Le départ du professeur Martens – Jaan Kross

LIRE POUR LES PAYS BALTES

1909, le Professeur Martens prend le train de Pärnu pour Saint-Pétersbourg, le voyage est long, l’humeur assombrie par un article malveillant le concernant, il repasse le cours de sa vie, s’adressant par l’imagination à Kati, sa femme qu’il va rejoindre.

1909, les empereurs Guillaume et Nicolas, sur leurs yachts respectifs, vont se rencontrer non loin, sur la Baltique. Le conseiller Martens est un juriste, professeur de Droit International réputé, c’est aussi un diplomate qui  a négocié des traités aussi importants que celui qui a mis fin au conflit Russo-Japonais, ou qui a convaincu la France hésitante en 1905, d’accorder les fameux Emprunts Russes ….

Le personnage de Martens a véritablement existé. Le roman de l’écrivain estonien Jaan Kross, comme Le Fou du Tzar, est remarquablement bien documenté. Leçon d’histoire au début du XXème siècle.

Le professeur Martens a un double, son homonyme, un  allemand de Göttingen, professeur de Droit International, diplomate également, ayant  participé au Congrès de Vienne, un siècle auparavant. Les vies des deux Martens s’entremêle; parallèle étrange. Et le roman historique est double, racontant les conquêtes napoléoniennes, l’installation de Jérôme , roi de Westphalie, et l’allégeance du Conseiller Martens au pouvoir de Bonaparte, puis son retournement après la retraite de Russie…

Si le Fou du Tzar n’admettait aucun compromis et payait sa franchise et sa loyauté d’un emprisonnement en forteresse et d’une assignation à résidence, au contraire les deux diplomates, en dépit de leur honnêteté, de leur connaissance du Droit, par faiblesse ou par réalisme, se trouvent piégés dans leur allégeance au pouvoir. Les Emprunts Russes obtenus de la France ont-ils allégés les souffrances du peuple et la famine ou ont-ils financé la répression contre les révolutionnaires de 1905? Ces menottes que le neveu de Martens portait dans le train? Jaan Kross dépeint ce personnage admirable et considérable qui a failli obtenir le prix Nobel (comme Kross, lui-même) mais qui n’est pas dénué de faiblesses et de complexité.

Peut on concilier le Droit et un pouvoir despotique?  Cette problématique à laquelle les deux Martens furent confrontés fut sans doute aussi celle des Estoniens du temps de l’Union soviétique. La rencontre du professeur Martens dans le train avec une journaliste estonienne annonce la révolution et les revendications nationales estoniennes.

 

Et maintenant on va où? film de nadine Labaki

chœur antique?

Des femmes en noir s’avancent, tel un chœur antique dans une tragédie grecque, le décor s’y prête. Réminiscence d’un film d’Almodovar, elle vont frotter les tombes…. l’atmosphère est lourde, le Liban se déchire.

Les femmes en ont assez, elles sont prêtes à tout pour empêcher leurs maris et leurs fils de s’entretuer. C’est un sujet en or. Des actrices magnifiques, de l’impertinence, de la musique, des gags. Tous les ingrédients pour faire un excellent spectacle!

Et pourtant, j’ai préféré Caramel de la même réalisatrice. Avec trop de bonne volonté, elle en  fait trop, elles veulent tellement bien faire, qu’elles en font des tonnes. C’est sympathique, drôle, mais un peu trop lourd.

affiche

Adieu voix-Nomades : revoir certaines pages!

Le port de Mindelo cap vert

 Il existe un site qui archive la mémoire du web. Ce qui permet de revoir certaines pages de Voix-Nomades (pas toutes) la recherche est chronologique et un peu aléatoire mais cela fait quand même plaisir. Nostalgie……

 http://web.archive.org/web/20080703172934/http://www.voix-nomades.com//

la Fée: film Dominique Abel, Fiona Gordon, Bruno Romy

Quelle délicieuse surprise que cette comédie!

Je n’avais rien compris au résumé mais la bande annonce m’avais intriguée. J’avais vraiment besoin d’un film léger après une série très glauque qui avait commencé par la Piel que habito d’Almodovar, s’était poursuivie par un Au Revoir iranien vraiment sans espoir.

