Des « cités de caractère » La Roche-Derrien – Pommerit-Jaudy – Runan – Pontrieux

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château de Kermezen
château de Kermezen -Pommerit-Jaudy

Crachin breton, il fallait bien s’y attendre fin octobre !

Route facile par Louannec, Kermaria jusqu’à la Roche-Derrien annoncée «petite ville de caractère » qui mérite bien ce titre.

La place Martray – place du Marché – a plusieurs maisons à pans de bois, la plus belle, revêtue d’ardoise est en rénovation. Au fond, la Maladrerie abrite l’Office de Tourisme (fermé jusqu’au 16 mai 2016). Le grand bâtiment sévère est moyenâgeux, nous ne l’avions pas vu du premier coup. Heureusement la ville est couverte de panneaux explicatifs illustrés par des cartes postales anciennes. Dans les petites rues, les boutiques d’artisanat d’art ou de produits bio, le village a perdu son activité industrielle de tissage du lin et cherche à survivre grâce au tourisme vert.

les maisons à pans de bois de La Roche-Derrien
les maisons à pans de bois de La Roche-Derrien

La colline était coiffée du donjon, disparu, il est remplacé par une petite chapelle, 19ème siècle, assez moche. La vue vaut l’ascension. On découvre tous les jardins du village (dont un asiatique avec pagodes, bouddhas et pont arqué rouge) et le panorama sur le Jaudy.

Je descends par la venelle des Anglais très en pente jusqu’au Quais, autrefois les voiliers remontaient la rivière, à l’époque du lin….les murs bordant la venelle sont en schiste, colonisés par des plantes fleuries surtout une sorte de pâquerette aérienne.

les murs en pente de La Roche-Derrien
les murs en pente de La Roche-Derrien

Nous montons à l’église Sainte Catherine 12ème -13ème mais ayant été restaurée plus tard. Son clocher est une grosse tour carrée flanquée d’un escalier octogonal percé d’une meurtrière qui témoigne de son rôle de fortification. Il existe également des souterrains. Une flèche octogonale pointue coiffe le clocher. A l’intérieur on découvre des bannières brodées  d’un pardon, des vitraux très colorés. Le joyau de l’église est son orgue (on peut cliquer sur le QR code pour les explications). C’est le plus ancien de Bretagne. Il était autrefois à Saint Brieuc, restauré par Cavaillé-Coll. Il vient de Westminster.

Le Jardin du Presbytère – jardin public – se trouve à 50m sous l’église, dans une ruelle, sur des terrasses avec une très belle vue. C’est un jardin rustique planté de pommiers (avec des pommes rouges), des poiriers aux feuilles automnales, verger tout simple. Sur la terrasse supérieure sous le mur poussent des plantes aromatiques, lavande, mélisse, menthe …

A la mairie on nous offre toute une documentation sur les environs.

Kermezen
Kermezen

Pommerit-Jaudy est une petite cité précédée d’un lycée monumental. Un itinéraire de 8km balisé en jaune permet de découvrir toutes les curiosités des environs. Sous la pluie je renonce à la randonnée pédestre mais on peut faire une partie du circuit en voiture. Le château de Kermezen est bien fléché (il y a des chambres d’hôtes). Nous découvrons d’abord la  chapelle Sainte Anne avec ses deux croix, le château est précédé d’une allée d’arbres rougeoyants hêtres et chênes américains, la façade claire  est encadrée de tours carrée et rondes poivrières, une vigne vierge rouge, des massifs fleuris égaient sous la pluie qui tombe dru. Impression de château du Grand Meaulnes à travers les fûts des hêtres. Il manque l’étang mais à l’arrière court le ruisseau. Non loin de là, plusieurs voitures sont  garées sous l’écriteau Jardin Hortense, malgré la pluie je descends avec seulement ma polaire. Le chemin est balisée en jaune, en plus du jardin, j’espère voir le pont Eiffel et la fontaine de Kermezen annoncés sur le topo-guide du circuit de la Vallée du Jaudy. Je descends un beau chemin à couvert sous les hêtres et les châtaigniers et ne sens même pas les gouttes. J’arrive sur un autre chemin bien boueux qui me contraint à rentrer sans avoir vu, ni jardin, ni fontaine, ni pont. Comble de malchance, la Peugeot bleue n’est plus sur le Parking. Peut-être Dominique a continué sur la route : à 50m je trouve le hangar de Hortense. Un  peu plus loin se trouve l’entrée du jardin (2 circuits le plus long 45minutes dans les hortensias. Mais toujours pas de voiture bleue. Et pas de réseau pour le téléphone mobile ! Enfin, on se retrouve mais je suis bien mouillée !

Sur le ruisseau : trois moulins annonces.  Ce sont des maisons habitées, on n’ose pas s’approcher.  Le dernier, moulin de Traou Jaudy se voit mieux de la route, la roue est parfaitement restaurée.

Il est temps de prendre la route pour Pontrieux – notre destination initiale.

