Quoi de neuf au Moyen Age à la Cité des Sciences à la Villette

PARIS/BANLIEUE  EN EXPOS

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J’étais très impatiente de me rendre à la Villette à cette exposition. L’archéologie m’intéresse beaucoup ainsi que le Moyen Age. 

L’exposition s’articule sur deux niveaux.

En bas, dans une galerie sombre : la chronologie de 11 siècles :à partir de 325 -christianisation de l’Empire Romain sous Constantin et au concile de Nicée, jusqu’à 1492, découverte du Nouveau Monde et fin de la Reconquista.

Quelques personnages (ou évènements) sont emblématiques de chaque siècle.

  • 4ème, Constantin
  • 5ème Attila
  • 6ème Clovis et Justinien
  • 7ème Dagobert et Mahomet
  • 8ème Pépin le Bref et Charles Martel
  •  9ème Charlemagne et le débarquement des Vikings,
  • 10ème , Cluny, installation de Rollon en Normandie
  • 11ème, Schisme entre la chrétienté d’Orient et d’Occident, conquête de l’Angleterre, 1ère Croisade
  • 12ème Aliénor d’Aquitaine, construction de Notre Dame, assassinat de Thomas Beckett,
  • 13ème pillage de Constantinople,
  • 14ème : la papauté s’installe en Avignon, Peste Noire,
  • 15ème commence avec Azincourt, Jeanne d’Arc, puis Gutenberg et la Prise de Constantinople.

Ce rappel chronologique s’accompagne de quelques photos projetées sur un mur, panorama d’un paysage et de quelques images sur des panneaux plus détaillés.

Au niveau supérieur , des boites en contre-plaqué illustrent des thèmes variés. Invasions, ou migrations?  techniques  de métallurgie ou du travail des os de bovins, moulins divers à grain ou à foulons, vie dans les campagnes, jeux.…..

Chaque thème est illustré de vidéogrammes: enquête des archéologues sur un point précis. Un cimetière dans une église, un hameau retrouvé, un four….Ces vidéos courtes sont remarquables, amusantes, très rigoureuses du point de vue scientifiques.

Dans des vitrines, ou sur des tables, quelques objets sont présentés. Présentation  décevante : il y a très peu d’objets, plutôt des maquettes (destinées aux enfants).  Les objets quand il sont présents, ne sont pas mis en valeur. Le matériau choisi : contreplaqué brut ne les met pas en valeur ni les bijoux en émail cloisonné, ni les boucles damasquinées , ni les dés, boutons ou peignes en os.

On a privilégié les activités « interactives » sorte de jeux, sans doute destinées aux enfants , peu convaincantes pour les adultes. Les enfants, s’ils ne sont pas guidés font n’importe quoi, les adultes cherchent sans doute autre chose.

Dans trois caissons de bois, des personnages « animés » racontent leur histoire en regardant le spectateur dans les yeux  Hildegarde de Bingen et Thomas Beckett on retenu mon attention mais ne m’ont pas séduites. Pourtant ces personnages me fascinent. Mais pas sous forme de figures 3D animées. J’ai même trouvé cela de fort mauvais goût.

Je suis ressortie plutôt déçue de ma visite. Visite instructive, certes, mais peu satisfaisante esthétiquement. J’ai cherché (et trouvé) sur Internet quelques unes de ces vidéos que je regarderai à nouveau avec beaucoup d’intérêt. J’ai mis au propre ci-dessus la chronologie pour mémoire.

En revanche, je me pose encore la question « Quoi de neuf au Moyen Age? ». L’idée était de détruire les idées préconçues sur une période sombre, sans intérêt. Il me semble que je n’ai pas ces préjugés. Remplacer le concept de « Grandes Invasions » par celui de migrations progressives est une très bonne chose, surtout par les temps qui courent (envoyer un certain Nicolas réviser ses notions sur les Gaulois). Le travail de l’archéologie actuelle aurait pu sans doute être mieux mis en valeur.

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J’ai terminé l’après midi par une traversée du Parc de la Villette à la tombée de la nuit, quand les pavillons et fabriques s’illuminent, quand les dernières lueurs du couchants se reflètent sur les Grands Moulins de Pantin et le Canal de l’Ourq, quand la grande halle et la Cité de la Musique s’éclairent et j’ai préféré cette promenade au parcours dans l’exposition.

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Ludwig van à La Philharmonie de Paris

PARIS/BANLIEUE / EXPOSITION TEMPORAIRE jusqu’au 29 janvier 2017

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Beethoven est produit comme un héros complet doté d’un discours (fait rare chez un musicien) d’une légende(une bonne dizaine d’anecdotes) d’une iconographie, d’une race (celle des Titans de l’Art comme Michel-Ange et Balzac) et d’un mal fatal (la surdité)/

Roland Barthes

Comment mettre en scène un musicien dans une exposition? (je m’étais posé la même question à propos d’un écrivain, Oscar Wilde). Avec de la musique, omniprésente : audioguide avec un casque gratuit, mais aussi musique baignant chaque pièce. Avec des documents d’époque. Surtout avec des images, des textes et des sculptures inspirés par la légende. Si c’était uniquement le compositeur dans l’histoire de la musique, l’intitulé de l’exposition aurait sans doute été Beethoven . Celle-ci ne s’appelle pas Ludwig van par hasard. Il s’agit plutôt de mettre en scène l’icône que Beethoven est devenu.

