merci à Babélio et au éditions du Seuil pour ce joli cadeau!
Un beau livre d’art pour les petits et les grands.
Les petits apprécieront cette présentation d’un artiste tout à fait accessible dans un format maniable avec un texte simple, clair pas du tout intimidant.
1ère partie : JEAN DUBUFFET ARTISTE
Une double page par chapitre une page bleue et blanche : texte sur le bleu, très abordable en même temps précis et passionnant, images sur le blanc, en couleur
Les têtes de chapitre IMITER LES ENFANTS, TRITURER LA MATIÈRE? REDÉFINIR LA BEAUTÉ, COLLER ET ASSEMBLER, JOUER AU PUZZLE…..sont évocateurs pour arriver à l’intrigant HOURLOUPER LE MONDE
2ème partie : JEAN DUBUFFET COLLECTIONNEUR D’ART BRUT
même principe : une page orange , une blanche et des titres accrocheurs
CRÉER DERRIÈRE LES MURS, DEVENIR LE ROI DU MONDE? FAIRE FEU DE TOUT BOIS…..DÉFAIRE LE PORTRAIT
il s’agit de saisir ce qu’est l’Art Brut, de débusquer la création artistique là où on ne l’attend pas, donner envie de créer avec les matériaux les plus divers.
Les grands liront avec attention les textes passionnants, le livre est un bel objet mais pas que…
closerie Falballa Périgny-sur-Yerress
Une exposition à Pompidou avait montré l’étendue et la variété de l’oeuvre de Dubuffet. Elle m’est familière parce que j’aime la promenade sur les bords de l’Yerres qui longe la Closerie Falballa à Périgny-sur-Yerres, et par la statue monumentale à Vitry-sur-Seine en face du MacVal. Ce livre rétablit les aspects originaux et moins bien connus de la production de Dubuffet.
Elizabeth Barillé nous conte une rencontre, un amour, entre Amadeo Modigliani et Anna Akhmatova . Est-ce une fiction? une biographie?un essai double sur la peinture à Paris et sur la poésie russe? Lecture à la fois facile et savante. Facile parce que le roman est court, fluide. Savante si on veut approfondir la recherche en suivant les pistes offertes.
Modigliani : Akhmatova
De cette rencontre, peu de preuves tangibles subsistent : un dessin que la poétesse a conservé toute sa vie, un court essai rédigé près de 50 ans plus tard, une tête de pierre sculptée par Modigliani surgie dans une vente qui a inspiré Barillé pour écrire cette histoire….Les lettres qu’Amadeo a écrite à Anna sont perdues, comme les quinze autres dessins de lui qu’elle possédait.
Une rencontre? une amitié? une liaison? un amour? Anna avait 21 ans quand elle a rencontré Amadeo, mariée depuis trois semaines.
Modigliani : tête sculpté, Akhmatova ?
Les histoires d’amour me touchent assez peu, les ragots encore moins. En revanche je suis très curieuse de l’intense vie artistique dans le Paris des années 1910.J’aurais dû prendre un crayon et faire la liste de tous les artistes et parfois plus précisément des œuvres : Picasso et Braque bien sur, mais aussi Soutine, Kremegne, Brancusi, Zadkine, Duchamp ou Fernand Léger… pour les plus connus mais aussi des Russes que je ne connais pas comme Natalia Gontcharova et le mouvement « valet de Carreau », Alexandra Exter, Nadejda Hazin (future Madame Mandelstamm) Altman.. J’interromps souvent la lecture pour avoir une idée des tableaux sur le petit écran du téléphone, ou sur l’ordinateur.
Altmann : Anna Akhmatova
Autre pôle : la poésie russe. Essai intéressant bien que je sois totalement ignorante. L’auteure nous emmène sur les lieux de l’intelligentsia à Saint Petersbourg ou à la campagne dans des lieux tchékoviens.
Allusions aussi à ce qui va suivre, stalinisme et persécutions, goulag. Mais c’est une autre histoire!
Un peintre oublié, célèbre en son temps, que la vague impressionniste puis cubiste a relégué dans la peinture académique qu’on a négligée.
Peintre du peuple, peintre des luttes ouvrières, peintre des « las »,
les las
Foules fatiguées par un labeur harassant, illustration de l’Assomoir.
