Rosa Bonheur au château de By

BALADES EN ÎLE DE FRANCE

Rosa bonheur dans son atelier

Rosa Bonheur, née le 16 mars 1822, aurait eu 200 ans! A l’occasion du bicentenaire, une exposition lui est consacrée à Bordeaux (lieu de sa naissance), puis en septembre au Musée d’Orsay à Paris. Oubliée, inconnue du grand public, elle fut une peintre célèbre en son temps, la première à recevoir des mains de l’Impératrice Eugénie la Légion d’Honneur . Connue dans le monde entier,  des petites filles américaines ou allemandes jouaient avec  des poupées à son effigie.

Le monumental tableau du Marché aux chevaux  (exposé au Metropolitan NY) fut acheté 40.000 Francs-or par le marchand de tableaux Gambart qui lui organisa une tournée en Grande Bretagne et en Amérique et lui procura cette notoriété internationale. Le produit de la vente de cette seule toile lui permit d’acheter et rénover le Château de By à Thomery (77) avec l’aide de l’architecte de la chocolaterie Menier de Noisiel, Jules Saulnier qui lui adjoint un atelier. Je reconnais le style de briques décorative de Noisiel. 

Château de By côté cour et atelier

J’avais visité le château de By en 2013. Entretemps, le château a été acquis par une nouvelle propriétaire et la Mission de Stephane Bern contribue à l’entretien de cette Maison d’Artiste. La propriétaire a laissé tel quel le matériel de Rosa Bonheur dans son atelier où tout est d’origine. Une salle a été aménagée avec des vitrines contenant des documents (lettres, compte-rendu de la vente aux enchères qu’ont organisé les membres de sa famille, dessins d’anatomie, souvenir de sa rencontre avec Buffalo Bill…) .

Rosa Bonheur étude moutons

La Salle des Etudes est tapissée d’études préliminaires au crayon ou à l’encre.  Anna Klumpke, l’amie peintre américaine qui a partagé les dernières années de la vie de Rosa Bonheur qui en fit son unique héritière, a photographié toutes les œuvres qui se trouvaient à By. On a retrouvé les plaques photographiques qui font l’objet d’une étude récente.

Rosa Bonheur bergers sur des échasses

Les tirages sont exposés dans la salle des études ainsi que dans l‘Orangerie. On découvre que Rosa Bonheur, peintre animalière s’est aussi intéressée à d’autres sujets, elle s’est inspirée de Walter Scott et surtout a fait des études de paysages très détaillées. Elle n’aurait pas placé les animaux dans un simple décor ébauché. Au contraire, elle a tenu à faire une reconstitution fouillée du milieu de vie, forêt de Fontainebleau, mais aussi Côte Provençale, et même elle a tenu à étudier l' »herbe à bisons » après avoir vu les bisons de Buffalo Bill.  le conférencier a raconté une anecdote savoureuse de Anna Klumpke arrêtant le train américain pour herboriser! 

Rosa Bonheur arbre

La visite guidée (1h30) est passionnante (il faut réserver).

Alors que j’avais été rebutée à ma  première visite  par toutes les têtes d’animaux, chevaux, moutons, sangliers naturalisés comme des trophées de chasse au murs de l’Atelier, j’ai eu le plaisir d’apprendre que tous ces animaux étaient les amis de la peintre et non pas des trophées de chasse. Rosa Bonheur vivait entourée d’animaux. Certains avaient leur enclos dans le terrain, d’autres étaient en liberté, apprivoisés comme la lionne Fatma ou les marcassins qui ont été élevés comme des animaux domestiques. Notre guide a su faire revivre tout ce monde et montrer que Rosa Bonheur accordait aux animaux une âme et des émotions qu’elle voulait faire ressortir dans ses tableaux.

Châtreau de By côté jardin

Une visite passionnante et une promenade agréable dans le parc fleuri en ce moment.

 

 

Vallauris : musées de la Céramique et Magnelli

CÔTE D’AZUR 

Vallauris : Picasso plat poisson

Vallauris est une ville assez laide et embouteillée au-dessus de Sophia-Antipolis. Immeubles hauts et sales, centre commerciaux. Sous la pluie, elle n’est guère séduisante. Dans le Centre Historique, le Château 16ème (ancien prieuré) a quatre tours rondes coiffées de poivrières. Il loge plusieurs musées de la ville.

La chapelle : « La Guerre et la Paix » de Picasso est fermée. C’était le site le plus réputé, dommage! 

MUSEE DE LA CERAMIQUE

Vallauris Picasso Assiette chèvre

Le rez de chaussée présenter les céramiques de Picasso . la plupart sont des assiettes colorées ou non avec des reliefs (ou non) . J’ai bien aimé la Chèvre (déjà à Antibes) et les motifs espagnols. 

