A la plage! d’Asnelles à Cabourg

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A la srtie dde Ouistreham : une maison un peu délirante avec les fleurs du mal recopiées sur la façade

Dimanche matin, il fait beau, j’ai envie de continuer la promenade abandonnée hier soir à Asnelles mais je ne me suis pas renseignée des horaires de marée. La Gold Beach d’Asnelles  hier me paraissait immense, mais le coefficient de marrée est élevé (87) et l’eau arrive au ras de la digue, impossible de marcher sur la plage. Je me renseigne avant de partir auprès des pêcheurs, il vaut mieux emprunter le sentier dans le marais puis dans la dune. C’est moins agréable que les pieds dans l’eau mais il n’y a pas le choix ,et puis cela change !

marée haute!

Asnelles, Ver  et  Meuvaines sont moins chics qu’Arromanches , les maisons en bord de mer sont plus modestes et parfois le dallage de la « corniche » est malaisé et étroit de 50cm mais cela passe . Ce matin, dimanche, je rencontre beaucoup de joggers qui me dépassent allégrement. Après le marais, une dune plantée d’oyat borde la plage qui est en galets. Aucun regret de marcher sur le sentier, les galets ne sont vraiment pas agréables pour marcher (pour nager, j’aime bien parce que l’eau est plus transparente) . Nous nous sommes donné rendez-vous au parking du camping Canadian Scottish   de Graye-sur-mer qui est le camping municipal malgré son nom britannique. C’est un camping traditionnel, pas un camp de luxe et c’est bien sympathique. La mer se trouve à 15m.

Nous avons encore un pique-nique de luxe : 3 très belles langoustines chacune que nous disséquons avec application pour ne rien perdre ni des pattes ni de la tête (céphalothorax dit l’ancienne prof de SVT). Heureusement  nous avons des assiettes, de la mayonnaise en tube et tout notre temps !

L’après-midi je continue la balade à la sortie de Courseulles, que je n’avais vraiment pas envie de parcourir à pied avec ses immeubles noirs d’ardoise. Je découvre qu’il y a un pont qui se lève pour les piétons pour éviter de contourner toute la marina qui est fort étendue.  Après Courseulles jusqu’à Saint Aubin je recommence la promenade de jeudi. Pour marcher près de l’eau il faut aller très loin et la mer a tellement découvert l’estran qu’on marche dans la vase. Finalement les promenades au bord de l’eau réservent des surprises !

Pour notre dernier soir à Ouistreham , au menu moules marinières. Sur l’ardoise, je note la provenance Hollande. Aout n’est pas franchement la saison pour les moules normandes.

Lundi 21 Aout : Cabourg et retour

Varaville : maison normande

Initialement nous aurions dû rentrer déjà samedi, il faut donc bien partir ! Le ménage est vite fait (nous avons passé tout le temps dans le jardin et ne sommes rentrées dans la petite maison que pour cuisiner et dormir). A 10 heures nous  sommes sur le Pont Pegasus en direction de Cabourg.

plage de Varaville-Cabourg 11h30, sous les nuages

Le ciel très nuageux se dégage juste après ma promenade sur la plage. Au déjeuner, une crêpe jambon fromage, achetée au camion, pas très savoureuse, la crêpe est sucrée, le jambon c’est du poulet et le fromage fondu est sans goût, ni sel ni poivre). Mais le soleil d’Aout brille et chauffe ; je vais enfin pouvoir me baigner.

14h sous le soleil

Seul bain de cette petite semaine. Il y a de belles vagues, l’eau est à 19° et l’air à 20°. Malheureusement mon maillot sans bretelles a un élastique bien fatigué. Une vague prise de face me déshabille ; je me jette dans l’eau et un maître nageur très consciencieux vient à mon secours. « Il y a un problème madame ? « – « oui, mais vous ne pouvez vraiment pas m’aider ! » je ne sais pas s’il a compris pourquoi je rampe le ventre sur le sable en essayant discrètement de me rhabiller. Il va falloir que je m’achète un autre maillot !

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Plages du Débarquement de port en Bessin à Asnelles en passant par Arromanches

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Port en Bessin

Falaises à l’ouest de Port en Bessin

La route de Bayeux à Port en Bessin passe devant un Musée du Débarquement (encore !), puis un cimetière militaire aux croix blanches plantées serrées ? On ne peut ignorer cet épisode de l’Histoire encore très présent dans les mémoires qui draine des milliers de touristes du Canada jusqu’en Australie en passant par la Grande Bretagne et les Etats Unis.

