA

Merci à Claudialucia d’avoir fait voyager ce livre pour une lecture commune CLIC

Je viens de terminer Middlemarch après Le Moulin sur la Floss, Adam Bede, Felix Holt le radical et Silas Marner maintenant que je connais un peu l’oeuvre, je suis curieuse de m’intéresser à l’écrivaine, sa vie, ses amours. 

Comme la mention « roman » l’indique, ce n’est pas une biographie littéraire ni même une biographie complète que Kathy O’Shaughnessy a écrite. Sans s’intéresser aux années d’enfance, d’études ou au début de sa carrière comme journaliste et critique, le livre s’ouvre en juillet 1854 (elle a 35 ans) quand Marian Evans se met en ménage avec George Lewes lui-même marié et père de famille et qu’elle prétend se faire reconnaître comme Mrs Lewes. 

Le couple quitte l’Angleterre pour vivre leur amour loin des conventions sociales londoniennes, des commérages et surtout du rejet de la bonne société qui tolère les liaisons extra-mariages de George Lewes mais pas celle de Marian, véritable paria de la vie sociale. Rejettée par les femmes de la bonne société, sa famille et son frère adoré Isaac comme de ses amies de toujours.

Quand ils quittent l’Angleterre, Marian Evans est connue comme critique mais pas encore célèbre comme écrivain. Elle a écrit La conversion de Jeanne. C’est la sortie de Adam Bede puis de Middlemarch sous le pseudonyme de George Eliot qui va lui apporter le succès (et la richesse). Contrairement à George Sand qui s’affiche avec pantalons et cigares, et dont le pseudonyme est vite éventé, au contraire George Eliot se revendique Mrs Lewes et ne mettra dans le secret de la signature que très peu d’intimes, son éditeur, bien sûr, Spencer (qui sera indiscret) et quelques amies qui aurau ont deviné le genre de l’autrice. Elle pense que de lever le secret nuirait au succès et laisse planer des incertitudes. Un imposteur s’est même déclaré avoir écrit les livres. J’ai bien accroché aux premières parties de Une passion pour George Eliot

Malheureusement une autre histoire s’intercale dans l’histoire de George Eliot : la narratrice est une universitaire spécialiste de George Eliot, organisant des cours et même un congrès à Venise sur l’autrice. Une histoire assez glauque se mêle à celle de la Passion pour George Eliot. je me serais franchement passé des histoires d’amour mettant en scène les professeurs. la balade à Venise n’est pas désagréable. Etait-ce bien nécessaire? 

La suite concernant Marian Evans et George Lewes se déroule en Angleterre, George Eliot est maintenant une auteure à succès reconnue. Leur vie se déroule dans de belles maisons, ils reçoivent, leur amour est parfait jusqu’à ce que le fils de Lewes revienne malade d’Afrique, assombrissant leur quotidien, puis que Lewes lui-même meure….

Et! surprise Marian contracte un mariage tout à fait officiel à l’église avec un ami de longue date du couple Lewes, un très jeune homme, très séduisant. Mariage à l’église, voyage de noces….Ce dernier mariage me fait penser à l’épilogue de Middlemarch qui se terminait par des mariages heureux avec des enfants. Pas d’ enfants pour George Eliot qui a  60 ans passés! Mais surtout un échec cuisant. 

Bien sûr, je suis curieuse de la vie de mes écrivains préférés, surtout des conditions qui ont présidé à la rédaction de leurs chefs d’oeuvre. Dans le cas du livre de O’Shaughnessy, trop de romance, pas assez de littérature. je reviendrai au livre de Mona Ozouf : L’autre George mais pas à Une passion

Merci quand même à Claudialucia

Sallertaine et le Moulin de Rairé

NOIRMOUTIER 2026

Sallertaine : maisons vendéennes et roses trémières

Sallertaine est situé à une quinzaine de kilomètres du Gois après avoir traversé Beauvoir-sur-mer. Sallertaine a reçu le label Ville des Métiers d’Art : une trentaine d’artisans et artistes ont installé ateliers et boutiques. Le village est très fleuri et décoré. Les poteaux indicateurs sont  remplacés par de vieux vélos peints de couleur vive : orange, rose, violine et portent les écriteaux touristiques.