Vallauris : Picasso Corrida

En 1946, Picasso rencontre S et G Ramié, fondateurs de l’atelier Madoura. Il emménage à Vallauris en 1948 et acquiert en 1949 une ancienne usine à parfum pour y travailler. Un documentaire-vidéo de 24 minutes : « Picasso-les années Vallauris » montre l’artiste en famille, qui se baigne sur la plage, réalise des plats, sculpte dans son atelier. Des photographes renommés, des cinéastes viennent le voir. Picasso est une véritable star. Chaque année Picasso organise une corrida et on le voit défiler au milieu des habitants de Vallauris. 

Vallauris : Cestino de la discorde

Au premier étage le musée des Céramique expose des céramiques contemporaines . Certaines sont très colorées, violentes, d’autres blanches avec de curieuses protubérances comme celles des Radi avec coupes et boudins, d’autres jouent avec les contrastes entre la surface vernissée et celle brute. j’ai beaucoup aimé les insectes  et les argonautes de Frédérique Bourguet. 

Vallauris argonautes

Des céramiques japonaises sont de toute beauté, sculptures abstraites loin des utilitaires?

Usuelles et traditionnelles : celles qui sont réunies dans le Potager qui n’est pas un jardin mais qui rassemble la vaisselle domestiques pour cuisiner le potage : collection de plats de toutes tailles décorés ou non. 

Clément Massier

Une découverte : Clément Massier (1844 – 1917) a réalisé des vases et objets Art Nouveau très sophistiqués aux surfaces métallisées.

Je regrette d’avoir consacré beaucoup de temps avec Picasso, la star, alors qu’il y avait tant à découvrir.

Musée Magnelli

magnelli 1910

Magnelli est un  peintre italien né à Florence en 1888. il s’est réfugié à Grasse pendant la guerre. il a fréquenté les artistes de la Côte d’Azur et fait don de sa collection à Vallauris.

magnelli 1914 Japonaise

La présentation est chronologique et un médiateur nous montre comment Magnelli part du figuratif, entour les motifs de traits et par la continuité des traits fait disparaître la forme.

magnelli 1954 fibrociment

Un très belle découverte.

 

 

 

Gaudi à Orsay

Exposition temporaire jusqu’au 17 juillet 2022

affiche

Gaudi m’a surprise et bluffée en Espagne. Il y a presque 50 ans à Barcelone, et je n’ai pas oublié le Park Güell ni la Sagrada Familia. Plus récemment à Comillas, Astorga, Leon, j’ai été étonnée par la variété des réalisations, aussi bien l’exubérance Art Nouveau, l’utilisation de matériaux différents, de styles variés, du gothique au mozarabe, des courbes Art nouveau des balcons comme des vagues, ou des grottes, céramiques colorées du Park  Güell à l’austère pierre d’Astorga….

Comillas  : Capricho
Astorga

je me suis donc précipitée au Musée d’Orsay et j’ai même du m’y reprendre à deux fois avant de réserver un créneau horaire (réservation obligatoire). 

« Au seuil de l’œuvre »  : en introduction nous entrons dans le vestibule de la Casa Mila de boiseries de chêne aux portes vitrées de verre cathédrale donnant de la lumière à la chapelle. J’admire la douceur des courbes du chêne poli, belle et noble matière. 

L’atelier de Gaudi (détruit en 1936), proche de la Sagrada Familia a été reconstitué avec les sculptures en plâtre et cet astucieux dispositif de miroirs permettant de réfléchir un élément sous différents angles. De très belles photographies en N&B (mais petites) montrent l’atelier quand Gaudi y travaillait.

Dans la Bibliothèque de Gaudi contient de belles « photographies de travail » ainsi que des livres qui ont inspiré Gaudi : les livres de Viollet-le-Duc : bestiaire du château d’Abadia, La Description de l’Egypte, des photographies de l’Alhambra. Ruskin et Owen Jones comptent aussi dans les sources d’inspiration : « Grammaire de l’ornementation » avec toute une déclinaison des motifs arabes. 

Gaudi à l’oeuvre montre d’abord les travaux d’études à l’Ecole Provinciale de Barcelone (1878). J’ai aimé les dessins très fins 

.

 

ses projets pour un embarcadères ou pour un amphithéâtre universitaire sont des thèmes classiques de fin d’étude

Projet pour un embarcadère 1876

Barcelone : est une ville en pleine expansion urbaine siège de deux Expositions Universelles,  racontée avec un talent fou dans La ville des prodiges d’Eduardo Mendoza. Gaudi s’est investi dans l’Exposition de 1888 et a dessiné le Pavillon Transatlantique. A Paris, à l’Exposition de 1910 au Grand Palais,  il y eut un accrochage de photographies du Park Güell

Gaudi et Güell 

Trancadis du Park Güell

Eusebi Güell (1846-1918) industriel du textile, « dandy de la Catalogne identitaire » forma avec l’architecte un duo indéfectible, liés par la passion pour la Catalogne et la foi religieuse. Gaudi a donc dessiné pour lui le Palais Güell et le park Güell 

Fauteuils pour le Grand salon du Palais Güell

Comme souvent à cette époque, les architectes ont un souci très poussé du détail harmonisant aussi bien les éléments du décor extérieur et intérieur au mobilier assorti.