Peintre naturaliste, successeur de Courbet, natif de Luxeuil-les-Bains (1865) admirateur de Zola. Ses tableaux illustrent parfaitement l’atmosphère de Germinal ou des autres romans de Zola. En 1901, Adler se rend à Ch&rleroi pour peindre mines et mineurs
1901 Charleroi, au pays de la mine
Il peint les hommes au travail comme cette fabrique de bouteilles
les enfourneurs
Adler peint les humbles, les foules anonymes de Paris témoins d’un accident
l’accident
Dreyfusard de première heure, il rencontre Zola (des coupures de journaux rappellent aussi l’appel de fonds pour le Monument de Zola.
Trop âgé pour être mobilisé pendant la Grande Guerre, il ouvre avec sa femme une cantine puis en 1917 part à Verdun comme « artiste aux armées » et réalise un grand nombre de croquis, dessins à peine rehaussés de couleur où se détache souvent le squelette d’un arbre dénudé sur la neige, portraits de prisonniers. On ne voit aucune intention d’héroïsme, soldats comme les ouvriers de ses tableaux au travail, épuisés.
Il continue à peindre les humbles, les petites gens, les marins, les paysans, et les femmes « matelotes d’Etaples » scrutant la mer qu’on imagine mauvaise. Étonnamment, les personnages les plus gais sont les « chemineaux » ces vagabonds qui parcourent les campagnes cherchant à se louer dans les fermes
la chanson
et cet autre chemineau, homme libre et bienveillant qui devient philosophe
chemineau philosophe
Selon les commentaires, le chemineau en marche serait l’alter ego de l’artiste qui lui rappelle le colporteur juif ou même le Juif errant.
Peintre d’histoire, il a fait un grand tableau représentant la conscription de 1914, une foule immobile étonnée et un autre joyeux de l’Armistice
L’armistice 1918
Son oeuvre se poursuivra entre les guerres, il peint Paris et les parisiens
Paris dans les fumées (rue de Rome)
Il sera interné à Picpus pendant l’Occupation.
Adler au Musée du Judaïsme? vous ne trouverez pas de Juifs barbus ou de thèmes religieux, tout juste un petit dessin appelé « juif au café« . Sa peinture est sociale avec une attention particulière aux humbles et aux opprimés.
« »je pense souvent qu’il doit y avoir une sorte de relation que les images de la souffrance sociale m’attirent tellement parce que je suis juif et que mes ancêtres, pendant des générations ont tant souffert »
Exposition temporaire au Petit Palais jusqu’au 23 février 2020 au Petit Palais
Luca Giordano : autoportrait
A l’entrée, une série d’autoportraits nous permet de faire connaissance avec le peintre de sa jeunesse à l’âge mur.
Les expérimentations d’un jeune artiste
Dans cette première salle, nous assistons à l’apprentissage de l’artiste, « Luca-fa-presto » étudie les maîtres imitant Titien, Reni ou Rubens…. si bien qu’on l’a accusé de faussaire.
Le Christ devant Pilate
Dans le Christ devant Pilate, il a combiné deux estampes de Dürer pour composer un tableau personnel.
La Vierge, l’Enfant avec Saint Jean Baptiste
La Vierge, l’Enfant avec Saint Jean Baptiste renvoie à la Vierge de Lorette de Raphaël montrant un artiste qui maîtrise l’art du pastiche.
La définition du Mythe Giordano dans les églises de Naples
Six très grands formats dans une salle tendue de violet avec des arcades tentent de rendre aux retables et grands tableaux d’église leur décor d’origine.
Je n’aime pas forcément tous ces chefs d’oeuvres de la Contre-Réforme comme La Madone du Rosaire où figurent Sainte Thérèse d’Avila, Catherine de Sienne et Saint Dominique.
Saint Michel Archange chassant les Anges Rebelles
En revanche les deux grandes toiles héroïques : Saint Michel archange chassant les anges rebelles m’a frappée : peinture sculpturale sans aucune condescendance ou mièvrerie.
Saint Antoine donnant l’Aumône
L’héritage de Ribera
Le bon samaritain (1660)
est présenté dans une grande salle très sombre tendue de brun. On y fait dialoguer les tableaux et les peintres Ribera et Giordano, mais aussi Preti et Giordano,Caracciolo et Giordano, Caracciolo introduisant l’influence directe du Caravage dans des tableaux sombres, dramatiques au contre-jour à l’éclairage violent.