Port-en-Bessin

Port en Bessin est un village ancien. Contrairement à beaucoup dans les environs il ‘é pas subi trop de destruction. Ramassé autour de son petit port, cerclé de deux digues arrondies chacune terminée par une grande tourelles , l’une rouge, l’autre verte. Niché entre’ deux falaises herbues, l’une portant un fort Vauban l’autre des blockhaus bien visibles d’en bas. Je demande à l’office de tourisme s’il existe un sentier côtier sur les falaises.

« Non ! Elles sont dangereuses pur cause d’éboulement ! les entiers sont fermés, la promenade se fait dans la campagne loin du bord . Mais vous pouvez monter sur la route du Phare, vous aurez déjà un beau panorama ! »

la digue qui protège le port

J’ai  confondu les grandes balises sur les digues avec le phare. Sur la digue la plus à l’ouest je rencontre des enfants qui discutent le plus sérieusement du monde du poids des plombs qu’il convient de mettre sur la ligne pour pêcher les maquereaux. Ils portent des cannes à pêche sophistiquées. Ici, on pêche en famille. Au bout de la digue, un père est accompagné de ses trois filles . Une mère vient chercher son rejeton et lui intime l’ordre de se poster là où il y a un garde du corps. Je découvre de belles falaises sauvages colorées de brun et de gris avec des piliers ruiniformes pittoresques.

La rue du Phare est très escarpée. Le Phare est une simple maison qui porte une grande statue de la vierge. Sur le plateau, pas de sentier mais un Golf. Une barrière est ouverte avec un chemin conduisant à des stèles portant le nom des soldats morts au combat fleuries de coquelicots à la mode anglaise, plastifiés.

La vue est en effet très belle.

Au pied du fort Vauban il y a aussi un monument commémoratif ; On y dépose des coquilles saint Jacques qu’on ramasse sur la plage qui en est couverte. Le fort Vauban est fermé, on y a jeté toutes sortes de saletés. Le sentier continue ensuite en haut de la falaise mais la pluie menace et c’est l’heure de déjeuner.

Nous décidons de continuer en direction d’Arromanches et cherchons un chemin avec une vue sur la mer.

Le port artificiel d’Arromanches

La D514 court assez loin de la côte, on emprunte des voies sans issues et qui ne mène nulle part, puis à Longue-sur-mer nous parvenons au site des Batteries allemandes de Longues aménagées pour les visiteurs puis à un grand parking pour les camping-cars d’où la vue est dégagée sur le Port artificiel d’Arromanches.  Une route étroite descend aussi à une plage. Malheureusement nous ne sommes pas seules et ne trouvons aucune place pour arrêter la voiture. On piqueniquera donc en compagnie des camping-cars de toutes les provenances (le plus proche est espagnol).Ce port a eu le nom de code Mulberry   sur Gold Beach : les blocs de ciment  sont encore visibles 70 ans après la guerre. Les brises-lames et les digues furent constitués de bateaux – blockships qui devaient se saborder et de caissons-phoenix. Construits en Angleterre et mis en place le 7Juin 1944, le port fut encore fonctionnel   jusqu’à la fin octobre 1944 malgré une tempête qui les endommagea le 19 Juin.

Asnelles

A Tracy-sur-mer je descends sur la plage pour marcher jusqu’à Asnelles  en passant d’abord devant Arromanches.  A marée basse,  la plage est animée par les rondes des chars-à-voile .  Arromanches est assez construite mais je ne quitte pas le sable mouillé. Je retrouve Dominique au bout d’Asnelles dans la zone à la zone conchylicole de Meuvaines . La mer est montée, je ne vois pas trop si ce sont des moules ou des huitres, et les exploitations sont bien sûr enfermées derrière des grillages.

Nous rentrons assez tôt pour aller au marché au poisson sur le port d’Ouistreham où j’achète deux soles. Nous en cuisinons trois soirs de suite. Ce n’est pas varié mais délicieux !1

Bayeux et la Tapisserie

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Bayeux sous le soleil

Sous un soleil resplendissant, nous prenons le petit déjeuner dans le jardin. Faisons route vers Bayeux via Caen et la 4 voies qui va à Cherbourg, bien roulante, vide et gratuite.