Pique-nique devant l’enclos paroissial de Runan.

Eglise de Runan
Eglise de Runan

L’église appartenait aux Templiers, passa aux Hospitaliers de Jérusalem puis fut agrandi au15ème siècle. L’édifice est de grande taille précédé par 3 grandes croix sur un piédestal. Deux porches sculptés et de nombreux bas-reliefs ornent les murs. Au dessus du porche sud le linteau est sculpté d’une Annonciation et d’une belle piéta. Curieux bas-reliefs : deux chiens autour d’une cloche. Que signifient-ils ? La place du village st plantée de beaux arbres. Village très tranquille. On ne voit personne, aucun magasin.

Runan : pieta
Runan : pieta

 

Pontrieux, au fond de l’estuaire du Trieux, surnommée « Venise verte ».

Pontrieux : Office de Tourisme
Pontrieux : Office de Tourisme

Deux ponts, un viaduc, une passerelle. Pontrieux porte bien son nom ! L’Office de Tourisme se trouve sur la place Yves le Troquer dans une belle maison à colombages bleus. On nous offre un plan avec un circuit de deux kilomètres pour découvrir la ville. Première étape le port, puis je prends le Pont Neuf sous le viaduc ferroviaire pour parcourir la rue sur l’autre rive. A La Roche-Derrien pourtant proche, les murs étaient de schistes, à Pontrieux surtout des moellons de grès rouge, dans une venelle menant à la passerelle les murs sont couverts d’une plante très verte aux minuscules feuilles rondes accompagnée de fougères scolopendre – variations sur le thème du mur et de l’humidité !

Moulin de sur le Trieux
Moulin de Richel sur le Trieux

La passerelle conduit à un important moulin, le Moulin de Richel, très grosse scierie construite en 1880 actionnée par une roue à aube, maintenant fermée. En face un potager fleuri offre un premier plan coloré avec des capucines orange.

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Nous terminons la visite  en beauté « Au bon goûter 1900 », le plus joli salon de thé qui soit. Une jolie vitrine, quelques tables fleuries d’une grosse tête d’hortensia, une collection de théières, tisanières, cruches sur une étagère, des cartes postales anciennes. Dans un porte-parapluie, on offre (vend) des parapluies de d’époque (bien utiles aujourd’hui). Une radio ancienne diffuse des chansons  début de siècle. Notre hôtesse en robe assortie nous accueille gentiment. La carte est bien fournie : thés blancs, thés verts, thés rouges aromatisés à la rose, la violette, Darjeeling, Earl Grey, des tisanes aussi, vin chaud, chocolats et cafés. Des friandises accompagnent les boissons. Ici c’est « goûter », calissons, gâteaux tunisiens… nous choisissons des tranches de brioche avec des gelées de framboise et groseilles, mais on aurait pu choisir sapin, pissenlit…Nous prenons notre temps pour terminer cette bonne journée pleine de surprises et réussie sous la pluie.

Les lavoirs sur le Trieux
Les lavoirs sur le Trieux

Le Sillon de Talbert

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Le sillon de Talbert
Le sillon de Talbert

 

La D6 nous conduit à Tréguier que nous contournons sans nous y arrêter.

Pleubian est un  beau village aux maisons de granite, plusieurs bars, des commerces. En ce moment, bien tranquille,  peut être plus touristique en été. Je peste contre l’automobiliste qui s’est garé perpendiculairement au porche de la jolie église. C’est le curé qui affiche un papier. La cloche résonne, le glas. Ce n’est pas l’enterrement. Un jeune homme vient de mourir la cloche l’annonce au village. Les clientes de la boulangerie toute proche viennent aux nouvelles, chacune porte un paquet de pâtisseries.

Pleubian : chaire
Pleubian : chaire

L’église a de beaux vitraux colorés, mais elle est fermée. Ce n’est pas le moment de demander au curé qu’il l’ouvre pour la visite touristique. Derrière l’église, une croix sur un cylindre sculpté. Je reconnais la Cène, des soldats, (les romains ?). Surprise le cylindre est creux ! C’est une chaire à prêcher quand des prêcheurs venaient et que l’église était trop petite.

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Le sillon de Talbert  est un peu plus loin après L’Armor. C’est un cordon de galets long de plus de 3 km abritant un marais très mouillé vers l’est. Un sentier commence sur une dune plantée d’oyats. On conseille de descendre sur la plage pour ne pas piétiner les galets ni déranger les oiseaux qui font halte sur le sillon au cours de leurs migrations ou qui nichent au sol. D’ailleurs c’est beaucoup plus confortable de marcher sur le sable mouillé que sur les galets. Ils sont roses, de granite rose, ou de grès, gris, de granite gris, verts de schistes ou gris foncé presque noirs de dolérite. Un panneau émaillé raconte que ces galets proviennent du temps des glaciations. Le gel a fractionné  les rochers en éclats. Les courants ont construit ces cordons à l’abri des récifs et des ilots. Certains sont même en queue de comète. Les cordons se sont accumulés pour former ce long sillon.