Le Bon Samaritain fut même attribué jusqu’au XXème siècle à Ribera.
Le martyr de Pierre
Au centre le Martyr de Pierre de Preti est accompagné de deux toiles de Giordano avec la même ambiance caravagesque, j’ai préféré le Preti, plus riche. Leur faisant face, sur la cimaise opposée : Apollon et Marsyas peints par Ribera (1637) et Giordano (1660). La composition rappelle le Martyr de Pierre, le Riberaest moins sombre, son Apollon plus gracieux, tandis que le Giordano est plus sombre, plus violent encore.
Ribera : Apollon et Marsyas
j’ai apprécié le dialogue des Saint Sébastien : Ribera (1651), Preti (1657) Giordano (1660) dans une salle tendue de rouge (et c’est encore le Preti que j’ai préféré).
Luca Giordano entre cynisme et stoïcisme est le titre de la section suivante : une collection de portraits de philosophes ainsi que deux tableaux de la Mort de Caton et Mort de Sénèque.
Le triomphe de la mort : Giordano et le spectacle de la Peste. La peste de Naples 1656 décima la population. Giordano montre l’intervention de Saint Gennaro. C’est encore l’occasion de la confrontation de Pretiet de Giordano.
Vient ensuite une série de dessins sur des sujets mythologiques ou bibliques qui montre la virtuosité de Giordano comme dessinateur.
Le baroque local
Cette fois-ci, Giordano est présenté à Pierre de Cortone, tous les deux invoquant la figure de Saint Alexis avec des teintes plus claires (fond jaune) et apparition de putti bien baroques.
Giordano n’a pas peint que des sujets religieux toute une salle présente des sujets mythologiques avec des héroïnes alanguies comme Ariane abandonnée, Diane et Endymion, le Retour de Persephone, Polyphème et Galatée
En 1694, départ pour l’Espagne où il a de nombreuses commandes royales pour l’Escurial, la Bibliothèque du Prado, Saint Laurent des allemands où il réalise d’éblouissantes fresques qu’on peut admirer dans une salle où elels sont projetées à 360° accompagnées de la musique de Scarlatti : Lamentations pour l’office des Ténèbres.
La dernière salle Le grand Séducteur à la Cour d’Espagne montre un style lumineux, aérien et insouciant avec une belle Assomption de la Viergeet Tancrède baptisant Clorinde qui fait plus penser à un badinage amoureux qu’à un acte religieux.
D’abord un grand merci à Babélio et aux éditions Faton pour ce joli cadeau de Noël!
C’est un très beau livre, format carré (21cmx21) cartonné au papier crème et l’impression soignée. Le reproductions en couleur des portraits des Dames format 17×17 ou 11×16 sont également d’excellente résolution.
Le texte : LE TRIOMPHE DES DAMES DESSINE PAR JEAN ET FRANCOIS CLOUET
m’apprend d’abord que « Clouet« désigne deux artistes, père et fils, et que ces dessins proviennent de la collection de la Reine Catherine de Médicis. Collection féministe? que ce Royaume de Fémynie (Christine de Pisan).
En plus du plaisir d’admirer des dessins d’une grande finesse, ce qui m’aurait comblée, j’entre dans cette cour des femmes et découvre des dames et parfois des petites filles aux visages expressifs. Chaque dessin est accompagné d’une notice historique racontant parfois l’histoire ou s’attachant à un détail vestimentaire.
Certaines femmes comme Diane de Poitiers sont fameuses. Justement le portrait de la duchesse de Valentinois est confondu avec la duchesse d’Etampes. Cette confusion raconte peut-être une histoire de jalousie?
Un costume, un couvre-chef, sont signifiants. Il convient de s’y arrêter un instant d’autant plus que la notice signale parfois des retouches postérieures…
Cette dame (Jacqueline de la Queuille Madame d’Aubigny) dont le visage rose surgit de gaze blanche était-elle une nonne, Non ce sont des voiles blancs de deuil..