9h30 : à l’entrée de Bayeux un amusant rond point  avec trois chevaliers à cheval en topiaires multicolores, très réussi. On a aménagé à l’entrée de la ville de vastes parkings. Il serait judicieux de s’y garer, sauf quand on est handicapé. A cette heure matinale, la ville est vide. On arrive facilement à la cathédrale de belle pierre blanche.

La Tapisserie de Bayeux est exposée dans un hôtel particulier un peu à l’écart des rues commerçantes derrière un  couvent qui est peut être un hôpital. Pour le prix de l’entrée (4€avec le Pass éducation) on fait la visite avec un audio-guide qu’on ne peut pas mettre en pause. Il faut donc suivre le rythme imposé. Impossible de prendre des notes ou de faire des photos. Cela fluidifie le passage, chacun avance à la vitesse des commentaires. Il n’est pas interdit de refaire le parcours sans l’audio-guide pour prendre son temps. Le contenu est très intéressant, racontant l’histoire de Guillaume et de Harold mettant l’accent sur des détails qui auraient pu rester inaperçus.

Pour embarquer, les chevaliers relèvent leurs vêttements

J’ai adoré le réalisme de la broderie, les chevaliers à moitié nus pour embarquer sur leurs navires près du bord. Quand Harold est fait prisonnier en Picardie où son embarcation a dérivé, il a un pied chaussé un autre non, ce qui montre qu’il n’a même pas eu le temps de débarquer tranquillement. Les expressions des visages sont magistralement dessinées. Un soi particulier est porté aux chevaux et aux faucons que les nobles chevaliers portent fièrement.

Guillaume vient chercher Harold prisonnier en Picardie

Un espion se cache derrière un arbre joliment stylisé avec un entrelacs qui rappelle un peu les motifs irlandais. La description des préparatifs pour l’invasion de l’Angleterre sont minutieusement montrés : abattage des arbres, sciage,  embarquement des cottes de maille et des provisions sont tout à fait pittoresques.

avez vous remarqué le guetteru sur l’arbre?

Pendant la traversée sur des bateaux qui ressemblent aux drakkars des vikings, on reconnait Guillaume et l’évêque Odon qui ne porte pas de lance mais un gourdin. L’évêque ne doit pas faire mais rien n’interdit d’assommer l’ennemi !

Guillaume et Harold font la guerre aux Bretons : Mont saint Michel

On voit cuire des brochettes, enfourner des pains. Les nobles chevaliers de l’entourage de Guillaume mangent autour d’une table arrondie tandis que les simples soldats sont à l’écart. La fin de la tapisserie raconte la bataille d’Hastings avec moult détails ; amusant épisode où guillaume qu’on croyait mort pendant la bataille enlève son heaume pour se faire reconnaitre. Réalisme des archers et de la grêle de flèches…Je suis bluffée et fait un tour pour les photos.

les funérailles d’Edward

Une promenade passant par de jolis jardins franchit la rivière : l’Aulne. Bayeux est vraiment une jolie ville

De Caen à Ouistreham : l’estuaire de l’Orne et le canal

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le phare de Ouistreham

Vendredi est jour de marché place Saint Sauveur : légumes, charcuteries et nombreuses poissonneries, tout est appétissant. J’achète de l’andouille, de la terrine aux orties et du pain pour un pique-nique dans la voiture, sous la pluie sur le parking de la Maison de la Nature de Sallenelles où aboutissent plusieurs balades dans l’estuaire de l’Orne. On s’embrouille avec un des employés pour une histoire de parking handicapé, je ne trouve pas le départ de la promenade.