Introduction : un Beethoven très contemporain détourné par les humoristes, utilisé à outrance par les publicitaires. Un mur d’image projette des vidéos rigolotes (Pierre Desproges, entre autres).

Comment devient-il une icone? en mourant!

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La salle suivante, « Du passage de la vie à l’état d’icône » raconte la mort de Beethoven(1827). Rotonde autour de son(ses) masques mortuaire(s). Salle noire où l’on voit des annonces funéraires, des lettres et les représentations des funérailles et l’éloge funéraire de Grillparzer: « Ainsi fut sa mort, ainsi vivra-t-il jusqu »à la fin des temps. » Romain Rolland remarque : « jamais Empereur d’Autriche n’eut de funérailles telles que Beethoven. »

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Funérailles de Beethoven

La musique de la Symphonie n°7 baigne la pièce suivant, rotonde en grisaille, autour d’un masque pris du vivant de Beethoven et autour les œuvres inspirées par ce masque.

Alois Kolb : le baiser au monde entier
Alois Kolb : le baiser au monde entier

Le plus étrange est la gravure de Aloïs Kolb (1909) le Baiser au Monde entier et trois étranges pastels symbolistes de Lucier Lévy-Duhumer.

Lévy-Dhurmer : Appassionata
Lévy-Dhurmer : Appassionata

Au casque j’écoute la transcription pour piano de Liszt et une variation de Jacques Loussier.

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Une grande salle bleu nuit a pour titre Le Musicien comme Prophète la légende dorée est illustrée par des gravures ressemblant parfois à des images pieuses. J’ai surtout remarqué Beethoven dans un paysage d’orage de Carl Schweninger. De nombreux textes illustrent cette légendes : Ernest Theodor Amadeus Hoffman, Schopenhauer, Kandinsky, Gide et Le Corbusier. Le  grand tableau de Benjamin Constant Beethoven, la sonate au Clair de lune est bien sombre. Celui de Balestrieri (1900) Sonate à Kreutzer est plus gai avec la jupe rouge de la femme au premier plan et le plancher jaune.

Balestrieri Sonate à Kreutzer.
Balestrieri Sonate à Kreutzer.

Au casque écoute de La Missa Solemnis de Beethoven ayant  inspiré Bruckner et Mahler.

Une salle Têtes tragiques au son de la sonate pour piano n°31 est décorée de nombreux bustes, de Rodin (masque de Hanako), de Bourdelle d’un chinois Zhongsian.

Une série de livres est consacrée à la surdité de Beethoven : Romain Rolland, Victor Hugo et même Dali et Gauguin.

Kundera et Léo Ferré ont utilisé la formule Muss es sein? Es muss sein. Léo Ferré interpelle Beethoven à travers les siècles: Ludwig, Ludwig, reponds. T’es sourdingue ma parole…. 

Seulement après, vient l’évocation chronologique de la vie du musicien, dans des petites vitrines qu’on allume soi-même avec des documents d’époque. Anecdote : la Lettre à Elise et elle vraiment de Beethoven?

Enfin, comme une apothéose  les Destinées politiques avec l‘Hymne à la joie et toutes les occasions héroïques : ) Varsovie en 2004, devenue européenne, avec le Mur de Berlin, ) Kiev sur Maidan, en Chine…. au casque Pete Seeger.

Fidelio aussi avec un poème Chant des douleurs de Fleischmann écrit à Therezin…

Il faudrait aussi parler de Beethoven inspirant les artistes Sécessionnistes de Vienne avec Klimt, et bien sûr du cinéma.

L’exposition se termine sur un énorme cornet acoustique qui sert d’affiche à l’exposition.

 

 

 

FANTIN LATOUR – A fleur de peau – au Musée du Luxembourg

EXPOSITION TEMPORAIRE du 14 .09.16 AU 12.02.17

Quentin Latour autoportrait
Quentin Latour autoportrait

De Fantin Latour, seul le nom m’était familier. J’étais incapable de le situer chronologiquement et encore moins de visualiser un seul de ses tableaux. C’est donc une totale découverte. 

Quentin Latour : soeurs de l'artiste
Quentin Latour : soeurs de l’artiste

Né à Grenoble en 1936, mort en 1904, il est contemporain de tous les peintres que j’ai eu l’occasion de voir à l’Exposition SPECTACULAIRE SECOND EMPIRE du Musée d’Orsay. Je retrouve donc quelques repères. Autre coïncidence, la lecture de Ce qui reste de la nuit d’Ersi Sotiropoulos qui raconte la visite de Cavafy à Paris en 1897 dans les lieux fréquentés par les poètes aurait pu être illustré par le tableau de Fantin Latour :  Le Coin de Table où sont représentés Verlaine et Rimbaud.