Casa Vicens

La suite de l’exposition présente les maisons conçues par Gaudi : Casa Vicens, de style mudejar, Casa Calvet et Casa Batlo qui me donnent une furieuse envie de retourner à Barcelone exprès pour les visiter.

Casa Batllo,

C’est là que l’exposition est un peu frustrante. On aimerait plus d’éléments de décor, plus de couleurs. Seule solution: le voyage réel!

Casa Vicens : grilles feuilles de palmier et jardinière

la fin de l’exposition est consacrée aux Projets religieux de Gaudi

L’abbaye Sainte Marie de Montserrate, le monumental vitrail de la Cathédrale de Majorque et bien sûr l’édification de la Sagrada Familia avec ses 18 pinacles. 

Une rétrospective comme une invitation au voyage!

En hommage à Gaudi ce curieux triptyque coloré de Tapiès.

 

Saint Paul de Vence – le village et la Fondation Maeght

CÔTE  D’AZUR

LE VILLAGE

9H, nous arrivons sur le célèbre terrain de boules où Yves Montand, Lino Ventura, Henri Salvador et d’autres célébrités de Saint Paul de Vence jouaient. Un petit marché touristique s’y est installé.

Saint paul de Vence : jeu de boules

le sentier d’interprétation des fortifications bastionnées court à la base des remparts en parfait état élevés par François 1er à la suite de sa victoire à Ceresole en 1544.Saint Paul de Vence gardait la frontière entre la Provence et le Comté de Nice. Des explications techniques sont présentées sur des panneaux notant l’évolution de l’artillerie et des fortifications 

Saint paul de Vence : Remparts

Dans ce matin ensoleillé la vue est merveilleuse sur la campagne plantée de citronniers, orangers, oliviers. Cyprès et pins se détachent; la mer brille au-delà de Cagnes. une bordure d’artichauts décore les pelouses. Cette promenade est plus longue que je ne m’y attendais. J’aboutis au cimetière où est enterré Chagall près de la Porte de Nice par laquelle j’entre dans le village.

Saint Paul de Vence : rue à arcade

La Rue Grande serpente entre les maisons de pierre. Village soigné, très soigné, peut être trop. Boutiques chics, très chics, trop chics. Pas de bazars à souvenirs pour les touristes fauchés, rien que du beau. Pareil pour les galeries d’art : en vitrine,  deux lithographies signées Chagall, excusez du peu! Très jolis objets, sculptures en marbre ou bronze. Après avoir visité tant de musées et expositions, mon ambition serait d’être capable de distinguer ce qui est beau du tout-venant. Je ne suis pas encore au point. 

Le village est désert. Deux commerçantes bavardent sur le pas de leur boutique. Un troisième arrive   : « nous avons une clientèle étrangère qui ne vient pas à cause du Covid et cette guerre en Ukraine, quelle catastrophe! »

Saint Paul de Vence : fontaine

J’arrive sur la placette de la Grande Fontaine, un raidillon à grimper et me voilà sur la place de l’église collégiale et du Donjon. Les deux tours carrées s’élèvent à peu près au même niveau. L’église est vaste avec plusieurs nefs aux arcs romans meublées de retables baroques. Tout près se trouve la Chapelle des pénitents blancs décorée par Folon, fermée, elle n’ouvrira que cet après-midi. 

J’entre dans la cour de l‘Ecole de Célestin Freinet sur un mur, des carreaux ont été décorés par des enfants pédagogie Freinet? ou souvenir du Maître? 

à l’Office de Tourisme : mauvaise nouvelle! la Fondation Maeght procède à l’accrochage d’une exposition temporaire, la plupart des salles sera fermée.

FONDATION MAEGHT

La Fondation Maeght se trouve à l’extérieur de Saint Paul de Vence sur le Chemin des Gardettes dans la pinède. 

Chagall

A la mort de leur fils, Bernard, Aimé et Marguerite Maeght, sur le conseil de Fernand Leger, partent en voyage aux Etats Unis et visitent les Fondations Barnes et  Guggenheim. A leur retour, ils décide de créer une fondation. De nombreux artistes collaborent à cette œuvre : Miro, Giacometti, Braque, Calder etc.. A la suite de la visite de l’Atelier de Miro, ils choisissent le même architecte Josep Luis Serp. Le bâtiment de la Fondation fut inauguré en 1964?

Jardin des sculptures

Chouette Miro

Nous n’avons pas de chance!  Avec l’accrochage de l’exposition plusieurs salles sont fermées et les jardiniers sont en train de labourer la pelouse sur laquelle se trouvent les statues de Calder, Miro, Arp et Zadkine qui se retrouvent au milieu d’un champ retourné ce qui ne les met pas en valeur. je n’ai même pas photographié celle de Arp qui m’a beaucoup plus. la chouette de Miro a encore un petit tapis vert.