Sallertaine : église romane

Le village possède deux églises : la plus ancienne romane (1080) appartenait à un prieuré bénédictin qui a joué un rôle important en asséchant les marais et drainer de nouvelles terres agricoles. Elle fut agrandie en 1173 puis au XIVème siècle. Au XVIIème siècle les peintures murales sont badigeonnées de chaux, quatre baies sont agrandies. Au XVIIIème siècle 3 retables sont ajoutés. A la Révolution, l’église sert d’entrepôt.

Le culte est transféré à la grande église construite en 1910.

L’église romane sert de galerie d’exposition. J’ai été plus intéressée par l’art roman que par la peinture exposée. J’étais un peu gênée vis-à-vis de l’artiste qui cherchait à engager la conversation avec les visiteurs.

Sallertaine église romane : coupole

La coupole est remarquable, très haute. Le dépliant qualifiée l’architecture de style Plantagenêt. Les chapiteaux en calcaire très blanc sont d’une grande simplicité. Le porche roman très simple est orné de cordages et de tresses.

Les petites venelles sont bordées de maisons vendéennes blanches fleuries de roses trémières et de roses roses.

En quête de pain (le seul boulanger est en vacances) je trouve seulement une épicerie. Les restaurants sont bien tentants mais complets. Contrairement aux villages environnants où les boutiques ont disparu des centre-bourgs, à Sallertaine, on peut faire du lèche-vitrine chez la céramiste, la couturière qui propose de jolies robes fleuries, ou dans la maroquinerie….

Le Jardin de Vaulieu

Sallertaine : le jardin dans l’ancienne carrière

En centre-bourg, ce jardin a été aménagé dans une ancienne carrière. Occasion d’un peu de géologie. La Pierre de Sallertaine est un  calcaire Eocène(Lutétien) gréseux, fossilifère (gastéropodes et foraminifères) . On peu déduire de la stratification que le sédiment s’est déposé dans un milieu marin agité et trouver le sens du courant de dépôt. Ce jardin est très fleuri. Des espaces ont été aménagés pour des ateliers et des animations, on peut également pratiquer le canoë-kayak.

Au hasard de ma visite, j’entre dans la boutique d’une céramiste Terre d’ âmes. >la potière est très aimable. Son travail est d’une grande finesse ; Elle propose également des stages de cuisson raku hors saison, deux séances espacées d’une semaine.

Moulin de Rairé

Le Moulin de Rairé avec ses ailes de bois

Il est déjà 13 heures, 34°C au thermomètre. La chaleur est accablante et je dois arrêter mon exploration des ateliers d’artisans. Nous pique-niquons dans le parking herbu et ombragé du Moulin de Rairé qui se trouve à 2.8 km de Sallertaine. Isolé dans le marais. Le moulin est accompagné de plusieurs bâtiments avec des expositions et même un alignement de menhirs.

La visite commence à 14 heures.

En introduction, une vidéo raconte la dernière révision du moulin. Construit en 1555, il y a près de 500 ans, il n’a pas cessé de moudre de la farine. Seul changement notable : en 1864 on a remplacé les voiles par des ailes de bois réglables, un peu comme des éventails. De temps en temps, il faut remplacer certaines pièces qui s’usent. La prochaine révision est prévue dans 60 ans ! A l’occasion de cette vidéo, j’apprends un nouveau mot Amoulangeur qui désigne le charpentier de moulins. La machinerie d’un moulin à vent est hautement sophistiquée. Le meunier du moulin de Rairé qui est également amoulangeur, vient à notre rencontre et nous invite à grimper au premier étage.