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Dans ce coin les algues sont nombreuses, goémon mais aussi grandes laminaires dont le « pied » -grosse boule décorée de cupules – est décoratives.

Près du sillon, dans la mer, les roches sont alignées, et encore plus loin, il y a un phare. Je croyais que j’y arriverai à pied à marée basse, mais un bras de mer les sépare. Quand je rentre la mer est montée, le sable mouillé sur lequel la marche était facile est immergé. Je suis forcée de marcher sur les galets. L’idéal aurait été de piqueniquer à la pointe et d’attendre la marée haute.

Nous avons de belles crevettes roses, un avocat et des gâteaux achetés à Pleubian. Beau pique-nique.

limicoles
limicoles

Le sentier côtier le long de la presqu’île de Lézardrieux entre Trieux et Jaudy  est recouvert d’un sable jaune. C’est une promenade agréable le long des plages de galets, les rochers. Je passe entre une lande de fougères et des champs, choux, artichauts et maïs desséché. Cette région est très agricole, pas touchée par l’urbanisation touristique. De temps en temps il y a des petites maisons de granite. Parfois des gîtes ruraux. De belles plaques émaillées commentent le paysage : géologie et phares. Un grand phare en mer est le Héaut de Bréhat. Nous nous retrouvons au phare de La Chaine. Tout d’abord on cherche le phare : c’est une petite maison blanche au fronton rouge !

Cette maison est un phare!
Cette maison est un phare!

Dernier arrêt : une allée couverte  de Men ar Rompet près de Kerbors « pierre des druides » (néolithique) non loin du Jaudy caché dans une prairie.

Allée couverte
Allée couverte

deTrégastel à Ploumanach

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Ploumanac'h
Ploumanac’h

Matinée grise, petite visite à Perros Guirec. Flânerie dans le centre-ville, boutiques classieuses. Architecture très homogène, façades de granite rose, pans de bois laqués bleu, toits très en pente et frontons triangulaires. Perros Guirec est une station chic de longue date.

Le soleil fait son apparition. Je parcours la grande plage de Trestaou. Dans l’eau un groupe en combinaison de plongée fait « le petit train » avec d’énergiques mouvements de bras, de l’eau à la hauteur de la poitrine. Trois femmes en maillot de bain marchent les pieds dans l’eau. Et les petits rentrent avec leurs surfs.

Déjeuner au gîte, sur notre terrasse , steak haché et pommes de terre sautées au persil.

Avec le temps gris, j’ai des envies de piscine ; nous allons nous renseigner au Forum de la Mer à Trégastel. Le GPS nous y mène directement. « Vous êtes arrivé ! » clame-t-elle devant un gros rocher surmonté d’une curieuse sculpture peinte en blanc. Au Forum de la Mer, la piscine jouxte l’Aquarium très bien situé dans le chaos granitique, face à la mer. Pour éviter la foule avec les enfants,  il vaut mieux revenir après 19 heures.

En attendant je fais le tour de la presqu’île de la Renote. Sur la carte, et sur le panneau, temps  prévu 30 minutes. J’ai doublé la durée du parcours en prenant photo sur photo et en m’amusant à tourner autour des rochers, passant dans des tunnels, dans de petits passages. Les gros rochers ronds sont dispersés dans les anses qui séparent Trégastel de Ploumanac’h.

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Au lieu de chercher les balises (rares) du GR34, je préfère faire le tour de la belle plage de Trégastel, Ste Anne Paul Palud. Tantôt je marche sur le sable grossier, tantôt sur le sable fin, sur la vase. Je me faufile entre les rochers et évite les gros tas de goémon. L’anse est très arrondie, presque fermée. Je remonte sur un  petit cap boisé et découvre un étang. J’ai complètement perdu le GR. Je ne sais pas si je dois coller à la plage ou si je peux traverser la pointe pour rejoindre l’anse de Tourony où Dominique m’attend. Il y a tant d’îlots, de presque- îles, de pointes et d’anses que j’ai complètement perdu le nord. Je finis par mettre le GPS du téléphone pour me géo-localiser. L’anse de Tourony est encore plus fermée que la baie de Saint Anne, sable grossier, bateaux échoués, gros rochers ronds et toujours la vue sur les îles de Ploumanach et le château dans ses beaux pins. Fin de la promenade au moulin de marée où nous avons pique-niqué hier.

Perros Guirec – Ploumanac’h

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Matin frais et ensoleillé.