Collections permanentes 

Miro Giacometti

 

Tout un mur est occupé par des grandes lithographies de Miro (234 cmx122 cm) La  Guerrière de cent ans, La Meneuse de lune,

La Grande Ecaillère, La Folle au piment rageur, l’Haltérophile, tandis que des Giacometti occupent l’espace ; j’ai bien aimé les Trois Hommes qui marchent.

Bonnard : l’été

Un grand Bonnard (260 cmx340  cm) L’été  (1909) est très coloré, deux femmes sur fond orange, quatre enfants bleus sur fond bleu jouent avec un petit chien. 

Immendorf

Face au Bonnard, un très grand tableau de Jörg Immendorff (288 x330) un singe- homme, silhouette très sombre fait voler une série d’images colorées vers une pyramide de singes, au fond une pyramide, sculpture ou humains attaqués par des serpents(lacoon).

labyrinthe

De cette salle on peut aller sur la terrasse où l’on découvre le Labyrinthe Miro. C’est un jardin en terrasses accueillant des céramiques de Miro : une sorte de lézard rampe sur un mur, quand je m’approche je constate que ce n’est pas un lézard : il a une tête humaine. un gros cône semble faire un  doigt d’honneur, de près il présente toutes sortes de protubérance? Il y a aussi une sorte d’oiseau blanc, un coq maniant une fourche….Sous les pins je reste un moment à photographier toutes ces inventions de Miro. 

Chapelle dédiée à Saint Bernard

Vitrail braque

Elle se trouve un peu à l’écart. Braque a dessiné le vitrail, Raoul Ubac a réalisé un chemin de croix en ardoise 

Entre les bâtiments il y a aussi un bassin en mosaïque avec des poissons, oeuvre de Braque . Sur la façade, encore une mosaïque, de Chagall cette fois. 

Exposition temporaire Moninot : Le Dessin Elargi

Monninot chambre d’Echo

Difficile de rendre compte de l’exposition qui n’est pas montée entièrement et que je découvre sans guide ni explications en dehors de cartels pas terminés.

Une pièce contient une installation : La chambre d’écho en son centre un dispositif avec un cadre un cadre très fin dessine un parallélépipède où sont suspendus ces mobiles métalliques qui font le bruit du vent. Des larmes de résine transparente et au fond sur une feuille plastique il y a la photo très stylisée d’une montagne , est-ce la montagne qui renvoie l’écho?

Sur les murs le projet en 2D (préparation de 3D?) est un long ruban de papier plié. 

Un texte explique que « l’idée est de matérialiser le trajet de la mémoire longue, comparaison avec le phénomène d’écho en montagne » il cite le Lustre sonore (le cylindre?) le rideau de patience, objets de mémoire.

Une citation de Char « les yeux seuls sont  capables de pousser un cri »

Monninot nuages

Dans la salle suivante, changement de registre, des feuilles blanches sur lesquels Moninot a tracé le trajet des nuages sur la ligne d’horizon en notant l’heure. Cela fait rêver.

Biot : Musée Fernand Léger

CÔTE D’AZUR

Loisirs sur fond rouge

Le musée Fernand Léger est à Biot

Musée Fernand Léger à Biot

Le bâtiment  dessiné par l’architecte André Svetchine est très sobre. il est revêtu de mosaïques. la façade est une adaptation d’un projet pour Hanovre combinant céramique et mosaïque. Les céramistes ont réalisé des médaillons figuratifs Jeu de ballon et Le cycliste.

Fernand Leger céramiste, Femmes au perroquet

La première salle présente Fernand Léger, Céramiste : dans les années 50 Fernand Léger développe une collaboration avec le céramiste Roland Brice comme Picasso, Chagall ou Braque.  Contrairement aux précédents, il ne confectionne pas d’objets usuels. Il ouvre sa création au relief et à la monumentalité. 

Fernand Leger : les toits de Paris 1912

Les collections permanentes montrent l’évolution de l’œuvre de Fernand Léger selon l’ordre chronologique. Ses premiers tableaux en 1903,  1907, les fortifications d’Ajaccio avec l’influence de Cézanne.

Dès 1912, Toits de Paris, cubistes 

1913/14 Bleu, Blanc Rouge toujours cubistes mais la couleur devient plus vive avec l’apparition du vert. 

1921 Sous les arbres : trois toiles à fond blanc avec des traits noirs encadrant les figures toujours plus ou moins cubistes mais plus reconnaissables

1924 : abstraction

1927 : nature morte ABC

Fernand Leger la Joconde et les clés

1930 la Joconde et les clés . Les clés sont des éléments récurrents que je retrouve dans d’autres tableaux. 