Le canal de l’Orne, chemin de halage le pont Pegasus see soulève

Nous rentrons donc contrariées à Ouistreham . Dominique s’installe sous le phare et j’emprunte le chemin de halage le long du canal. Cet itinéraire est une Voie verte une vélo-route – partagée par les cyclistes et les piétons (cyclistes nettement majoritaires). Ils sont de toutes origines, personnes âgées et enfants, hommes et femmes, familles ou sportifs…Certains équipages sont impressionnants : des charrettes à enfants sont tractées par les parents qui ont aussi le vélo chargé de nombreuses lourdes sacoches. Parmi eux beaucoup d’Anglais, des Hollandais bien entendu, mais les Français sont nombreux à pédaler pour des vacances itinérantes. Après Caen, la route verte se dirige vers La Rochelle. Il existe un autre itinéraire suivant le littoral de la Manche vers le Mont Saint Michel. Je croise le groupe classique des grands parents accompagnés de deux ou trois petits enfants, ceux là ne sont pas chargés, c’est sans doute une balade de la journée. Peu de cyclistes en mode sportif, les maillots des clubs et cuissards, nous les verrons dimanche matin sur les routes avec les autos. Je marche jusqu’au Pont Pegasus, promenade plate un peu monotone. Près du pont : gros attroupement. Le tablier se soulève majestueusement pour laisser passer deux grands voiliers. La route reste coupée un bon quart d’heure causant un embouteillage monumental.

Comme il est encore tôt, nous retournons à la plage. La marée est haute, je marche avec de  l’eau au dessus des  chevilles.

Caen : Musée de Normandie et Abbaye aux Hommes

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Musée de Normandie dans le Logis du gouverneur

Le ciel est bien gris, nous retournons au château de Caen.

Le jardin des simples, près du logis du Gouverneur nous déçoit un peu, printemps trop sec ? été trop chaud ? les plantes médicinales sont cuites les extrémités sont grillées, l’ensemble est fané.

Dans le Logis du Gouverneur se trouve le Musée de Normandie. Au rez de chaussée, musée d’histoire, à l’étage collections ethnographiques.

La section historique, ou plutôt archéologique raconte l’histoire de la Normandie de la Préhistoire à la colonisation par les Vikings. Présentation moderne, explications abondantes, panneaux illustrés et vidéogrammes accompagnent de nombreux objets.

En introduction à la Préhistoire, dans une vitrine un crâne de mammouth.

Néolithique (5200-2300) : tumulus, dolmen et site minier d’extraction des silex dans plusieurs sites de l’Orne et du Calvados.

La salle s’intitule : « Des Paysans aux guerriers »

Age de Bronze (2300-900) dix casques ont été retrouvés à Bernières d’Ailly près de Falaise. Ils ont servi de modèle à la sculpture de Vercingétorix par Bartoldi (anachronisme !!!)

Age de Fer (800-450)

De très jolies maquettes montrent les exploitations agricoles.

Des Gaulois à la conquête romaine : correspond à la migration des Celtes. Des Gaulois on ra retrouvé des tombes à char avec le harnachement d’apparat le harnais porte des décors curieux avec ds plaques de corail. Je découvre la monnaie gauloise en or : un statère avec une tête à chevelure bouclée.

Déesse mère gauloise de St Aubin

Des objets proviennent des sanctuaires celtiques et romains. J’ai admiré la statue de la Déesse-Mère de Saint Aubin / mer qui a été trouvée au Cap-romain lors de la construction du Mur de l’Atlantique. J’y suis passée hier.

Normandie Gallo-romaine

Après la conquête par César la Normandie actuelle fait partie de la « Province Lyonnaise » on voit des céramiques importées d’un peu partout dans l’empire romain. Détail amusant : un atelier de contrefaçon des monnaies romaines à Sées.

Des guerriers et des saints (royaumes francs 5ème -8ème siècle)

Fibules

On y présente du mobilier funéraire et de jolies boucles de ceinturon, des fibules et la tombe d’un forgeron avec ses outils

Vikings (9ème siècle)

« barbares « orientaux » bijoux en or et grenats. ils ont laissé peu de traces archéologiques mais ont marqué les esprits en Normandie..

Paysages Normands : de très belles maquettes représentent le bocage normand au 13ème siècle. On voit le contraste entre la Normandie du bocage et la Normandie des plaines.

épis de faitage

A l’étage chaque salle,  construite sur un thème, rassemble de très beaux objets artisanaux normands : au dessus de l’escalier les constructions à colombages sont accompagnées d’épis de faîtage en céramique colorée.