Départ de la balade à  Perros Guirec du parking de  la plage de Trestrignel . Je monte d’abord la rue Maurice Denis qui passe sous sa villa et qui conduit au Château. Le château est plutôt un gros rocher, le rôle défensif de cette position est expliqué par un écriteau. Un sentier fait le tour de la pointe du Château  en creux derrière une haie d’épineux et de hautes fougères aigles maintenant roussies. J’oublie que je me trouve en ville ; les îles se détachent dans la mer.
Je retourne ensuite à la plage de Trestrignel et trouve les balises du GR  dans les rues entre de magnifiques villas maritimes en granite rose avec clochetons, belles baies vitrées, et terrasses face à la mer. Les plus grandes sont maintenant des hôtels et des restaurants. Je suis le chemin de la Messe qui va de la Pointe du Sphinx au Centre ville. J’arrive sur la grande plage de Trestaou qui est la plus belle de Perros Guirec, bordée d’une corniche avec de belles boutiques.

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A l’extrémité de la plage, commence le sentier des douaniers. 4.400km jusqu’à Ploumanac’h. Il y a tant à voir et à photographier que je le parcourrai en presque 1h45, pourtant je marche vite. Ce chemin est très bien entretenu, cimenté ou sablé large de plus d’un mètre, souvent bordé de petits câbles d’acier. Au début, ce sentier, trop soigné,m’agace un peu, où est l’aventure ?

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Nombreux panneaux avec des photos montrent le site avant les aménagements : pelouse piétinée, végétation rare et le site très dégradé. Depuis que la circulation piétonne est canalisée les bruyères et les ajoncs fleurissent, ainsi que petites fleurs bleues blanches ou roses qui égaient le paysage. La mer est haute et très bleue. Les Sept Iles se détachent. On approche de la barre de granite rose de Pors Rolland que je photographie de loin, de moins loin, de près …Les rochers roses ont des silhouettes fantastiques. Je ralentis l’allure. Les promeneurs sont nombreux ce 19 octobre, je n’ose pas imaginer l’été !

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Le chaos granitique s’étend autour d’une petite plage à l’eau turquoise, des pins se détachent, sculpturaux, le Château du Diable s’élève au dessus de l’eau, dans une petite crique une rampe est équipée d’un rail pour descendre la baraque de sauvetage abritée dans un bâtiment peint en blanc. Un peu plus loin, un phare à tour carrée est surmonté d’un capuchon laqué de rouge. Je passe encore devant une belle plage de sable arrondie. J’approche du village de Ploumanac’h, belles maisons de granite basses et simples bien différentes des villas maritimes de Perros Guirec. Par cette belle journée ensoleillée, les terrasses des crêperies et des bars sont pleines.

moulin à marées
moulin à marées

Dominique m’a donné rendez- vous a port, je longe les quais et la retrouve sur une digue près d’un petit moulin à marée très joli. La surprise c’est est une pièce d’eau triangulaire « l’étang », de gros rochers gris bordent le lit de deux ruisseaux qui confluent dans cette étroite vallée. Des algues brunes empâtent les rochers les plus bas, d’autres, vertes s’étalent sur les pentes. De magnifiques pins se dressent, ils ont l’air taillés comme des pins asiatiques. Une très belle maison est perchée sur une butte, une baie arrondie est habillée de grands rideaux, j’imagine une salle de bal. Les oiseaux se reposent dans ces eaux calmes : aigrettes, hérons, goélands. Nous prenons place sur les bancs adossés aux murs du moulin à marée. Pâté de lapin aux noisettes, andouille, kouign aman. Un pique-nique terrien après les crevettes sur la plage hier !

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Les carrières de Granite rose sont à l’arrière du village. Toute la colline est creusée de très grandes exploitations. Le front de taille est haut de plusieurs dizaines de mètre. L’énorme tracto-pelle ressemble à un jouet. Des panneaux préviennent que les sites sont dangereux « casque obligatoire » tirs de mines, ils ne me découragent pas. Je vais me présenter auprès des ouvriers « je suis professeur de SVT, j’aimerais des photos pour mes élèves » . Les carriers sont sympas. Non salement ils ne me chassent pas. Un tractoriste se donne la peine de m’accompagner sur un point haut pour que j’aie un meilleur point de vue. Haut front de taille, très net, très propre. Je n’aurai pas d’arène granitique à photographier.

carrière de granit rose de la clarté
carrière de granit rose de la clarté

A l’arrière des carrières nous cherchons le moulin : belle tour ronde avec des ailes en bois, en parfait état, presque trop neuf !
Non loin de là une borne de granite porte un panneau émaillé pour borner l’entrée de la vallée des Traouiero. La promenade descend sous des châtaigniers jusqu’à une étroite vallée encombrée d’énormes blocs. Un frais ruisseau se glisse entre les rochers. Le sentier est très en pente mais des marches de bois facilitent la descente. On passe des petits ponts de planches. Des fougères, des roseaux se blottissent contre les rochers qui font des grottes. Des ronciers envoient de longes tiges qui descendent devant les grottes. Une merveilleuse promenade.

autour de Trestel – Port Blanc

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Soleil, nous partons vers 10h par Louannec dont l’église est encerclée par un impressionnant enclos. Passant par Trelevern nous retrouvons la plage de Trestel           où nous avions passé une deux semaines il y a une quinzaine d’années. Le Centre Héliomarin a une nouvelle aile plus moderne, on a aussi décoré la plage avec un petit phare transparent en plastique ou en verre. Le sable est très fin, très blanc, très agréable à fouler. Il fait trop frais pour marcher pieds nus. Pourtant, dans l’eau,  il y a des baigneurs : en combinaison, des personnes de tous âges marchent, des surfeurs sont allongés sur leurs planches. En 40 minutes, j’arrive à la plage du Royo. Un tracto-pelle décore le parking pour la construction d’une digue en énormes parallélogrammes de granite rose . Effet du réchauffement climatique, des tempêtes des hivers récents ?  Partout où je suis passée, hier et aujourd’hui, on a construit des murs avec ces grosses barres roses. La côte de granite rose s’étend même aux plages de sable ou de dunes.