Coin de table : Verlaine et Rimbaud
Coin de table : Verlaine et Rimbaud

D’entrée, le visiteur prend connaissance de la figure du peintre par de nombreux autoportraits très réussis. Fantin Latour a aussi représenté ses proches qui ont posé pour lui : ses sœurs, sa femme et sa belle-soeur sont des modèles intimes. Souvent peintes un livre à la main (tiens, je connais quelqu’une qui pourra ajouter des liseuses à sa collections!

L'atelier des Batignolles
L’atelier des Batignolles

Remarquable portraitiste, il peint de grands tableaux de groupe avec Un atelier aux Batignolles, hommage à Manet, en présence de Zola, le Coin de Table, ainsi qu’un tableau de musiciens autour de Chabrier au piano, Vincent d’Indy et d’autres que je n’ai pas reconnus. Toutes  ces figures, célèbres ou intimes ne respirent pas franchement la joie de vivre. On était plutôt raide et compassé à la fin du 19ème siècle!

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Contrepoint de ces grands tableaux de personnalités en costume sombre,  suivent des petits formats de natures mortes et de fleurs. On est surpris, difficile de croire que c’est le même artiste qui les a peints. Les fleurs et les fruits assuraient les revenus du ménage, la femme de Fantin Latour Victoria Dubourg, peignait également des natures mortes.

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Vers la fin de sa vie une citation au mur étonne: « je me fais plaisir » ,  plus loin, il se réjouit de ne plus être forcé à peindre des fleurs.

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La musique était chère à Fantin Latour qui l’a célébrée dans un Hommage à Berlioz, de nombreuses œuvres autour de Schumann et de Wagner. Toute une série illustre Tannhauser.

Tannhauser
Tannhauser

L’exposition se termine par des tableaux très différents de ses grands formats réalistes : des nus ou des fantaisies presque symbolistes avec des coloris pastels, des figures féminines et féériques.

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Le Second Empire à Orsay

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affiche de l’Exposition : Ingres

C’est davantage une leçon d’Histoire illustrée qu’une exposition de peinture classique. D’ailleurs, les objets, les explications tiennent plus d’importance que les tableaux qui sont soit très connus, soit de moindre importance.

Meissonier : les ruines ddes Tuileries
Meissonier : les ruines ddes Tuileries

A l’entrée, paradoxalement , le tableau de Meissonier représente les Ruines des Tuileries, marquant la fin du règne de Napoléon III avec la Commune.

La Fête impériale doit éblouir l’Europe dans le luxe et l’éclectisme.

Winterhalter : Eugénie
Winterhalter : Eugénie

La première salle présente  les portraits officiels de l’Empereur et d’Eugénie, de Winterhalter, diffusés à multiples copies tandis que Gérôme a peint la réception officielle des ambassadeurs siamois qui rampent en présentant leurs présents. Commande officielle, pour laquelle l’artiste s’est aidé des photographies des protagonistes.

Gérôme : réception des ambassadeurs du Siam
Gérôme : réception des ambassadeurs du Siam

En face, autre tableau de commande  : L’Empereur visitant les inondés de Tarascon par Bouguereau, autre facette pouvoir, l’Empereur le détenant directement du peuple (par le suffrage universel). Les couronnes d’Eugénie et une pendule complètent des attributs de l’empire. Le Berceau offert par la Ville de Paris s’inspire du berceau du Roi de Rome. C’est une nacelle (rappelant Fluctuat nec Mergitur) décorée par les meilleurs artistes parisiens. Il est amusant de remarquer que le Préfet de Paris était Haussman et l’architecte Baltard.

Résidences impériales

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Des dessins de projets et des photographies montrent les travaux aux Tuileries et au Louvre qui furent alors réunis. L’inauguration du Canal de Suez et nombreux décors éphémères de célébrations impériales sont illustrées par des photos et des aquarelles. De grands tableaux montrent les autres châteaux occupés par la famille impériale : une résidence par saison, les Tuileries en hiver, Saint Cloud au printemps, Fontainebleau l’été et Compiègne à l’automne.

Portraits

Cezannes : portrait d'Achille Empéraire
Cezannes : portrait d’Achille Empéraire

Une grande salle tendue de grenat montre les portraits d’une société narcissique (selon l’audioguide) de James Tissot qui flattait ses modèles, d‘Ingres (l’affiche de l’exposition) mais aussi moins officiel : Courbet représentant Proudhon, ou Cézanne qui a peint son ami, le peintre Empéraire, jouant avec l’homophonie Emperaire/Empereur parodie de portrait officiel, Empéraire en robe de chambre à la place du manteau d’apparat….Je reconnais aussi le Balcon de Manet, un Degas, bien à leur place à Orsay, un peu plus loin Lola de Valence de Manet

Les tendances de l’architecture de l’époque sont détaillées dans les salles suivantes :

Style Néogothique avec Viollet-le-Duc

Orientalisme avec des meubles éthiopiens dans le château néo-gothique

La villa pompéienne du prince Napoléon occupe toute une salle.

