EXPOSITION TEMPORAIRE : ENQUÊTES VAGABONDES : LE VOYAGE ILLUSTRE D’EMILE GUIMET

exposition au Musée Guimet jusqu’au 12 mars 2018
Quelques années après le Tour du Monde en 80 jours (1872) de Jules Verne, en 1876 Emile Guimet s’embarque pour New York accompagné de Felix Regamey. Ils traversent les Etats Unis, de San Francisco, pour Yokohama….le Japon, puis la Chine, Singapour, l’Inde, Ceylan, la Mer Rouge, le Canal de Suez.

Ce Tour du Monde a duré 10 mois, et avait pour but une enquête sur les Religions de l’Orient. Régamey illustra ce périple et l’exposition présente les toiles de Régamey qui ont été restaurées récemment. A côté des peintures sont exposées des dessins et illustrations, des photographies d’époque de toute beauté, quelques objets et les statues de la Réplique du Mandala de Toji.

Cette exposition nous fait voyager du Japon, en Chine, en Inde et en Egypte.

Elle nous livre aussi de précieux renseignements sur le Bouddhisme, Shintoisme.

Mais c’est aussi la rencontre avec une personnalité hors du commun : Emile Guimet à qui le Musée a consacré une « journée particulière » de conférences, films et rencontres dans l’auditorium. Nous avons assisté à la première conférence qui présentait l’homme.
Voyageur, comme on l’a vu dans l’exposition, voyageur en Asie bien que sa passion était l’Egypte qu’il a parcourue tout d’abord comme touriste, en 1865-1866 et qui a écrit un Journal de voyage. sa visite du Musée de Boulaq – musée de Mariette – lui a inspiré ses futurs musées Guimet de Lyon puis de Paris.

Collectionneur de diverses civilisations, ses collections égyptiennes sont maintenant au Louvre.
Musicien : il a composé des romances et même un opéra d’inspiration chinoise Tai- Tsoung, opéra en 5 actes qui fut représenté à Marseille.

Pédagogue : avide de partager la culture avec le plus grand nombre et tout d’abord avec les ouvriers de l’usine voisine pour lesquels il fit construire un orphéon alors qui’l avait 24 ans. Ses deux musées – à Lyon puis à Paris – participent de la même démarche. Il les a appelés des « usines à idées » .

Emile Guimet était le fils de Jean-Baptiste Guimet, polytechnicien, lyonnais. Chimiste, inventeur du Bleu Guimet colorant bleu outremer remplaçant le broyat de lapis-lazuli pour obtenir la couleur bleue. Cette invention lui permit de construire un empire industriel qui devient Pechiney. Emile Guimet ne suit pas la voie industrielle tracée par son père. Ayant des préoccupations sociales il cherche à faire partager avec les ouvriers la culture. Ce sont aussi les préoccupations sociales qui guident son enquête sur les religions. Les polytechniciens étaient proche des Saint-Simoniens à l’époque. On peut relier le Saint-Simonisme à cet aspect social, et également à sa passion pour l’Egypte.
Ce personnage complexe fut parfois snobbé par les spécialistes parisiens : autodidacte, riche et provincial, il ne correspondait pas à l’élite académique. Cependant il a fréquenté les plus grands et a pu se faire recommander de Renan (« excusez du peu » a dit la conférencière).
IL Y A DES SAVANTS QUI SE TIENNENT A L’ECART. ILS SE CHOISISSENT, SE COMPTENT, ILS SE RETIRENT DANS LE SAINT DES SAINTS ET FERMENT LE RIDEAU DERRIERE EUX.
ET BIEN MOI, JE FAIS DES TROUS AUX RIDEAUX. JE VEUX QUE TOUT LE MONDE VOIE;































































Zorn excelle dans les portraits et dans le rendu des drapés, des plis des vêtements. Ces aquarelles sont d’une précision et d’une densité remarquables.
Point de flou artistique, de coulures ou de couleurs fondues, de la maîtrise parfaite de la précision, dans tous les détails de la physionomie comme des feuilles des jardins.La densité des couleurs contraste avec la transparence habituelle dans cette technique.

Deuxième collection : Les grandes aquarelles et les effets d’eau d’Istanbul à Saint Ives, est la partie de l’exposition qui m’a le plus bluffée. Le Port D’Alger, d’Istanbul, de Hambourg ainsi que des parties de canotage pout les Vacances d’été sont autant d’occasion de révéler la virtuosité dans les reflets, les clapotis, les vaguelettes à la surface de l’eau. Je photographie de tout près et en gros pan les différentes techniques qui varient à chaque tableau.
Dans une salle toute tendue de rouge avec moquette rouge est exposée La décennie Parisienne (1888-1895) ou le peintre participa à paris à de nombreuses expositions. On voit ici de grands portraits. J’ai préféré les portraits d’enfants, des petites filles et encore à l’aquarelle. Les grands tableaux des femmes dans les cafés ou l’omnibus, portrait d’un Paris noctambule me plaisent moins.
Le sujet a été déjà traité avec plus d’ originalité. les Portraits de société, portraits de célébrités, hommes politiques, banquiers ou magnats de l’industrie m’ont paru ennuyeux sauf peut être ceux de Mrs Richard Lowe en belle robe rose ou Elisabeth Sherman Cameron dans un décor japonisant.

Une troisième section est consacré à la Suède traditionnelle .Dans la salle tendue de bleu tirant vers le vert d’eau. On y voit des scènes villageoises avec de grands tableaux dans une autre aux teintes de bois de pin, des scènes intérieures, le grenier à foin, des jeunes filles de Dalicarlie tricotant, une petite brasserie.