Une promenade dans les marais de Trestel part de la plage, monte  dans la forêt de châtaigniers sur un beau sentier (auquel il manque quand même le balisage). Plus bas,  la station de lagunage est cachée par les arbres, puis on descend jusqu’à des pâturages clos. Le sentier passe un  petit pont et longe un  ruisseau. Le marais n’est pas très étendu, on retrouve les maisons fleuries, le sentier passe derrière des jardins, des murs pour arriver à Kergall. Ensuite le balisage disparaît complètement. Par où passer ? Heureusement mon téléphone me donne ma position.

 

Déjeuner sur la plage à Port Blanc. La route conduit au Camping des dunes, fermé en octobre, donc désert. Le sable de la plage est d’un blanc exceptionnel. Sous le soleil, l’eau prend des teintes turquoise comme on imagine dans les mers du sud. Les rochers ont des teintes orange. Les oiseaux sont très nombreux. Une aigrette d’une blancheur éblouissante atterrit sous nos yeux. Des huitriers-pies se promènent. Ils sont étrangement silencieux, heureusement leur cri est affreux. Il y a même un bécasseau avec sont long bec, il arpente tranquillement les rochers.

Je rentre à Trestel par la plage tantôt je marche sur le sable, quand il est remplacé par des galets je monte sur le sentier qui passe par un champ de chou, puis par de belles maisons.

Le soleil brille quand nous rentrons au gîte : les chaises longues de la terrasse à l’ouest sont parfaites.

Lannion, Saint Michel en Grève, Plestin les Grèves

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Plestin les Grèves
Plestin les Grèves

Il pleut ce matin. Inutile de se lever tôt. Grasse matinée lecture, La Fête du siècle de Niccolo Ammaniti ne m’enthousiasme pas trop, j’en ai déjà lu la moitié, ce serait bête de l’abandonner,  le récit s’anime pendant la fête .

Lannion est à moins d’une dizaine de km.  Malgré son aéroport, son IUT, les nombreux magasins  à l’entrée de la ville, c’est une très petite ville. A l’office du Tourisme, l’employé très aimable ne sait que me conseiller pour un jour de pluie « Allez à la médiathèque », située dans un couvent. Il me vend un plan avec trois promenades. Sous cette pluie cela ne nous séduit pas vraiment.

Nous continuons dans la direction de Plouaret où se trouvent trois châteaux, des jardins et des chapelles.

Ploubezre
Ploubezre

Premier arrêt à Ploubezre, pittoresque village de granite rassemblé autour de son église: deux bars, un restaurant de kebab « la Turquoise ». L’église est dans son enclos, restaurée au 19ème siècle, elle garde des chapiteaux 12ème et 13ème que nous ne verrons pas puisque elle est fermée. Plus que le calvaire usé par le temps, le vieil if au coin de l’enclos et deux buis déplumés m’ont plu.

Sur la route de Ploubezre à Plouaret à un croisement, à la sortie du village,  un calvaire original : Cinq croix, toutes simples. Il y a plus loin une chapelle, fermée en cette saison. Dans la région,  manoirs et châteaux sont nombreux, trois se trouvent dans le voisinage. . Nous nous détournons pour voir le château de Kergrist – fermé en cette saison.

La route débouche à Saint Michel en Grèves : la belle plage est dégagée, à marée basse. Sous le ciel gris, la mer grise est très loin. Sur le sable il y a de nombreux canards (je regrette d’avoir oublié mes jumelles). Il fait trop frais pour se déchausser, je longe donc la grève jusqu’au parking suivant où Dominique m’attend.

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Un panneau raconte la légende de la Croix de demi-lieu, elle aurait été érigée quand Saint Efflam et les Bretons s’installèrent  en Armorique au Vème ou VIème siècle. Il est écrit que la croix se déplacerait d’un grain de blé tous les 7 ans et que,  lorsque elle atteindrait l’église, se serait la fin du monde. Le Guide Gallimard donne une autre version  : cette croix de demi-lieue est au milieu de la grande plage d’une lieu. Autrefois, le seul moyen d’aller de Saint Michel à Plestin était de passer par la plage. La Croix était un repère, si son pied était dégagé on pouvait passer le gué, si les eaux cernaient la Croix il valait mieux s’abstenir. En cas de brouillard, les voyageurs se guidaient en écoutant les cloches de Saint Michel et du tocsin de grève de la chapelle Sainte- Enora.  La croix fut renversée au cours de la dernière guerre mondiale. On en dressa une nouvelle en 1993. Gallimard raconte une autre légende : sous cette immense grève, au Rocher Rouge, une cité aurait été engloutie, on entendrait la nuit de la Pentecôte les cloches de l’église immergée…

Toutes ces histoires confèrent du charme à la promenade le long de la plage.