Villa pompéienne avenue Montaigne
Villa pompéienne avenue Montaigne

Le château de Ferrière des Rothschild…

Toute une section est dédiée aux spectacles :  théâtre et Opéra, aux grands Boulevards, aux Salons pour les peintres, et aux Expositions universelles.

Tandis que les nouveaux loisirs se déroulent hors Paris grâce au chemin de fer, courses, bains de mer avec l’architecture balnéaire à Trouville ou ailleurs.

On assiste à la naissance de l’Impressionisme dans  ces nouveaux lieux à la mode comme Bougival ou les plages (je pense à l’exposition Sorolla, vue il y a peu).

Avec cette exposition, on passe en revue, non seulement les lieux de pouvoir mais aussi la vie quotidienne des classes privilégiées enrichies par la  prospérité économique.

 

 

De Noisy-le-Grand à Chelles, balade banlieusarde et architecturale

TOURISTE DANS MA BANLIEUE

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J’ai eu le plaisir de suivre la balade organisée par    Le Voyage Métropolitain 

« Le Voyage métropolitain questionne, explore et révèle les territoires de la métropole. Des marches exploratoires et collectives, une attention à ce qui nous entoure, mais aussi le partage d’impressions et de connaissances…. »

la rampe du parking des Arcades : vertèbres d'un énorme dinosaure
la rampe du parking des Arcades : vertèbres d’un énorme dinosaure

Nous sommes sortis du RER A au Mont d’Est à Noisy -le -Grand  par un très beau jour de Novembre sous un soleil éclatant. Nous nous promenons d’abord sur la dalle jusqu’à un étonnant carrefour des miroirs,  descendons une rampe en colimaçon, aux bizarres vertèbres de reptile géant,  descendant aux parkings du centre commercial des Arcades. Ce centre commercial, sous la dalle est discret, rien ne permet de le soupçonner au premier abord.

Il fait sombre dans la cour du Théâtre
Il fait sombre dans la cour du Théâtre

Important le soleil pour découvrir le Palais d’Abraxas de Ricardo Bofill! 

 

Palais, Théâtre, Arc.

18 étages, 600 logements concentrés dans un ensemble impressionnant. Un palais rose, aux fenêtres toutes pareilles. Une dame noire opulente dans sa robe rouge est accoudée, dès qu’elle perçoit notre présence, elle rentre. Dommage, j’aurais aimé une figure humaine pour la photo. Parce qu’il semble que l’architecte ait oublié les humains! Qui peut vivre dans ce monument? La réponse s’impose : des pauvres gens! Cela se voit aux rideaux, si on peut appeler rideaux, ces chiffons, ces pagnes, et même le papier journal collé sur les carreaux. Trois petites filles blackettes aux cheveux tressés jouent en bas, dans le théâtre. J’ai aimé découvrir cette réalisation architecturale, la photographier sous le soleil. Mais je suis saisie à l’idée que des gens puissent habiter, ainsi. Pas un balcon, des vis à vis gênants (d’où les rideaux). Et encore! il fait beau. On peut imaginer sous la pluie, comment le Palais a gagné le surnom d’Alcatraz. Je ne peux nier l’intention esthétique de l’architecte. Intention généreuse de ne pas construire des tours et des barres comme dans les années 60 ou 70. Offrir aux banlieusards un palais….qui maintenant se délabre. On a même envisagé en 2006 de le détruire. Dans un article du Monde daté 8.2.2014, une interview de Bofill: d’après lui, l’expérience est en partie réussie, en partie ratée.

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palais d’Abraxas

Réussie, techniquement : les espaces d’Abraxas inaugurent un nouveau système de fabrication : le préfabriqué.

Ratée socialement « ratée car quand on est jeune et très utopique, on pense qu’on va changer la ville et finalement rien ne s’est passé[…]dans ces quartier, les gens brûlent leurs logements. Ils les haïssent » 

La condition de la réussite était de mêler les catégories sociales et de ne pas dépasser les 20% d’immigrés. Les populations ne se sont pas mélangées.

Les Camemberts ou les Arènes de Picasso

Les Camemberts de Noisy
Les Camemberts de Noisy

Ils se remarquent de loin. Le soir, de mon balcon de Créteil, ils brillent en reflétant le  soleil couchant. Deux disques  encadrent une place octogonale, la place Pablo Picasso comprenant 540 logements mais aussi une crèche, un groupe scolaire, et des boutiques. Ils sont l’oeuvre de Manuel Nunez Yanowsky, natif de Samarcande(1942), mais arrivé en Espagne en 1957, il est diplômé de Barcelone et fait partie du « Taller de Arquitectura » avec Bofill.

Les Arènes de Picasso
Les Arènes de Picasso

A l’intérieur d’un groupe de statues féminines étranges, naïades aux chairs généreuses et  à la longue chevelure qui leur sert de support, on a gravé le portrait de Picasso. Je ne m’expliquerai cette bizarrerie qu’en apprenant de retour à la maison quel’ensemble s’appelle les Arènes de Picasso.