 

Les poteries ornées du Cotentin sont en forme de têtes avec les  silhouettes de Napoléon ou de Thiers…

Battre le beurre

Une salle est consacrée au cheval, une autre met en scène la production du lait, collecte ou fabrication du beurre avec des barattes de formes diverses, l’outil pour laver le beurre….Selon le même dispositif on peut admirer la fabrication du cidre, sa distillation.

la collecte du lait

La Métallurgie  est aussi une tradition normande, de l’enclume du cloutier à la Société Métallurgique de Normandie de la fin du 20ème siècle (1917 -1993). On voit des marmites, des gaufriers….

Le travail du cuivre se faisait à Villedieu- les -poêles

J’ai aussi été très impressionnée par les dentelles. Les dentelles de soies 19ème siècle  étaient remarquables.

Cette visite au Musée de Normandie a été passionnante et très longue. Je renonce à me lancer dans celle du Musée des Beaux Arts et ses expositions qui mériteraient une autre demi-journée.

statues de Huang Yong Ping

Avant de quitter le site du Château je photographie les curieuses statues perchées sur de hauts poteaux de Huang Yong  Ping (1999) un homme et neuf animaux près des remparts. Un coup d’œil rapide aux fossés qui mériteraient la promenade si on disposait de plus de temps (décidément trois jours c’est le minimum pour Caen !).

Abbaye aux Hommes ou abbaye aux dames ?

Abbaye aux hommes et Hôtel de Ville

Nous ne pourrons pas voir les deux !  L’Abbaye au Hommes est incluse dans un très grand espace architectural contenant une église en ruine, des murs, une place où circulent les voitures, un très beau jardin fleuri et l’Hôtel de Ville. Les althéas fleuris doivent être très vieux, la boule est soutenue par un tronc très épais. On ne résiste pas au plaisir de photographier les massifs fleuris. Les visites guidées permettent de visiter les salles conventuelles. la visite libre (4€) est décevante elle comprend deux expositions les Anglais en Normandie n’est pas aussi intéressante que celle de la Salle de l’Echiquier et l’autre montre des photos de la Guerre au Vietnam , je zappe, trop de guerres dans la région, le Débarquement m’a saturée. J’entre dans le vaste cloître aux arcs toscans d’architecture très classique ennuyeuse. Un beau jardin vert est planté au milieu.

L’Eglise Saint Etienne est impressionnante, très vaste, très haute, très claire. Elle a servi d’abri à la population de la ville pendant la bataille de Caen en 1944, des photographies montrent comment on y vivait, on y coupait même les cheveux ! Autour de la pierre tombale de Guillaume le Conquérant des enfants anglais font des selfies.

Les Normands en Egypte au château de Caen – sur les pas de Flaubert

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Sous les remparts, des salles  hébergent les expositions temporaires : Actuellement

Voyages en Égypte

Des Normands au pays des pharaons au XIXe s.   23 juin 2017– 07 janvier 2018

Bonaparte Maurice Orange

La première salle est consacrée à l’Expédition de Bonaparte (1798) illustrée par les tableaux de Guérin, Cognet et des gravures de Vivant Denon ainsi que les aquarelles de Conté. Un tableau de très grand format de Maurice Orange (1865) occupe tout un mur.

 

La Description de l’Egypte : en 9 volumes de texte et ses illustrations est présentée sur le meuble construit exprès pour la loger.

Dans un couloir : présentation de  l’Egyptologie avec des photographies d’époque, j’ai remarqué celle des fouilles de Thanis d’Athanase de Banville.

En face de la salle des photographies de très jolis petits objets sont dans des vitrines.

marilhat : mosquée de Basse Egypte

Une dernière salle est occupée par de beaux tableaux de Marilhat : Mosquée de Basse Egypte, de Ziem : Crépuscule sur le Nil et Cabanes la Grande Porte de la Mosquée el-Hassan.