Belle maison de Saint efflam
Belle maison de Saint Efflam

A Saint Efflam, le GR quitte la plage. Il passe d’abord devant de merveilleuses maisons de granite avec des clochers, des gargouilles, des pinacles, dans des jardins avec des palmiers et des plantes exotiques. Le sentier grimpe dans la forêt qui surplombe les rochers. Les randonneurs ne semblent pas les bienvenus : à la place de « sentier côtier » ou « GR34 » il est écrit « servitude de passage ». De belles propriétés sont cachées.

Thermes de Hogolo
Thermes de Hogolo

Le sentier monte des marches, descend. Comme il a plu ce matin les marches sont parfois glissantes. Je regrette de n’avoir pas pris mon bâton de marche. Tantôt je marche sous des arbres magnifiques, chênes et châtaigniers, tantôt dans des fougères roussies. Dans un creux je vois des schistes verts, cela change du granite, je passe sous une arche taillée dans des houx très touffus. Les houx sont de vrais arbres, les troncs sont dégagés. La côte regardant vers le nord est très découpée avec des pointes que le GR suit. Je retrouve Dominique à la plage des Curés. Le GR devient plus facile. Il passe dans une pinède le long de la baie paisible, estuaire  à sec à marée basse. Un site archéologique a été dégagé du sable par une tempête : les thermes d’Hogolo , ce sont des bains privés donc d’assez petite taille.

chapelle Ste Barbe
chapelle Ste Barbe

La promenade se termine à la chapelle Sainte Barbe, un peu à l’écart de la route entourée de belles maisons fleuries. Dédicacée à la Patronne des Gardes-côtes ; elle protège les femmes enceintes. Le toit de lauzes est charmant.

 

jardin exotique de Roscoff

 RETOUR A ROSCOFF 2014

jardin exotique de Roscoff
jardin exotique de Roscoff

Sous un beau soleil, nous terminons les vacances au jardin exotique de Roscoff situé juste derrière la marina du port des Bloscons.

Ce jardin a commencé par l’acquisition d’un rocher monumental,  les collections sont venues ensuite.

le rocher
le rocher

Nous sommes conviés à un voyage dans l’hémisphère sud : plantes d’Afrique du sud, de l’Australie, du Chili…Les plantes sont belles, mais tellement exotiques que je n’essaie même pas de mémoriser les noms. Je passe devant ébahie par les formes et les couleurs. Il me faut photographier le panneau pour identifier la plante. Des parcours sont fléchés entre les bosquets,  autour du grand rocher, vers une serre de succulentes, autour d’une pièce d’eau ornée d’animaux en mosaïques.

Ceci n'est pas un chou!
Ceci n’est pas un chou!

Sur des ardoises, des poèmes, des citations du Petit Prince, de Cioran aussi.

Les panneaux explicatifs nous emmènent à la suite des explorateurs, des botanistes, des connus comme Cook ou Bougainville mais d’autres inconnus. Je découvre la première femme à avoir fait le tour du monde Jeanne Barret qui accompagna Commerson, moins connu le breton Glaziou qui fonda un jardin pour l’Empereur de Brésil et professa des idées universalistes, Labillardère qui rapporta en Europe l’Eucalyptus en Tasmanie en 1792, Frazier qui rapporta du Chili des plants de fraisiers. Après plus d’une heure de déambulation, je quitte le jardin sans avoir tout vu. J’aurais dû apporter mon cahier.

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Comme dans les musées, on sort par la boutique. Ce n’est pas une boutique de souvenirs mais des étals de plants. Les prix sont vraiment plus que raisonnables. J’aurais tout acheté : des pélargoniums ou géraniums de collection , des petits grenadiers, des aloès… Les conditions de culture et les exigences de température sont très bien expliqués. De nombreuse plantes ne craignent pas le gel.

De Dossen à Moguieriec

RETOUR A ROSCOFF (2014)

 

Le pont
Le pont sur l’Horn

 

Cet itinéraire combine les promenades 7 et 6 de la brochure de l’Office de Tourisme et la longueur annoncée est environ 10km – d’expérience les trajets sont plus longs que prévus !

foret de Santec parc de statues
foret de Santec parc de statues

Du parking proche du camping des dunes et de l’école de voile, je trouve le GR qui se confond avec le parcours sportif qui traverse la forêt domaniale de Santec. Malgré ce nom forestier, le parcours est aménagé dans une grande trouée, une sorte de coupe feu occupé par une verte pelouse. C’est au début une sorte de parc de sculpture en granite rose : agrès où œuvre contemporaine ? Un cercle évidé, un triangle creux également un portique, deux autres stèles semblent plus « artistiques ». Pourtant  j’apprécie les parcs de sculptures, celui-ci est vraiment basique.