Le portrait de Picasso au coeur des opulentes chevelures
Le portrait de Picasso au coeur des opulentes chevelures

Noisy le Grand est diverse, et variée. Non loin des expériences architecturales, on traverse un quartier de pavillons. Retour de la voiture, grosse cylindrée familiale garée devant le pavillon. Puis on atteint la médiathèque avec façade de verre en avant du corps de bâtiment, très actuelle (je commence à me lasser de ces façades de verre devant les gares, les médiathèques….) la rue principale du village ancien est bouchée par la mairie de briques et pignons, irruption d’un siècle précédent. Sur cette rue, une brocante et un rassemblement de voitures anciennes. Enfin, une foule sympathique venue flâner devant les étals, faire des selfies devant les belles voitures rutilantes.

Bains douches
Bains douches

Des Bains-douches se font remarquer à l’angle d’une rue en pente, jolie vue sur la Marne. Nous descendons une promenade pavée avec bassins de granite et ruisselet qui s’appelle Promenade François Mitterrand (tiens! comme chez nous à Créteil). Avant d’arriver à la Marne, la marque jaune du PR nous fait faire le détour qui nous fera découvrir un petit bassin rond au dessus d’une grotte – une source peut être?- avec une arche romane à l’entrée.

Bassin et reflets
Bassin et reflets

La promenade longe maintenant la Marne, très belle sous les ors et les rouges de l’automne. On croise une procession silencieuse de moines bouddhistes.

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Péniche ou house-boat?

Une tour sans grâce est accompagnée d’un bel arbre. Sûrement pas un chef d’oeuvre à primer, mais une belle vue sur une pelouse et  la rivière. Si j’avais à choisir entre le Palais de Bofill ou cette banalité sur Marne, que choisirais-je? Il faut aussi compter avec la proximité du métro.

Tour banale, mais peut être plus habitable que les Palais de Bofill
Tour banale, mais peut être plus habitable que les Palais de Bofill

Champs-sur-Marne peut aussi s’enorgueillir d’immeubles originaux : les Pyramides , chaque appartement possède une terrasse-jardin. Ces Pyramides auraient pu aussi s’appeler les jardins suspendus. En revanche le Centre Commercial des Pyramides précédé d’un parking en surface fort étendu, ne brille pas par l’originalité. Et le rond point décoré de pyramides beiges, non plus.

Pique-nique dans le parc du Château de Champs sur Marne
Pique-nique dans le parc du Château de Champs sur Marne

Nous contournons par une rue provinciale et charmante le parc du château de Champs caché par un grand mur, meulière et silex. Nous pique-niquons dans le parc autour d’une statue de Diane chasseresse confortablement assis sur des marches.

Je pensais qu’on descendrait directement à la Chocolaterie Menier sur le bord de la rivière au bout du parc. J’avais oublié que des architectes ont organisé la promenade. Ils font le détour pour observer le château d’eau entouré d’un cadre de croisillons de bois formant une Tour de Babel végétalisée de 35 m de haut. La végétation est clairsemée elle ne semble pas avoir colonisé les étages supérieurs on a installé les ampoules de Noël.

Cité ouvrière de Noisiel : réfectoires
Cité ouvrière de Noisiel : réfectoires

Crochet pour découvrir la Cité Ouvrière Menier de Noisiel.   Les patrons de la chocolaterie,  paternalistes, avaient intégré tout le quotidien de leurs employés logements mitoyens avec des petits jardins pour les ouvriers, maisons plus grandes aux coins des rues pour les ingénieurs, crèche,lavoir,  dispensaire. Autour de la grande place on peut encore voir le réfectoire, l’école et les cafés. La statue de Menier se trouve sur un socle où des bas reliefs montrent les installations industrielles.

Chocolaterie Menier
Chocolaterie Menier

La Chocolaterie est maintenant le siège des bureaux de Nestlé. Le bâtiments sont magnifiques. Nouveauté! On peut maintenant visiter la Chocolaterie en s’y prenant à l’avance et en réservant ici. Des bords de la Marne en grimpant un peu on a une belle vue.

La randonnée s’est poursuivie en bord de Marne jusqu’à Chelles par les îles encore un peu sauvages et nous avons grimpé la Montagne de Chelles jusqu’au fort. 

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Merci au Voyage métropolitain pour la carte!

 

 

 

L’orchestre des animaux à la Fondation Cartier

LE MONDE EN EXPOS

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Comment qualifier cette installation?

Exposition de photos : très belles photos animalières du japonais Manabu Miyazaki  » un ours noir joue avec un appareil photo », « Geai et Mésange variée »

Vidéogrammes : Les Oiseaux artistes. Sur des écrans plats, des parades nuptiales de Paradisiers, d’un ménure tout à fait spectaculaire, de jardiniers qui décorent leur nid et offrent des cadeaux à leurs belles….