Ne pas spoiler!! Surtout ne pas raconter les gags, les découvrir par surprise. Et se laisser entraîner dans l’invraisemblance jubilatoire.

La Fée est aussi une invitation au voyage, qui commence dans le port du Havre, nous laisse rêver au départ sur le bord de la plage à bord de la voiture sans moteur ni roue…Le Havre est tellement magnifié! c’est maintenant que j’imagine  la grâce à cette architecture des années 50 de béton.

Isaac Bashevis Singer : Au tribunal de mon père

Varsovie, 1910 Un enfant raconte la vie de sa rue, Son père, rabbin, tient son tribunal dans son bureau ou dans sa cuisine. Point d’affaires criminelles! ce sont divorces, mariages ou problèmes des règles alimentaires: la casserole sera-elle encore cachère si le lait a débordé dans le bouillon? L’enfant narrateur raconte avec naïveté et saveur ces histoires simples d’un monde disparu.

Surtout ne pas se contenter des premières histoires qu’on peut lire comme des nouvelles. L’enfant grandit, le monde change. Le sionisme, le socialisme percent dans ces milieux très traditionnels.
Arrive la guerre de 1914, l’arrivée des Allemands, la Révolution russe, mais aussi la faim, les épidémies vont chambouler un ordre qui paraissait intangible.

 

retour à Riga

maiosn des têtes noiresRevenir à Riga est un plaisir! A l’hôtel Edvards nous nous sentons comme à la maison: il faut croire que 4 jours suffisent pour prendre des habitudes : »notre rue » Dzirnavu « notre hôtel », « notre supermarché »….

Il fait un temps magnifique, nous allons refaire les photos un peu ternes prises avec des nuages sur la place de l‘Hôtel de Ville. La maison des Têtes Noires est mieux éclairée dans la lumière de l’après midi, je sors mon carnet moleskine….


j’ai envie de revoir la Daugava et du pont la vue générale sur la ville.

Deux monuments sont moins plaisants : le parallélépipède noir qui abrite le Musée de l’Occupation et un monument des tirailleurs rouges lettons

détail plus léger : un carillon au dessus de l’Hôtel de ville, tout à fait original!

 

Retour en Lettonie : Rundale, le « Versailles letton »

le palais de Rundale


Entre Ignalina et Riga,  266 km.

La  campagne est  ondulée, cultivée avec de grands champs de blé. Au début du séjour on se croyait au printemps avec les colzas en fleur. Maintenant c’est  la moisson! Un  agriculteur laboure déjà.Les cigognes avides de gober les vers suivent les labours. Les cigogneaux, petits au début juillet, ont quitté les nids .

A midi, nous arrivons en Lettonie. Nous avons donc le temps d’aller visiter Rundale, le « Versailles Letton ». Sur la carte cela parait tout près. Le GPS annonce 48km mais 1h48, incrédule je recommence : même résultat. Explication : c’est  une piste, bien roulante, mais caillouteuse tout de même. On arrive plus vite que prévu.

Salon rose

Une longue allée de marronniers,  le long d’une pommeraie bien entretenue, mène à une grille impressionnante. La cour bordée de3  ailes identiques avec 3 perrons, des murs jaunes des centaines de fenêtres. Il faudrait une bonne demi-journée pour visiter  ce palais. Il faudrait un guide qui nous raconte l’historie de Biron, la princesse qui deviendra impératrice, le séjour de Louis XVIII. …JP Kauffmann avait nommé Rundale « un manoir » palais conviendrait mieux ? Rastrelli, l’architecte a déployé les fastes de Saint Saint-Pétersbourg où il a dessiné le Palais d’Hiver.

Malheureusement je ne dispose que d’une heure, nous voulons arriver tôt à Riga. Je parcours donc à grands pas rapides la magnifique Galerie du Trône, sorte de Galerie des Glaces avec ses glaces dorées, ses stucs éblouissants, les cabinets de porcelaine où des consoles en stuc ont été réalisées exprès pour des potiches chinoises ou japonaises bleues turquoises et vertes ;

Une salle rose avec guirlandes de fleurs et oiseaux colorés en relief me plait beaucoup. Les poêles en faïence m’impressionnent ! Quel volume à chauffer !