 

 

Un petit kilomètre plus loin j’atteins l’estuaire de l’Horn. La carte ainsi que « passage submergé à marée haute » et « pont glissant » rien de rassurant ! Un itinéraire est prévu pour passer l’Horn au Pont Bihan. Avant d’emprunter ce dernier, je vais jeter un coup d’œil au pont. Malgré la haute mer, il est tout à fait possible de l’emprunter ; large de près d’un mètre, il est en ciment, certes mouillé mais tout à fait praticable. J’ai ainsi évité la dérivation qui ait 3km et j’arrive rapidement à Kerbrat où nous avons déjà piqueniqué là où les bords de l’Horn sont une belle plage blanche et où cormorans, aigrettes et mouettes se tiennent sur les rochers et où l’eau cascade joliment.

Kerbrat
Kerbrat

Le sentier court un peu plus haut que le sable au niveau des champs. Dans l’échancrure de l’Horn je distingue des silhouettes poussant des perches – des pêcheurs de crevettes, j’imagine d’abord ; Non ce sont des surfeurs avec une rame ou du paddle. Le sentier contourne la  très mince pointe de Tout en Ouch où un paléosol a livré des objets de l’âge de fer.

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Après la plage du Guillec, je m’engage dans l’estuaire du ruisseau du même nom. Le parcours de la vallée du Guillec est très agréable. Tantôt je longe un vaste estuaire où un beau bateau repose, tantôt je passe dans un véritable tunnel de verdure le long du ruisseau qui se rétrécit pour passer sous le joli pont saint Jacques. Après le pont, un beau manoir, un peu sévère, un moulin en rénovation. Le sentier est moins charmant, c’est un large chemin gravillonné en bordure des cultures, topinambours, choux…

Pont Saint Jacques
Pont Saint Jacques

Le cairn de Barnenez

RETOUR A ROSCOFF(2014)

Cairn de Barnenez
Cairn de Barnenez

 

Appelé Panthéon mégalithique par Malraux, le cairn de Barnenez a bien failli disparaitre en 1955. Un entrepreneur avait acquis le terrain pour exploiter le cairn comme carrière. Le site est inscrit aux monuments historiques depuis un siècle, il n’était cependant pas classé. Quand les ouvriers ont atteint les chambres funéraires, ils ont hésité, en ont parlé dans un restaurant. Le bruit s’est répandu atteignant les oreilles d’un journaliste de Ouest-France. L’entrepreneur indélicat fut condamné à payer la restauration du site. Les archéologues commencèrent alors une campagne et fouillèrent les couloirs. Quelques rares objets donnèrent des datations au C14 : quelques tessons de céramiques et un petit poignard de cuivre. La rareté des objets tient à la nature acide du sol granitique attaquant la matière organique et aussi probablement à la réutilisation du site, donc à des pillages. On n’a retrouvé que 20g de squelette.

les deux cairns superposés
les deux cairns superposés

4700-4500 avant J.C  pour un premier cairn construit majoritairement en dolérite

4300 av J.C. pour un second adossé au premier plus granitique.

Comment les hommes ont-ils apporté tous ces matériaux ? Ils ont trouvé la dolérite sur place, en revanche les carrières de granite étaient plus éloignées : sur l’île Stierec à 1.3km, jusqu’à l’emplacement actuel de Saint Samson. A l’époque, le niveau de la mer était plus bas et la baie de Morlaix était une plaine. La domestication des animaux n’était pas encore faite : les hommes du Néolithique se sédentarisaient, connaissaient l’élevage, mangeaient les animaux mais ne les faisaient pas travailler. On suppose que les blocs étaient placés sur des rondins et tirés par les hommes, puis débités sur places.

Entrée du couloir qui mène à la chambre
Entrée du couloir qui mène à la chambre

 

11 couloirs menant à une chambre funéraire ronde s’ouvraient face à la baie. Ils furent recouverts d’une énorme quantité de pierres formant des gradins. La guide a comparé cette construction à degrés à la pyramide de Saqqarah. Un seul couloir, le couloir C est ouvert aux visiteurs. C’est celui qui a le plafond le plus haut, les autres de 80cm maximum auraient contraint les touristes à ramper. On les a également fermés pour préserver les gravures.