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Les bruits de la nature – JP Mika

Peintures : principalement africaines.

moke_lorchestre_dans_la_foret_0_0 Je reconnais les motifs d’Abomey par le béninois Cyprien Tokoudagba. Un amusant Concert de la Sape, de Pierre Bodo me rappelle une exposition de peinture africaine Beauté Congo présentée ici même, grands acryliques très colorés

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Dans une autre salle une fresque spectaculaire du chinois Cai Guo-Quang rappelle étrangement l’art pariétal préhistorique. Une vidéo montre la réalisation de cette oeuvre « à la poudre à canon » dans un hangar un premier modèle posé au sol permet de réaliser des pochoirs, puis on saupoudre de poudres diverses le support qui est caché par du carton. Le feu se propage, le résultat est étonnant et ressemble plus aux techniques préhistoriques qu’aux fresques actuelles. Autour d’une mare blanche les animaux, grandeur nature, girafe, rhinocéros, tigres etc…viennent se désaltérer, on voit  en bleu le reflet de leurs silhouettes.

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Le plus étonnant, et aussi très intéressant, écolo-militant, dans une salle noire, photos et graphiques montrent le déclin de la biodiversité. Les courbes sont éloquentes, toutes les familles déclinent. Une illustration sonore réalisée par Bernie Krause montre le déclin des bruits de la forêt enregistrés à quelques années d’écart.

Le spectacle le plus original est dans une salle noire où l’on peut entendre une symphonie planctonique : Chroniques du Plancton.  Des microphotographies de diatomées, radiolaires, larves d’oursins, méduses sont projetées sur des écrans au sol, ces micro-organismes déformés ou simplement agrandis, nageant, disparaissant, forment un spectacle zen.

Un spectacle étrange, contemplatif, écolo, militant!

 

Monet, Munch, Hodler au Musée Marmottan – Peindre l’impossible

RENCONTRES  CHEZ MONET

Munch : neige fraîche sur l'avenue
Munch : neige fraîche sur l’avenue

Deux expositions presque simultanément sur les lieux consacrés à Monet et à l’Impressionnisme : Sorolla à Giverny et Monet, Munch, Hodler à Marmottan. La mode cette année est-elle de faire dialoguer les peintres? Je goûte énormément ces rencontres qui offrent un point de vue nouveau sur des écoles qu’on imagine séparées. 

Hodler (1858-1918), Monet (1840-1926) Munch (1863-1944) contemporains ne se sont jamais rencontrés, chacun a effectué des recherches originales dans des voies différentes, mais chacun dans la lumière et la couleur.

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hodler

Peindre l’impossible est le sous-titre de l’exposition

« J’ai repris encore des choses impossibles à faire : de l’eau avec de l’herbe qui ondule dans le fond… c’est admirable à voir, mais c’est à rendre fou de vouloir faire ça» Monet

En introduction,  une courte présentation des trois peintres : trois autoportraits. L’essentiel de l’exposition s’organise autour de ces thèmes impossibles à rendre : les montagnes, l’eau, la neige, le soleil et la lune, pour terminer  par Couleurs. 

Le grand maître des montagnes est sans conteste le suisse Hodler. Dans le Lac de Thoune  ou le Lac Léman les sommets se reflètent, ou émergent d’une mer de nuages ou de bancs de brume. Le contraste entre le tracé extrêmement précis, structuré, presque géologique, des sommets et le flou de la brume est surprenant.

Lac de thoune et chaîne du stockhorn
Lac de thoune et chaîne du stockhorn

Le premier tableau : Le Lac de Thoune et la Chaîne du Stockhorn est construit en couches parallèles bleues ou jaunes , 7 lignes bleu-clair, de brume traversent le tableau et la montagne. Au premier plan, de très petites taches vertes donnent du relief. De nombreux tableaux de montagnes sont accrochés : Le Mont Mönch net et structuré, le bâti est souligné d’un trait bleu ou rouge, surmonté de jolis nuages blancs en forme de virgule. La Jungfrau, l’Eiger et le Mönch  au dessus de la mer de brouillard . 

Monet : Mount Kolsaas
Monet : Mount Kolsaas

Monet s’est aussi essayé avec bonheur à peindre le Mont Kolsaas(Norvège) là où je ne l’attendais pas du tout.

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paysage de Thuringe

Pour la neige, c’est Munch qui excelle avec des personnages très colorés qui se détachent. En regardant avec plus d’attention, je découvre les flocons tombant sur cette Neige fraîche sur l’avenue que l’on a choisie comme affiche de l’exposition. Et j’ai eu un coup de cœur pour le Paysage de Thuringe où les limites des champs enneigés sont soulignés de rouge, brun ou vert. Monet,  bien sûr n’est pas de reste….

Monet
Monet

Le thème de l‘eau n’échappe pas à Monet avec une barque dans le courant de l’eau souligné par les ondulations des végétaux. Peinture de maître!

Autre thème : les astres , coup de cœur cette fois-ci pour Munch, et à plusieurs reprises! Sa nuit étoilée a une parenté avec celles de Van Gogh!