1934 : Adam et Eve me plaisent beaucoup, Eve tient une rose et Adam en maillot à rayures me fait penser à un gondolier. 

Fernand Leger : Adam et Eve

la suite des collections sont à l’étage, dans l’escalier un vitrail (1950)

Une grande salle lumineuse contient des grands formats qui sont des projets pour des peintures murales (1950)

Liaisons américaines

Fernand Leger : les plongeurs

Dès les années 1930, Léger est fasciné par New York. pendant la seconde guerre mondiale, il s’établit aux Etas Unis près de la frontière canadienne.

De cette période, je retiens Les plongeurs polychromes (1942-1946), Les Quatre cyclistes (1943-1948) et Loisirs sur fond rouge (1948) Le Campeur (1954)

Fernand Leger : le Campeur

Le Transport des forces

Ce décor monumental (1937) a été conçu pour l’Exposition Internationale de 1937 et ornait le Palais de la Découverte. Il a fait l’objet d’une récente restauration et actuellement d’une exposition temporaire au musée de Biot.  Elle est accompagnée d’une vidéo montrant sa restauration et son transport qui n’est pas une mince affaire : le tableau mesure 4,90 m x 8,70 m et pèse 250 kg et mobilise 10 personnes pour le manipuler. 

Fernand Leger : le Transport de Force Exposition 1937

Ce tableau, commande du Front Populaire,  montre la fusion entre peinture et architecture et fait l’éloge de l’électricité, symbole de la modernité . Un paysage est encadré par deux installations industrielles est une allégorie du progrès technique.

Fernand Leger : les constructeurs

1950 : les Constructeurs sont de la même veines ainsi que L’avion dans le ciel, projet pour le Décor du Centre d’Aviation de Briey. 

Antibes – Musée Picasso

CÔTE D’AZUR

 

Musée Picasso

le Musée Picasso est installé dans le Château Grimaldi où Picasso avait un atelier en 1946.

hartung au Musée Picasso

Avant de découvrir les œuvres du Maître nous trouvons les tableaux de deux peintres établis à Antibes :Hartung et Ana Eva Bergman qui fut la femme de Hartung. Du premier, un grand tableau très sombre, noir, brun comme lacéré et un autre vertical presque figuratif.  d’autres sont plus colorés.

Anna-Eva Bergman : Le Grand Nunatak

De Ana-Eva Bergman, le Grand Nunatak (mot groenlandais signifiant pic rocheux isolé)qui me fait penser à un volcan doré, acrylique et métal, d’autres petits formats sont aussi des nunataks à l’envers.

Nicolas de Stael : Le concert

Nicolas de Staël a aussi vécu à Antibes, il s’y est installé en 1954 et y est mort en mars 1955. Une grand salle lui est dédiée. Le Concert est un tableau immense sur fond rouge qui occupe tout un mur. C’est l’ultime tableau du peintre (mars 1955) .

Nicolas de Stael : Nu couché bleu

Le Nu couché bleu : sur fond rouge uni le nu  marque par de grands coups de peinture le mouvement sur un « drap » blanc. Lui faisant face, trois grands fusains, études de nu . Face au concert des formats plus petits : Le Fort carré d’Antibes et une Nature morte sur fond bleu.

Nicolas de Stael Le fort carré d’Antibes

J’aime beaucoup Nicolas de Staël.

Une exposition CHEMINS DE TRAVERSE regroupe20 œuvres de plasticiens différents. Hommages ou clins d’œil à Picasso.

Louis Cane – Hommage à Picasso d’après  Manet

L’Hommage à Picasso   d’après Manet de Louis Cane, m’a amusée. on peut y déceler plusieurs influences Manet, bien sûr puisqu’il s’agit d’un déjeuner sur l’herbe, Picasso pour la femme nue mais aussi Cézanne avec le traitement des arbres.

Hervé di Rosa : grande fête mythologique

Soulages (impossible à photographier)

Antonio Saura : Dora Maar revisitée

Antonio Saura : Dora Maar revisitée

Il y a aussi des collections de peintres reconnus du XXème siècle :

Calder, Fernand Léger, Nikki de Saint Phalle, Arman, César, Edouard Pignon  Mathieu,  Dubuffet

j’ai aimé les papiers découpés de Prévert.

Prévert : Collage

 

On arrive enfin aux tableaux de Picasso  : la Joie de Vivre (1946)  et tous les personnages de la mythologie : centaure, faunes(mi-chèvre/mi homme) et nymphe qui succèdent au minotaure, Ulysse et les sirènes.

Picasso : La joie de vivre

Il y a aussi toute une série de natures mortes avec des oursins, des poissons, calmars, pastèques et en même temps des pêcheurs et des marins…

Picasso – Pêche nocturne à Antibes

collection de plats de Vallauris

Les portraits de Picasso qui pose avec ses œuvres ou ses pinceaux sont l’oeuvre de Michel Sima (Michaël Smajewski de retour d’Auschwitz)

Sur la terrasse , les statues de Germaine Richier.