Ziem : crépuscule sur le Nil

Cette exposition est couplée à une autre  au Musée des Beaux Arts dans le Cabinet des estampes

L’EGYPTE PHOTOGRAPHIEE

Sur les pas de Flaubert et Maxime Du Camp en 1849-1850 comme le raconte le livre Un Hiver sur le Nil de  Anthony Sattin que j’ai lu récemment. Dans une vitrine, je découvre avec émotion les passeports des deux amis, le diplôme de récompense de l’académie des Arts et Métiers que Du camp a reçu pour ses photographies. Au début, les photographies du débutant sont sombres et un peu ratées puis Du Camp progresse. Il n’y a pratiquement pas de personnage, à l’époque les temps de pause était très long. Les photos d’Abou Simbel, toute une série de Philae sont commentées par les lettres de Flaubert.

aube

« je ne sais comment Maxime ne se fait pas crever avec la rage photographique qu’il déploie. Du reste, il réussit parfaitement ; Quant à moi, je ne fais que contempler la nature, fumer des chicheks et me promener au soleil, j’engraisse » lettre à sa mère 15 avril 1850

Enfin, à Beyrouth, Maxime Du Camp se sépare de son matériel et ne fera plus de photographie.

Arrivée à Ouistreham – plage des environs et gîte

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Colleville-Montgomery

 

En route

Après avoir fait étape à Pont-Audemer, nous aurions volontiers passé Pont-Levêque sans nous y arrêter. La circulation très ralentie nous permet d’admirer encore des maisons à colombage et des ponts fleuris.

La route suit le tracé de l’autoroute (plutôt c’est l’inverse). Sur la route nous profitons de la campagne normande, des chaumières avec des iris sur le faite, des vergers de pommiers. Nous quittons la grande route à Troarn, traversons une forêt de très grands hêtres et devinons l’approche de Caen avec une haute cheminée d’usine et les grues portuaires avant de passer l’Orne et le canal au Pont Pegasus (haut lieu de la guerre, trois planeurs y atterrirent à la veille du Débarquement).

Pique-nique à la plage

Nous arrivons trop tôt pour nous installer au gîte. Le temps est magnifique : nous filons à la plage. Riva bella, la plage de Ouistreham est isolée de la route par une dune, le parking est payant. Nous continuons la route côtière jusqu’à Colleville-Montgomery. Un grand parking est installé autour de la statue en bronze d’un bagpiper écossais mais on peut aussi se garer de l’autre côté de la piste cyclable. Des bancs sont tournés vers le large. Nous avons une belle terrine de saumon avec des algues, des rillettes de poisson, pique-nique marin, donc !

Je me livre à mon exercice favori : la marche les pieds dans l’eau. Quand je pars la mer est basse. La grève est peuplée de pêcheurs  à pied avec des râteaux qui remplissent des seaux de coques. Il est fortement déconseillé de consommer coques et moules de l’estuaire de la Seine. Les coquillages filtrent l’eau et concentrent les métaux lourds. Dans l’estuaire de l’Orne ce n’est pas conseillé non plus. Ceci ne décourage pas les pêcheurs. La mer monte et la marche devient plus difficile : la plage est barrée d’épis en, ciment ou de pieux enfoncés. L’eau creuse à proximité des brise-lames et il faut faire de grands détours.  A la fin de la journée mon podomètre affiche 15 km.

la petite maison de Valérie

Un jardin merveilleux : balancelles à courges, reposoir à potiron et arbres à tomates

A 16 heures nous découvrons la « petite maison » au fond du jardin. Les propriétaires sont très accueillants. La petite maison contient quand même deux chambres et une salle à vivre avec la cuisine et une salle d’eau.  Elle a tout le confort moderne sauf la télévision et cela nous fera du bien. Décorée avec goût , de belles photographies sont affichées : noir et blanc dans la salle, couleur dans la chambre. Valérie, notre hôtesse a laissé tout le nécessaire en épicerie de base et produits d’entretien.

Un petit marché au poisson se tient sous une halle en ciment près du phare au bout de la fête foraine. Nous achetons un kilogramme de moules pour le dîner des crevettes et pinces de crabe pour le pique-nique de demain.

Nous tournons beaucoup dans Ouistreham pour trouver les commerçants. A proximité de l’église, il y a plusieurs boulangers mais pour le reste on va à Carrefour sur la route de Caen à la sortie de la ville. Après les courses nous retournons à la plage. Les prévisions de la météo sont mauvaises pour demain. Profitons du soleil aujourd’hui !

En route vers la Normandie: Pont-Audemer

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L’Office de Tourisme se trouve dans la belle Mairie de brique proche de la ville historique. J’y trouve un plan et un itinéraire touristique. C’est facile de s’orienter avec le clocher et deux grandes rues : la rue Thiers et la rue de la République qui lui fait suite et parallèlement, la rue Sadi Carnot. Entre les deux artères : des ruelles et des canaux qui courent entre des maisons à pans de bois et d’autres de briques, réveillées par des pots de fleurs et des jardinières.