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munch soleil

Pour terminer, Couleurs glorifie les teintes chaudes de rouge et d’orange!

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Une très belle exposition, donc. Seul Bémol, les salles sont exiguës à Marmottan et si trois groupes suivent leurs conférencières, les visiteurs individuels ont du mal à accéder aux tableaux. J’ai donc fait la visite dans le désordre pour revenir aux salles moins embouteillées.

 

 

 

Sorolla à Giverny

CARNET DE VALENCE

Cousant la voile
Cousant la voile

Sorolla, le peintre valencien, très parisien également, que j’ai cherché à Valence s’expose à Giverny chez Monet. Ce matin, dernier jour de l’exposition, et sous un ciel sans nuage, nous avons donc fait le voyage et ne l’avons pas regretté.

Sorolla au Musée Impressionniste, impressionniste? Pas vraiment, le peintre s’en est défendu, a même renié l’impressionnisme, le qualifiant de « toquade » et « d’invasion de fainéants ». Contemporain de Monet, s’intéressant à la couleur, à la lumière,  aux reflets sur l’eau , il trouve sa place à Giverny.

La Traite des Blanches
La Traite des Blanches

L’exposition se compose de 3 grandes salles et d’une galerie d’études, respectant d’une part l’ordre chronologique et d’autre part, groupant les tableaux par sujets.

Sorolla au Salon : il exposa à Paris d 1863 à 1909.  De grands tableaux d’inspiration réaliste, même naturaliste, de dénonciation sociale sont très loin de l’impressionnisme. J’ai beaucoup aimé La traite des blanches : 4 jeunes campagnardes dorment  dans un train sous l’oeil d’une sévère maquerelle. Trois autres toiles racontent la vie de la campagne valencienne : Préparation des raisins, Préparation des raisins secs, et des piments. un très grand tableau raconte le Retour des pêcheurs : 2 boeufs tirent la barque, la voile est gonflée, les hommes occupés aux tâches diverses et l’eau des vagues traitée avec un soin particulier.

Pêcheuses valenciennes
Pêcheuses valenciennes

Cousant la voile raconte un autre aspect de la vie des pêcheurs, occasion de montrer la lumière dans la blancheur des voiles. J’ai moins aimé Triste Héritage : un curé surveille des enfants nus squelettiques et malades qui viennent prendre un bain de mer, thalassothérapie de ces miséreux qui ont hérité leurs tares de l’alcoolisme, de la misère ou de la syphilis de leurs parents, dénonciation sociale très dure.

Bateau blanc à Javea
Bateau blanc à Javea

Bords de mer est une collection lumineuse et légère des baignades, surtout des baigneuses de la plage de Valence ou des rivages rocheux de Javea. Ces derniers sont traité à la manière impressionniste, on perçoit la diffraction de la lumière, les reflets sur l’eau. Les taches de lumière sur les fichus des pêcheuses valenciennes, les foulards blancs, les ombrelles sont particulièrement plaisantes.

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Portraits intimes : le modèle favori est sa femme Clotilde, ses enfants et ses amis.

Autoportrait
Autoportrait

Enfant de Velazquez est le titre de la salle suivante. A Madrid, Sorolla a copié, photographié de nombreuses oeuvres du maîtres. Les spécialistes retrouvent l’influence de Velazquez dans les portraits présentés dans cette collection. N’étant pas très versée dans la peinture espagnole, je n’ai pu que retrouver le clin d’oeil aux Ménines dans l’autoportrait de Sorolla (grâce à l’épreuve d’Histoire des Arts du Brevet des collèges, les élèves aimant analyser les Ménines)

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Enfin, j’ai adoré le côté spontané et coloré des études peintes sur de très petits formats, bois, carton, papier. Je les aurais toutes photographiées.

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The color line – Les artistes afro-américains et la ségrégation – au Quai Branly

PARIS EN EXPOS….

exposition temporaire jusqu’au 15/01/17

drapeau, UNIA (1990) sunthèse du drapeau américain et de l'Universal Negro Improvement Association
drapeau, UNIA (1990) sunthèse du drapeau américain et de l’Universal Negro Improvement Association

Coïncidence? Deux expositions américaines se font face. Rive droite, à l’Orangerie, les Peintres des années 30, Rive gauche, The Color Line présente les artistes afro-américains au cours du 20ème siècle jusqu’à aujourd’hui. Ces deux expositions se complètent en donnant une lecture politique au travaux des artistes. 

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 The Color Line est une grosse exposition. Prévoir du temps. Et ne pas commettre l’erreur de rester trop longtemps et d’étudier trop en détail chacun des documents du début, des tableaux de statistiques (au demeurant édifiants) pour, ensuite passer trop vite devant les tableaux, sculptures présentées en fin de parcours. Ce serait dommage.

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spectacle raciste

L’exposition montre la situation des noirs à la fin du 19ème siècle et au début du 20ème, affiches de spectacle illustrent la section intitulée MINSTRELS, BLACKFACES & VAUDEVILLE  des blancs, grimés, caricaturent et  se moquent des noirs qu’ils appellent « coons ». Dans les années 1990 les artistes afro-américains se réapproprièrent ces images et détournèrent l’imagerie raciste.