 

 

 

le CIAC à Carros présente des expositions : Puivif et Champollion, hommage à Mendonça

CÔTE D’AZUR

Carros le château et l’église

Le château de Carros est le siège d’un Centre International d’Art contemporain que j’ai visité avec grand intérêt. A côté de musées prestigieux d’artistes célébrissimes comme Picasso, Matisse, Chagall ou Fernand Léger, je suis ravie de découvrir des inconnus qui m’interpellent avec ces deux expositions. 

Autre temps, Autre lieu du 12/02/2022 au 29/05/2022  regroupe les œuvres de deux plasticiens Véronique Champollion et Francis Puivif. 

Puivif – Entre temps

Francis Puivif a d’abord réalisé des collages puis il   a collectionné différents objets pour en construire d’autres, une mappemonde agglomérant des boîtes, des morceaux métalliques. il a fabriqué des tableaux avec des cadrans d’horloges avec des tiges, des mécanismes et des clés formant des personnages « Entre temps »

Puivif – L’atelier de Zeus

D’autres compositions sont de plus grandes taille, agglomérant des couleurs, des crayons, des cartes colorées comme cet « Odyssée nocturne » dont la coque du bateau est en papier à musique ou « L’atelier de Zeus  » à la coque rouge. Il recycle toute sortes d’objets. Son installation recrée l’univers de l’atelier de l’artiste dévoilant son travail, son désordre et le hasard de la création artistique.

Véronique champollion

Véronique Champollion a investi le château en l’interprétant. Elle l’a habité de compositions fantaisistes en papier mâché, s’est inspirée des gypseries des plafonds, des fresques et d’éléments mythologiques.

Fresques du château de Carros

Elle utilise le papier mâché le papier plié coloré et vernis. parfois ses compositions sont de grande taille. Je n’ai pas trop aimé ses grandes femmes blafardes soulignées de noir. Elle réunit animaux et personnages : sa forêt en papier plié présente des dizaines d’oiseaux, papillons, personnages suspendus à des fils. Elle a inspiré les enfants des écoles qui ont réalisé leur forêt que j’avoue préférer à celle de l’artiste chevronnée, plus colorée.

Champollion : La fuite

Une pièce du château avec une magnifique cheminée et une frise sert de support à « la fuite« , course très réussie d’animaux, lapins, oiseaux qui s’élancent entres des jambes humaines sur le mur blanc .

V Champolion : saisons

Dans le même esprit, une salle a pour thème les Quatre saisons, celles de Vivaldi, de Hölderlin, tableaux colorés avec faunes satyres ou musiciens répondant à la frise végétale. j’ai peu apprécié les tableaux individuellement mais l’ensemble est convaincant.

Hommage à Bruno Mendonça

Mendonça : Morse

Le peintre décédé en 2011 avait en 2002 créé à Carros des Bibliothèques éphémères . Le CIAC lui consacre plusieurs salles dans le château de Carros. j’y découvre une œuvre très diverse avec de grands tableaux colorés sur papier (350cmx200cm) représentant des eskimos débitant un morse et des chameaux  et des compositions géométriques plus abstraites, « Triangulations » jeu de formes et volumes dans le projet de bibliothèque ainsi que des composition à base de codes-barres très réussies. 

Mendonça : triangullations

Au rez de chaussée, je fais connaissance avec  Octave Guillonet (1872-1967)

Guillonet : battre le blé

Le Circuit des crêtes : les villages perchés Saint Jeannet, Gattières, Carros, Le Broc, coursegoules

CÔTE D’AZUR

Saint Jeannet vu de loin sous les Baous

Circuit du Guide Vert p.306: Le circuit des Crêtes 59 km

SAINT JEANNET

Saint Jeannet domine le paysage sur son rocher en dessous des Baous, village d’où partent les amateurs d’escalade : j’en croise deux, équipés chacun d’une belle corde verte autour du torse. Ma promenade dans le village est beaucoup plus tranquille sous le soleil matinal dans le calme des rues et placettes. Des plaques en céramique racontent l’histoire du village.

La place de la Soucare ou place des Masques était celle où se réunissaient les sorcières.

Saint Jeannet Tour Sarrazine

Sur la place principale, un grand lavoir fait face à une tour ronde, la Tour Sarrazine qui donne son nom à la rue.

Saint Jeannet

La rue du Treillard rappelle que des vignes couraient le long des murs. Saint Jeannet est réputé pour son vin et possède un cépage original.  Un  belvédère domine la vallée. Sur cette terrasse : « maisonnette de Tzara » J’arrive à une porte : La Porte du Ferrage qui n’a rien à voir avec les fers des équidés mais avec le fourrage. le four à pain communal a été transformé en cinéma. Cette promenade est charmante et me rappelle celles que je faisais dans les villages grecs. 