Je feuilletterai encore de nombreuses fois cet ouvrage où je découvre à chaque regard un détail, une histoire…
Cette grande exposition dévoile des facettes que je ne connaissais pas du peintre- affichiste de Montmartre qui se révèle être aussi un merveilleux dessinateur (je m’en doutais un peu) et un portraitiste.
J’ai beaucoup aimé les portraits où l’on ressent la parenté avec Van Gogh ou Emile Bernard.
Portrait d' »Elles », les femmes des maisons closes jamais graveleuses, toujours attentives aux détails : femmes à la toilette….Portraits d’hommes aussi. Et puis j’ai aimé deviner la silhouette d’Oscar Wilde et le profil de Fénéon
Pour moi, le Greco avait peint des hommes au visage allongé, un peu mystérieux, très espagnols….avait peint Tolède…
Domenikos Theotokopoulos est né en Crète en 1541 et nous avons vu sa maison et la petite église byzantine à Fodele.
J’ai toujours eu du mal à faire le lien entre Tolède et Fodele. Cette exposition me fait découvrir l’oeuvre et le parcours du peintre
Domenikos Theotokopoulos a commencé à peindre des icônes et ce n’est pas un hasard s’il se réfère à Saint Luc, le peintre de la Vierge (en Grèce, on a retrouvé tant d’images miraculeuses de la Panaghia peintes par Saint Luc).
Candie, au 16ème siècle, était vénitienne. Venise, 1567, à l’arrivée du Greco était la ville de Titien, du Tintoret, Veronèse…il devait être difficile de rivaliser avec tant de célébrités. Greco, alors peint des petits formats, de la taille de petites icônes. Sa palette comporte surtout des bruns, quelques taches rouges..>Le triptyque de Modène est un chef d’oeuvre de cet art miniature « penser grand, peindre petit » aurait-il déclaré.
triptyque de Modène
La peinture illumine bientôt ses tableaux. Greco se met à l’Ecole vénitienne…
Annonciation
Le songe de Philippe II (1577) se réfère à la Bataille de Lepante (1571) bataille très espagnole mais aussi très grecque!
Grec? Vénitien? Espagnol? Il est aussi passé par Rome où il a vu les œuvres de Michel Ange…
J’avoue, les grandes toiles religieuses m’ont un peu ennuyée. En revanche les portraits sont saisissants de modernité.
Portrait du Cardinal Nino de Guevarra
Je pense au Titien, quelle audace ces lunettes!
Le Saint Martin est très espagnol, on l’utiliserait pour illustrer Don Quichotte! (et oui Cervantes était lui aussi à Lepante!)
Un Saint Martin très espagnol!
Beaucoup de sujets religieux mais pas que….j’ai aimé ces variations sur le souffleur de braises
la fable
Greco travaille à des variation, m’explique-t-on dans l’exposition. Il revient sur des thèmes pendant de longues années comme pour Jesus chassant les marchands du temples qu’il a peint successivement en 1570- 1575 – 1600 et 1614. La version de 1575 me plait beaucoup avec les 4 marchands dans le coin droit en bas
Jésus chassant les marchands du temple (1575)
La dernière version annonce la Vision de Saint Jean
jésus chassant les marchands du temple
Cette vision de Saint Jean : apocalypse est (pour moi ) une peinture extrêmement moderne, presque contemporaine qui pourrait figurer à côté d’un Picasso ou d’une peinture expressionniste
Vision de Saint Jean 1614
J’ai vraiment découvert Greco que je croyais connaître!
Le Musée Zadkine est au 100 de la Rue d’Assas juste en face de la Faculté de Pharmacie, en haut du Luxembourg. Il est bien caché sur une placette ombragée dans une maison basse et un atelier au fond du jardin arboré orné de sculptures en bronze.
Zadkine
L’exposition Le Rêveur de la Forêt est mêlée aux collections permanentes et s’y intègrent parfaitement. Les œuvres dialoguent. On entre d’abord en lisière de la forêt avec les très beaux vendangeurs de Zadkine qui sont en compagnie d’un beau tableau d’une forêt automnale
Natalia Gontcharova
De Natalia Gontcharova et d’un curieux tableau de Dubuffet où des couches de terre encroûtent la toile.