 

 

 

Il s’agit donc qu’une nécropole. Yves Coppens propose une autre hypothèse : Barnenez serait bien un lieu d’inhumation mais aussi un lieu de pouvoir : le monument de grande taille se voit de loin. Cette hypothèse me rappelle la fonction de certains nuraghe que nous avons visités en Sardaigne, bien que la datation ne soit pas comparable, ni la fonction. Le cairn correspondrait plutôt aux Tombes de Géants.  Tombes collectives ou tombes réservées à une certaine élite ? L’absence d’ossement ne permet pas d’avoir des certitudes.

roscoffdtbarnenez 019 - CopieLes chambres funéraires ne sont pas toutes identiques : certaines rappellent un dolmen ou une allée couverte avec des mégalithes, d’autres sont couvertes de fausses coupoles, genre de tholos. La guide nous montre la technique de l’encorbellement qui a été mise en œuvre pour construire la coupole, utilisant des dalles plates et les superposant en laissant dépasser celle du dessous qui supporte la masse.

En plus de l’intérêt historique, le monument s’inscrit dans un paysage magnifique sur une presqu’île entre Carantec et ses îles portant le Château du Taureau, un phare, l’île Stierec et vers le nord-est, Saint Samson et plus loin Plougasnou. Avec la journée radieuse, nous profitons de la vue.

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Autour du cairn est exposée l’œuvre commune de deux artistes : un photographe Daniel Challe et un graveur Pierre Collin. Le photographe utilisait une chambre noire en bois comme les anciens photographes du 19ème siècle, des plaques argentiques. Le piqué des photos est exceptionnel. Le graveur met en scène le monument et le photographe. Il grave à l’eau-forte puis utilise le pinceau, combinant la lenteur de la gravure à la rapidité du lavis avant que l’encre ne sèche. Cette notion du temps s’inscrit en face du monument comme un marqueur du temps historique.

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Après la visite j’avais prévu de faire le tour de la péninsule sur le GR. Nous sommes restées jusqu’à 11h30 au cairn et il ne reste pas assez de temps avant le pique-nique. Je descend chercher le point de vue à la Pointe de Barnenez, trouve le GR et remonte à regrets, la promenade semble superbe.

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Nous trouvons un banc au dessus de la plage de Saint Samson pour déjeuner et je suis le GR34 vers Terenez.

nous rentrons tôt parce que j’ai envie d’essayer l’aquabike à la piscine de Rocroum puisque qu’une activité est comprise dans le billet d’entrée (15€). Mauvais plan : il aurait fallu s’inscrire à l’avance ; il n’y a que 9 vélos et ils sont réservés. De mauvaise grâce je quitte la piscine de natation pour rejoindre l’autre bassin avec ses bulles, ses jets et les nombreux enfants. Pour nager il faut contourner les baigneurs, éviter ce père de famille qui porte un enfant sur ses épaules et qui tire l’autre, ne pas se cogner dans la petite fille flottant avec deux frites l’enserrant tandis que son grand frère, très fier la suit partout. Il y a beaucoup plus de monde que la semaine dernière. Même pour la douche il faut faire la queue.

journée ensoleillée de Croac’h zu au Port de Porsguen

RETOUR A ROSCOFF (2014)

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Premier jour de franc soleil. Une promenade en bord de mer s’impose.

L’office du tourisme de Plouescat et Cléder, a publié une brochure décrivant le parcours  du sentier côtier, en 9 promenades, mises bout à bout les n° 4 (4km)et la N° 3 ( 6.2km).

Ecume et vent
Ecume et vent

A Cleder, difficile de trouver le Port de Polennou (départ de la 4) , au hasard, nous arrivons à Croac’h Zu ajoutant un bon kilomètre, sinon plus, mais aussi des rochers spectaculaires.  Comme la mer est haute, sous le soleil, les vagues sont éblouissantes. Le vent tire vers le large l’écume de la lame qui vient de se brises sur un rocher.

Four à goémon
Four à goémon

 

 

 

Je passe devant plusieurs fours à goémon :minces tranchées bordées de dalles plates. Sans explication, j’aurais pensé à des vestiges préhistoriques. D’autant plus qu’un fin et haut menhir se dresse non loin du rivage.

 

 

 

 

 

 

rpscoffmppoulfoen 008 - CopieAutre curiosité : les Maisons de Garde des Amiets et de Lavillo, édifiées en  1744 pour émettre des signaux  en cas de navires ennemis, ils n’abritaient que 3 ou 4 guetteurs. Il reste une très belle cheminée. Ces maisonnettes sont très bien situées sur des pointes et s’intègrent dans le décor de chaos rocheux. Après Poulfoën je passe devant des « rochers atypiques » isolés. J’ai cherché sans la trouver la fontaine de Saint Eden. Une belle maison est construite non loin et sur la côte et le entier côtier est dérivé vers l’intérieur sur une route goudronnée dans les maisons du petit village de Menfig construit de très belles maisons de pierre. L’une d’elle a un beau puits dans son jardin.

Menfig ne favorise guère les randonneurs : le GR court sur la route. Mais il y a des bancs de granite pour observer les rochers et les vagues. C’est là que nous mangeons notre salade de pommes de terre, thon anchois et olives avec un kouing amann pour dessert.

A Porsguen, considérant que j’ai assez marché, nous rentrons profiter du soleil sur les  chaises longues sous notre pommier.