 

Parc de l’Aukstaitija : circuit lacs, forêt et villages

 

lac, mais lequel?

« Qu’allez-vous faire à Ignalina? » a demandé Biruté, l’amie lituanienne de Nicole, « Il n’y a que des lacs! »! – « Justement! »

De Genuciai on rejoint Tremiskis où le « point d ‘intérêt » est un arbre séculaire que nous ne trouvons pas. La route suit la rive d’un grand lac parsemé de petites îles. Pas d’accès à l’eau pour  pique-niquer. Nous trouvons un coin après Suminai, joli hameau possédant une très vieille grange de bois noirci et quelques maisons fleuries. Pas de parking-voiture (la piste est dédiée aux cyclistes). Nous déjeunons en face d’un cheval blanc très énervé par les taons et une vache noire, couchée, placide.

Le village suivant : Strazdai est aussi pittoresque. La piste quitte les bords du lac et s’enfonce dans la forêt. Nous traversons plusieurs fois la rivière Burka que certains descendent en  canoë. Après Vainoriske qui a de très belles granges au toit de paille moussu qui descend presque au sol, nous suivons la Burka et essayons de couper vers Genuciai. Sur la carte, la piste est tracée, mais rien ne  dit qu’elle est carrossable.Nous la trouvons facilement et la suivons jusqu’à une grande croix en ciment autour de laquelle sont dispersées les maisons de Viziai. Comment peut-on habiter à Viziai ? de nombreux sentiers herbus sillonnent les bois. Ils sont pleins de grosses flaques, d’ornières et de trous. On  branche le GPS. Miracle, le GPS connait Viziai et ses mauvais chemins « tournez à gauche », » tenez la droite ! » Brusquement, après des ordres contradictoires, le triangle bleu qui représente la voiture se retrouve dans le vert loin de tout chemin. « faites demi-tour dès que possible ! ». Demi-tour à grand effort au milieu de nulle part. Bravo la Skoda ! Finalement nous reprenons la même piste retrouvons la croix de ciment, la Burka, Vainoriske, Strazdai…

A Palüse, au bord du lac du Chat sauvage je prends mon premier bain de lac de l’année ? Si la Baltique m’avait inspiré de la méfiance, les lacs de  l’Aukstaitija me paraissent loin de toute pollution dans cette nature si préservée que je nage en toute quiétude. Pourtant la menace a existé à 65km de là et s’appelle aussi Ignalina. C’est une Centrale Nucléaire du même modèle que Tchernobyl  qui fournissait 80% de l’électricité en Lituanie. A son entrée dans l’Union Européenne, la Lituanie s’était engagée à la fermer. On a arrêté les réacteurs dangereux mais le problème des déchets est toujours là (comme pour n’importe quelle centrale)

carte de parc aux environs d'Ignalina

Ignalina : le musée des abeillesde Stripeikai

 

ruches dans troncs à l’horizontale!


A l’hôtel Zuvedra, le petit déjeuner est servi à 9h, pas de buffet, on nous tend la carte mais l’addition ne doit pas dépasser 10 litas. On commande des raviolis à la crème aigre et un café. Les raviolis sont excellents, la viande parfumée avec des herbes, persil, aneth, ail.

Pour aller au   Musée des abeilles de Stripeikai nous passons par la route 114, Palüse et Saverka puis Kirdekiai.

christ méditant

Au bord de la route on remarque un calvaire où le Christ est de taille humaine, assis, méditant. Un peu plus loin, à Kirdekiai, nous faisons un détour pour voir une église de bois toute blanche avec deux clochers pointus. A chaque coin, une petite chapelle de bois sculpté, un ange, un christ, un moine sous un toit à double pente. Descendant vers le lac nous découvrons toute une rangée de statues alignées face à l’eau, récentes datées de 2004 à 2009, toujours monoxyles, dressées mais plus élaborées et plus soignées que celles qu’on a l’habitude de voir. Au bord du lac : des barques, des enfants qui remontent de la baignade. Une cigogne arpente la rive, elle se laisse approcher, très tranquille et ne s’enfuit même pas avec le flash.

la cigogne n’est pas farouche

Le Musée des Abeilles est caché dans la forêt au dessus d’un vif ruisseau. De gros troncs ont été  sculptés pour représenter la déesse Austeja, déesse des abeilles qui apporte la prospérité et le dieu Bubilas avec son gros ventre de faux bourdons, le consommateur, le tentateur. Des lèvres de Bubilas s’échappent des butineuses. Des troncs ont été évidés pour faire des ruches, les unes debout, les autres couchées.