Briques et pans de bois

Pont-Audemer est sur la Risle (dernier affluent de la Seine) . Ce fut une petite ville industrielle avec des tanneries, sellerie et des papeteries. Le dépliant de la mairie, montre les souvenirs de ces industries. Les petites rues perpendiculaires aux grandes sont bien sympathiques, l’une d’elle a de jolis restaurants, une autre des librairies. La rue  Sadi Carnot est bordée d’hôtels particuliers de pierre.

L’église Saint Ouen est une merveille de finesse,  c’est un ouvrage inachevé avec une très belle nef ciselée avec un triforium gothique flamboyant. Les vitraux sont aussi une belle surprise certains sont 16ème siècle, très colorés tandis que dans le chœur d’autres modernes sont de Max Ingran 20 siècle très modernes avec des rouges vibrants.

Pissaro à Eragny – Exposition au Luxembourg

EXPOSITION TEMPORAIRE AU MUSÉE DU LUXEMBOURG jusqu’au 9 juillet 2017

 

Cette exposition s’inscrit très bien dans notre série de visites de maisons d’artistes, il nous semble visiter Pissaro chez lui à Eragny. Le grand portrait nous accueille face à l’entrée où sont accrochées des photos de son décor familier. Photos de famille, de son atelier, de son chevalet mobile qu’il roule dans un verger.

Dans la deuxième salle, titrée « Des Panoramas à profusion » nous découvrons la campagne environnante avec une palette claire, gaie, avec des petites touches presque pointillistes.

L’anarchie et la nature

Met l’accent sur un aspect que je ne connaissais pas du peintre : proche d’Elisée Reclus et d’Octave Mirbeau, Pissaro veut faire partager ses convictions anarchistes en réalisant un recueil de gravures Turpitudes sociales dont le fac-simile réédité en 1972 est exposé sous une vitrine.

Les hommes prennent le devant de la scène.

En 1886, le groupe impressionniste se dissout, Pissaro se rapproche de Seurat. Est-ce à ce rapprochement qu’on doit des tableaux presque pointillistes? On fait aussi connaissance avec son fils Lucien qui réalise des toiles selon cette même technique mais avec une palette un peu moins claire. Père et fils peignent sur les mêmes thèmes.

De nombreuses aquarelles de petits formats témoignent de la recherche de rendre l’immédiateté des changements de lumière.

Revenons à Lucien, en Angleterre, il fonde une maison d’édition Eragny Press éditant de nombreux textes français illustrés, présentés dans une vitrine; je remarque particulièrement le début d’Hérodias de Flaubert . le texte ci-contre, le début d’Hérodias décrit le palais d’Hérode à Machéronte où nous sommes passées il y a peu.

Hérodias : Eragny Press

Les paysages d’Eragny 1887 montrent des personnages , la moisson, la cueillette des pommes.

Travaux des champs (1894-1901)

Le livre illustré sur le travail agricole fut publié à Londres en 1894 : pour cet ouvrage de nombreuses études sont exposées dans une salle qui leur est consacrée. Pissaro fait appel à de nombreuses technique : gravure sur bois, craie sur papier à décalque, fusain, stylo et encre de chine. Il recommence plusieurs fois et les étapes du travail en progrès sont très intéressantes. J’ai noté : la gardeuse de vache, la fenaison, les femmes « faisant de l’herbe », une femme nourrissant les poules, des femmes récoltant des pommes…et bien sûr les travaux des hommes, semeur, moisson…

récolte des pommes
Semeur

Les personnages peuplent davantage les tableaux suivants!

Nous terminons l’exposition avec les vues du jardin potager d’Eragny.

Barbizon et la forêt de Fontainebleau

BALADES EN ÎLE DE FRANCE

La Grande rue de Barbizon et ses terrasses

Qui ne connaît l’Ecole de Barbizon? Les peintres paysagistes, Corot, Millet, Daubigny, Théodore Rousseau, décidèrent avant les impressionnistes de sortir des ateliers et de peindre sur le motif. Ils furent rejoints par de nombreux peintres, puis artistes, écrivains journalistes. 