Place de l’2glise à Saint Jeannet

GATTIERES  

Gattières est un autre village perché. Le panorama, sur les sommets des Alpes enneigés me fascine. En revanche, la vallée du Var occupée de barres d’immeubles et couverte de serres en plastique est beaucoup moins séduisante. Le Var coule au milieu de galets et de rochers gris (en hiver c’est l’étiage).

Gattières village perché

De la voiture, le village se détache sur les montagnes et ferait une belle photo. Dès qu’on a trouvé une place sur le bas-côté pour la voiture je ne retrouve  plus la photo idéale. Quatre poteaux en ciment encadrent le village, ou il se devine derrière la ramure d’un arbre défeuillé. je remonte pendant cinq bonnes minutes la route. Rien! A mon retour, furtivement je trouve le cadrage.

je monte au Château Grimaldi par la Montée du château, raidillon entre les « maisons-remparts ». Dans ce village piétonnier on a disposé des poteries avec des plantes grasses dans la rue. Au sommet de la Montée l’église est fermée, je ne verrai donc pas Saint Nicolas polychrome promis par le Guide Vert. Du château Grimaldi, il ne reste qu’un tour arrasée, sa base haute de quelques mètres.

CARROS

Le château de Carros

Pour arriver à Carros la route serpente à flanc de la montagne au dessus de la plaine du Var. on devine le village perché, puis on le perd, et le retrouve. De grands parkings ont été aménagés pour préserver le calme du village. L’office de tourisme se trouve dans une belle villa XIX ème  : la Villa Barbary. il est fermé. Nous garons la voiture dans le Parking du Moulin Briquet qui a aménagé un belvédère avec une table d’orientation à 360°. Je note l’altitude des sommets enneigés : la Cime de Malédie 3059 m et le Gelas 3145 m dans le Mercantour à la frontière italienne. 

Par les petites rues de Carros

le village entièrement piétonnier est très tranquille et ses rues sont joliment décorées. Mention spéciale à une minuscule placette sous la treille. je grimpe des marches (faciles) pour arriver au château médiéval XIIème s. occupé depuis 1998 par le CIAC (Centre International d’Art Contemporain) qui accueille deux expositions en plus des collections permanentes : Autre temps, Autre lieu du 12/02/2022 au 29/05/2022  regroupe les œuvres de deux plasticiens Véronique Champollion et Francis Puivif ainsi qu’un Hommage à Bruno Mendonça

Carros : Treille

Après Carros, Le Broc est notre étape suivante dans le circuit. la route est spectaculaire, dominant le Var et son affluent l’Esteron. Les montagnes des Alpes et le Mercantour semblent très proches.

LE BROC

La Danse à sur le mur de l’église

Le Broc est un bourg tranquille avec une placette entourée d’arcades avec un restaurant et une fontaine. le guide Vert signale que l’église a été décorée par Guillonet dont je viens de faire la connaissance au musée de Carros. Malheureusement, l’église est fermée. je n’aurai pas fait le détour pour rien : un joli ensemble en fer forgé figure une danse et une ronde sur le mur à l’arrière du monument. Je me promène dans les rues aux noms pittoresques. Cela m’amuse de constater que la Grande Rue est à peine assez large pour qu’une Twingo y passe, je dois m’effacer sous une porte pour la laisser passer. 

Notre route décrit une épingle à cheveux pour franchir le ruisseau et nous conduire à Bouyon.

BOUYON

Bouyon : Place de la Fontaine

Encore un village perché qui se distingue des précédent par ses façades colorées autour de placette : place de la Fontaine, Place du Four communal. je découvre une terrasse formant belvédère aménagée avec un petit amphithéâtre en creux (jeux de balle interdits, sans doute à cause du ravin).

COURSEGOULES

Dernier village avant le retour par le Col de Vence.

Un vaste parking bétonné accueille les voitures des randonneurs et des campeurs équipé d’un ascenseur et de toilettes. Mais quand je me promène dans le village j’ai l’impression d’un village-fantôme. 

Retour par Vence : j’en profite pour visiter la Chapelle du Rosaire décorée par Matisse. (interdit de photographier à l’intérieur de la chapelle, mais permis dans le petit musée en annexe)

Je remarque les vitraux somptueux, le grand Saint Dominique à côté de l’autel. le chemin de Croix est original, au fond de la chapelle dessiné sur le carrelage.

Musée Guimet : Le fil rouge de Chiharu Shiota

JAPON:ART CONTEMPORAIN

Chiharu Shiota détail

Chiharu Shiota est une plasticienne japonaise  née au Japon en 1972 mais travaillant depuis 1996 à Berlin. Artiste mondialement connue, elle a représenté le Japon à la Biennale de Venise. 

Guimet lui offre une « carte blanche », elle déploie son fil rouge dans la Rotonde puis on peut la suivre dans les étages.