Austeja déesse des abeilles

Quatre bâtiments d’une ancienne ferme sont aménagés :

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dans le premier des textes et des documents racontent l’histoire de l’apiculture dans la région

L’abeille domestique Apis mellifera existerait depuis 15 millions d’années. Après la fonte des glaces les abeilles ont retrouvé la région d’Austeja.

l’histoire de l’apiculture :

–          Les hommes furent d’abord chercheurs de ruches sauvages dans les arbres creux. Les arbres étaient marqués. Chaque propriétaire apposait sa marque  et devait protéger sa ruche des ours suspendant un gourdin avec des pointes pour embêter l’ours. La première découverte fut celle de la fumée aui fait peur aux abeilles

–          Les hommes firent ensuite des fentes dans les arbres

–          Enfin ils firent des ruches artificielles : apportant des tronçons d’arbres dans leur jardin

–          Enfin ils construisirent des ruches de pailles

–          1814, un apiculteur ukrainien construisit la ruche qu’on connaît maintenant

–          1865 : premières centrifugeuses

Amis d’abeilles

Partager un essaim crée des liens aussi fors que les liens du sang. Solidarité entre amis d’abeille mais aussi vengeance si un tiers abime la ruche.

Croyances et coutumes locales

Pour les abeilles on emploie les mêmes mots que pour les humains

Une mariée, le jour de son mariage apporte un bol de miel et des fleurs à la ruche ; si les abeilles vont sur les fleurs et le miel, le mariage sera fécond< ;

Il faut prévenir les abeilles des évènements familiaux, mariages naissances ou deuil.

Dans un grenier de belles planches dessinées montrent les plantes mellifères et les produits dérivés : miel, propolis, cire, gelée royale…

Dans un petit séchoir, sont suspendus des bouquets de plantes mellifères : echiums bleus, chardons …

gourdin à pointe pour empêcher les ours de voler le miel

Entre chacune des maisons on a disposé des ruches de paille et des ruches modernes ; Les apicultrices vont et viennent en tenue, elles enfument les abeilles.

En face du Musée une piste conduit à Genuciai. Pour nous en assurer nous demandons au vieil apiculteur qui vend ses produits sur une table. Il a tout à fait l’allure d’un apiculteur : chapeau de paille, une chemise blanche, des lunettes rondes, un air tranquille et malicieux.

–          « vous parlez Russe ?

–          (encore !) « Niet »

Le monsieur parle Allemand Il confirme : la piste va à Genuciai, 5km et elle est bonne.

Comme nous lui disons que nous venons de France .

–          « Ach, Napoleon ! »,

On avait entendu, Zidane, Jacques Chirac ou Sarkozy, ici on se souvient de Napoléon. Je pars à pied sur la piste sableuse mais bien damée, ombragée par les hauts sapins et les pins. Je rencontre des bûcherons cueille myrtilles et framboises. Aujourd’hui, samedi, il y a plus de passage. Les gens vont aux myrtilles et aux champignons.

parc de L’Aukstaitija : randonnée de Palüse à Ginuciai sur les bords du lac Lusiai

les lacs de la région d'Ignalina

Randonnée sur les bord du lac Lusiai

Ma balade commence avec le Sentier Botanique  de Palüse sur quelques centaines de mètres. Il s’élève dans la colline tandis que je reste sur les berges du lac. Après la station écologique, je trouve le Sentier des Sculptures : des troncs verticaux représentent des personnages des légendes lituaniennes. Je reconnais seulement le Diable.

sentier des sculptures de Meironys

Meironys est un joli village aux maisons de bois entourées de massifs fleuris : topinambours, hortensias blancs, phlox roses éclatant, bégonias et œillets d’Inde. Les pommiers croulent sous des petites pommes à la peau vert clair, presque blanches qui sentent déjà bon. Sur les groseilliers il y a encore des grappes. Une petite chapelle de bois sur un haut poteau, sous un petit auvent abrite deux personnages de bois peint : un cavalier et une femme.

la petite chapelle de Meironys

La route goudronnée s’arrête. Après un petit pont, je dois prendre  la  large piste vers Ginuciai. Il faudra seulement être attentive à prendre la piste de gauche à la fourchette vers Puziniski et garder toujours le lac Asalnai sur ma gauche. Cela paraît très simple.