Détournement de l'imagerie raciste et réappropriation des clichés
Détournement de l’imagerie raciste et réappropriation des clichés

PREMIERS COMBATS CONTRE LA SEGREGATION montre les luttes contre les « lois Jim Crow » et présente les personnalités des leaders Du Bois  et Booker T Washington qui présentèrent (entre autres) la condition des afro-américains à l’Exposition Universelle de Paris. Un peintre noir Henry Ossawa Tanner fut un artiste reconnu en France, peignant des sujets universels et ne se limitant pas au folklore noir.

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LA GRANDE GUERRE : 200.000 soldats afro-américains traversèrent l’Atlantique, combattirent sous l’uniforme américain. Ce qui n’empêcha pas le racisme de sévir. le réalisateur Griffith dans Birth of a Nation montre même le KuKluxKLan comme des héros sur l’affiche du film.

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LE SPORT, en revanche fut émancipateur. l’exposition montre des couvertures de magazines, des photos de sportifs et des peintures.

Strange fruit
Strange fruit

STRANGE FRUITS montre des représentation des lynchages

Meditation - mob victim
Meditation – mob victim

APRES LA GRANDE MIGRATION(migration du sud des USA vers les nord moins ségrégationniste) est illustré par un mur où sont projetées 60 tableaux Migration series 1940-41) de Jacob Lawrence, petits tableaux très colorés avec ds à-plats comme des collages.

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HARLEM ON THEIR MINDS introduit une autre thématique, vie quotidienne, danse et musique.

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BLACK IS BEAUTIFUL rassemble ds tableaux plus récents très variés.

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pour finir deux grandes salles montrent des oeuvres contemporaines, peintures, mais aussi tapisseries, un mobile fait avec des masques africains suspendus, des sculptures….

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Une exposition très copieuse, historique, politique, certes, mais avant tout avec de très belles choses à voir!

A l’Orangerie, Peintres américains des années 1930 : Age of Anxiety

PARIS EN EXPOS / EXPOSITION TEMPORAIRE jusqu’au 30 janvier 2017

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Grant- Wook american gothic , l’affiche de l’exposition

Je ne connais rien à la peinture américaine, surtout de cette époque. Cette exposition est donc pour moi une véritable découverte.

C’est aussi une leçon d’histoire. Les années 30 qui on débuté avec le krach de 1929 et se sont terminées avec l’entrée en guerre des Etats Unis ont été des années très intéressantes pour la création artistique mais aussi des années de grande inquiétude : chômage de masse (29% quand Roosevelt a été élu), mais aussi grande sécheresse avec le « Dust Bowl » qui a ruiné une partie de l’agriculture américaine, arrivée des idées communistes et aussi fascistes. La littérature de cette époque témoigne aussi de cette période de crise.

Charles Sheeler
Charles Sheeler

C’est aussi à cette époque que les musées se constituèrent autour de la peinture américaine, Roosevelt dans le cadre du New Deal et des grands travaux fit aussi réaliser des Travaux pour l’embellissement des monuments.

Giorgia O'keefe Red Hills  (Nouveau Mexique)
Giorgia O’keefe Red Hills
(Nouveau Mexique)

je suis allée de découvertes en découvertes de peintres majeurs dont je n’avais jamais entendu même le nom.

Marvin cone : Méandre de la rivière (Iowa)
Marvin cone : Méandre de la rivière (Iowa)

L’Exposition s’organise autour des thèmes de l’Industrialisation et du chômage de la puissance américaine industrielle par comparaison avec une agriculture encore très traditionnelle.

Les préoccupations sociales et souvent très militantes m’ont frappée dans cette retrospective, entre autres l’influence du Parti Communiste, les communautés d’artistes. La dénonciation du racisme est aussi présente au moins dans deux tableaux : La Justice américaine et les Cotton Pickers de Thomas Benton. 

Thomas Benton : cotton pickers
Thomas Benton : cotton pickers

La section : La ville-spectacle montre que l’on s’étourdissait dans des Marathons de danse (on achève bien les chevaux)  l’essor du jazz , j’ai bien aimé le tableau abstrait Swing Music (Louis Amstrong) .

swing music
swing music

Enfin, un autre thème est de revisiter le passé

American justice
American justice

Comme une conclusion : Cauchemar et réalité montre une sorte de surréalisme que je n’ai pas du tout aimé

Lenine in the desert Guguielmi le mur en miette est lea fresque  Murale de Diego rivera
Lenine in the desert Guguielmi le mur en miette est lea fresque Murale de Diego rivera
Mother Earth d'Alexandre Hogue rappelle l'érosion suite au Dust Bowl
Mother Earth d’Alexandre Hogue rappelle l’érosion suite au Dust Bowl

En épilogue, les peintres plus récents et plus connus Hopper et Pollock et l’essor du cinéma américain.

Hopper gas station
Hopper gas station