 

chihuharu shiota

oeuvre réalisée pendant le confinement. Impression d’enfermement. Dérisoires objets minuscules prisonniers du fil rouge qui tisse un plafond comme la toile d’une araignée.

Vence – la ville close et le Musée Matisse

CÔTE D’AZUR

Vence le frêne planté par François premier et peint par Soutine

De La Gaude à Vence , 7 km sur un itinéraire assez urbanisé fréquenté par de nombreux cyclistes le dimanche matin qui  passe devant la Chapelle Matisse ou Chapelle du Rosaire.

Matisse : chapelle du Rosaire, Vierge et l’enfant

La ville moderne de Vence est assez étendue, la ville ancienne, enclose dans ses remparts, petite. 

Place du Grand Jardin, se tient un petit marché qui vend surtout des fleurs. Les remparts enserrent presque entièrement la ville car les maisons y sont accolées. les portes sont aussi très bien conservées. A l’intérieur un lacis de ruelles pavées décorées de plantes en pots conduisent à la Place Clémenceau où se trouve l’Hôtel de Ville peint en jaune et précédé d’une sculpture cubique : la Vençoise de Jim Ritchie (1987).

Vence, Cathédrale et au premier plan la Vençoise

Non loin, la Cathédrale Notre Dame de la Nativité est bâtie sur l’emplacement d’un ancien temple romain de Mars puis d’une église mérovingienne. on peut encore y observer des pierres carolingiennes. Difficile de qualifier le style de cette église qui possède 5 nefs contenant des retables baroques avec une façade baroque. Dernier décor : la mosaïqu  pu admirer les stalles de e de Chagall sur le thème de Moïse dans le baptistère. Je n’ai malheureusement pas pu admirer les stalles de bois sculpté 5ème siècle dans les tribunes fermées. 

Au fond de la place un bâtiment avec un porche abrite une sorte de préau pavé orné d’un bélier de pierre.

Chaïm Soutine : Le Frêne de Vence

  Le Musée de Vence est logé dans le Château construit au 17ème siècle, accolé à la Tour de Peyra (12ème) ouvre à 11 heures . Le frêne planté par  François 1er en 1538 a été peint par Soutine. Sa taille est vraiment impressionnante. 

Au premier étage Scénocosme  de Grégory Lasserre et Anaïs met den Ancx est une série d’ installations interactives d’art numérique et sonore. Je suis assez imperméable à ces installations mais une médiatrice se présente. Sans elle je n’aurais jamais trouvé le mode d’emploi de ces œuvres. 

Frotter les pierres : au centre d’une salle obscure au sol en cercle des pierres. il convient de s’agenouiller ou de s’asseoir sur des coussins et de caresser les pierres qui produisent des ondes traduites par des images en noir et blanc sur un écran circulaire ainsi que des sons. la médiatrice insiste sur la connexion entre la pierre, le son et les interférences comme celle d’une pierre jetée dans l’eau. Référence aussi aux lithophones préhistoriques conçus pour effrayer les prédateurs (archéologie ou légende?) je suis sceptique.

Explorer la surface et la profondeur d’un voile qui est tendu comme la peau d’un tambour sur un cercle et qui vibre. Une caméra installée entre le voile et un miroir renvoie l’image de la de la silhouette sur le mur. C’est très futé, mais je n’adhère pas vraiment. La technologie m’amuse. 

Vous êtes invités à caresser des plantes délicatement : Lierre et Pothos réagissent et font entendre des sons. Amusant!

Tourne-disque? Une curieuse platine en bois de mûrier

En revanche j’ai été beaucoup plus séduite par la sculpture de bois Matière sensible : une fine lame de frêne est installée dans un support qui évoque un diapason ou une lyre.

Lyre?

Le bois vibre pour donner des sons. Cela évoque Penone dont j’ai vu l’exposition à la BnF. Un disque  est posé sur une chaîne HiFi, ce n’est pas un vinyle mais une tranche de tronc de mûrier avec les cernes. Alors que les premières installations ne m’ont pas vraiment touchée celles qui utilisent le bois me parlent. 

Au second étage Matisse : études préparatoires pour la Chapelle du Rosaire

A la billetterie on m’a signalé que les photos sont interdites, j’irai visiter la chapelle un autre jour, le dimanche impossible. 

chapelle du Rosaire

matisse : chapelle du Rosaire

Le dimanche il est difficile de visiter la chapelle. Nous y retournons le mercredi suivant en revenant du circuit dans les villages de montagne. Sur le bord de la route le bâtiment blanc, bas, ne se distingue pas des constructions environnantes. Il faut la chercher pour  la découvrir.

(interdit de photographier à l’intérieur de la chapelle, mais permis dans le petit musée en annexe)

Je remarque les vitraux somptueux, le grand Saint Dominique à côté de l’autel. le chemin de Croix est original, au fond de la chapelle dessiné sur le carrelage.