Une piste avec un écriteau « kampingas » part à droite vers le lac et m’égare. Après le camping, une étendue d’eau se trouve à droite et non à gauche comme prévu sur la carte. Je reviens sur mes pas pour retrouver le camping, prends une autre piste qui me ramène au même endroit. Je tourne en rond ! Je me crois au bord du Dringis, je n’ai pas vu une sorte d’avancée sur le lac Asalnai. Je téléphone  à D qui m’attendait à Puziniski. Et la randonnée tourne court !

La piste de Genuciai

La piste de Genuciai est sableuse parfois creusée de profondes ornières, tout juste carrossable. Comme je ne risque plus de me perdre je continue à pied jusqu’à Genuciai(4.5km) marchand sous de grands pins. Plutôt que d’admirer ces arbres magnifiques, je cherche dans le sous bois fraises myrtilles et framboises. De petits chênes et des genévriers poussent aussi sous les pins. Les résineux ont-ils toujours été là ou plantés pour le rapport, les chênes ont-ils été semés par les oiseaux ? J’ai vu de nombreux geais. Je passe entre deux lacs, un tout petit à droite, le lac Asekas à gauche. A l’approche de Genuciai j’entre dans les prés.
la curiosité de Genuciai est un moulin à eau qui a conservé son mécanisme installé sur une petite chute d’eau. Le courant est canalisé dans un canal de planches. Malheureusement le moulin ne se visite plus ; Un écriteau propose des chambres d’hôtes à 120 litas.

Château fortifié de Papiliakalne

1.5km au sud de Ginuciai, d’impressionnants escaliers grimpent au sommet d’une colline qui conduisent à l ‘emplacement d’un château fortifié qui gardait la région contre les Chevaliers Teutoniques jusqu’au 14ème siècle. Ce lieu symbolique est important pour les Lituaniens puisque le président Antanas Smetona en  1934 est venu et qu’une stèle raconte ce passage.

LeParc fait d’énormes efforts d’aménagements : escaliers et écriteaux bilingues Lituanien/Anglais, cheminements confortables et même des dalles de pelouse. Du château de bois, il ne reste rien.

Le paysage est magnifique, les lacs brillent sous le soleil. De la motte de Papiliakane le sentier se prolonge remonte par d’autres escaliers sur une autre colline pour arriver au site de Ledakarnis(ancien glacier note Giedre Jankeviciute dans son guide Lituanie). Toujours selon ce guide, » il est possible qu’à son sommet étaient offerts des offrandes à la Déesse Leda génitrice du monde » un site symbolique du paganisme ! D’ailleurs les combattants du château de Papiliakalne luttaient contre les Chevaliers Teutoniques, Croisés venus les évangéliser !

Ce sentier bien aménagé, la signalisation me donnent envie de reprendre la randonnée dans l’autre sens. Continuant en voiture la piste jusqu’à Antakalné, nous trouvons une piste vers Salos et passant un petit pont je devrais arriver en 1.7km à Puziniski. 1.5à vol d’oiseau peut être, beaucoup plus en comptant que je m’égare dans un groupe de maisons. Quand je ne sais plus quel chemin prendre, je choisis le plus large. Erreur ! il conduit à un hameau gardé par 5 chiens qui me barrent la route. Il faut reculer, prendre l’autre piste qui s’avère être le sentier.  Au petit pont, un panneau est gravé Puziniski, je me crois arrivée et demande « Meironys ?» à un groupe de pêcheurs « Davai ! » le chemin sableux monte dans à une colline qui sort de la forêt et ce n’est que là que je découvre le vrai Puziniski, au moins 4km au lieu d’1.7km !

Cahotant sur la piste de Ginuciai nous retournons à Meironys puis à l’hôtel.

                                                        carte du parc