Dubuffet
On reconnaît facilement la forêt de Giacometti
Giacometti
La seconde salle est appelée Genèse – création ou matrice du vivant – colorée par le tableau fleuri de Séraphine de Senlis
Séraphine de Senlis
Forêt naïve du Douanier Rousseau ? Non, c’est l’étrange Conglomeros créature étrange de Victor Brauner dans le décor qui rappelle que Victor Brauner a succédé au Douanier Rousseau dans le même atelier, hommage au maître.
Victor Brauner : Conglomeros – la rencontre du 2 rue Perret
Un autre être hybride lui répond : l’Hermaphrodite de Zadkine
Zadkine : Hermaphrodite
Les nuages blancs de Jean Arp ont pour titre chapeau-forêt . Mais Arp précise « nous ne voulons pas copier la nature…ces sculptures devfraient rester anonymes comme les arbres de la forêt ».
Jean Arp
En compagnie de deux sculptures sur pierre, une Tête héroïque en granite qu’un glacier a laissé près de Vitebsk, et de Sisyphe gravé je découvre les créations d’Hichem Berrada, créatures aléatoires nées dans des aquariums à la cire perdue ou de cristallisations. je les ai rencontrées au Louvre-Lens, à Pontoise et dans le Parc du Château de Versailles et jamais elles n’ont été si bien à leur place!
Hichem Berrada : Keromancie
je suis fascinée par les étranges photographies de Pascale Gadon-Gonzalez, superpositions de microphotographies et jeu d’échelles, je me crois dans une forêt de pin un peu fantastique.
Germaine Richier : chauve-souris
J’aurais aussi pu citer Pennone et ses lentilles -miroirs, l’arbre foudroyé d’André Masson. Sans oublier les sons captés par Ariane Michel….
Pour arriver au Bois sacré/Bois dormant, dans l’atelier il faut traverser le jardin. Dans ce Bois sacré, j’ai surtout retenu les grandes figures mythologiques de Zadkine : Prométhée, Daphnée. Mais d’autres grands de la sculptures les accompagnent.
Zadkine : Daphnée
Je pourrais ajouter toutes les photos des bronzes que j’ai prises dans le jardin….
L’exposition s’ouvre avec les deux maîtres Reynolds(1723 – 1792) et Gainsborough (1727-1788), grands portraitistes « peintres du roi », leur rivalité se donne en spectacle. De très grands portraits en pied, des dames se tiennent devant un paysage. Ma préférée est Lady Bates Dudkey,peinte par Gainsborough peinte avec beaucoup de soin, de fluidité et de brillance avec un rendu soyeux plus flatteur que les coups de pinceaux plus mats de Reynolds.
Gainsborough : lady Bates-Dudley
De ce dernier j’ai plus aimé son jeune Frederick Howards dans la posture d’Apollon (selon le cartel) dans un décor d’architecture classique (antique) au costume argenté plein de plis et rubans très flatteur.
Reynolds : Frederick Howards
Le duel Reynolds/ Gainsborough ne se poursuit pas dans la salle suivante au titre : portraits, Images d’une société prospère : où la bonne société commande aux peintres en vogue des conversation pieces, scènes familiales ou scènes d’enfants
Francis Wheatly : famille dans un paysage
ou
Reynolds : Master Crewe en Henry VIII
D’autres portraitistes émergent, Zoffany, Francis Cotes, Thomas Lawrence, que je découvre ici
Romney : Mrs Robert Trotter of Bush
Aux solennels portraits en pieds on préfère ici les scènes familiales, les animaux.
la 3ème section : Aux frontières de l’Empire nous fait découvrir les colonies aux Antilles et en Indes
Zoffany : Le Colonel Blair avec sa famille et une servante indienne ; Calcutta 1783
Peindre à l’aquarelle et Le spectacle de la Nature
mettent en valeur de nouveaux artistes que j’aime beaucoup comme Turner, et Constable que j’aime beaucoup mais aussi Cotmann que je découvre dans un tableau rès romantique de Carnavon.
Paysage de Gainsborough
Chiens, et chevaux inspirent aussi beaucoup les artistes (moi moins)
L’exposition se termine de façon fantastique avec William Blake (un de mes coups de coeur)
Blake : Homère et les poètes antiques
et de façon spectaculaires avec la destruction de Sodomepar Turner et la Destruction de Pompéi et Herculanum par John Martin