Le village de Barbizon, en lisière de la forêt de Fontainebleau  et de la plaine du Gâtinais. Paysage de forêt ou de champs. Animaux domestiques et surtout travaux des champs. 

De nos jours, il faut tout au plus une heure en voiture, pour rejoindre Barbizon par l’Autoroute A6 que l’on quitte vers Milly-la -Forêt. Le village est très petit, se garer sur les parkings extérieurs. En revanche si vous ne voulez pas casser la tire-lire dans les restaurants bien touristiques et bien chers, il vaut mieux apporter votre pique-nique, il n’y a pas de boulangerie ouverte le matin en semaine. Comment font les habitants?

A  10h30 les musées ouvrent. Si vous arrivez avant, vous pouvez toujours vous promener dans la Grande Rue repérer les maisons des artistes, l’auberge de Stevenson, au printemps les jardins sont fleuris, les roses embaument. Malheureusement c’est trop touristique pour être authentique,  pas de magasins d’alimentation, des agences immobilières, des galeries de peinture, un concept store….et de nombreux restaurants tout à fait charmants.Si vous ne voulez pas casser la tire-lire dans les restaurants bien touristiques et bien chers, il vaut mieux apporter votre pique-nique tout prêt, il n’y a pas de boulangerie ouverte le matin en semaine. Comment font les habitants?

La chapelle et la maison de Théodore Rousseau

Malheureusement la maison de Théodore Rousseau, à proximité d’une charmante chapelle, est fermée. C’ est une véritable église, on peut y aller prier le samedi pour l’Angelus ou le dimanche pour la messe.

Millet dans son atelier

Maison-Atelier de Jean-François Millet est tout à fait charmante. On entre dans son atelier, sur le chevalet éclairé par une baie vitrée on voit le peintre. Aux murs, de nombreux tableaux de différents peintres.

Millet, fils de paysan normand, a peint les paysans, le dur travail de la terre.

Ne cherchez pas L’Angelus, ou les Glaneuses  ou le Semeur, trop connus, sans doute trop chers, ils sont dans des musées prestigieux. En revanche vous pourrez découvrir de nombreuses esquisses, dessins ou gravures. On imagine le peintre au travail. Et c’est très émouvant.  Les familiers de la maisons ont laissé des tableaux, des souvenirs. sur la cheminée il y a un petit taureau de Rosa Bonheur, presque une voisine, sa maison est à Thomery. Un classeur montre les reproductions des tableaux de Millet et de Van Gogh sur des sujets analogues. je ne savais pas que Millet avait peint avant Van Gogh, une nuit étoilée, un semeur, des corbeaux… Le vis-à-vis des tableaux des deux maîtres est étonnant.

A l’autre bout de la Grande rue,  l’Auberge Ganne a été transformé en Musée de l’école de Barbizon. Dans le cadre de l’auberge reconstitué, avec le comptoir d’épicerie, les deux salles à manger au rez de chaussée, et les dortoirs, chambres à l’étage (devenus salles d’exposition) on pénètre dans la joyeuse vie des artistes. Comme ils ont peint partout, sur les murs, les meubles, sur des panneaux décoratifs, toute l’auberge est une oeuvre! Ces peintures racontent les beuveries autour d’un punch, une fête de mariage, une ascension des rochers de la forêt proche, et même, l’une d’elle est un manifeste de la « nouvelle » peinture qui précipite les tenants de l’académisme en bas d’un  précipice métamorphosés en animaux…. Aux murs des caricatures, des graffitis, des esquisses….Il ne faut quand même pas négliger les tableaux de peintres très nombreux.

le peintre part en forêt avec son matériel

Surtout ne partez pas sans avoir vu le vidéogramme rigolo où les peintres de Barbizon ont des barbes de bison! Sous la gaudriole et la rigolade, c’est très bien fait : montage de tableaux, très pédagogique.

Une promenade en forêt s’impose.  Il suffit de continuer la Rue Grande tout droit sur 1.5km pour arriver à la Caverne des Brigands,  buvette restaurant avec une grande terrasse. Nous avons pique-niqué juste avant, là où les balises rouge et blanches du GR montent vers la colline et nous entraînent après un escalier de bois sur les crêtes d’Apremont où j’ai retrouvé le  sentier Dénécourt 6 (balisage bleu).