Moullin de Rairé :Engrenages

Ses premiers mots : « il n’y a pas de vent, aujourd’hui, le moulin est à l’arrêt » . pas de moteur au Moulin de Rairé, la seule force motrice est le vent qui détermine tout. A l’extérieur les nombreuses girouettes indiquent la direction du vent. Il y en a même à l’intérieur du moulin : de petites plaquettes de bois.

« Veiller au grain » est une expression courante semblant venir de la meunerie, mais surtout du domaine maritime ou le grain est une tempête violente imprévisible.

Le grain est moulu entre deux meules de pierre dont un est fixe et l’autre mobile. Les meules sont en silex de La Ferté-sous-Jouarre, de la meilleure qualité.

Nous découvrons les engrenages. La plupart sont en bois. Les dents sont en bois de cormier, arbre devenu rare depuis que le remembrement a fait disparaître les haies. Certaines pièces sont métalliques. L’association bois/métal confère de la souplesse au mouvement. En plus des mécanismes moteurs des meules, de nombreuses pièces améliorent le travail du meunier comme le régulateur qui assure la régularité du mouvement qui peut prévenir le meunier si les ailes s’emballent « meunier tu dors, ton moulin va trop vite ! » .

Le meunier du moulin de Rairé

Autrefois le grain était moulu en permanence, de jour comme de nuit. Maintenant le moulin ne tourne plus que le jour. Sa production est minime : un quintal par jour, alors que les minoteries industrielles fabriquent des tonnes et des tonnes. C’est un rendement d’un autre temps : du temps où il n’y avait pas de routes dans le marais et qu’il fallait deux heures pour rejoindre Sallertaine en barque par les canaux.

Le moulin  est plutôt un monument patrimonial qu’il convient de garder vivant comme témoignage historique. Tant de générations se sont succédées et le meunier est très fier de nous dire que la relève est assurée : son fils ! La production du moulin est commercialisée : des farines d’agriculture biologique moulues artisanalement sont vendues ; elles ne se conservent pas forcément, il est conseillé de les congeler.

Le travail le plus pénible serait d’acheminer des sacs de 100 kg de grain. Le problème est résolu par un système de chaînes, de sangles et de poulies. Les trappes s’ouvrent toutes seules à la montée. Le grain s’ »enfourne dans la trémie d’alimentation. Sophistiqué et délicat : un simple geste permet de faire tourner le tout pour présenter les ailes au vent ;

Pour terminer la visite : une belle crêpe cuite sous mes yeux.

Il y aurait beaucoup à voir dans les expositions des bâtiments annexes mais il fait très très chaud, 34°C et beaucoup plus dans la voiture, nous préférons écourter ;

 

 

Passage du Gois, le dimanche matin

NOIRMOUTIER 2026

Ce dimanche matin, horaire idéal . Basse mer 10h35 – coefficient de marée 87.

A 9h30 nous sommes à l’entrée de la chaussée submersible que j’emprunterai à pied. Dominique attend dans la voiture,  nous nous rejoindrons sur le continent.

Le dimanche, nous ne sommes pas seules. La circulation est très dense. Les pêcheurs à pied ont aligné les voitures le long de la route. Armés d’une pelle, d’un râteau, d’un panier métallique, ils ramassent des palourdes. D’autres ont un petit pic pour détroquer les huitres sur les rochers.

Je m’amuse à faire des photos. Ce n’est pas si facile. Eviter les voitures, celles qui pourraient me renverser, celles qui s’interposent. Chercher des sujets. J’avais envie de reflets, des silhouettes des pêcheurs à pied au travail. Photographier les refuges : un vieux vélo est adossé. Sur un autre refuge s’est massé tout un club de cyclistes habillés aux couleurs du club. Leurs vélos sont entassés, ils forment une pyramide. J’ai loupé la photo, une voiture est passée. Il y a vraiment trop de monde, trop de trafic.